Nous a rapporté Abū Salamah Yaḥyā ibn Khalaf : Nous a rapporté Bishr ibn al-Mufaḍḍal, d’après Khālid al-Ḥadhdhā’, d’après Abū Qilāba, d’après Anas ibn Mālik, qui a dit : « Si je voulais dire : ‘Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit’, je l’aurais fait, mais il a dit : ‘La *sunna* est que lorsqu’un homme épouse une vierge en plus de son épouse, il reste auprès d’elle sept nuits, et s’il épouse une femme déjà mariée (*thayyib*), il reste auprès d’elle trois nuits. » Abū ‘Īsā a dit : Le hadith d’Anas est un hadith *ḥasan ṣaḥīḥ*. Certains savants ont rapporté ce hadith en le faisant remonter (*raf‘*) au Prophète (ﷺ), tandis que d’autres ne l’ont pas fait. Certains savants ont agi selon ce hadith et ont dit : « Lorsqu’un homme épouse une vierge en plus de son épouse, il reste auprès d’elle sept nuits, puis partage équitablement entre elles par la suite. S’il épouse une *thayyib*, il reste auprès d’elle trois nuits. » C’est l’avis de Mālik, al-Shāfi‘ī, Aḥmad et Isḥāq.
Nous a rapporté Ibn Abī ‘Umar : Nous a rapporté Bishr ibn al-Sarī, nous a rapporté Ḥammād ibn Salamah, d’après Ayyūb, d’après Abū Qilāba, d’après ‘Abd Allāh ibn Yazīd, d’après ‘Ā’isha, que le Prophète (ﷺ) partageait équitablement entre ses épouses et disait : « Ô Allāh, voici ma répartition en ce que je possède, ne me blâme pas pour ce que Tu possèdes et que je ne possède pas. » Abū ‘Īsā a dit : Le hadith de ‘Ā’isha a été rapporté ainsi par plusieurs personnes d’après Ḥammād ibn Salamah, d’après Ayyūb, d’après Abū Qilāba, d’après ‘Abd Allāh ibn Yazīd, d’après ‘Ā’isha, que le Prophète (ﷺ) partageait équitablement. Mais Ḥammād ibn Zayd et d’autres l’ont rapporté d’après Ayyūb, d’après Abū Qilāba, de manière *mursal*, que le Prophète (ﷺ) partageait équitablement. Cette version est plus authentique que celle de Ḥammād ibn Salamah. Le sens de ses paroles : « Ne me blâme pas pour ce que Tu possèdes et que je ne possède pas » concerne l’amour et l’affection, comme l’ont expliqué certains savants.
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār : Nous a rapporté ‘Abd al-Raḥmān ibn Mahdī : Nous a rapporté Hammām, d’après Qatādah, d’après al-Naḍr ibn Anas, d’après Bashīr ibn Nahīk, d’après Abū Hurayrah, d’après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Si un homme a deux épouses et qu’il n’est pas équitable entre elles, il viendra le Jour de la Résurrection avec un côté paralysé. » Abū ‘Īsā a dit : Seul Hammām ibn Yaḥyā a rapporté ce hadith de manière *mawsūl* d’après Qatādah. Hishām al-Dastawā’ī l’a rapporté d’après Qatādah en disant : « On disait… » Nous ne connaissons ce hadith en version *marfū‘* que par le hadith de Hammām, et Hammām est digne de confiance et précis.
Nous a rapporté Aḥmad ibn Manī‘ et Hannād, ils ont dit : Nous a rapporté Abū Mu‘āwiyah, d’après al-Ḥajjāj, d’après ‘Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand-père, que le Messager d’Allāh (ﷺ) a rendu sa fille Zaynab à Abū al-‘Āṣ ibn al-Rabī‘ avec une nouvelle dot et un nouveau contrat de mariage. Abū ‘Īsā a dit : Ce hadith a une chaîne de transmission discutée. Les savants ont agi selon ce hadith : si une femme se convertit à l’islam avant son mari, puis que son mari se convertit alors qu’elle est encore dans sa période de viduité (*‘idda*), son mari a plus de droit sur elle tant qu’elle est dans sa *‘idda*. C’est l’avis de Mālik ibn Anas, al-Awzā‘ī, al-Shāfi‘ī, Aḥmad et Isḥāq.
Nous a rapporté Hannād : Nous a rapporté Yūnus ibn Bukayr, d’après Muḥammad ibn Isḥāq, qui a dit : M’a rapporté Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbās, qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) a rendu sa fille Zaynab à Abū al-‘Āṣ ibn al-Rabī‘ après six ans avec le premier contrat de mariage, sans en établir un nouveau. » Abū ‘Īsā a dit : Ce hadith n’a pas de problème dans sa chaîne de transmission, mais nous ne connaissons pas la validité de ce hadith, et il se peut que cela provienne de Dāwūd ibn al-Ḥuṣayn en raison de sa mémoire.
Nous a rapporté Yūsuf ibn ‘Īsā : Nous a rapporté Wakī‘ : Nous a rapporté Isrā’īl, d’après Simāk ibn Ḥarb, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbās, qu’un homme s’était converti à l’islam à l’époque du Prophète (ﷺ), puis sa femme se convertit. Il dit : « Ô Messager d’Allāh, elle s’était convertie avec moi, rends-la-moi. » Il la lui rendit. Ce hadith est *ṣaḥīḥ*. J’ai entendu ‘Abd ibn Ḥumayd dire : J’ai entendu Yazīd ibn Hārūn mentionner ce hadith d’après Muḥammad ibn Isḥāq, ainsi que le hadith d’al-Ḥajjāj d’après ‘Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand-père, que le Prophète (ﷺ) a rendu sa fille Zaynab à Abū al-‘Āṣ avec une nouvelle dot et un nouveau contrat de mariage. Yazīd ibn Hārūn a dit : Le hadith d’Ibn ‘Abbās a une meilleure chaîne de transmission. Cependant, on agit selon le hadith de ‘Amr ibn Shu‘ayb.
Nous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān : Nous a rapporté Zayd ibn al-Ḥubāb : Nous a rapporté Sufyān, d’après Manṣūr, d’après Ibrāhīm, d’après ‘Alqamah, d’après Ibn Mas‘ūd, qu’on l’interrogea au sujet d’un homme qui avait épousé une femme sans fixer de dot (*ṣadāq*) et sans avoir consommé le mariage jusqu’à ce qu’il meure. Ibn Mas‘ūd dit : « Elle a droit à une dot équivalente à celle des femmes de sa condition, sans diminution ni excès, elle doit observer la *‘idda* et elle a droit à l’héritage. » Ma‘qil ibn Sinān al-Ashja‘ī se leva et dit : « Le Messager d’Allāh (ﷺ) a jugé dans l’affaire de Birwa‘ bint Wāshiq, une femme parmi nous, comme tu viens de juger. » Ibn Mas‘ūd s’en réjouit. Abū ‘Īsā a dit : Le hadith d’Ibn Mas‘ūd est un hadith *ḥasan ṣaḥīḥ*, et il a été rapporté de lui par plusieurs voies. Certains savants parmi les *ṣaḥāba* du Prophète (ﷺ) et d’autres ont agi selon ce hadith, et c’est l’avis de al-Thawrī, Aḥmad et Isḥāq. Certains autres *ṣaḥāba*, comme ‘Alī ibn Abī Ṭālib, Zayd ibn Thābit, Ibn ‘Abbās et Ibn ‘Umar, ont dit : « Si un homme épouse une femme sans consommer le mariage et sans fixer de dot jusqu’à ce qu’il meure, elle a droit à l’héritage, mais pas à la dot, et elle doit observer la *‘idda*. » C’est aussi l’avis d’al-Shāfi‘ī, qui a dit : « Si le hadith de Birwa‘ bint Wāshiq était confirmé, ce serait un argument basé sur ce qui est rapporté du Prophète (ﷺ). » Il a été rapporté qu’al-Shāfi‘ī est revenu sur cet avis en Égypte et a adopté le hadith de Birwa‘ bint Wāshiq.