Le mal et le remède
Les péchés, maladies du cœur
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وَبِالْجُمْلَةِ فَأَعِدُّوا لِلْأُمُورِ أَقْرَانَهَا، وَادْخُلُوا عَلَى كُلِّ وَاحِدٍ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ بَابِ إِرَادَتِهِ وَشَهْوَتِهِ، فَسَاعِدُوهُ عَلَيْهَا، وَكُونُوا لَهُ أَعْوَانًا عَلَى تَحْصِيلِهَا، وَإِذَا كَانَ اللَّهُ قَدْ أَمَرَهُمْ أَنْ يَصْبِرُوا لَكُمْ وَيُصَابِرُوكُمْ وَيُرَابِطُوا عَلَيْكُمُ الثُّغُورَ، فَاصْبِرُوا أَنْتُمْ وَصَابِرُوا وَرَابِطُوا عَلَيْهِمْ بِالثُّغُورِ، وَانْتَهِزُوا فُرَصَكُمْ فِيهِمْ عِنْدَ الشَّهْوَةِ وَالْغَضَبِ، فَلَا تَصْطَادُوا بَنِي آدَمَ فِي أَعْظَمَ مِنْ هَذَيْنِ الْمَوْطِنَيْنِ. وَاعْلَمُوا أَنَّ مِنْهُمْ مَنْ يَكُونُ سُلْطَانُ الشَّهْوَةِ عَلَيْهِ أَغْلَبَ وَسُلْطَانُ غَضَبِهِ ضَعِيفٌ مَقْهُورٌ، فَخُذُوا عَلَيْهِ طَرِيقَ الشَّهْوَةِ، وَدَعُوا طَرِيقَ الْغَضَبِ، وَمِنْهُمْ مَنْ يَكُونُ سُلْطَانُ الْغَضَبِ عَلَيْهِ أَغْلَبَ، فَلَا تُخْلُوا طَرِيقَ الشَّهْوَةِ قَلْبَهُ، وَلَا تُعَطِّلُوا ثَغْرَهَا، فَإِنْ لَمْ يَمْلِكْ نَفْسَهُ عِنْدَ الْغَضَبِ، فَإِنَّهُ الْحَرِيُّ أَنْ لَا يَمْلِكَ نَفْسَهُ عِنْدَ الشَّهْوَةِ، فَزَوِّجُوا بَيْنَ غَضَبِهِ وَشَهْوَتِهِ، وَامْزِجُوا أَحَدَهُمَا بِالْآخَرِ، وَادْعُوهُ إِلَى الشَّهْوَةِ مِنْ بَابِ الْغَضَبِ، وَإِلَى الْغَضَبِ مِنْ طَرِيقِ الشَّهْوَةِ. وَاعْلَمُوا أَنَّهُ لَيْسَ لَكُمْ فِي بَنِي آدَمَ سِلَاحٌ أَبْلَغُ مِنْ هَذَيْنِ السِّلَاحَيْنِ، وَإِنَّمَا أَخْرَجْتُ أَبَوَيْهِمْ مِنَ الْجَنَّةِ بِالشَّهْوَةِ، وَإِنَّمَا أَلْقَيْتُ الْعَدَاوَةَ بَيْنَ أَوْلَادِهِمْ بِالْغَضَبِ، فَبِهِ قَطَّعْتُ أَرْحَامَهُمْ، وَسَفَكْتُ دِمَاءَهُمْ، وَبِهِ قَتَلَ أَحَدُ ابْنَيْ آدَمَ أَخَاهُ.
وَاعْلَمُوا أَنَّ الْغَضَبَ جَمْرَةٌ فِي قَلْبِ ابْنِ آدَمَ، وَالشَّهْوَةَ تَثُورُ مِنْ قَلْبِهِ، وَإِنَّمَا تُطْفَأُ النَّارُ بِالْمَاءِ وَالصَّلَاةِ وَالذِّكْرِ وَالتَّكْبِيرِ، فَإِيَّاكُمْ أَنْ تُمَكِّنُوا ابْنَ آدَمَ عِنْدَ غَضَبِهِ وَشَهْوَتِهِ مِنْ قُرْبَانِ الْوُضُوءِ وَالصَّلَاةِ، فَإِنَّ ذَلِكَ يُطْفِئُ عَنْهُمْ نَارَ الْغَضَبِ وَالشَّهْوَةِ، وَقَدْ أَمَرَهُمْ نَبِيُّهُمْ بِذَلِكَ فَقَالَ: «إِنَّ الْغَضَبَ جَمْرَةٌ فِي قَلْبِ ابْنِ آدَمَ، أَمَا رَأَيْتُمْ مِنِ احْمِرَارِ عَيْنَيْهِ وَانْتِفَاخِ أَوْدَاجِهِ، فَمَنْ أَحَسَّ بِذَلِكَ فَلْيَتَوَضَّأْ» .
وَقَالَ لَهُمْ: «إِنَّمَا تُطْفَأُ النَّارُ بِالْمَاءِ» ، وَقَدْ أَوْصَاهُمُ اللَّهُ أَنْ يَسْتَعِينُوا عَلَيْكُمْ بِالصَّبْرِ وَالصَّلَاةِ، فَحُولُوا بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ ذَلِكَ، وَأَنْسُوهُمْ إِيَّاهُ، وَاسْتَعِينُوا عَلَيْهِمْ بِالشَّهْوَةِ وَالْغَضَبِ، وَأَبْلَغُ أَسْلِحَتِكِمْ فِيهِمْ وَأَنْكَاهَا: الْغَفْلَةُ وَاتِّبَاعُ الْهَوَى. وَأَعْظَمُ أَسْلِحَتِهِمْ فِيكُمْ وَأَمْنَعُ حُصُونِهِمْ ذِكْرُ اللَّهِ وَمُخَالَفَةُ الْهَوَى، فَإِذَا رَأَيْتُمُ الرَّجُلَ مُخَالِفًا لِهَوَاهُ فَاهْرَبُوا مِنْ ظِلِّهِ وَلَا تَدْنُوا مِنْهُ.
وَالْمَقْصُودُ أَنَّ الذُّنُوبَ وَالْمَعَاصِيَ سِلَاحٌ وَمَدَدٌ يَمُدُّ بِهَا الْعَبْدُ أَعْدَاءَهُ وَيُعِينُهُمْ بِهَا عَلَى نَفْسِهِ، فَيُقَاتِلُونَ بِسِلَاحِهِ، وَيَكُونُ مَعَهُمْ عَلَى نَفْسِهِ، وَهَذَا غَايَةُ الْجَهْلِ. مَا يَبْلُغُ الْأَعْدَاءُ مِنْ جَاهِلٍ ... مَا يَبْلُغُ الْجَاهِلُ مِنْ نَفْسِهِ وَمِنَ الْعَجَائِبِ أَنَّ الْعَبْدَ يَسْعَى بِجُهْدِهِ فِي هَوَانِ نَفْسِهِ، وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ لَهَا مُكْرِمٌ
Traduction
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En somme, préparez pour chaque affaire ce qui lui correspond, et abordez chaque fils d’Adam par la porte de son désir et de sa passion. Aidez-le en cela, soyez ses auxiliaires pour les obtenir. Puisque Dieu leur a ordonné de faire preuve de patience envers vous, de vous endurer et de veiller sur vos frontières, faites preuve de patience à votre tour, endurez et surveillez leurs propres frontières. Saisissez vos opportunités auprès d’eux dans les moments de passion et de colère, car vous ne pourrez capturer les fils d’Adam en des occasions plus propices que celles-ci.
Sachez que parmi eux, certains sont dominés par le pouvoir de la passion, tandis que celui de la colère est faible et maîtrisé. Empruntez alors la voie de la passion et délaissez celle de la colère. D’autres, en revanche, sont dominés par le pouvoir de la colère ; ne laissez pas leur cœur vide de la voie de la passion, et ne négligez pas cette brèche. S’il ne se maîtrise pas lors de la colère, il est probable qu’il ne se maîtrisera pas davantage lors de la passion. Unissez donc sa colère à sa passion, mêlez l’une à l’autre, appelez-le à la passion par la porte de la colère, et à la colère par la voie de la passion.
Sachez que vous ne disposez contre les fils d’Adam d’arme plus efficace que ces deux armes. C’est par la passion que J’ai fait sortir leurs parents du Paradis, et c’est par la colère que J’ai jeté l’inimitié entre leurs descendants, tranchant ainsi leurs liens de parenté, répandant leur sang, et poussant l’un des fils d’Adam à tuer son frère.
Sachez que la colère est une braise dans le cœur du fils d’Adam, et que la passion s’embrase en son sein. Or, le feu ne s’éteint que par l’eau, la prière, le rappel d’Allah et les takbîr. Prenez garde à ne pas laisser le fils d’Adam, dans sa colère et sa passion, s’approcher des ablutions et de la prière, car cela éteindrait en eux le feu de la colère et de la passion. Leur Prophète leur a d’ailleurs ordonné cela en disant : *« La colère est une braise dans le cœur du fils d’Adam. N’avez-vous pas vu la rougeur de ses yeux et le gonflement de ses veines ? Que celui qui ressent cela fasse ses ablutions. »* Il leur a également dit : *« Le feu ne s’éteint que par l’eau. »* Dieu leur a enjoint de chercher secours auprès de la patience et de la prière contre vous ; empêchez-les donc d’y accéder, faites-leur oublier cela, et aidez-vous contre eux de la passion et de la colère. Votre arme la plus efficace et la plus pernicieuse contre eux est l’insouciance et la poursuite des passions. Leur arme la plus puissante contre vous, et leur forteresse la plus imprenable, est le rappel d’Allah et la résistance aux passions. Si vous voyez un homme résister à ses passions, fuyez son ombre et ne vous en approchez pas.
L’objectif est que les péchés et les désobéissances sont des armes et des renforts par lesquels le serviteur alimente ses ennemis et les aide contre lui-même. Ils combattent avec ses propres armes et se liguent avec eux contre lui. Cela est l’apogée de l’ignorance.
L’une des choses les plus étonnantes est que le serviteur s’efforce de toutes ses forces à s’avilir, alors qu’il s’imagine honorer son âme.
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وَيَجْتَهِدُ فِي حِرْمَانِهَا أَعْلَى حُظُوظِهَا وَأَشْرَفَهَا وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ يَسْعَى فِي حَظِّهَا، وَيَبْذُلُ جُهْدَهُ فِي تَحْقِيرِهَا وَتَصْغِيرِهَا وَتَدْنِيسِهَا، وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ يُعْلِيهَا وَيَرْفَعُهَا وَيُكْبِرُهَا. وَكَانَ بَعْضُ السَّلَفِ يَقُولُ فِي خُطْبَتِهِ: أَلَا رُبَّ مُهِينٍ لِنَفْسِهِ وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ لَهَا مُكْرِمٌ، وَمُذِلٌّ لِنَفْسِهِ وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ لَهَا مُعِزٌّ، وَمُصَغِّرٌ لِنَفْسِهِ وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ لَهَا مُكَبِّرٌ، وَمُضِيعٌ لِنَفْسِهِ وَهُوَ يَزْعُمُ أَنَّهُ مُرَاعٍ لِحِفْظِهَا، وَكَفَى بِالْمَرْءِ جَهْلًا أَنْ يَكُونَ مَعَ عَدُوِّهِ عَلَى نَفْسِهِ، يَبْلُغُ مِنْهَا بِفِعْلِهِ مَا لَا يَبْلُغُهُ عَدُوُّهُ، وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ.
فَصْلٌ الْمَعْصِيَةُ تُنْسِي الْعَبْدَ نَفْسَهُ
وَمِنْ عُقُوبَاتِهَا: أَنَّهَا تُنْسِي الْعَبْدَ نَفْسَهُ، وَإِذَا نَسِيَ نَفْسَهُ أَهْمَلَهَا وَأَفْسَدَهَا وَأَهْلَكَهَا، فَإِنْ قِيلَ: كَيْفَ يَنْسَى الْعَبْدُ نَفْسَهُ؟ وَإِذَا نَسِيَ نَفْسَهُ فَأَيُّ شَيْءٍ يَذْكُرُ؟ وَمَا مَعْنَى نِسْيَانِهِ نَفْسَهُ؟
قِيلَ: نَعَمْ يَنْسَى نَفْسَهُ أَعْظَمَ نِسْيَانٍ، قَالَ تَعَالَى:
وَلَا تَكُونُوا كَالَّذِينَ نَسُوا اللَّهَ فَأَنْسَاهُمْ أَنْفُسَهُمْ أُولَئِكَ هُمُ الْفَاسِقُونَ
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فَلَمَّا نَسُوا رَبَّهُمْ سُبْحَانَهُ نَسِيَهُمْ وَأَنْسَاهُمْ أَنْفُسَهُمْ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
نَسُوا اللَّهَ فَنَسِيَهُمْ
.
فَعَاقَبَ سُبْحَانَهُ مَنْ نَسِيَهُ عُقُوبَتَيْنِ: إِحْدَاهُمَا: أَنَّهُ سُبْحَانَهُ نَسِيَهُ. وَالثَّانِيَةُ: أَنَّهُ أَنْسَاهُ نَفْسَهُ. وَنِسْيَانُهُ سُبْحَانَهُ لِلْعَبْدِ: إِهْمَالُهُ، وَتَرْكُهُ، وَتَخَلِّيهِ عَنْهُ، وَإِضَاعَتُهُ، فَالْهَلَاكُ أَدْنَى إِلَيْهِ مِنَ الْيَدِ لِلْفَمِ، وَأَمَّا إِنْسَاؤُهُ نَفْسَهُ، فَهُوَ: إِنْسَاؤُهُ لِحُظُوظِهَا الْعَالِيَةِ، وَأَسْبَابِ سَعَادَتِهَا وَفَلَاحِهَا، وَإِصْلَاحِهَا، وَمَا تَكْمُلُ بِهِ بِنَسْيِهِ ذَلِكَ كُلِّهِ جَمِيعِهِ فَلَا يَخْطُرُ بِبَالِهِ، وَلَا يَجْعَلُهُ عَلَى ذِكْرِهِ، وَلَا يَصْرِفُ إِلَيْهِ هِمَّتَهُ فَيَرْغَبُ فِيهِ، فَإِنَّهُ لَا يَمُرُّ بِبَالِهِ حَتَّى يَقْصِدَهُ وَيُؤْثِرَهُ. وَأَيْضًا فَيُنْسِيهِ عُيُوبَ نَفْسِهِ وَنَقْصَهَا وَآفَاتِهَا، فَلَا يَخْطُرُ بِبَالِهِ إِزَالَتُهَا. وَأَيْضًا فَيُنْسِيهِ أَمْرَاضَ نَفْسِهِ وَقَلْبِهِ وَآلَامَهَا، فَلَا يَخْطُرُ بِقَلْبِهِ مُدَاوَاتُهَا، وَلَا السَّعْيُ فِي إِزَالَةِ عِلَلِهَا وَأَمْرَاضِهَا الَّتِي تَئُولُ بِهَا إِلَى الْفَسَادِ وَالْهَلَاكِ، فَهُوَ مَرِيضٌ مُثْخَنٌ بِالْمَرَضِ، وَمَرَضُهُ
Traduction
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Il s’efforce de priver [l’âme] de ses plus hauts et nobles intérêts, tout en prétendant œuvrer pour son bien. Il déploie ses efforts pour la rabaisser, la diminuer et la souiller, alors qu’il croit l’élever, la grandir et l’honorer.
Certains parmi les Salaf (Pieux Prédécesseurs) disaient dans leurs sermons : « Que de gens qui s’avilissent eux-mêmes tout en croyant les honorer ! Que de gens qui s’humilient tout en pensant les glorifier ! Que de gens qui se rabaissent tout en prétendant les exalter ! Que de gens qui se perdent tout en s’imaginant préserver leur intégrité ! Et quel ignorance suffit à l’homme que de s’allier à son ennemi contre lui-même, au point que ses actes lui causent ce que son ennemi ne pourrait lui infliger ! Et c’est à Allah que l’on demande secours. »
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Chapitre : Le péché fait oublier à l’esclave sa propre âme
Parmi ses châtiments [du péché] : il fait oublier à l’esclave sa propre âme. Et lorsqu’il oublie son âme, il la néglige, la corrompt et la mène à sa perte.
Si l’on demande : « Comment l’esclave peut-il oublier sa propre âme ? Et s’il l’oublie, que reste-t-il à sa mémoire ? Quel est le sens de cet oubli de soi ? »
Il sera répondu : « Certes, il s’oublie lui-même d’un oubli des plus graves. » Allah, exalté soit-Il, dit : « Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah, et Il leur a fait oublier leurs propres âmes. Ceux-là sont les pervers. » (Sourate Al-Hashr, 59:19).
Ainsi, lorsqu’ils oublièrent leur Seigneur, glorifié soit-Il, Il les oublia et leur fit oublier leurs propres âmes, comme Il dit, exalté soit-Il : « Ils ont oublié Allah, alors Il les a oubliés. » (Sourate At-Tawbah, 9:67).
Allah, exalté soit-Il, a donc châtié celui qui L’a oublié par deux châtiments : 1. Le premier : qu’Il l’oublie Lui-même. 2. Le second : qu’Il lui fasse oublier sa propre âme.
Or, l’oubli d’Allah, exalté soit-Il, envers Son serviteur consiste en Son abandon, Son désintérêt, Son détachement et Sa négligence à son égard. La perdition est alors plus proche de lui que sa main de sa bouche.
Quant à ce qu’Il lui fait oublier de lui-même, cela signifie : - Qu’Il lui fait oublier ses intérêts les plus élevés, les causes de son bonheur, de son salut et de son amendement. Tout cela disparaît de son esprit, ne lui vient plus à l’idée, ne retient plus son attention, et il n’y consacre plus ses efforts ni ses aspirations. Ces choses ne lui traversent même plus l’esprit pour qu’il les recherche ou les privilégie. - De plus, Il lui fait oublier les défauts de son âme, ses imperfections et ses vices, si bien qu’il ne songe même plus à les corriger. - De même, Il lui fait oublier les maladies de son âme et de son cœur, ainsi que leurs douleurs, de sorte qu’il ne pense plus à les soigner, ni à s’efforcer d’éliminer leurs maux et leurs affections, qui le mènent pourtant à la corruption et à la perdition. Il est alors un malade accablé par la maladie, et sa maladie…
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مُتَرَامٍ بِهِ إِلَى التَّلَفِ، وَلَا يَشْعُرُ بِمَرَضِهِ، وَلَا يَخْطُرُ بِبَالِهِ مُدَاوَاتُهُ، وَهَذَا مِنْ أَعْظَمِ الْعُقُوبَةِ الْعَامَّةِ وَالْخَاصَّةِ. فَأَيُّ عُقُوبَةٍ أَعْظَمُ مِنْ عُقُوبَةِ مَنْ أَهْمَلَ نَفْسَهُ وَضَيَّعَهَا، وَنَسِيَ مَصَالِحَهَا وَدَاءَهَا وَدَوَاءَهَا، وَأَسْبَابَ سَعَادَتِهَا وَفَلَاحِهَا وَصَلَاحِهَا وَحَيَاتِهَا الْأَبَدِيَّةِ فِي النَّعِيمِ الْمُقِيمِ؟ وَمَنْ تَأَمَّلَ هَذَا الْمَوْضِعَ تَبَيَّنَ لَهُ أَنَّ أَكْثَرَ هَذَا الْخَلْقِ قَدْ نَسُوا حَقِيقَةَ أَنْفُسِهِمْ وَضَيَّعُوهَا وَأَضَاعُوا حَظَّهَا مِنَ اللَّهِ، وَبَاعُوهَا رَخِيصَةً بِثَمَنٍ بَخْسٍ بَيْعَ الْغَبْنِ، وَإِنَّمَا يَظْهَرُ لَهُمْ هَذَا عِنْدَ الْمَوْتِ، وَيَظْهَرُ هَذَا كُلَّ الظُّهُورِ يَوْمَ التَّغَابُنِ، يَوْمَ يَظْهَرُ لِلْعَبْدِ أَنَّهُ غُبِنَ فِي الْعَقْدِ الَّذِي عَقَدَهُ لِنَفْسِهِ فِي هَذِهِ الدَّارِ، وَالتِّجَارَةِ الَّتِي اتَّجَرَ فِيهَا لِمَعَادِهِ، فَإِنَّ كُلَّ أَحَدٍ يَتَّجِرُ فِي هَذِهِ الدُّنْيَا لِآخِرَتِهِ. فَالْخَاسِرُونَ الَّذِينَ يَعْتَقِدُونَ أَنَّهُمْ أَهْلُ الرِّبْحِ وَالْكَسْبِ اشْتَرَوُا الْحَيَاةَ الدُّنْيَا وَحَظَّهُمْ فِيهَا وَلَذَّاتِهِمْ، بِالْآخِرَةِ وَحَظِّهِمْ فِيهَا، فَأَذْهَبُوا طَيِّبَاتِهِمْ فِي حَيَاتِهِمُ الدُّنْيَا، وَاسْتَمْتَعُوا بِهَا، وَرَضُوا بِهَا، وَاطْمَأَنُّوا إِلَيْهَا، وَكَانَ سَعْيُهُمْ لِتَحْصِيلِهَا، فَبَاعُوا وَاشْتَرَوْا وَاتَّجَرُوا وَبَاعُوا آجِلًا بِعَاجِلٍ، وَنَسِيئَةً بِنَقْدٍ، وَغَائِبًا بِنَاجِزٍ، وَقَالُوا: هَذَا هُوَ الْحَزْمُ، وَيَقُولُ أَحَدُهُمْ: خُذْ مَا تَرَاهُ وَدَعْ شَيْئًا سَمِعْتَ بِهِ
فَكَيْفَ أَبِيعُ حَاضِرًا نَقْدًا مُشَاهَدًا فِي هَذِهِ الدَّارِ بِغَائِبٍ نَسِيئَةً فِي دَارٍ أُخْرَى غَيْرِ هَذِهِ؟ وَيَنْضَمُّ إِلَى ذَلِكَ ضَعْفُ الْإِيمَانِ وَقُوَّةُ دَاعِي الشَّهْوَةِ، وَمَحَبَّةُ الْعَاجِلَةِ وَالتَّشَبُّهُ بِبَنِي الْجِنْسِ، فَأَكْثَرُ الْخَلْقِ فِي هَذِهِ التِّجَارَةِ الْخَاسِرَةِ الَّتِي قَالَ اللَّهُ فِي أَهْلِهَا:
أُولَئِكَ الَّذِينَ اشْتَرَوُا الْحَيَاةَ الدُّنْيَا بِالْآخِرَةِ فَلَا يُخَفَّفُ عَنْهُمُ الْعَذَابُ وَلَا هُمْ يُنْصَرُونَ
، وَقَالَ فِيهِمْ:
فَمَا رَبِحَتْ تِجَارَتُهُمْ وَمَا كَانُوا مُهْتَدِينَ
، فَإِذَا كَانَ يَوْمُ التَّغَابُنِ ظَهَرَ لَهُمُ الْغَبْنُ فِي هَذِهِ التِّجَارَةِ، فَتَتَقَطَّعُ عَلَيْهِمُ النُّفُوسُ حَسَرَاتٍ.
وَأَمَّا الرَّابِحُونَ فَإِنَّهُمْ بَاعُوا فَانِيًا بِبَاقٍ، وَخَسِيسًا بِنَفِيسٍ، وَحَقِيرًا بِعَظِيمٍ، وَقَالُوا: مَا مِقْدَارُ هَذِهِ الدُّنْيَا مِنْ أَوَّلِهَا إِلَى آخِرِهَا، حَتَّى نَبِيعَ حَظَّنَا مِنَ اللَّهِ تَعَالَى وَالدَّارِ الْآخِرَةِ بِهَا؟ فَكَيْفَ يَنَالُ الْعَبْدُ مِنْهَا فِي هَذَا الزَّمَنِ الْقَصِيرِ الَّذِي هُوَ فِي الْحَقِيقَةِ كَغَفْوَةِ حُلْمٍ، لَا نِسْبَةَ لَهُ إِلَى
Traduction
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Traduction
[Il se précipite] vers la perdition sans même percevoir sa maladie, ni songer à son remède. Et ceci constitue l’un des plus grands châtiments, tant généraux que particuliers.
Quel châtiment pourrait être plus grave que celui de l’homme qui néglige son âme et la corrompt, oublie ses intérêts, sa maladie et son remède, ainsi que les causes de son bonheur, de son salut, de sa rectitude et de sa vie éternelle dans le délice permanent ?
Quiconque médite cette question comprendra que la plupart des créatures ont oublié la réalité de leur âme, l’ont perdue et ont dilapidé leur part auprès d’Allah. Ils l’ont vendue à vil prix, dans une transaction désavantageuse. Et cela ne leur apparaîtra qu’au moment de la mort, et cette réalité se manifestera dans toute son évidence le Jour du Taghâbun (le Jour de la Révélation des Pertes), lorsque le serviteur découvrira qu’il a été lésé dans le contrat qu’il a conclu pour lui-même en cette vie d’ici-bas, et dans le commerce qu’il a mené pour son au-delà. Car chacun, en ce monde, commerce pour sa vie future.
Les perdants sont ceux qui croient être des gagnants et des profiteurs : ils ont acheté la vie d’ici-bas, leur part en elle et ses plaisirs, en échange de l’au-delà et de leur part en lui. Ils ont dissipé leurs biens les plus précieux dans leur vie terrestre, en ont joui, s’en sont satisfaits et s’y sont attachés, faisant de leur acquisition leur unique effort. Ils ont vendu et acheté, commercé et troqué le différé contre l’immédiat, le crédit contre le comptant, l’absent contre le présent. Ils disaient : « Voici la sagesse ! » Et l’un d’eux s’exclame :
« Prends ce que tu vois et laisse ce dont tu as seulement entendu parler ! »
Comment vendre un bien présent, tangible et comptant en cette demeure, contre un bien absent, à crédit, dans une autre demeure que celle-ci ?
À cela s’ajoutent la faiblesse de la foi, la force de l’appel des passions, l’amour de l’immédiat et l’imitation des gens de même espèce. Ainsi, la plupart des créatures s’engagent dans ce commerce perdant, dont Allah a dit au sujet de ses adeptes : « Ceux-là sont ceux qui ont troqué la vie présente contre l’au-delà. Leur châtiment ne sera pas allégé, et ils ne seront pas secourus. » [Sourate Al-Baqara : 86] Et Il a dit d’eux : « Leur commerce n’a donc rien rapporté, et ils n’ont pas été bien guidés. » [Sourate Al-Baqara : 16] Lorsque viendra le Jour du Taghâbun, leur perte dans ce commerce leur apparaîtra, et leurs âmes se déchireront de regrets.
Quant aux gagnants, ils ont vendu l’éphémère contre l’éternel, le vil contre le précieux, le méprisable contre le sublime. Ils ont dit : « Quelle est la valeur de cette vie d’ici-bas, de son début à sa fin, pour que nous vendions notre part auprès d’Allah, exalté soit-Il, et de la Demeure dernière en échange d’elle ? » Comment le serviteur pourrait-il obtenir d’elle, en ce temps si court – qui, en réalité, n’est qu’un bref assoupissement dans un rêve – une part qui vaille…
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دَّارِ الْقَرَارِ أَلْبَتَّةَ: قَالَ تَعَالَى:
وَيَوْمَ يَحْشُرُهُمْ كَأَنْ لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا سَاعَةً مِنَ النَّهَارِ يَتَعَارَفُونَ بَيْنَهُمْ
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وَقَالَ تَعَالَى:
يَسْأَلُونَكَ عَنِ السَّاعَةِ أَيَّانَ مُرْسَاهَا - فِيمَ أَنْتَ مِنْ ذِكْرَاهَا - إِلَى رَبِّكَ مُنْتَهَاهَا - إِنَّمَا أَنْتَ مُنْذِرُ مَنْ يَخْشَاهَا - كَأَنَّهُمْ يَوْمَ يَرَوْنَهَا لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا عَشِيَّةً أَوْ ضُحَاهَا
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وَقَالَ تَعَالَى:
كَأَنَّهُمْ يَوْمَ يَرَوْنَ مَا يُوعَدُونَ لَمْ يَلْبَثُوا إِلَّا سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ بَلَاغٌ
.
وَقَالَ تَعَالَى:
كَمْ لَبِثْتُمْ فِي الْأَرْضِ عَدَدَ سِنِينَ - قَالُوا لَبِثْنَا يَوْمًا أَوْ بَعْضَ يَوْمٍ فَاسْأَلِ الْعَادِّينَ - قَالَ إِنْ لَبِثْتُمْ إِلَّا قَلِيلًا لَوْ أَنَّكُمْ كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ
.
وَقَالَ تَعَالَى:
يَوْمَ يُنْفَخُ فِي الصُّورِ وَنَحْشُرُ الْمُجْرِمِينَ يَوْمَئِذٍ زُرْقًا - يَتَخَافَتُونَ بَيْنَهُمْ إِنْ لَبِثْتُمْ إِلَّا عَشْرًا - نَحْنُ أَعْلَمُ بِمَا يَقُولُونَ إِذْ يَقُولُ أَمْثَلُهُمْ طَرِيقَةً إِنْ لَبِثْتُمْ إِلَّا يَوْمًا
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فَهَذِهِ حَقِيقَةُ الدُّنْيَا عِنْدَ مُوَافَاةِ يَوْمِ الْقِيَامَةِ، فَلَمَّا عَلِمُوا قِلَّةَ لُبْثِهِمْ فِيهَا، وَأَنَّ لَهُمْ دَارًا غَيْرَ هَذِهِ الدَّارِ، هِيَ دَارُ الْحَيَوَانِ وَدَارُ الْبَقَاءِ - رَأَوْا مِنْ أَعْظَمِ الْغَبْنِ بَيْعَ دَارِ الْبَقَاءِ بِدَارِ الْفَنَاءِ، فَاتَّجَرُوا تِجَارَةَ الْأَكْيَاسِ، وَلَمْ يَغْتَرُّوا بِتِجَارَةِ السُّفَهَاءِ مِنَ النَّاسِ، فَظَهَرَ لَهُمْ يَوْمَ التَّغَابُنِ رِبْحُ تِجَارَتِهِمْ وَمِقْدَارُ مَا اشْتَرَوْهُ، وَكُلُّ أَحَدٍ فِي هَذِهِ الدُّنْيَا بَائِعٌ مُشْتَرٍ مُتَّجِرٌ، وَكُلُّ النَّاسِ يَغْدُو فَبَائِعٌ نَفْسَهُ فَمُعْتِقُهَا أَوْ مَوْبِقُهَا.
إِنَّ اللَّهَ اشْتَرَى مِنَ الْمُؤْمِنِينَ أَنْفُسَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِأَنَّ لَهُمُ الْجَنَّةَ يُقَاتِلُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَيَقْتُلُونَ وَيُقْتَلُونَ وَعْدًا عَلَيْهِ حَقًّا فِي التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالْقُرْآنِ وَمَنْ أَوْفَى بِعَهْدِهِ مِنَ اللَّهِ فَاسْتَبْشِرُوا بِبَيْعِكُمُ الَّذِي بَايَعْتُمْ بِهِ وَذَلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ
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فَهَذَا أَوَّلُ نَقْدٍ مِنْ ثَمَنِ هَذِهِ التِّجَارَةِ، فَتَاجِرُوا أَيُّهَا الْمُفْلِسُونَ، وَيَا مَنْ لَا يَقْدِرُ عَلَى هَذَا الثَّمَنِ، هُنَا ثَمَنٌ آخَرُ، فَإِنْ كُنْتَ مِنْ أَهْلِ هَذِهِ التِّجَارَةِ فَأَعْطِ هَذَا الثَّمَنَ:
Traduction
La Demeure de l’Éternité, sans aucun doute
Le Très-Haut a dit : « Et le jour où Il les rassemblera, ce sera comme s’ils n’étaient restés [dans ce monde] qu’une heure du jour, se reconnaissant entre eux. » [Sourate Yūnus, 10:45].
Et Il a dit : « Ils t’interrogent sur l’Heure : “Quand aura-t-elle lieu ?” – En quoi cela te concerne-t-il ? Son terme relève de ton Seigneur. Tu n’es qu’un avertisseur pour ceux qui la craignent. Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré [dans ce monde] qu’un soir ou un matin. » [Sourate An-Nāzi‘āt, 79:42-46].
Et Il a dit : « Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera n’avoir demeuré [dans ce monde] qu’une heure d’un jour. C’est un message à transmettre. » [Sourate Al-Aḥqāf, 46:35].
Et Il a dit : « [On leur demandera :] “Combien d’années êtes-vous restés sur terre ?” – Ils diront : “Nous y sommes restés un jour, ou une partie d’un jour. Interroge donc ceux qui comptent.” – Il dira : “Vous n’y êtes restés que peu de temps, si seulement vous saviez !” » [Sourate Al-Mu’minūn, 23:112-114].
Et Il a dit : « Le jour où l’on soufflera dans la Trompe, Nous rassemblerons les criminels, ce jour-là, les yeux hagards. Ils se chuchoteront entre eux : “Vous n’êtes restés [dans vos tombes] que dix [jours].” – Nous savons mieux ce qu’ils diront. Le plus sensé d’entre eux dira alors : “Vous n’êtes restés qu’un jour.” » [Sourate Ṭā-Hā, 20:102-104].
Voilà donc la réalité de ce bas monde au moment de la rencontre avec le Jour de la Résurrection. Lorsqu’ils prendront conscience de la brièveté de leur séjour ici-bas et du fait qu’ils ont une autre demeure – la Demeure de la Vie et de l’Éternité –, ils verront comme la plus grande des pertes l’échange de la Demeure de l’Éternité contre celle de la disparition. Ils mèneront alors le commerce des gens avisés et ne se laisseront pas tromper par le négoce des insensés parmi les hommes. Ainsi, le Jour de la Révélation des Pertes (Yawm at-Taghābun), leur apparaîtra le profit de leur commerce et la valeur de ce qu’ils ont acquis.
Chacun, en ce monde, est un vendeur, un acheteur, un négociant. Tous les hommes se lèvent le matin pour vendre leur âme : soit ils l’affranchissent, soit ils la perdent.
« Certes, Allah a acheté des croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah : ils tuent et ils sont tués. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Torah, l’Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à Son engagement ? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez conclu avec Lui. Et c’est là le suprême triomphe. » [Sourate At-Tawbah, 9:111].
Voilà donc le premier versement du prix de ce commerce. Négociez donc, ô vous qui êtes ruinés ! Et toi qui ne peux payer ce prix, voici un autre prix. Si tu fais partie des gens de ce commerce, alors donne ce prix-là.
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التَّائِبُونَ الْعَابِدُونَ الْحَامِدُونَ السَّائِحُونَ الرَّاكِعُونَ السَّاجِدُونَ الْآمِرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَالنَّاهُونَ عَنِ الْمُنْكَرِ وَالْحَافِظُونَ لِحُدُودِ اللَّهِ وَبَشِّرِ الْمُؤْمِنِينَ
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يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا هَلْ أَدُلُّكُمْ عَلَى تِجَارَةٍ تُنْجِيكُمْ مِنْ عَذَابٍ أَلِيمٍ - تُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ وَتُجَاهِدُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ بِأَمْوَالِكُمْ وَأَنْفُسِكُمْ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ
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وَالْمَقْصُودُ أَنَّ الذُّنُوبَ تُنْسِي الْعَبْدَ حَظَّهُ مِنْ هَذِهِ التِّجَارَةِ الرَّابِحَةِ، وَتَشْغَلُهُ بِالتِّجَارَةِ الْخَاسِرَةِ، وَكَفَى بِذَلِكَ عُقُوبَةً، وَاللَّهُ الْمُسْتَعَانُ.
فَصْلٌ الْمَعَاصِي تُزِيلُ النِّعَمَ وَمِنْ عُقُوبَاتِهَا أَنَّهَا تُزِيلُ النِّعَمَ الْحَاضِرَةَ، وَتَقْطَعُ النِّعَمَ الْوَاصِلَةَ، فَتُزِيلُ الْحَاصِلَ، وَتَمْنَعُ الْوَاصِلَ، فَإِنَّ نِعَمَ اللَّهِ مَا حُفِظَ مَوْجُودُهَا بِمِثْلِ طَاعَتِهِ، وَلَا اسْتُجْلِبَ مَفْقُودُهَا بِمِثْلِ طَاعَتِهِ، فَإِنَّ مَا عِنْدَهُ لَا يُنَالُ إِلَّا بِطَاعَتِهِ، وَقَدْ جَعَلَ اللَّهُ سُبْحَانَهُ لِكُلِّ شَيْءٍ سَبَبًا وَآفَةً، سَبَبًا يَجْلِبُهُ، وَآفَةً تُبْطِلُهُ، فَجَعَلَ أَسْبَابَ نِعَمِهِ الْجَالِبَةِ لَهَا طَاعَتَهُ، وَآفَاتِهَا الْمَانِعَةَ مِنْهَا مَعْصِيَتَهُ، فَإِذَا أَرَادَ حِفْظَ نِعْمَتِهِ عَلَى عَبْدِهِ أَلْهَمَهُ رِعَايَتَهَا بِطَاعَتِهِ فِيهَا، وَإِذَا أَرَادَ زَوَالَهَا عَنْهُ خَذَلَهُ حَتَّى عَصَاهُ بِهَا.
وَمِنَ الْعَجَبِ عِلْمُ الْعَبْدِ بِذَلِكَ مُشَاهَدَةً فِي نَفْسِهِ وَغَيْرِهِ، وَسَمَاعًا لِمَا غَابَ عَنْهُ مِنْ أَخْبَارِ مَنْ أُزِيلَتْ نِعَمُ اللَّهِ عَنْهُمْ بِمَعَاصِيهِ، وَهُوَ مُقِيمٌ عَلَى مَعْصِيَةِ اللَّهِ، كَأَنَّهُ مُسْتَثْنًى مِنْ هَذِهِ الْجُمْلَةِ، أَوْ مَخْصُوصٌ مِنْ هَذَا الْعُمُومِ، وَكَأَنَّ هَذَا أَمْرٌ جَارٍ عَلَى النَّاسِ لَا عَلَيْهِ، وَوَاصِلٌ إِلَى الْخَلْقِ لَا إِلَيْهِ، فَأَيُّ جَهْلٍ أَبْلَغُ مِنْ هَذَا؟ وَأَيُّ ظُلْمٍ لِلنَّفْسِ فَوْقَ هَذَا؟ فَالْحُكْمُ لِلَّهِ الْعَلِيِّ الْكَبِيرِ.
فَصْلٌ الْمَعْصِيَةُ تُبَاعِدُ بَيْنَ الْعَبْدِ وَالْمَلِكِ وَمِنْ عُقُوبَاتِهَا: أَنَّهَا تُبَاعِدُ عَنِ الْعَبْدِ وَلِيَّهُ وَأَنْفَعَ الْخَلْقِ لَهُ وَأَنْصَحَهُمْ لَهُ، وَمَنْ سَعَادَتُهُ فِي قُرْبِهِ مِنْهُ، وَهُوَ الْمَلَكُ الْمُوَكَّلُ بِهِ، وَتُدْنِي مِنْهُ عَدُوَّهُ وَأَغَشَّ الْخَلْقِ لَهُ، وَأَعْظَمَهُمْ
Traduction
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{ Ceux qui se repentent, ceux qui adorent, ceux qui louent, ceux qui parcourent [la terre ou jeûnent], ceux qui s’inclinent, ceux qui se prosternent, ceux qui ordonnent le bien et interdisent le blâmable, et ceux qui préservent les limites d’Allah. Et annonce la bonne nouvelle aux croyants. } [Sourate At-Tawba : 112].
{ Ô vous qui avez cru ! Vous indiquerai-Je un commerce qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ? Vous croyez en Allah et en Son Messager et vous combattez dans le sentier d’Allah avec vos biens et vos personnes. Cela est bien meilleur pour vous, si vous saviez. } [Sourate As-Saff : 10-11].
Le but ici est que les péchés font oublier au serviteur sa part de ce commerce profitable et l’occupent d’un commerce déficitaire. Et cela suffit comme châtiment. Allah est Celui dont on implore le secours.
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Chapitre : Les péchés dissipent les bienfaits
Les péchés dissipent les bienfaits. Parmi leurs châtiments, ils font disparaître les bienfaits présents et interrompent ceux qui devaient parvenir, dissipant ainsi ce qui est acquis et empêchant ce qui devait arriver. En effet, les bienfaits d’Allah ne voient leur existence préservée que par l’obéissance à Lui, et leur perte ne peut être compensée que par cette même obéissance. Car ce qui est auprès de Lui ne s’obtient que par Son obéissance. Allah, exalté soit-Il, a assigné à chaque chose une cause et une corruption : une cause qui l’attire et une corruption qui l’annule. Il a fait de Son obéissance la cause qui attire Ses bienfaits, et de Sa désobéissance la corruption qui les empêche. Ainsi, lorsqu’Il veut préserver Son bienfait sur Son serviteur, Il lui inspire de le préserver par l’obéissance. Et lorsqu’Il veut le lui retirer, Il l’abandonne jusqu’à ce qu’il Lui désobéisse par ce bienfait même.
Il est étonnant que le serviteur ait connaissance de cela, le constatant en lui-même et chez les autres, et entendant les récits de ceux dont les bienfaits d’Allah ont été retirés à cause de leurs péchés, alors qu’il persiste dans la désobéissance à Allah, comme s’il était une exception à cette règle ou un cas particulier dans cette généralité. Comme si cela concernait les gens et non lui, comme si cela atteignait les créatures et non lui. Quel ignorance plus grande que celle-ci ? Et quelle injustice envers soi-même plus grave que celle-là ? Le jugement appartient à Allah, le Très-Haut, le Grand.
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Chapitre : Le péché éloigne le serviteur de son Roi
Le péché éloigne le serviteur de son Roi. Parmi ses châtiments : il éloigne du serviteur son allié, le plus utile et le plus sincère des êtres envers lui, celui dont son bonheur réside dans la proximité avec Lui, à savoir l’ange qui lui est assigné. Et il le rapproche de son ennemi, le plus trompeur des êtres envers lui, le plus nuisible…
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ضَرَرًا لَهُ، وَهُوَ الشَّيْطَانُ، فَإِنَّ الْعَبْدَ إِذَا عَصَى اللَّهَ تَبَاعَدَ مِنْهُ الْمَلَكُ بِقَدْرِ تِلْكَ الْمَعْصِيَةِ، حَتَّى إِنَّهُ يَتَبَاعَدُ مِنْهُ بِالْكِذْبَةِ الْوَاحِدَةِ مَسَافَةً بَعِيدَةً. وَفِي بَعْضِ الْآثَارِ: إِذَا كَذَبَ الْعَبْدُ تَبَاعَدَ مِنْهُ الْمَلَكُ مِيلًا مِنْ نَتَنِ رِيحِهِ، فَإِذَا كَانَ هَذَا تَبَاعُدَ الْمَلَكِ مِنْهُ مِنْ كِذْبَةٍ وَاحِدَةٍ، فَمَاذَا يَكُونُ مِقْدَارُ بُعْدِهِ مِنْهُ مِمَّا هُوَ أَكْبَرُ مِنْ ذَلِكَ، وَأَفْحَشُ مِنْهُ؟ وَقَالَ بَعْضُ السَّلَفِ: إِذَا رُكِبَ الذَّكَرُ عَجَّتِ الْأَرْضُ إِلَى اللَّهِ وَهَرَبَتِ الْمَلَائِكَةُ إِلَى رَبِّهَا، وَشَكَتْ إِلَيْهِ عَظِيمَ مَا رَأَتْ. وَقَالَ بَعْضُ السَّلَفِ: إِذَا أَصْبَحَ ابْنُ آدَمَ ابْتَدَرَهُ الْمَلَكُ وَالشَّيْطَانُ، فَإِنْ ذَكَرَ اللَّهَ وَكَبَّرَهُ وَحَمِدَهُ وَهَلَّلَهُ، طُرِدَ الشَّيْطَانُ وَتَوَلَّاهُ الْمَلَكُ، وَإِنِ افْتَتَحَ بِغَيْرِ ذَلِكَ ذَهَبَ الْمَلَكُ عَنْهُ وَتَوَلَّاهُ الشَّيْطَانُ.
وَلَا يَزَالُ الْمَلَكُ يَقْرُبُ مِنَ الْعَبْدِ حَتَّى يَصِيرَ الْحُكْمُ وَالطَّاعَةُ وَالْغَلَبَةُ لَهُ، فَتَتَوَلَّاهُ الْمَلَائِكَةُ فِي حَيَاتِهِ وَعِنْدَ مَوْتِهِ وَعِنْدَ بَعْثِهِ، كَمَا قَالَ اللَّهُ تَعَالَى:
إِنَّ الَّذِينَ قَالُوا رَبُّنَا اللَّهُ ثُمَّ اسْتَقَامُوا تَتَنَزَّلُ عَلَيْهِمُ الْمَلَائِكَةُ أَلَّا تَخَافُوا وَلَا تَحْزَنُوا وَأَبْشِرُوا بِالْجَنَّةِ الَّتِي كُنْتُمْ تُوعَدُونَ - نَحْنُ أَوْلِيَاؤُكُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الْآخِرَةِ
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وَإِذَا تَوَلَّاهُ الْمَلَكُ تَوَلَّاهُ أَنْصَحُ الْخَلْقِ وَأَنْفَعُهُمْ وَأَبَرُّهُمْ، فَثَبَّتَهُ وَعَلَّمَهُ، وَقَوَّى جَنَانَهُ، وَأَيَّدَهُ اللَّهُ تَعَالَى:
إِذْ يُوحِي رَبُّكَ إِلَى الْمَلَائِكَةِ أَنِّي مَعَكُمْ فَثَبِّتُوا الَّذِينَ آمَنُوا
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فَيَقُولُ الْمَلَكُ عِنْدَ الْمَوْتِ: لَا تَخَفْ وَلَا تَحْزَنْ وَأَبْشِرْ بِالَّذِي يَسُرُّكَ، وَيُثَبِّتُهُ بِالْقَوْلِ الثَّابِتِ أَحْوَجَ مَا يَكُونُ إِلَيْهِ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا، وَعِنْدَ الْمَوْتِ، وَفِي الْقَبْرِ عِنْدَ الْمَسْأَلَةِ.
فَلَيْسَ أَحَدٌ أَنْفَعَ لِلْعَبْدِ مِنْ صُحْبَةِ الْمَلَكِ لَهُ، وَهُوَ وَلِيُّهُ فِي يَقَظَتِهِ وَمَنَامِهِ، وَحَيَاتِهِ وَعِنْدَ مَوْتِهِ وَفِي قَبْرِهِ، وَمُؤْنِسُهُ فِي وَحْشَتِهِ، وَصَاحِبُهُ فِي خَلْوَتِهِ، وَمُحَدِّثُهُ فِي سِرِّهِ، وَيُحَارِبُ عَنْهُ عَدُوَّهُ، وَيُدَافِعُ عَنْهُ وَيُعِينُهُ عَلَيْهِ، وَيَعِدُهُ بِالْخَيْرِ وَيُبَشِّرُهُ بِهِ، وَيُحِثُّهُ عَلَى التَّصْدِيقِ بِالْحَقِّ، كَمَا جَاءَ فِي الْأَثَرِ الَّذِي يُرْوَى مَرْفُوعًا وَمَوْقُوفًا: «إِنَّ لِلْمَلَكِ بِقَلْبِ ابْنِ آدَمَ لَمَّةً، وَلِلشَّيْطَانِ لَمَّةً، فَلَمَّةُ الْمَلَكِ: إِيعَادٌ بِالْخَيْرِ وَتَصْدِيقٌ بِالْوَعْدِ، وَلَمَّةُ الشَّيْطَانِ: إِيعَادٌ بِالشَّرِّ وَتَكْذِيبٌ بِالْحَقِّ» .
وَإِذَا اشْتَدَّ قُرْبُ الْمَلَكِ مِنَ الْعَبْدِ تَكَلَّمَ عَلَى لِسَانِهِ، وَأَلْقَى عَلَى لِسَانِهِ الْقَوْلَ السَّدِيدَ، وَإِذَا بَعُدَ مِنْهُ وَقَرُبَ الشَّيْطَانُ، تَكَلَّمَ عَلَى لِسَانِهِ، وَأَلْقَى عَلَيْهِ قَوْلَ الزُّورِ وَالْفُحْشِ، حَتَّى يُرَى الرَّجُلُ يَتَكَلَّمُ عَلَى لِسَانِهِ الْمَلَكُ وَالرَّجُلُ يَتَكَلَّمُ عَلَى لِسَانِهِ الشَّيْطَانُ
Traduction
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Traduction
Cela lui est nuisible, et c’est là l’œuvre de Satan. En effet, lorsque le serviteur désobéit à Allah, l’ange s’éloigne de lui en proportion de cette désobéissance, au point qu’il s’éloigne même pour un seul mensonge, d’une distance considérable.
Dans certains récits (athâr), il est rapporté : « Lorsque le serviteur ment, l’ange s’éloigne de lui d’un mille à cause de la puanteur de son haleine. » Si tel est l’éloignement de l’ange pour un seul mensonge, quelle doit alors être la distance qui le sépare de lui pour des actes plus graves et plus abominables encore ?
Certains des pieux prédécesseurs (Salaf) ont dit : « Lorsque l’homme commet l’adultère, la terre se plaint à Allah, les anges fuient vers leur Seigneur et Lui exposent l’énormité de ce qu’ils ont vu. »
D’autres parmi les Salaf ont dit : « Au matin, l’ange et Satan se précipitent vers le fils d’Adam. S’il mentionne Allah, Le magnifie, Le loue et proclame Son unicité, Satan est repoussé et l’ange le prend sous sa protection. Mais s’il commence autrement, l’ange s’éloigne de lui et Satan le prend en charge. »
L’ange ne cesse de se rapprocher du serviteur jusqu’à ce que le jugement, l’obéissance et la victoire lui reviennent. Alors, les anges le prennent en charge durant sa vie, au moment de sa mort et lors de sa résurrection, comme Allah le Très-Haut l’a dit : « Ceux qui disent : “Notre Seigneur est Allah”, puis se tiennent sur le droit chemin, les anges descendent sur eux [en disant] : “Ne craignez rien et ne vous affligez pas, mais recevez la bonne nouvelle du Paradis qui vous était promis. Nous sommes vos alliés dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà.” » (Sourate Fussilat, 30-31).
Et lorsque l’ange le prend en charge, c’est le plus sincère, le plus utile et le plus bienveillant des êtres qui le fait. Il le raffermit, l’instruit, fortifie son cœur, et Allah le soutient, comme Il l’a dit : « [Rappelle-toi] quand ton Seigneur inspira aux anges : “Je suis avec vous : affermissez donc ceux qui ont cru.” » (Sourate Al-Anfâl, 12).
À l’approche de la mort, l’ange lui dit : « Ne crains rien, ne t’afflige pas et réjouis-toi de ce qui te comblera. » Il le raffermit par la parole ferme (al-qawl al-thâbit), au moment où il en a le plus besoin : dans cette vie, à l’heure de la mort et dans la tombe, lors de l’interrogatoire.
Nul n’est plus profitable au serviteur que la compagnie de l’ange, qui est son allié dans ses moments de veille et de sommeil, durant sa vie, à l’heure de sa mort, dans sa tombe, son compagnon dans sa solitude, son confident dans ses secrets. Il combat pour lui son ennemi, le défend, l’assiste contre lui, lui promet le bien et l’en informe, l’exhorte à croire en la vérité. Comme il est rapporté dans un récit (athar), tantôt attribué au Prophète (ﷺ), tantôt aux Salaf : « Certes, l’ange a une influence (lamma) sur le cœur du fils d’Adam, et Satan en a une autre. L’influence de l’ange est une promesse de bien et une confirmation de la vérité, tandis que celle de Satan est une promesse de mal et un démenti de la vérité. »
Lorsque la proximité de l’ange avec le serviteur s’intensifie, il parle par sa langue et lui inspire des paroles justes. Mais lorsqu’il s’éloigne de lui et que Satan s’en approche, ce dernier parle par sa langue et lui suggère des paroles mensongères et obscènes. Ainsi, on voit un homme parler par la langue de l’ange, et un autre parler par la langue de Satan.
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وَفِي الْحَدِيثِ: «إِنَّ السَّكِينَةَ تَنْطِقُ عَلَى لِسَانِ عُمَرَ» - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - وَكَانَ أَحَدُهُمْ يَسْمَعُ الْكَلِمَةَ الصَّالِحَةَ مِنَ الرَّجُلِ الصَّالِحِ فَيَقُولُ: مَا أَلْقَاهُ عَلَى لِسَانِكَ إِلَّا الْمَلَكُ، وَيَسْمَعُ ضِدَّهَا فَيَقُولُ: مَا أَلْقَاهَا عَلَى لِسَانِكَ إِلَّا الشَّيْطَانُ، فَالْمَلَكُ يُلْقِي بِالْقَلْبِ الْحَقَّ وَيُلْقِيهِ عَلَى اللِّسَانِ، وَالشَّيْطَانُ يُلْقِي الْبَاطِلَ فِي الْقَلْبِ وَيُجْرِيهِ عَلَى اللِّسَانِ.
فَمِنْ عُقُوبَةِ الْمَعَاصِي أَنَّهَا تُبْعِدُ مِنَ الْعَبْدِ وَلِيَّهُ الَّذِي سَعَادَتُهُ فِي قُرْبِهِ وَمُجَاوَرَتِهِ وَمُوَالَاتِهِ، وَتُدْنِي مِنْهُ عَدُوَّهُ الَّذِي شَقَاؤُهُ وَهَلَاكُهُ وَفَسَادُهُ فِي قُرْبِهِ وَمُوَالَاتِهِ، حَتَّى إِنَّ الْمَلَكَ لَيُنَافِحُ عَنِ الْعَبْدِ، وَيَرُدُّ عَنْهُ إِذَا سَفِهَ عَلَيْهِ السَّفِيهُ وَسَبَّهُ، كَمَا اخْتَصَمَ بَيْنَ يَدَيِ النَّبِيِّ ﷺ رَجُلَانِ، فَجَعَلَ أَحَدُهُمَا يَسُبُّ الْآخَرَ وَهُوَ سَاكِتٌ، فَتَكَلَّمَ بِكَلِمَةٍ يَرُدُّ بِهَا عَلَى صَاحِبِهِ، فَقَامَ النَّبِيُّ ﷺ فَقَالَ: يَا رَسُولَ اللَّهِ لَمَّا رَدَدْتُ عَلَيْهِ بَعْضَ قَوْلِهِ قُمْتَ، فَقَالَ: «كَانَ الْمَلَكُ يُنَافِحُ عَنْكَ، فَلَمَّا رَدَدْتَ عَلَيْهِ جَاءَ الشَّيْطَانُ فَلَمْ أَكُنْ لِأَجْلِسَ» .
وَإِذَا دَعَا الْعَبْدُ الْمُسْلِمُ لِأَخِيهِ بِظَهْرِ الْغَيْبِ أَمَّنَ الْمَلَكُ عَلَى دُعَائِهِ، وَقَالَ: «وَلَكَ بِمِثْلٍ» .
وَإِذَا فَرَغَ مِنْ قِرَاءَةِ الْفَاتِحَةِ أَمَّنَتِ الْمَلَائِكَةُ عَلَى دُعَائِهِ. وَإِذَا أَذْنَبَ الْعَبْدُ الْمُوَحِّدُ الْمُتَّبِعُ لِسَبِيلِهِ وَسُنَّةِ رَسُولِهِ ﷺ اسْتَغْفَرَ لَهُ حَمَلَةُ الْعَرْشِ وَمَنْ حَوْلَهُ. وَإِذَا نَامَ الْعَبْدُ عَلَى وُضُوءٍ بَاتَ فِي شِعَارِ مَلَكٍ. فَمَلَكُ الْمُؤْمِنِ يَرُدُّ عَنْهُ وَيُحَارِبُ وَيُدَافِعُ عَنْهُ، وَيُعَلِّمُهُ وَيُثَبِّتُهُ وَيُشَجِّعُهُ، فَلَا يَلِيقُ بِهِ أَنْ يُسِيءَ جِوَارَهُ وَيُبَالِغَ فِي أَذَاهُ وَطَرْدِهِ عَنْهُ وَإِبْعَادِهِ، فَإِنَّهُ ضَيْفُهُ وَجَارُهُ. وَإِذَا كَانَ إِكْرَامُ الضَّيْفِ مِنَ الْآدَمِيِّينَ وَالْإِحْسَانُ إِلَى الْجَارِ مِنْ لَوَازِمِ الْإِيمَانِ وَمُوجِبَاتِهِ، فَمَا الظَّنُّ بِإِكْرَامِ أَكْرَمِ الْأَضْيَافِ، وَخَيْرِ الْجِيرَانِ وَأَبَرِّهِمْ؟ وَإِذَا آذَى الْعَبْدُ الْمَلَكَ بِأَنْوَاعِ الْمَعَاصِي وَالظُّلْمِ وَالْفَوَاحِشِ دَعَا عَلَيْهِ رَبَّهُ، وَقَالَ: لَا جَزَاكَ اللَّهُ خَيْرًا، كَمَا يَدْعُو لَهُ إِذَا أَكْرَمَهُ بِالطَّاعَةِ وَالْإِحْسَانِ. قَالَ بَعْضُ الصَّحَابَةِ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ -: إِنَّ مَعَكُمْ مَنْ لَا يُفَارِقُكُمْ، فَاسْتَحْيُوا مِنْهُمْ وَأَكْرِمُوهُمْ.
وَلَا أَلْأَمَ مِمَّنْ لَا يَسْتَحِي مِنَ الْكَرِيمِ الْعَظِيمِ الْقَدْرِ، وَلَا يُجِلُّهُ وَلَا يُوَقِّرُهُ، وَقَدْ نَبَّهَ سُبْحَانَهُ عَلَى هَذَا الْمَعْنَى بِقَوْلِهِ:
وَإِنَّ عَلَيْكُمْ لَحَافِظِينَ - كِرَامًا كَاتِبِينَ - يَعْلَمُونَ مَا تَفْعَلُونَ
أَيِ اسْتَحْيُوا مِنْ هَؤُلَاءِ الْحَافِظِينَ الْكِرَامِ وَأَكْرِمُوهُمْ، وَأَجِلُّوهُمْ أَنْ يَرَوْا مِنْكُمْ مَا
Traduction
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Dans le hadith, il est rapporté : « Certes, la sérénité (as-sakīnah) s’exprime par la langue de ‘Umar » – qu’Allah soit satisfait de lui. L’un d’eux entendait une parole vertueuse de la part d’un homme pieux et disait : « Seul l’ange l’a placée sur ta langue ». Et s’il entendait son contraire, il disait : « Seul Satan l’a placée sur ta langue ». En effet, l’ange inspire au cœur la vérité et la fait prononcer par la langue, tandis que Satan insuffle le mensonge dans le cœur et le fait proférer par la langue.
Lorsqu’il achève la récitation de la Fātiḥah, les anges approuvent son invocation.
Lorsque le serviteur monothéiste, qui suit la voie et la sunna de Son Messager – paix et bénédictions d’Allah sur lui – commet un péché, les porteurs du Trône et ceux qui les entourent implorent le pardon pour lui.
Lorsque le serviteur dort en état d’ablution, il passe la nuit sous la protection d’un ange.
L’ange du croyant le défend, combat pour lui, le protège, lui enseigne, le raffermit et l’encourage. Il ne convient donc pas qu’il maltraite son hôte, qu’il exagère dans son préjudice, qu’il le chasse ou l’éloigne, car il est son invité et son voisin.
Si l’honneur dû à l’invité parmi les humains et la bienfaisance envers le voisin font partie des exigences de la foi et de ses obligations, que dire alors de l’honneur dû au plus noble des invités et au meilleur des voisins, le plus bienveillant d’entre eux ? Et si le serviteur offense l’ange par toutes sortes de péchés, d’injustices et de turpitudes, celui-ci invoque son Seigneur contre lui et dit : « Qu’Allah ne te rétribue pas en bien », comme il invoque en sa faveur lorsqu’il l’honore par l’obéissance et la bienfaisance.
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