J’ai dit à Qutayba ibn Sa‘îd : Vous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ ibn Qays al-Ma’ribî, m’a rapporté mon père, d’après Thumâma ibn Shurâhîl, d’après Sumayy ibn Qays, d’après Shumayr, d’après Abyad ibn Hammâl, qu’il vint trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et lui demanda de lui concéder une mine de sel. Il la lui concéda. Lorsqu’il partit, un homme de l’assemblée dit : Sais-tu ce que tu lui as concédé ? Tu lui as concédé une eau intarissable (*al-mâ’ al-‘idd*). Il la lui retira. Il lui demanda aussi ce qui pouvait être protégé parmi les *arâk* (plantes). Il dit : *« Ce que n’atteignent pas les sabots des chameaux. »* Qutayba confirma cela. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *gharîb*. Les savants considèrent licite que l’imam concède des terres à qui il juge bon.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a informé Shu‘ba, d’après Simâk, qui dit : J’ai entendu ‘Alqama ibn Wâ’il rapporter d’après son père, que le Prophète (ﷺ) lui concéda une terre à Hadramawt. Mahmûd ajouta : Nous a informé an-Nadr, d’après Shu‘ba, en ajoutant : et envoya avec lui Mu‘âwiya pour la lui concéder. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Abû ‘Awâna, d’après Qatâda, d’après Anas, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Il n’est pas un musulman qui plante un arbre ou sème une semence, puis un homme, un oiseau ou une bête en mange, sans que cela ne lui soit compté comme aumône. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*.
Nous a rapporté Ishâq ibn Mansûr, nous a informé Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après ‘Ubayd Allah, d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, que le Prophète (ﷺ) traita avec les gens de Khaybar pour la moitié de ce qui en sortirait comme fruits ou récoltes. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*. Certains savants, comme Ahmad et Ishâq, permettent la *muzâra‘a* (métayage) au tiers ou au quart, à condition que la semence provienne du propriétaire de la terre.
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Abû Bakr ibn ‘Ayyâsh, d’après Abû Hâsîn, d’après Mujâhid, d’après Râfi‘ ibn Khadîj, que le Messager d’Allah (ﷺ) nous interdit une chose qui nous était profitable : que l’un d’entre nous donne sa terre pour une partie de sa récolte ou pour des dirhams. Il dit : *« Si l’un d’entre vous a une terre, qu’il l’offre à son frère ou qu’il la cultive lui-même. »*
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a informé al-Fadl ibn Mûsâ ash-Shaybânî, nous a informé Sharîk, d’après Shu‘ba, d’après ‘Amr ibn Dînâr, d’après Tâwûs, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas interdit la *muzâra‘a*, mais a ordonné que les uns soient cléments envers les autres. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hassan sahîh*. Le hadith de Râfi‘ comporte des divergences. Certains Compagnons, comme Zayd ibn Thâbit et Jâbir, ont rapporté des hadiths similaires.