Nous a rapporté Qutayba, qui nous a rapporté de ‘Abd al-‘Azîz ibn Muhammad, d’après al-‘Alâ’ ibn ‘Abd ar-Rahmân, d’après son père, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Ce bas monde est la prison du croyant et le paradis du mécréant. »* Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après ‘Abd Allah ibn ‘Amr. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Ismâ‘îl, qui nous a rapporté de Abû Nu‘aym, qui nous a rapporté de ‘Ubâda ibn Muslim, qui nous a rapporté de Yûnus ibn Khabbâb, d’après Sa‘îd at-Tâ’î Abû al-Bakhtarî, qui a dit : M’a rapporté Abû Kabcha al-Anmârî qu’il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Je jure par trois choses, et je vous raconte un hadith, alors retenez-le. »* Il dit : *« Les biens d’un serviteur ne diminuent pas à cause de la charité, et un serviteur qui est victime d’une injustice et qui patiente, Allah ne fera qu’augmenter son honneur. Et un serviteur qui ouvre la porte de la mendicité, Allah lui ouvrira la porte de la pauvreté »* – ou une parole semblable. *« Et je vous raconte un hadith, alors retenez-le : Ce bas monde n’est destiné qu’à quatre personnes : un serviteur à qui Allah a accordé des biens et du savoir, et qui craint son Seigneur en cela, entretient les liens de parenté et reconnaît les droits d’Allah en cela – celui-ci est dans la meilleure des positions. Un serviteur à qui Allah a accordé du savoir mais pas de biens, et qui est sincère dans son intention, disant : "Si j’avais des biens, j’agirais comme untel" – il sera récompensé selon son intention, et leur récompense à tous deux sera égale. Un serviteur à qui Allah a accordé des biens mais pas de savoir, et qui gaspille ses biens sans savoir, ne craint pas son Seigneur en cela, n’entretient pas les liens de parenté et ne reconnaît pas les droits d’Allah en cela – celui-ci est dans la pire des positions. Un serviteur à qui Allah n’a accordé ni biens ni savoir, et qui dit : "Si j’avais des biens, j’agirais comme untel" – il sera jugé selon son intention, et leur péché à tous deux sera égal. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, qui nous a rapporté de ‘Abd ar-Rahmân ibn Mahdî, qui nous a rapporté de Sufyân, d’après Bachîr Abû Ismâ‘îl, d’après Sayyâr, d’après Târiq ibn Chihâb, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui est touché par la pauvreté et la révèle aux gens, sa pauvreté ne sera pas comblée. Mais celui qui est touché par la pauvreté et la révèle à Allah, Allah lui accordera une subsistance, tôt ou tard. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh gharîb*.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, qui nous a rapporté de ‘Abd ar-Razzâq, qui nous a informé de Sufyân, d’après Mansûr et al-A‘mash, d’après Abû Wâ’il, qui a dit : Mu‘âwiya vint rendre visite à Abû Hâchim ibn ‘Utba, qui était malade. Il lui dit : *« Ô oncle, qu’est-ce qui te fait pleurer ? Est-ce une douleur qui t’afflige ou l’attachement à ce bas monde ? »* Il répondit : *« Ni l’un ni l’autre, mais le Messager d’Allah (ﷺ) m’a fait une recommandation que je n’ai pas suivie. Il a dit : "Il te suffit, pour ce qui est des biens, d’un serviteur et d’une monture pour le chemin d’Allah." Or, je me rends compte aujourd’hui que j’ai accumulé. »* Abû ‘Îsâ a dit : Zâ’ida et ‘Ubayda ibn Humayd l’ont également rapporté d’après Mansûr, d’après Abû Wâ’il, d’après Samura ibn Sahm, qui a dit : Mu‘âwiya entra chez Abû Hâchim et mentionna un récit semblable. Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Burayda al-Aslamî, d’après le Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, qui nous a rapporté de Wakî‘, qui nous a rapporté de Sufyân, d’après al-A‘mash, d’après Chimr ibn ‘Atiyya, d’après al-Mughîra ibn Sa‘d ibn al-Akhram, d’après son père, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Ne vous adonnez pas à l’acquisition de propriétés, de peur que vous ne vous attachiez à ce bas monde. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan*.
Nous a rapporté Abû Kurayb, qui nous a rapporté de Zayd ibn Hubâb, d’après Mu‘âwiya ibn Sâlih, d’après ‘Amr ibn Qays, d’après ‘Abd Allah ibn Busr (qu’Allah l’agrée) qu’un bédouin dit : *« Ô Messager d’Allah, qui sont les meilleurs des hommes ? »* Il dit : *« Celui dont la vie est longue et dont les œuvres sont bonnes. »* Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Abû Hurayra et Jâbir. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan gharîb* par cette voie.
Nous a rapporté Abû Hafs, 'Amr ibn 'Alî : Nous a rapporté Khâlid ibn al-Hârith : Nous a rapporté Shu'ba, d'après 'Alî ibn Zayd, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Abî Bakra, d'après son père, qu'un homme dit : "Ô Messager d'Allâh, quel est le meilleur des hommes ?" Il répondit : *"Celui dont la vie est longue et les œuvres bonnes."* L'homme demanda : "Et quel est le pire des hommes ?" Il répondit : *"Celui dont la vie est longue et les œuvres mauvaises."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Sa'îd al-Jawharî : Nous a rapporté Muhammad ibn Rabî'a, d'après Kâmil Abû al-'Alâ', d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *"La durée de vie de ma communauté sera entre soixante et soixante-dix ans."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan gharîb* dans cette chaîne, d'après Abû Sâlih rapportant d'Abû Hurayra, et il a été rapporté par d'autres voies d'après Abû Hurayra.
Nous a rapporté 'Abbâs ibn Muhammad al-Dûrî : Nous a rapporté Khâlid ibn Makhlad : Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn 'Umar al-'Umarî, d'après Sa'd ibn Sa'îd al-Ansârî, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *"L'Heure ne surviendra pas avant que le temps ne se contracte, au point qu'une année sera comme un mois, un mois comme une semaine, une semaine comme un jour, un jour comme une heure, et une heure comme l'embrasement d'un feu."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *gharîb* par cette voie. Sa'd ibn Sa'îd est le frère de Yahyâ ibn Sa'îd al-Ansârî.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân : Nous a rapporté Abû Ahmad : Nous a rapporté Sufyân, d'après Layth, d'après Mujâhid, d'après Ibn 'Umar, qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) me prit par l'épaule et dit : *"Sois en ce monde comme un étranger ou un voyageur de passage, et considère-toi comme faisant partie des gens des tombes."* Puis Ibn 'Umar me dit : *"Lorsque tu te lèves le matin, ne compte pas sur le soir, et lorsque tu atteins le soir, ne compte pas sur le matin. Profite de ta santé avant ta maladie, et de ta vie avant ta mort, car tu ne sais pas, ô serviteur d'Allâh, quel sera ton nom demain."* Abû 'Îsâ dit : Al-A'mash a également rapporté ce hadith d'après Mujâhid, d'après Ibn 'Umar, dans un sens similaire.
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr : Nous a informé 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, d'après Hammâd ibn Salama, d'après 'Ubayd Allâh ibn Abî Bakr ibn Anas, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : *"Voici le fils d'Âdam, et voici son terme"* – et il posa sa main derrière sa nuque, puis l'étendit en disant – *"et là est son espérance, et là est son espérance, et là est son espérance."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. Il existe un hadith similaire rapporté d'après Abû Sa'îd.
Nous a rapporté Hannâd : Nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après al-A'mash, d'après Abû al-Safar, d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr, qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) passa près de nous alors que nous réparions une clôture. Il demanda : *"Qu'est-ce donc ?"* Nous répondîmes : *"Elle s'est affaiblie, nous la réparons."* Il dit : *"Je ne vois pas l'affaire autrement que plus pressante que cela."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. Abû al-Safar s'appelle Sa'îd ibn Yuhmid (ou ibn Ahmad) al-Thawrî.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî' : Nous a rapporté al-Hasan ibn Sawwâr : Nous a rapporté Layth ibn Sa'd, d'après Mu'âwiya ibn Sâlih, que 'Abd al-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr lui rapporta, d'après son père, d'après Ka'b ibn 'Iyâd, qu'il entendit le Prophète (ﷺ) dire : *"Chaque communauté a sa fitna (épreuve), et la fitna de ma communauté, c'est les biens."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *sahîh gharîb*, nous ne le connaissons que par cette voie, d'après Mu'âwiya ibn Sâlih.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Abî Ziyâd : Nous a rapporté Ya'qûb ibn Ibrâhîm ibn Sa'd : Nous a rapporté mon père, d'après Sâlih ibn Kaysân, d'après Ibn Shihâb, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *"Si le fils d'Âdam possédait une vallée d'or, il en désirerait une seconde. Rien ne comblera sa bouche si ce n'est la terre, et Allâh pardonne à celui qui se repent."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh gharîb* par cette voie. Des hadiths similaires sont rapportés d'après Ubayy ibn Ka'b, Abû Sa'îd, 'Âisha, Ibn al-Zubayr, Abû Wâqid, Jâbir, Ibn 'Abbâs et Abû Hurayra.
Nous a rapporté Qutayba : Nous a rapporté al-Layth, d'après Ibn 'Ajlân, d'après al-Qa'qâ' ibn Hakîm, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : *"Le cœur du vieillard reste jeune en deux choses : l'amour de la longue vie et l'avidité des richesses."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Qutayba : Nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Qatâda, d'après Anas ibn Mâlik, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *"Le fils d'Âdam vieillit, mais deux choses en lui restent jeunes : l'avidité pour la vie et l'avidité pour les biens."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *sahîh*.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn 'Abd al-Rahmân : Nous a informé Muhammad ibn al-Mubârak : Nous a rapporté 'Amr ibn Wâqid : Nous a rapporté Yûnus ibn Halbas, d'après Abû Idrîs al-Khawlânî, d'après Abû Dharr, que le Prophète (ﷺ) a dit : *"Le renoncement (zuhd) en ce monde ne consiste pas à rendre illicite le licite ni à gaspiller les biens, mais le renoncement en ce monde, c'est que tu ne fasses pas plus confiance à ce que tu possèdes qu'à ce qui est entre les mains d'Allâh, et que tu sois plus avide de la récompense de l'épreuve lorsque tu es frappé par elle que si elle t'avait été épargnée."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *gharîb*, nous ne le connaissons que par cette voie. Abû Idrîs al-Khawlânî s'appelle 'Â'idh Allâh ibn 'Abd Allâh. 'Amr ibn Wâqid est considéré comme *munkar al-hadîth*.
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd : Nous a rapporté 'Abd al-Samad ibn 'Abd al-Wârith : Nous a rapporté Hurayth ibn al-Sâ'ib, qui dit : J'ai entendu al-Hasan dire : M'a rapporté Humrân ibn Abân, d'après 'Uthmân ibn 'Affân, que le Prophète (ﷺ) a dit : *"Le fils d'Âdam n'a de droit que sur ces choses : une maison où il habite, un vêtement qui couvre sa nudité, du pain grossier et de l'eau."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*, c'est le hadith de Hurayth ibn al-Sâ'ib. J'ai entendu Abû Dâwûd Sulaymân ibn Salm al-Balkhî dire que al-Nadr ibn Shumayl a expliqué : *"Jilf al-khubz"* signifie "sans accompagnement".
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân : Nous a rapporté Wahb ibn Jarîr : Nous a rapporté Shu'ba, d'après Qatâda, d'après Mutarrif, d'après son père, qu'il arriva auprès du Prophète (ﷺ) alors qu'il disait : *"La course aux richesses vous distrait"* (Coran 102:1). Il dit : *"Le fils d'Âdam dit : 'Mon bien ! Mon bien !' Mais qu'as-tu de ton bien, si ce n'est ce que tu as donné en aumône et qui est acquis, ou ce que tu as mangé et qui est consommé, ou ce que tu as porté et qui est usé ?"* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr : Nous a rapporté 'Umar ibn Yûnus al-Yamâmî : Nous a rapporté 'Ikrimah ibn 'Ammâr : Nous a rapporté Shaddâd ibn 'Abd Allâh, qui dit : J'ai entendu Abû Umâma dire que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *"Ô fils d'Âdam, si tu dépenses le surplus, ce sera meilleur pour toi, et si tu le retiens, ce sera pire pour toi. Tu ne seras pas blâmé pour ce qui te suffit. Commence par ceux que tu dois entretenir. La main supérieure est meilleure que la main inférieure."* Abû 'Îsâ dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. Shaddâd ibn 'Abd Allâh est surnommé Abû 'Ammâr.