Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Mahdî, nous a rapporté Mu‘âwiya ibn Sâlih, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr, d’après son père, d’après ‘Awf ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J’ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) prier sur un défunt et j’ai retenu de sa prière : *« Ô Allah, pardonne-lui, fais-lui miséricorde, purifie-le avec l’eau fraîche, et lave-le comme on lave le vêtement. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Muhammad ibn Ismâ‘îl a dit : C’est le hadith le plus authentique dans ce chapitre.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî‘, nous a rapporté Zayd ibn Hubâb, nous a rapporté Ibrâhîm ibn ‘Uthmân, d’après Al-Hakam, d’après Miqsam, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée) que le Prophète (ﷺ) a récité la Fâtiha sur le défunt. Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Umm Charîk. Le hadith d’Ibn ‘Abbâs n’a pas une chaîne de transmission très forte. Ibrâhîm ibn ‘Uthmân, connu sous le nom d’Abû Chayba Al-Wâsitî, est considéré comme munkar dans le hadith. La version authentique d’après Ibn ‘Abbâs est son avis selon lequel il est de la sunna de réciter la Fâtiha sur le défunt.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d’après Sa‘d ibn Ibrâhîm, d’après Talha ibn ‘Awf, qu’Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée) a prié sur un défunt en récitant la Fâtiha. Je lui dis : [Pourquoi ?] Il répondit : *« C’est de la sunna, ou l’accomplissement de la sunna. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Certains gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont choisi de réciter la Fâtiha après le premier takbîr. C’est l’avis d’Ash-Shâfi‘î, Ahmad et Ishâq. Certains autres ont dit qu’on ne récite pas dans la prière sur le défunt, mais qu’on loue Allah, qu’on prie sur le Prophète (ﷺ) et qu’on fait des invocations pour le défunt. C’est l’avis d’Ath-Thawrî et d’autres parmi les gens de Kûfa. Talha ibn ‘Abd Allah ibn ‘Awf est le neveu de ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf, et Az-Zuhrî a rapporté de lui.
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Al-Mubârak et Yûnus ibn Bukayr, d’après Muhammad ibn Ishâq, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après Marṭhad ibn ‘Abd Allah Al-Yazanî qui a dit : Lorsque Mâlik ibn Hubayra (qu'Allah l'agrée) priait sur un défunt et que les gens étaient peu nombreux, il les divisait en trois groupes et disait : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : Celui pour qui trois rangs prient, le Paradis lui est assuré. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après ‘Â’isha, Umm Habîba, Abû Hurayra et Maymûna, épouse du Prophète (ﷺ). Le hadith de Mâlik ibn Hubayra est hasan. Plusieurs l’ont rapporté ainsi d’après Muhammad ibn Ishâq. Ibrâhîm ibn Sa‘d l’a rapporté d’après Muhammad ibn Ishâq en insérant un homme entre Marṭhad et Mâlik ibn Hubayra. Cette dernière version est plus authentique selon nous.
Nous a rapporté Ibn Abî ‘Umar, nous a rapporté ‘Abd Al-Wahhâb Ath-Thaqafî, d’après Ayyûb. Nous a rapporté également Ahmad ibn Manî‘ et ‘Alî ibn Hujr, qui ont dit : Nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm, d’après Ayyûb, d’après Abû Qilâba, d’après ‘Abd Allah ibn Yazîd, un nourrisson allaité par ‘Â’isha (qu'Allah l'agrée), d’après ‘Â’isha, d’après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« Lorsqu’un musulman meurt et qu’une communauté de musulmans, atteignant le nombre de cent, prie sur lui et intercède en sa faveur, leur intercession lui sera accordée. »* ‘Alî ibn Hujr a dit dans son hadith : *« Cent ou plus. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith de ‘Â’isha est hasan sahîh. Certains l’ont rapporté de manière mawqûfa et ne l’ont pas attribué au Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Wakî‘, d’après Mûsâ ibn ‘Alî ibn Rabâh, d’après son père, d’après ‘Uqba ibn ‘Âmir Al-Juhanî (qu'Allah l'agrée) qui a dit : *« Il y a trois moments où le Messager d'Allah (ﷺ) nous a interdit de prier ou d’enterrer nos morts : lorsque le soleil se lève jusqu’à ce qu’il s’élève, lorsque le soleil est au zénith jusqu’à ce qu’il décline, et lorsque le soleil est sur le point de se coucher jusqu’à ce qu’il se couche. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Certains gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont adopté cet avis et détestent la prière sur le défunt à ces moments. Ibn Al-Mubârak a dit : Le sens de ce hadith est qu’on n’enterre pas nos morts à ces moments, c’est-à-dire qu’on ne prie pas sur le défunt. Il a détesté la prière sur le défunt au lever du soleil, à son coucher et lorsque le soleil est au zénith jusqu’à ce qu’il décline. C’est aussi l’avis d’Ahmad et d’Ishâq. Ash-Shâfi‘î a dit : Il n’y a pas de mal à prier sur le défunt aux moments où la prière est déconseillée.
Nous a rapporté Bichr ibn Âdam, fils de la fille d’Azhar As-Sammân Al-Basrî, nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Sa‘îd ibn ‘Ubayd Allah, nous a rapporté mon père, d’après Ziyâd ibn Jubayr ibn Hayya, d’après son père, d’après Al-Mughîra ibn Chu‘ba (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Le cavalier marche derrière le convoi funéraire, le piéton où il veut, et on prie sur l’enfant. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Isrâ’îl et d’autres l’ont rapporté d’après Sa‘îd ibn ‘Ubayd Allah. Certains gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont dit qu’on prie sur l’enfant même s’il n’a pas crié, dès lors qu’on sait qu’il a été formé. C’est l’avis d’Ahmad et d’Ishâq.
Nous a rapporté Abû ‘Ammâr Al-Husayn ibn Hurayth, nous a rapporté Muhammad ibn Yazîd Al-Wâsitî, d’après Ismâ‘îl ibn Muslim Al-Makkî, d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir (qu'Allah l'agrée), d’après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« On ne prie pas sur l’enfant, il n’hérite pas et n’est pas hérité tant qu’il n’a pas crié. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est confus. Certains l’ont rapporté d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir, d’après le Prophète (ﷺ), de manière marfû‘a. Ach‘ath ibn Sawwâr et d’autres l’ont rapporté d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir, de manière mawqûfa. Muhammad ibn Ishâq l’a rapporté d’après ‘Atâ’ ibn Abî Rabâh, d’après Jâbir, de manière mawqûfa. Cette dernière version semble plus authentique que la version marfû‘a. Certains gens de science ont adopté cet avis et ont dit qu’on ne prie pas sur l’enfant tant qu’il n’a pas crié. C’est l’avis de Sufyân Ath-Thawrî et d’Ash-Shâfi‘î.
Nous a rapporté ‘Alî ibn Hujr, nous a informé ‘Abd Al-‘Azîz ibn Muhammad, d’après ‘Abd Al-Wâhid ibn Hamza, d’après ‘Abbâd ibn ‘Abd Allah ibn Az-Zubayr, d’après ‘Â’isha (qu'Allah l'agrée) qui a dit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) a prié sur Suhayl ibn Baydâ’ dans la mosquée. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan. Certains gens de science ont adopté cet avis. Ash-Shâfi‘î a dit : Mâlik a dit qu’on ne prie pas sur le défunt dans la mosquée. Ash-Shâfi‘î a dit qu’on prie sur le défunt dans la mosquée, et il s’est appuyé sur ce hadith.
Nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Munîr, d’après Sa‘îd ibn ‘Âmir, d’après Hammâm, d’après Abû Ghâlib qui a dit : J’ai prié avec Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) sur le convoi funéraire d’un homme, et il se tint à la hauteur de sa tête. Puis on apporta le convoi funéraire d’une femme de Quraych, et on lui dit : *« Ô Abû Hamza, prie sur elle. »* Il se tint alors à la hauteur du milieu du brancard. Al-‘Alâ’ ibn Ziyâd lui dit : *« Est-ce ainsi que tu as vu le Prophète (ﷺ) se tenir à la hauteur du convoi funéraire, comme tu l’as fait pour l’homme et pour la femme ? »* Il dit : *« Oui. »* Lorsqu’il eut terminé, il dit : *« Retenez cela. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Samura. Ce hadith d’Anas est hasan. Plusieurs l’ont rapporté ainsi d’après Hammâm. Wakî‘ l’a rapporté d’après Hammâm, mais il a fait une erreur en disant : *« D’après Ghâlib, d’après Anas. »* La version authentique est d’après Abû Ghâlib. ‘Abd Al-Wârith ibn Sa‘îd et d’autres l’ont rapporté d’après Abû Ghâlib comme Hammâm. Ils ont divergé sur le nom d’Abû Ghâlib : certains ont dit qu’il s’appelait Nâfi‘, d’autres Râfi‘. Certains gens de science ont adopté cet avis, c’est l’avis d’Ahmad et d’Ishâq.
Nous a rapporté ‘Alî ibn Hujr, nous a informé ‘Abd Allah ibn Al-Mubârak et Al-Fadl ibn Mûsâ, d’après Husayn Al-Mu‘allim, d’après ‘Abd Allah ibn Burayda, d’après Samura ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) a prié sur une femme et s’est tenu à la hauteur de son milieu. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh. Chu‘ba l’a également rapporté d’après Husayn Al-Mu‘allim.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Al-Layth, d’après Ibn Chihâb, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Ka‘b ibn Mâlik, que Jâbir ibn ‘Abd Allah (qu'Allah les agrée) lui a rapporté que le Prophète (ﷺ) rassemblait deux hommes parmi les morts d’Uhud dans un seul linceul, puis il disait : *« Lequel des deux connaissait le plus le Coran ? »* Lorsqu’on lui indiquait l’un d’eux, il le plaçait en premier dans la tombe et disait : *« Je serai témoin pour eux au Jour de la Résurrection. »* Il ordonna de les enterrer avec leur sang, sans les laver ni prier sur eux. Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a un hadith rapporté d’après Anas ibn Mâlik. Ce hadith de Jâbir est hasan sahîh. Il a également été rapporté d’après Az-Zuhrî, d’après Anas, d’après le Prophète (ﷺ), et d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Abd Allah ibn Tha‘laba ibn Abî Su‘ayr, d’après le Prophète (ﷺ). Certains l’ont rapporté d’après Jâbir. Les gens de science ont divergé sur la prière sur le martyr. Certains ont dit qu’on ne prie pas sur lui, c’est l’avis des gens de Médine et d’Ash-Shâfi‘î et Ahmad. D’autres ont dit qu’on prie sur le martyr, s’appuyant sur le hadith selon lequel le Prophète (ﷺ) a prié sur Hamza. C’est l’avis d’Ath-Thawrî, des gens de Kûfa et d’Ishâq.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî‘, nous a rapporté Huchaym, nous a informé Ash-Shaybânî, nous a rapporté Ash-Sha‘bî, qui a été informé par quelqu’un qui a vu le Prophète (ﷺ) prier sur une tombe isolée. Il aligna ses Compagnons derrière lui et pria sur elle. Lorsqu’on lui demanda qui l’en avait informé, il dit : *« Ibn ‘Abbâs. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés d’après Anas, Burayda, Yazîd ibn Thâbit, Abû Hurayra, ‘Âmir ibn Rabî‘a, Abû Qatâda et Sahl ibn Hunayf. Ce hadith d’Ibn ‘Abbâs est hasan sahîh. La majorité des gens de science parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) et d’autres ont adopté cet avis, c’est aussi l’avis d’Ash-Shâfi‘î, Ahmad et Ishâq. Certains ont dit qu’on ne prie pas sur la tombe, c’est l’avis de Mâlik ibn Anas. ‘Abd Allah ibn Al-Mubârak a dit : Si le défunt a été enterré sans qu’on ait prié sur lui, on prie sur la tombe. Ibn Al-Mubârak a vu qu’on priait sur la tombe. Ahmad et Ishâq ont dit qu’on prie sur la tombe jusqu’à un mois. Ils ont dit : La plupart de ce que nous avons entendu de Ibn Al-Musayyib est que le Prophète (ﷺ) a prié sur la tombe de la mère de Sa‘d ibn ‘Ubâda après un mois.
Hadiths 1038https://sunnah.com/tirmidhi:1038
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أُمَّ سَعْدٍ، مَاتَتْ وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غَائِبٌ فَلَمَّا قَدِمَ صَلَّى عَلَيْهَا وَقَدْ مَضَى لِذَلِكَ شَهْرٌ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Sa'îd ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab, qu’Umm Sa'd mourut alors que le Prophète (ﷺ) était absent. Lorsqu’il revint, il pria sur elle alors qu’un mois s’était écoulé depuis sa mort.
Nous a rapporté Abû Salama, Yahyâ ibn Khalaf et Humayd ibn Mas'ada, qui ont dit : nous a rapporté Bichr ibn al-Mufaddal, nous a rapporté Yûnus ibn 'Ubayd, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Abû al-Muhallab, d'après 'Imrân ibn Husayn, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a dit : « Votre frère le Négus est mort, levez-vous et priez sur lui. » Il dit : Nous nous levâmes et nous nous mîmes en rang comme on se met en rang pour le défunt, et nous priâmes sur lui comme on prie sur le défunt. Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés par Abû Hurayra, Jâbir ibn 'Abd Allah, Abû Sa'îd, Hudhayfa ibn Usayd et Jarîr ibn 'Abd Allah. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh gharîb* de cette voie. Il a aussi été rapporté par Abû Qilâba, d'après son oncle Abû al-Muhallab, d'après 'Imrân ibn Husayn. Abû al-Muhallab s’appelle 'Abd al-Rahmân ibn 'Amr, et on dit aussi Mu'âwiya ibn 'Amr.
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté 'Abda ibn Sulaymân, d'après Muhammad ibn 'Amr, nous a rapporté Abû Salama, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui prie sur un défunt aura un *qîrât*, et celui qui le suit jusqu’à ce que son enterrement soit accompli aura deux *qîrâts*, dont l’un – ou le plus petit – est semblable à la montagne Uhud. » Je mentionnai cela à Ibn 'Umar, qui envoya quelqu’un auprès de 'Â'icha pour l’interroger à ce sujet. Elle dit : « Abû Hurayra a dit vrai. » Ibn 'Umar dit alors : « Nous avons négligé beaucoup de *qîrâts*. » Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés par al-Barâ', 'Abd Allah ibn Mughaffal, 'Abd Allah ibn Mas'ûd, Abû Sa'îd, Ubayy ibn Ka'b, Ibn 'Umar et Thawbân. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d’Abû Hurayra est *hasan sahîh*. Il a été rapporté de lui par plusieurs voies.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Rawh ibn 'Ubâda, nous a rapporté 'Abbâd ibn Mansûr, qui a dit : J’ai entendu Abû al-Muhazzam dire : J’ai accompagné Abû Hurayra pendant dix ans et je l’ai entendu dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Celui qui suit un convoi funèbre et le porte trois fois a accompli ce qu’il devait envers lui. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *gharîb*. Certains l’ont rapporté avec cette chaîne mais sans le *marfû'*. Abû al-Muhazzam s’appelle Yazîd ibn Sufyân, et Shu'ba l’a jugé faible.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après Ibn Shihâb, d'après Sâlim ibn 'Abd Allah, d'après son père, d'après 'Âmir ibn Rabî'a, d'après le Prophète (ﷺ). Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, d'après 'Âmir ibn Rabî'a, d'après le Messager d’Allah (ﷺ), qui a dit : « Lorsque vous voyez un convoi funèbre, levez-vous pour lui jusqu’à ce qu’il vous dépasse ou soit déposé. » Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés par Abû Sa'îd, Jâbir, Sahl ibn Hunayf, Qays ibn Sa'd et Abû Hurayra. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de 'Âmir ibn Rabî'a est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Nasr ibn 'Alî al-Jahdamî et al-Hasan ibn 'Alî al-Khallâl al-Hulwânî, qui ont dit : nous a rapporté Wahb ibn Jarîr, nous a rapporté Hishâm al-Dastawâ'î, d'après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d'après Abû Salama, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Lorsque vous voyez un convoi funèbre, levez-vous pour lui. Celui qui le suit ne doit pas s’asseoir avant qu’il ne soit déposé. » Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d’Abû Sa'îd sur ce sujet est *hasan sahîh*. C’est l’avis d’Ahmad et d’Ishâq : celui qui suit un convoi funèbre ne doit pas s’asseoir avant qu’il ne soit déposé des épaules des hommes. Certains savants parmi les *sahâba* et d’autres ont rapporté qu’ils devançaient le convoi et s’asseyaient avant qu’il ne les atteigne. C’est l’avis de al-Shâfi'î.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth ibn Sa'd, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Wâqid – qui est Ibn 'Amr ibn Sa'd ibn Mu'âdh –, d'après Nâfi' ibn Jubayr, d'après Mas'ûd ibn al-Hakam, d'après 'Alî ibn Abî Tâlib, que la question de se lever pour les convois funèbres jusqu’à ce qu’ils soient déposés fut mentionnée. 'Alî dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé, puis il s’est assis. » Dans ce chapitre, il y a des hadiths rapportés par al-Hasan ibn 'Alî et Ibn 'Abbâs. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de 'Alî est *hasan sahîh*. Il contient la transmission de quatre *tâbi'ûn* les uns après les autres. Certains savants agissent selon ce hadith. Al-Shâfi'î a dit : « C’est le hadith le plus authentique sur ce sujet. » Ce hadith est *nâsikh* (abrogeant) du premier hadith : « Lorsque vous voyez un convoi funèbre, levez-vous. » Ahmad a dit : « Si on veut, on se lève, et si on veut, on ne se lève pas. » Il s’est appuyé sur le fait que le Prophète (ﷺ) s’est levé puis s’est assis. Ishâq ibn Ibrâhîm a dit la même chose. Abû 'Îsâ a dit : Le sens des paroles de 'Alî : « Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé pour le convoi funèbre, puis il s’est assis » signifie que le Messager d’Allah (ﷺ) se levait lorsqu’il voyait un convoi, puis il a abandonné cette pratique et ne se levait plus lorsqu’il voyait un convoi.