Nous a été rapporté par ‘Alî ibn Khashram, qui nous a informés d’après ‘Îsâ ibn Yûnus, d’après Ibn Abî Laylâ, d’après ‘Atâ’, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allah, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) prit la main de ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf et se rendit auprès de son fils Ibrâhîm, qu’il trouva agonisant. Le Prophète (ﷺ) le prit et le plaça sur ses genoux, puis il pleura. ‘Abd ar-Rahmân lui dit : *« Tu pleures ? Ne nous avais-tu pas interdit les pleurs ? »* Il répondit : *« Non, mais j’ai interdit deux sons stupides et pervers : un son lors d’un malheur (se griffer le visage, déchirer les vêtements) et les lamentations sataniques. »* Le hadith contient d’autres paroles encore. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan*.
Nous a été rapporté par Qutayba, d’après Mâlik, et aussi par Ishâq ibn Mûsâ, qui a dit : Nous a été rapporté par Ma‘n, qui a dit : Nous a été rapporté par Mâlik, d’après ‘Abd Allah ibn Abî Bakr ibn Muhammad ibn ‘Amr ibn Hazm, d’après son père, d’après ‘Amra, qui l’a informé qu’elle avait entendu ‘Â’isha dire, lorsqu’on lui rapporta qu’Ibn ‘Umar disait que le mort est châtié à cause des pleurs des vivants sur lui : *« Qu’Allah pardonne à Abû ‘Abd ar-Rahmân ! Il n’a pas menti, mais il a oublié ou s’est trompé. Le Messager d’Allah (ﷺ) est seulement passé près d’une juive sur laquelle on pleurait et a dit : ‘Ils pleurent certes sur elle, et elle est châtiée dans sa tombe.’ »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *sahîh*.
Hadiths 1007https://sunnah.com/tirmidhi:1007
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَأَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، وَإِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، وَمَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، قَالُوا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ يَمْشُونَ أَمَامَ الْجَنَازَةِ .
Nous a été rapporté par Qutayba ibn Sa‘îd, Ahmad ibn Manî‘, Ishâq ibn Mansûr et Mahmûd ibn Ghaylân, qui ont dit : Nous a été rapporté par Sufyân ibn ‘Uyayna, d’après az-Zuhrî, d’après Sâlim, d’après son père, qui a dit : *« J’ai vu le Prophète (ﷺ), Abû Bakr et ‘Umar marcher devant le cercueil. »*
Nous a été rapporté par al-Hasan ibn ‘Alî al-Khallâl, qui a dit : Nous a été rapporté par ‘Amr ibn ‘Âsim, d’après Hammâm, d’après Mansûr, Bakr al-Kûfî, Ziyâd et Sufyân, tous rapportant l’avoir entendu de az-Zuhrî, d’après Sâlim ibn ‘Abd Allah, d’après son père, qui a dit : *« J’ai vu le Prophète (ﷺ), Abû Bakr et ‘Umar marcher devant le cercueil. »*
Nous a été rapporté par ‘Abd ibn Humayd, qui a dit : Nous a été rapporté par ‘Abd ar-Razzâq, qui nous a informés d’après Ma‘mar, d’après az-Zuhrî, qui a dit : *« Le Prophète (ﷺ), Abû Bakr et ‘Umar marchaient devant le cercueil. »* Az-Zuhrî a ajouté : *« Sâlim m’a informé que son père marchait devant le cercueil. »* Ce chapitre contient aussi un hadith rapporté par Anas. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith d’Ibn ‘Umar a été rapporté ainsi par Ibn Jurayj, Ziyâd ibn Sa‘d et d’autres, d’après az-Zuhrî, d’après Sâlim, d’après son père, conformément au hadith d’Ibn ‘Uyayna. Ma‘mar, Yûnus ibn Yazîd, Mâlik et d’autres traditionnistes l’ont rapporté d’après az-Zuhrî en disant que le Prophète (ﷺ) marchait devant le cercueil. Az-Zuhrî a ajouté : *« Sâlim m’a informé que son père marchait devant le cercueil. »* Tous les traditionnistes estiment que le hadith *mursal* (sans chaîne complète) est plus authentique sur ce point. Abû ‘Îsâ a dit : J’ai entendu Yahyâ ibn Mûsâ dire qu’‘Abd ar-Razzâq a rapporté qu’Ibn al-Mubârak a dit : *« Le hadith d’az-Zuhrî sur ce sujet est plus authentique sous sa forme *mursal* que le hadith d’Ibn ‘Uyayna. »* Ibn al-Mubârak a ajouté : *« Je pense qu’Ibn Jurayj l’a pris d’Ibn ‘Uyayna. »*
Nous a été rapporté par Abû Mûsâ, Muhammad ibn al-Muthannâ, qui a dit : Nous a été rapporté par Muhammad ibn Bakr, qui a dit : Nous a été rapporté par Yûnus ibn Yazîd, d’après Ibn Shihâb, d’après Anas, qui a dit : *« Le Prophète (ﷺ), Abû Bakr, ‘Umar et ‘Uthmân marchaient devant le cercueil. »* Abû ‘Îsâ a dit : J’ai interrogé Muhammad (al-Bukhârî) à propos de ce hadith, et il a répondu : *« Ce hadith est erroné ; Muhammad ibn Bakr s’est trompé. Ce hadith est plutôt rapporté par Yûnus, d’après az-Zuhrî, disant que le Prophète (ﷺ), Abû Bakr et ‘Umar marchaient devant le cercueil. »* Az-Zuhrî a ajouté : *« Sâlim m’a informé que son père marchait devant le cercueil. »* Muhammad a dit : *« Ceci est plus authentique. »*
Nous a été rapporté par Mahmûd ibn Ghaylân, qui a dit : Nous a été rapporté par Wahb ibn Jarîr, d’après Shu‘ba, d’après Yahyâ, l’imam des Banû Taym Allah, d’après Abû Mâjid, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd, qui a dit : *« Nous avons interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) sur la marche derrière le cercueil, et il a répondu : ‘Marchez à une allure modérée, sans précipitation. Si c’est un bien, vous l’aurez hâté vers lui ; si c’est un mal, vous l’aurez éloigné de vos nuques. Le cercueil est suivi, il ne suit pas, et celui qui le précède n’en fait pas partie.’ »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith n’est connu que par cette voie, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd. J’ai entendu Muhammad ibn Ismâ‘îl (al-Bukhârî) considérer comme faible le hadith d’Abû Mâjid. Muhammad a rapporté que al-Humaydî a dit : Ibn ‘Uyayna a été interrogé : *« Qui est cet Abû Mâjid ? »* Il répondit : *« Un oiseau qui s’est envolé et nous a rapporté ce hadith. »* Certains savants parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont adopté cet avis, estimant que marcher derrière le cercueil est préférable. C’est aussi l’avis de Sufyân ath-Thawrî et Ishâq. Abû Mâjid est un homme inconnu, dont on ne connaît que deux hadiths rapportés d’après Ibn Mas‘ûd. Quant à Yahyâ, l’imam des Banû Taym Allah, il est digne de confiance et surnommé Abû al-Hârith. On l’appelle aussi Yahyâ al-Jâbir ou Yahyâ al-Mujbir. Il est originaire de Kûfa, et Shu‘ba, Sufyân ath-Thawrî, Abû al-Ahwas et Sufyân ibn ‘Uyayna ont rapporté de lui.
Nous a été rapporté par ‘Alî ibn Hujr, qui nous a informés d’après ‘Îsâ ibn Yûnus, d’après Abû Bakr ibn Abî Maryam, d’après Râshid ibn Sa‘d, d’après Thawbân, qui a dit : *« Nous accompagnions le Messager d’Allah (ﷺ) lors d’un convoi funèbre, et il vit des gens montés sur des bêtes. Il leur dit : ‘N’avez-vous pas honte ? Les anges d’Allah sont à pied, tandis que vous êtes sur le dos des montures !’ »* Ce chapitre contient aussi des hadiths rapportés par al-Mughîra ibn Shu‘ba et Jâbir ibn Samura. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith de Thawbân a aussi été rapporté sous forme *mawqûf* (attribué à un Compagnon). Muhammad (al-Bukhârî) a dit : *« La version *mawqûf* est plus authentique. »*
Nous a été rapporté par Mahmûd ibn Ghaylân, qui a dit : Nous a été rapporté par Abû Dâwûd, qui a dit : Nous a été rapporté par Shu‘ba, d’après Simâk ibn Harb, qui a dit : J’ai entendu Jâbir ibn Samura dire : *« Nous étions avec le Prophète (ﷺ) lors des funérailles d’Abû ad-Dahdâh. Il était sur son cheval, courant autour de nous tandis que le cheval le faisait bondir. »*
Hadiths 1014https://sunnah.com/tirmidhi:1014
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الصَّبَّاحِ الْهَاشِمِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو قُتَيْبَةَ، عَنِ الْجَرَّاحِ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ سَمُرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اتَّبَعَ جَنَازَةَ أَبِي الدَّحْدَاحِ مَاشِيًا وَرَجَعَ عَلَى فَرَسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a été rapporté par ‘Abd Allah ibn as-Sabbâh al-Hâshimî, qui a dit : Nous a été rapporté par Abû Qutayba, d’après al-Jarrâh, d’après Simâk, d’après Jâbir ibn Samura, que *« le Prophète (ﷺ) suivit à pied le convoi funèbre d’Abû ad-Dahdâh, puis revint sur son cheval. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a été rapporté par Ahmad ibn Manî‘, qui a dit : Nous a été rapporté par Sufyân ibn ‘Uyayna, d’après az-Zuhrî, qui a entendu Sa‘îd ibn al-Musayyab rapporter d’après Abû Hurayra, attribuant au Prophète (ﷺ) : *« Hâtez-vous avec le convoi funèbre, car si c’est un bien, vous l’aurez avancé vers lui ; et si c’est un mal, vous l’aurez déposé de vos nuques. »* Ce chapitre contient aussi un hadith rapporté par Abû Bakra. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith d’Abû Hurayra est *hasan sahîh*.
Nous a été rapporté par ‘Alî ibn Hujr, qui nous a informés d’après ‘Alî ibn Mushir, d’après Muslim al-A‘war, d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) rendait visite aux malades, assistait aux funérailles, montait l’âne et répondait à l’invitation du serviteur. Le jour de la bataille des Banû Qurayza, il était sur un âne harnaché avec une corde de fibres, et sa selle était en fibres de palmier. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith n’est connu que par Muslim, d’après Anas. Muslim al-A‘war est considéré comme faible ; il s’agit de Muslim ibn Kaysân al-Mulâ’î, critiqué par certains. Cependant, Shu‘ba et Sufyân ont rapporté de lui.
Nous a été rapporté par Qutayba, qui a dit : Nous a été rapporté par Abû Safwân, d’après Usâma ibn Zayd, d’après Ibn Shihâb, d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) vint auprès de Hamza le jour d’Uhud et le trouva mutilé. Il dit : ‘Si ce n’était la peine que ressentirait Safiyya, je l’aurais laissé jusqu’à ce que les charognards le dévorent et qu’il soit ressuscité de leurs entrailles le Jour de la Résurrection.’ »* Puis il demanda un manteau (*namira*) et l’en enveloppa. Lorsqu’on le couvrait par la tête, ses pieds apparaissaient, et lorsqu’on le couvrait par les pieds, sa tête apparaissait. Anas ajouta : *« Les morts étaient nombreux et les linceuls rares. On enveloppa donc un, deux ou trois hommes dans un seul linceul, puis on les enterra dans une même tombe. Le Messager d’Allah (ﷺ) demandait : ‘Lequel d’entre eux connaît le plus le Coran ?’ et on le plaçait en premier vers la qibla. »* Puis il les enterra sans prier sur eux. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith d’Anas est *hasan gharîb* ; nous ne le connaissons que par cette voie. *An-namira* désigne un manteau usé. Usâma ibn Zayd a été contredit dans sa transmission de ce hadith : Al-Layth ibn Sa‘d l’a rapporté d’après Ibn Shihâb, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Ka‘b ibn Mâlik, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allah. Ma‘mar l’a aussi rapporté d’après az-Zuhrî, d’après ‘Abd Allah ibn Tha‘laba, d’après Jâbir. Nous ne connaissons personne d’autre qu’Usâma ibn Zayd ayant rapporté ce hadith d’après az-Zuhrî, d’après Anas. J’ai interrogé Muhammad (al-Bukhârî) à ce sujet, et il a répondu : *« Le hadith d’al-Layth, d’après Ibn Shihâb, d’après ‘Abd ar-Rahmân ibn Ka‘b ibn Mâlik, d’après Jâbir, est plus authentique. »*
Hadiths 1018https://sunnah.com/tirmidhi:1018
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اخْتَلَفُوا فِي دَفْنِهِ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ سَمِعْتُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا مَا نَسِيتُهُ قَالَ " مَا قَبَضَ اللَّهُ نَبِيًّا إِلاَّ فِي الْمَوْضِعِ الَّذِي يُحِبُّ أَنْ يُدْفَنَ فِيهِ " . ادْفِنُوهُ فِي مَوْضِعِ فِرَاشِهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ . وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ الْمُلَيْكِيُّ يُضَعَّفُ مِنْ قِبَلِ حِفْظِهِ . وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ غَيْرِ هَذَا الْوَجْهِ فَرَوَاهُ ابْنُ عَبَّاسٍ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَيْضًا .
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Abû Mu‘âwiya, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakr, d’après Ibn Abî Mulayka, d’après ‘Â’isha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) décéda, ils divergèrent sur l’endroit où l’enterrer. Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) dit alors : J’ai entendu du Messager d'Allah (ﷺ) une chose que je n’ai point oubliée. Il a dit : *« Allah ne reprend jamais l’âme d’un prophète sans qu’Il ne le fasse dans l’endroit qu’il aime être enterré. »* Enterrez-le donc à l’endroit où se trouvait son lit. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est étrange (gharîb). Quant à ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakr Al-Mulaykî, sa mémoire est critiquée. Ce hadith a également été rapporté par une autre voie, Ibn ‘Abbâs le rapportant d’après Abû Bakr As-Siddîq, d’après le Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Mu‘âwiya ibn Hishâm, d’après ‘Imrân ibn Anas Al-Makkî, d’après ‘Atâ’, d’après Ibn ‘Umar (qu'Allah les agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Mentionnez les vertus de vos défunts et abstenez-vous d’évoquer leurs défauts. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est étrange (gharîb). J’ai entendu Muhammad dire : ‘Imrân ibn Anas Al-Makkî est considéré comme munkar dans le hadith. Certains l’ont rapporté d’après ‘Atâ’, d’après ‘Â’isha. Il a ajouté : ‘Imrân ibn Abî Anas l’Égyptien est plus ancien et plus fiable que ‘Imrân ibn Anas Al-Makkî.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Safwân ibn ‘Îsâ, d’après Bichr ibn Râfi‘, d’après ‘Abd Allah ibn Sulaymân ibn Junâda ibn Abî Umayya, d’après son père, d’après son grand-père, d’après ‘Ubâda ibn As-Sâmit (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu’il suivait un convoi funéraire, ne s’asseyait pas avant que le défunt ne soit descendu dans la tombe. Un rabbin vint alors à lui et dit : *« C’est ainsi que nous faisons, ô Muhammad ! »* Le Messager d'Allah (ﷺ) s’assit alors et dit : *« Contredisez-les. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est étrange (gharîb). Quant à Bichr ibn Râfi‘, il n’est pas fort dans le hadith.
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Al-Mubârak, d’après Hammâd ibn Salama, d’après Abû Sinân qui a dit : J’ai enterré mon fils Sinân, et Abû Talha Al-Khawlânî était assis au bord de la tombe. Lorsque je voulus partir, il me prit par la main et dit : *« Ne veux-tu pas que je t’annonce une bonne nouvelle, ô Abû Sinân ? »* Je dis : Si. Il dit : Ad-Dahhâk ibn ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Arzab m’a rapporté d’après Abû Mûsâ Al-Ach‘arî (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Lorsque meurt l’enfant d’un serviteur, Allah dit à Ses anges : Avez-vous repris l’enfant de Mon serviteur ? Ils disent : Oui. Il dit : Avez-vous repris le fruit de son cœur ? Ils disent : Oui. Il dit : Que dit Mon serviteur ? Ils disent : Il T’a loué et a dit : « Inna lillâhi wa inna ilayhi râji‘ûn » (Nous sommes à Allah et c’est à Lui que nous retournerons). Allah dit alors : Construisez pour Mon serviteur une maison au Paradis et nommez-la « la maison de la louange ». »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan gharîb.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî‘, nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm, nous a rapporté Ma‘mar, d’après Az-Zuhrî, d’après Sa‘îd ibn Al-Musayyib, d’après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a prié sur An-Najâchî en disant quatre takbîr. Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Ibn ‘Abbâs, Ibn Abî Awfâ, Jâbir, Yazîd ibn Thâbit et Anas. Yazîd ibn Thâbit est le frère de Zayd ibn Thâbit, et il est plus âgé que lui. Il a participé à la bataille de Badr, contrairement à Zayd. Ce hadith d’Abû Hurayra est hasan sahîh. La majorité des gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres sont d’avis qu’on fait quatre takbîr sur le défunt. C’est aussi l’avis de Sufyân Ath-Thawrî, Mâlik ibn Anas, Ibn Al-Mubârak, Ash-Shâfi‘î, Ahmad et Ishâq.
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Muhammad ibn Ja‘far, nous a informé Chu‘ba, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Laylâ qui a dit : Zayd ibn Arqam faisait quatre takbîr sur nos défunts. Un jour, il fit cinq takbîr sur un défunt. Nous lui demandâmes pourquoi, et il répondit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) les faisait ainsi. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith de Zayd ibn Arqam est hasan sahîh. Certains gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont opté pour cinq takbîr. Ahmad et Ishâq ont dit : Si l’imam fait cinq takbîr sur le défunt, on suit l’imam.
Nous a rapporté ‘Alî ibn Hujr, nous a informé Hiql ibn Ziyâd, nous a rapporté Al-Awzâ‘î, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, nous a rapporté Abû Ibrâhîm Al-Achhalî, d’après son père (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu’il priait sur un défunt, disait : *« Ô Allah, pardonne à nos vivants et à nos morts, à nos présents et à nos absents, à nos jeunes et à nos vieux, à nos hommes et à nos femmes. »* Yahyâ a dit : Abû Salama ibn ‘Abd Ar-Rahmân m’a rapporté d’après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), d’après le Prophète (ﷺ), la même chose, avec en plus : *« Ô Allah, celui d’entre nous que Tu maintiens en vie, fais-le vivre dans l’Islam, et celui que Tu fais mourir, fais-le mourir dans la foi. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf, ‘Â’isha, Abû Qatâda, ‘Awf ibn Mâlik et Jâbir. Le hadith du père d’Abû Ibrâhîm est hasan sahîh. Hichâm Ad-Dastawâ’î et ‘Alî ibn Al-Mubârak l’ont rapporté d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salama ibn ‘Abd Ar-Rahmân, d’après le Prophète (ﷺ), de manière mursala. ‘Ikrimah ibn ‘Ammâr l’a rapporté d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salama, d’après ‘Â’isha, d’après le Prophète (ﷺ). Le hadith de ‘Ikrimah ibn ‘Ammâr n’est pas conservé, et ‘Ikrimah commet parfois des erreurs dans les hadiths de Yahyâ. Il a aussi été rapporté d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après ‘Abd Allah ibn Abî Qatâda, d’après son père, d’après le Prophète (ﷺ). Abû ‘Îsâ a dit : J’ai entendu Muhammad dire que la plus authentique des versions de ce hadith est celle de Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Ibrâhîm Al-Achhalî, d’après son père. Je lui ai demandé le nom d’Abû Ibrâhîm, mais il ne le connaissait pas.