حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عِيسَى، عَنْ زَكَرِيَّا، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ عَلِيٍّ، - رضى الله عنه - قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَهْلَ الْقُرْآنِ أَوْتِرُوا فَإِنَّ اللَّهَ وِتْرٌ يُحِبُّ الْوِتْرَ " .
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, nous a informé ‘Îsâ, d’après Zakariyyâ, d’après Abû Ishâq, d’après ‘Âsim, d’après ‘Alî (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *"Ô gens du Coran, faites le witr, car Allah est Witr (Unique) et Il aime le witr."* »
Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Abû Hafs Al-Abbâr, d’après Al-A‘mash, d’après ‘Amr ibn Murrah, d’après Abû ‘Ubaydah, d’après ‘Abdullâh (ibn Mas‘ûd) (qu’Allah l’agrée), d’après le Prophète (ﷺ) avec un sens similaire. Il ajouta : « Un bédouin demanda : "Que dis-tu ?" Il répondit : *"Cela ne te concerne pas, ni tes compagnons."* »
Nous a rapporté Abû l-Walîd At-Tayâlisî et Qutaybah ibn Sa‘îd – le sens est le même –, ils ont dit : nous a rapporté Al-Layth, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après ‘Abdullâh ibn Râshid Az-Zawfî, d’après ‘Abdullâh ibn Abî Murrah Az-Zawfî, d’après Khârija ibn Hudhâfah – Abû l-Walîd a précisé : Al-‘Adawî – qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) sortit vers nous et dit : *"Allah ‘azza wa jall vous a accordé une prière qui vous est meilleure que les plus précieux des chameaux roux : c’est le witr. Il vous l’a prescrite entre la prière du ‘ishâ’ et le lever de l’aube."* »
Nous a rapporté Ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Abû Ishâq At-Tâlaqânî, nous a rapporté Al-Fadl ibn Mûsâ, d’après ‘Ubaydullâh ibn ‘Abdillâh Al-‘Atakî, d’après ‘Abdullâh ibn Buraydah, d’après son père (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *"Le witr est un droit. Celui qui ne le fait pas ne fait pas partie des nôtres. Le witr est un droit. Celui qui ne le fait pas ne fait pas partie des nôtres. Le witr est un droit. Celui qui ne le fait pas ne fait pas partie des nôtres."* »
Nous a rapporté Al-Qa‘nabî, d’après Mâlik, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après Muhammad ibn Yahyâ ibn Hibbân, d’après Ibn Muhayrîz : « Un homme des Banû Kinânah, appelé Al-Mukhdajî, entendit un homme en Syrie, nommé Abû Muhammad, dire que le witr était obligatoire. Al-Mukhdajî se rendit alors auprès de ‘Ubâdah ibn As-Sâmit et l’en informa. ‘Ubâdah dit : "Abû Muhammad a menti. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *'Cinq prières ont été prescrites par Allah aux serviteurs. Celui qui les accomplit sans en négliger aucune par dédain pour leurs droits aura un pacte auprès d’Allah pour qu’Il le fasse entrer au Paradis. Quant à celui qui ne les accomplit pas, il n’aura aucun pacte auprès d’Allah : s’Il veut, Il le châtiera, et s’Il veut, Il le fera entrer au Paradis.'*" »
Nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr, nous a informé Hammâm, d’après Qatâdah, d’après ‘Abdullâh ibn Shaqîq, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah les agrée) : « Un homme des bédouins interrogea le Prophète (ﷺ) sur la prière de la nuit. Il répondit en joignant deux doigts ainsi : *"Deux par deux, et le witr est une rak‘ah à la fin de la nuit."* »
Nous a rapporté ‘Abdur-Rahmân ibn Al-Mubârak, nous a rapporté Quraysh ibn Hayyân Al-‘Ijlî, nous a rapporté Bakr ibn Wâ’il, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Atâ’ ibn Yazîd Al-Laythî, d’après Abû Ayyûb Al-Ansârî (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *"Le witr est un droit pour tout musulman. Celui qui veut le faire en cinq rak‘ahs, qu’il le fasse ; celui qui veut le faire en trois, qu’il le fasse ; et celui qui veut le faire en une seule, qu’il le fasse."* »
Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shaybah, nous a rapporté Abû Hafs Al-Abbâr, et nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, nous a informé Muhammad ibn Anas – c’est sa version –, d’après Al-A‘mash, d’après Talhah et Zubayd, d’après Sa‘îd ibn ‘Abdir-Rahmân ibn Abzâ, d’après son père, d’après Ubayy ibn Ka‘b (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) faisait le witr avec *Sabbih isma rabbika l-a‘lâ* (87), *Qul yâ ayyuha l-kâfirûn* (109) et *Qul huwa Llâhu ahad* (112). »
Nous a rapporté Ahmad ibn Abî Shu‘ayb : Nous a rapporté Muhammad ibn Salama : Nous a rapporté Khusayf, d’après ‘Abd al-‘Azîz ibn Jurayj, qui dit : J’ai interrogé ‘Â’isha, la Mère des Croyants (Umm al-Mu’minîn), sur la manière dont le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait le witr. Elle en a mentionné le sens, puis a dit : Lors de la troisième rak‘a, il récitait *« Qul Huwa Allâhu Ahad »* (Sourate Al-Ikhlâs) ainsi que les deux sourates protectrices (Al-Mu‘awwidhatayn).
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd et Ahmad ibn Jawwâs al-Hanafî, qui ont dit : Nous a rapporté Abû al-Ahwas, d’après Abû Ishâq, d’après Burayd ibn Abî Maryam, d’après Abû al-Hawrâ’, qui a dit : Al-Hasan ibn ‘Alî (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) m’a enseigné des paroles que le Messager d’Allah (ﷺ) lui avait apprises pour les dire dans le witr. Ibn Jawwâs a précisé : dans le qunût du witr : *« Ô Allah, guide-moi parmi ceux que Tu as guidés, préserve-moi parmi ceux que Tu as préservés, prends-moi en charge parmi ceux dont Tu t’es chargé, bénis pour moi ce que Tu m’as donné, et protège-moi du mal que Tu as décrété. Certes, Tu décrètes et nul ne décrète sur Toi. Celui que Tu prends pour allié n’est jamais humilié, et celui que Tu prends pour ennemi n’est jamais honoré. Béni es-Tu, notre Seigneur, et Très-Haut. »*
Nous a rapporté ‘Abd Allâh ibn Muhammad al-Nufaylî : Nous a rapporté Zuhayr : Nous a rapporté Abû Ishâq, avec la même chaîne de transmission et le même sens, en ajoutant à la fin : Il disait cela dans le witr, lors du qunût, sans mentionner qu’il les disait dans le witr. Abû Dâwûd a dit : Abû al-Hawrâ’ est Rabî‘a ibn Shaybân.
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ‘îl : Nous a rapporté Hammâd, d’après Hishâm ibn ‘Amr al-Fazârî, d’après ‘Abd al-Rahmân ibn al-Hârith ibn Hishâm, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib (qu’Allah soit satisfait de lui), que le Messager d’Allah (ﷺ) disait à la fin de son witr : *« Ô Allah, je cherche refuge auprès de Ta satisfaction contre Ta colère, auprès de Ta clémence contre Ton châtiment, et je cherche refuge auprès de Toi contre Toi-même. Je ne saurais Te louer comme Tu T’es loué Toi-même. »* Abû Dâwûd a dit : Hishâm est le plus ancien maître de Hammâd, et j’ai appris de Yahyâ ibn Ma‘în qu’il n’a été rapporté de lui que par Hammâd ibn Salama.
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad ibn Hanbal : Nous a rapporté Muhammad ibn Bakr : Nous a informé Hishâm, d’après Muhammad, d’après l’un de ses compagnons, qu’Ubayy ibn Ka‘b les dirigeait en prière – c’est-à-dire pendant le Ramadan – et qu’il faisait le qunût durant la seconde moitié du Ramadan.
Nous a rapporté Shujâ‘ ibn Makhlad : Nous a rapporté Hushaym : Nous a informé Yûnus ibn ‘Ubayd, d’après al-Hasan, qu’‘Umar ibn al-Khattâb avait réuni les gens derrière Ubayy ibn Ka‘b, qui leur dirigeait la prière pendant vingt nuits. Il ne faisait le qunût avec eux que durant la seconde moitié. Lorsqu’arrivaient les dix dernières nuits, il se retirait et priait chez lui. Les gens disaient alors : « Ubayy a déserté. » Abû Dâwûd a dit : Cela indique que ce qui a été mentionné concernant le qunût n’a aucun fondement, et ces deux hadiths montrent la faiblesse du hadith d’Ubayy selon lequel le Prophète (ﷺ) faisait le qunût dans le witr.
Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shayba : Nous a rapporté Muhammad ibn Abî ‘Ubayda : Nous a rapporté mon père, d’après al-A‘mash, d’après Talha al-Ayyâmî, d’après Dhirr, d’après Sa‘îd ibn ‘Abd al-Rahmân ibn Abzâ, d’après son père, d’après Ubayy ibn Ka‘b, qui a dit : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) saluait à la fin du witr, il disait : *« Gloire au Roi, le Très-Saint. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn ‘Awf : Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Sa‘îd, d’après Abû Ghassân, Muhammad ibn Mutarrif al-Madanî, d’après Zayd ibn Aslam, d’après ‘Atâ’ ibn Yasâr, d’après Abû Sa‘îd, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui s’est endormi sans accomplir son witr, ou l’a oublié, qu’il le prie lorsqu’il s’en souvient. »*
Nous a rapporté Ibn al-Muthannâ : Nous a rapporté Abû Dâwûd : Nous a rapporté Abân ibn Yazîd, d’après Qatâda, d’après Abû Sa‘îd – de la tribu Azd Shanû’a –, d’après Abû Hurayra, qui a dit : Mon bien-aimé (le Prophète) (ﷺ) m’a recommandé trois choses que je n’abandonnerai ni en voyage ni en résidence : les deux rak‘a du Duha, le jeûne de trois jours chaque mois, et de ne pas m’endormir sans avoir accompli le witr.
Nous a rapporté ‘Abd al-Wahhâb ibn Najda : Nous a rapporté Abû al-Yamân, d’après Safwân ibn ‘Amr, d’après Abû Idrîs al-Sakûnî, d’après Jubayr ibn Nufayr, d’après Abû al-Dardâ’, qui a dit : *« Mon bien-aimé (le Prophète) (ﷺ) m’a recommandé trois choses que je n’abandonnerai pour rien : le jeûne de trois jours chaque mois, de ne pas m’endormir sans avoir accompli le witr, et les prières surérogatoires du Duha, en résidence comme en voyage. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Ahmad ibn Abî Khalaf : Nous a rapporté Abû Zakariyyâ, Yahyâ ibn Ishâq al-Saylahînî : Nous a rapporté Hammâd ibn Salama, d’après Thâbit, d’après ‘Abd Allâh ibn Rabâh, d’après Abû Qatâda, que le Prophète (ﷺ) demanda à Abû Bakr : *« Quand accomplis-tu le witr ? »* Il répondit : *« Je l’accomplis au début de la nuit. »* Puis il demanda à ‘Umar : *« Quand accomplis-tu le witr ? »* Il répondit : *« À la fin de la nuit. »* Il dit alors à Abû Bakr : *« Celui-ci a agi avec prudence. »* Et à ‘Umar : *« Celui-là a agi avec force. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus : Nous a rapporté Abû Bakr ibn ‘Ayyâsh, d’après al-A‘mash, d’après Muslim, d’après Masrûq, qui a dit : J’ai demandé à ‘Â’isha : *« À quel moment le Messager d’Allah (ﷺ) accomplissait-il le witr ? »* Elle répondit : *« Il a fait tout cela : il l’a accompli au début, au milieu et à la fin de la nuit, mais son witr s’est fixé, à la fin de sa vie, au moment du sahar (avant l’aube). »*