Nous a rapporté Salih ibn 'Abd Allah et Suwayd ibn Nasr. Salih a dit : nous a rapporté, et Suwayd a dit : nous a informé 'Abd Allah ibn Al-Mubarak, d'après 'Abd Allah ibn Sa'id ibn Abi Hind, d'après son père, d'après Ibn 'Abbas, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Deux faveurs sont négligées par beaucoup de gens : la santé et le loisir. »
Nous a rapporté Bishr ibn Hilal As-Sawwaf Al-Basri, nous a rapporté Ja'far ibn Sulayman, d'après Abu Tariq, d'après Al-Hasan, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Qui parmi vous veut prendre ces paroles de moi, les appliquer ou les enseigner à quelqu'un qui les appliquera ? » Abu Hurayra dit : « Moi, ô Messager d'Allah. » Alors il me prit par la main et compta cinq choses en disant : « Crains les choses illicites et tu seras le plus dévot des hommes ; contente-toi de ce qu'Allah t'a attribué et tu seras le plus riche des hommes ; sois bon envers ton voisin et tu seras croyant ; aime pour les gens ce que tu aimes pour toi-même et tu seras musulman ; et ne ris pas trop, car trop rire tue le cœur. »
Nous a rapporté Abu Mus'ab Al-Madani, d'après Muharrar ibn Harun, d'après 'Abd Ar-Rahman Al-A'raj, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Hâtez-vous d'accomplir les bonnes actions avant sept choses : attendez-vous à autre chose qu'une pauvreté oublieuse, ou une richesse orgueilleuse, ou une maladie destructrice, ou une vieillesse affaiblissante, ou une mort soudaine, ou le Dajjal, le pire des absents qu'on attend, ou l'Heure ? Et l'Heure sera plus terrible et plus amère. »
Nous a rapporté Mahmud ibn Ghaylan, nous a rapporté Al-Fadl ibn Musa, d'après Muhammad ibn 'Amr, d'après Abu Salama, d'après Abu Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Multipliez le rappel de ce qui détruit les plaisirs », c'est-à-dire la mort.
Nous a rapporté Hannad, nous a rapporté Yahya ibn Ma'in, nous a rapporté Hisham ibn Yusuf, m'a rapporté 'Abd Allah ibn Bahir, qu'il a entendu Hani, le mawla de 'Uthman, dire : Lorsque 'Uthman s'arrêtait près d'une tombe, il pleurait jusqu'à mouiller sa barbe. On lui dit : « Tu te souviens du Paradis et de l'Enfer et tu ne pleures pas, mais tu pleures à cause de ceci ? » Il dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'La tombe est la première des étapes de l'Au-delà. Si on en est sauvé, ce qui suit est plus facile, et si on n'en est pas sauvé, ce qui suit est plus difficile.' » Et il a dit : « Je n'ai jamais vu de spectacle plus effrayant que la tombe. »
Nous a rapporté Mahmud ibn Ghaylan, nous a rapporté Abu Dawud, nous a informé Shu'ba, d'après Qatada, qui a dit : J'ai entendu Anas rapporter d'après 'Ubada ibn As-Samit, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui aime rencontrer Allah, Allah aime le rencontrer, et celui qui déteste rencontrer Allah, Allah déteste le rencontrer. »
Nous a rapporté Abû al-Ach‘ath, Ahmad ibn al-Miqdâm al-‘Ijlî, qui nous a rapporté de Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân at-Tufâwî, qui nous a rapporté de Hichâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’icha (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Lorsque fut révélée cette parole d’Allah : *« Et avertis les gens les plus proches de toi »* (Sourate 26, verset 214), le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Ô Safiyya bint ‘Abd al-Muttalib ! Ô Fâtima bint Muhammad ! Ô Banû ‘Abd al-Muttalib ! Je ne possède pour vous aucun pouvoir face à Allah. Demandez-moi de mes biens ce que vous voulez. »* Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Abû Hurayra, Abû Mûsâ et Ibn ‘Abbâs. Ce hadith de ‘Â’icha est un hadith *hassan gharîb*. Ainsi, certains l’ont rapporté de Hichâm ibn ‘Urwa de cette manière, tandis que d’autres l’ont rapporté de Hichâm, d’après son père, d’après le Prophète (ﷺ) de manière *mursala*, sans mentionner ‘Â’icha.
Nous a rapporté Hannâd, qui nous a rapporté de ‘Abd Allah ibn al-Mubârak, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Abd Allah al-Mas‘ûdî, d’après Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après ‘Îsâ ibn Talha, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« N’entrera pas au Feu un homme qui a pleuré par crainte d’Allah, jusqu’à ce que le lait retourne dans la mamelle. Et ne se réuniront jamais la poussière du chemin d’Allah et la fumée de la Géhenne. »* Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Abû Rayhâna et Ibn ‘Abbâs. Ce hadith est *hassan sahîh*. Muhammad ibn ‘Abd ar-Rahmân est le client (*mawlâ*) des Banû Talha, il est médinois, digne de confiance, et a été rapporté par Shu‘ba et Sufyân ath-Thawrî.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî‘, qui nous a rapporté Abû Ahmad az-Zubayrî, qui nous a rapporté de Isrâ’îl, d’après Ibrâhîm ibn al-Muhâjir, d’après Mujâhid, d’après Muwarriq, d’après Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Je vois ce que vous ne voyez pas et j’entends ce que vous n’entendez pas. Le ciel gémit, et il est juste qu’il gémisse : il n’y a pas un espace de quatre doigts où un ange ne soit prosterné, front contre terre, en adoration d’Allah. Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup, et vous ne vous adonneriez pas aux plaisirs avec les femmes sur les lits, mais vous sortiriez vers les hauteurs, implorant Allah. »* Puis il dit : *« Je souhaiterais être un arbre qu’on abat. »* Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Abû Hurayra, ‘Â’icha, Ibn ‘Abbâs et Anas. Ce hadith est *hassan gharîb*. Il est également rapporté d’une autre voie que Abû Dharr a dit : *« Je souhaiterais être un arbre qu’on abat. »*
Nous a rapporté Abû Hafs ‘Amr ibn ‘Alî al-Fallâs, qui nous a rapporté de ‘Abd al-Wahhâb ath-Thaqafî, d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup. »* Ce hadith est *sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, qui nous a rapporté de Ibn Abî ‘Adiyy, d’après Muhammad ibn Ishâq, qui m’a rapporté de Muhammad ibn Ibrâhîm, d’après ‘Îsâ ibn Talha, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Certes, un homme peut prononcer une parole qu’il ne considère pas comme nuisible, mais à cause de laquelle il descendra soixante-dix automnes en Enfer. »* Ce hadith est *hassan gharîb* par cette voie.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, qui nous a rapporté de Yahyâ ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté de Bahz ibn Hakîm, qui m’a rapporté de son père, d’après son grand-père, qui a dit : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : *« Malheur à celui qui raconte un hadith pour faire rire les gens et qui ment. Malheur à lui ! Malheur à lui ! »* Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Abû Hurayra. Ce hadith est *hassan*.
Nous a rapporté Sulaymân ibn ‘Abd al-Jabbâr al-Baghdâdî, qui nous a rapporté de ‘Umar ibn Hafs ibn Ghiyâth, d’après son père, d’après al-A‘mash, d’après Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Un homme parmi ses compagnons (*sahâba*) mourut, et un autre dit : *« Réjouis-toi du Paradis ! »* Alors le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Ne sais-tu pas ? Peut-être a-t-il parlé de ce qui ne le concernait pas ou a-t-il été avare de ce qui ne lui faisait pas défaut. »* Ce hadith est *gharîb*.
Hadiths 2318https://sunnah.com/tirmidhi:2317
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ نَصْرٍ النَّيْسَابُورِيُّ، وَغَيْرُ، وَاحِدٍ، قَالُوا حَدَّثَنَا أَبُو مُسْهِرٍ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَمَاعَةَ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنْ قُرَّةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مِنْ حُسْنِ إِسْلاَمِ الْمَرْءِ تَرْكُهُ مَا لاَ يَعْنِيهِ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ .
Nous a rapporté Ahmad ibn Nasr an-Naysâbûrî et d’autres, qui ont dit : Nous a rapporté Abû Mushir, d’après Ismâ‘îl ibn ‘Abd Allah ibn Samâ‘a, d’après al-Awzâ‘î, d’après Qurra, d’après az-Zuhrî, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Parmi les signes de la bonne pratique de l’islam d’un homme, il y a qu’il délaisse ce qui ne le concerne pas. »* Ce hadith est *gharîb* ; nous ne le connaissons que par cette voie, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra, d’après le Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté Qutayba, qui nous a rapporté de Mâlik ibn Anas, d’après az-Zuhrî, d’après ‘Alî ibn Husayn, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Certes, parmi les signes de la bonne pratique de l’islam d’un homme, il y a qu’il délaisse ce qui ne le concerne pas. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ainsi l’ont rapporté plusieurs compagnons de az-Zuhrî, d’après az-Zuhrî, d’après ‘Alî ibn Husayn, d’après le Prophète (ﷺ) de manière *mursala*, comme le hadith de Mâlik. Celui-ci est, selon nous, plus authentique que le hadith d’Abû Salama, d’après Abû Hurayra. ‘Alî ibn Husayn n’a pas connu ‘Alî ibn Abî Tâlib.
Nous a rapporté Hannâd, qui nous a rapporté de ‘Abda, d’après Muhammad ibn ‘Amr, qui m’a rapporté de son père, d’après son grand-père, qui a dit : J’ai entendu Bilâl ibn al-Hârith al-Muzanî, compagnon du Messager d’Allah (ﷺ), dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Certes, l’un de vous peut prononcer une parole qui plaît à Allah, sans penser qu’elle atteindra ce qu’elle a atteint, et Allah lui inscrira pour cela Sa satisfaction jusqu’au jour où il Le rencontrera. Et certes, l’un de vous peut prononcer une parole qui courrouce Allah, sans penser qu’elle atteindra ce qu’elle a atteint, et Allah lui inscrira pour cela Son courroux jusqu’au jour où il Le rencontrera. »* Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Umm Habîba. Ce hadith est *hassan sahîh*. Plusieurs l’ont rapporté ainsi, d’après Muhammad ibn ‘Amr, en disant : *« D’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après son père, d’après son grand-père, d’après Bilâl ibn al-Hârith. »* Mâlik a rapporté ce hadith d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après son père, d’après Bilâl ibn al-Hârith, sans mentionner son grand-père.
Nous a rapporté Qutayba, qui nous a rapporté de ‘Abd al-Hamîd ibn Sulaymân, d’après Abû Hâzim, d’après Sahl ibn Sa‘d (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Si ce monde valait auprès d’Allah l’aile d’un moustique, Il n’aurait pas donné à boire une gorgée d’eau à un mécréant. »* Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Abû Hurayra. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *sahîh gharîb* par cette voie.
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, qui nous a informé de ‘Abd Allah ibn al-Mubârak, d’après Mujâlid, d’après Qays ibn Abî Hâzim, d’après al-Mustawrid ibn Chaddâd (qu’Allah l’agrée) qui a dit : J’étais avec la troupe qui s’arrêta avec le Messager d’Allah (ﷺ) près d’un agneau mort. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Voyez-vous comme ceci a été méprisé par ses propriétaires lorsqu’ils l’ont jeté ? »* Ils dirent : *« C’est à cause de son mépris qu’ils l’ont jeté, ô Messager d’Allah ! »* Il dit : *« Ce bas monde est plus méprisable auprès d’Allah que ceci ne l’est pour ses propriétaires. »* Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Jâbir et Ibn ‘Umar. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith d’al-Mustawrid est *hassan*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Hâtim al-Mukattib, qui nous a rapporté de ‘Alî ibn Thâbit, qui nous a rapporté de ‘Abd ar-Rahmân ibn Thâbit ibn Thawbân, qui a dit : J’ai entendu ‘Atâ’ ibn Qurra dire : J’ai entendu ‘Abd Allah ibn Damra dire : J’ai entendu Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Certes, ce bas monde est maudit, et tout ce qu’il contient est maudit, sauf le rappel d’Allah, ce qui s’y rattache, un savant ou un apprenant. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan gharîb*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, qui nous a rapporté de Yahyâ ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté de Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, qui nous a rapporté de Qays ibn Abî Hâzim, qui a dit : J’ai entendu Mustawrid, frère des Banû Fihr, dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Ce bas monde, par rapport à l’au-delà, n’est que comme si l’un de vous plongeait son doigt dans la mer : qu’il voie donc avec quoi il revient. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*. Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid est surnommé Abû ‘Abd Allah, et le père de Qays, Abû Hâzim, s’appelle ‘Abd ibn ‘Awf, et il fait partie des *sahâba*.