Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, nous a informé ‘Abdullah ibn al-Mubârak, nous a informé Yahyâ ibn ‘Ubaydullah, qui a dit : J’ai entendu mon père dire qu’il a entendu Abû Hurayra dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Personne ne meurt sans éprouver des regrets. »* On lui demanda : *« Quels sont ces regrets, ô Messager d’Allah ? »* Il dit : *« Si c’était un bienfaiteur, il regrette de ne pas avoir fait davantage ; et si c’était un malfaiteur, il regrette de ne pas s’être repenti. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith n’est connu que par cette voie. Shu’ba a critiqué Yahyâ ibn ‘Ubaydullah, qui est Yahyâ ibn ‘Ubaydullah ibn Mawhab, un Médinois.
Nous a rapporté Suwayd, nous a informé Ibn al-Mubârak, nous a informé Yahyâ ibn ‘Ubaydullah, qui a dit : J’ai entendu mon père dire qu’il a entendu Abû Hurayra dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« À la fin des temps apparaîtront des hommes qui tromperont le monde par la religion. Ils revêtiront pour les gens des peaux de mouton douces, auront des langues plus sucrées que le sucre, mais des cœurs de loups. Allah le Puissant et Majestueux dit : "Est-ce Moi qu’ils trompent, ou osent-ils Me défier ? Par Moi, Je le jure, J’enverrai à ces gens-là une épreuve qui laissera même les plus pondérés d’entre eux perplexes." »* Dans ce chapitre, un hadith similaire est rapporté d’après Ibn ‘Umar.
Nous a rapporté Ahmad ibn Sa’îd ad-Dârimî, nous a rapporté Muhammad ibn ‘Abbâd, nous a informé Hâtim ibn Ismâ’îl, nous a informé Hamza ibn Abî Muhammad, d’après ‘Abdullah ibn Dînâr, d’après Ibn ‘Umar, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Allah le Très-Haut a dit : J’ai créé des êtres dont les langues sont plus douces que le miel, mais dont les cœurs sont plus amers que l’aloès. Par Moi, Je le jure, J’enverrai à ces gens-là une épreuve qui laissera même les plus pondérés d’entre eux perplexes. Est-ce Moi qu’ils trompent, ou osent-ils Me défier ? »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan gharîb* d’après Ibn ‘Umar ; nous ne le connaissons que par cette voie.
Nous a rapporté Sâlih ibn ‘Abdullah, nous a rapporté ‘Abdullah ibn al-Mubârak, et nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, nous a informé Ibn al-Mubârak, d’après Yahyâ ibn Ayyûb, d’après ‘Ubaydullah ibn Zahr, d’après ‘Alî ibn Yazîd, d’après al-Qâsim, d’après Abû Umâma, d’après ‘Uqba ibn ‘Âmir, qui a dit : J’ai dit : *« Ô Messager d’Allah, quelle est la voie du salut ? »* Il dit : *« Retiens ta langue, que ta maison te suffise, et pleure tes péchés. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Mûsâ al-Basrî, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d’après Abî as-Sahbâ’, d’après Sa’îd ibn Jubayr, d’après Abû Sa’îd al-Khudrî, qui l’a attribué au Prophète (ﷺ) : *« Lorsque le fils d’Adam se lève le matin, tous ses membres adressent des reproches à la langue en disant : "Crains Allah pour nous, car nous dépendons de toi : si tu es droite, nous le serons ; et si tu es déviée, nous le serons." »*
Nous a rapporté Muhammad ibn ‘Abd al-A’lâ as-San’ânî, nous a rapporté ‘Umar ibn ‘Alî al-Muqaddamî, d’après Abû Hâzim, d’après Sahl ibn Sa’d, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui me garantit ce qui est entre ses mâchoires et ce qui est entre ses jambes, je lui garantis le Paradis. »* Dans ce chapitre, des hadiths similaires sont rapportés d’après Abû Hurayra et Ibn ‘Abbâs. Abû ‘Îsâ a dit : Le hadith de Sahl est *hasan sahîh gharîb* d’après Sahl ibn Sa’d.
Nous a rapporté Abû Sa'îd al-Achajj, nous a rapporté Abû Khâlid al-Ahmar, d'après Ibn 'Ajlân, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qu'Allah préserve du mal de ce qui se trouve entre ses mâchoires (la langue) et du mal de ce qui se trouve entre ses jambes (les parties intimes) entrera au Paradis. »* Abû 'Îsâ a dit : Abû Hâzim, celui qui a rapporté ce hadith d'après Abû Hurayra, s'appelle Salmân, affranchi de 'Azza al-Achja'iyya, et il est originaire de Koufa. Quant à Abû Hâzim, celui qui a rapporté d'après Sahl ibn Sa'd, c'est Abû Hâzim le dévot, originaire de Médine, et son nom est Salama ibn Dînâr. Ce hadith est *hasan gharîb*.
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, nous a informé 'Abdullah ibn al-Mubârak, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Mâ'iz, d'après Sufyân ibn 'Abdullah al-Thaqafî qui a dit : J'ai dit : *« Ô Messager d'Allah, dis-moi une parole à laquelle je puisse me raccrocher. »* Il (ﷺ) a dit : *« Dis : "Mon Seigneur est Allah", puis tiens-toi droit. »* J'ai dit : *« Ô Messager d'Allah, quel est ce que tu crains le plus pour moi ? »* Il prit alors sa propre langue et dit : *« Ceci. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh* et a été rapporté de plusieurs voies d'après Sufyân ibn 'Abdullah al-Thaqafî.
Nous a rapporté Abû 'Abdullah, Muhammad ibn Abî Thalj al-Baghdâdî, compagnon d'Ahmad ibn Hanbal, nous a rapporté 'Alî ibn Hafs, nous a rapporté Ibrâhîm ibn 'Abdullah ibn Hâtib, d'après 'Abdullah ibn Dînâr, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Ne multipliez pas les paroles en dehors du rappel d'Allah, car la multiplication des paroles en dehors du rappel d'Allah endurcit le cœur, et le plus éloigné des gens d'Allah est le cœur endurci. »* [...] Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan gharîb*, nous ne le connaissons que par le hadith d'Ibrâhîm ibn 'Abdullah ibn Hâtib.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr et d'autres, ils ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Yazîd ibn Khunays al-Makkî, j'ai entendu Sa'îd ibn Hassân al-Makhzûmî dire : M'a rapporté Umm Sâlih, d'après Safiyya bint Shayba, d'après Umm Habîba, épouse du Prophète (ﷺ), d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« Toute parole du fils d'Adam lui sera comptée, sauf l'ordre du bien, l'interdiction du mal ou le rappel d'Allah. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan gharîb*, nous ne le connaissons que par le hadith de Muhammad ibn Yazîd ibn Khunays.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Ja'far ibn 'Awn, nous a rapporté Abû al-'Umays, d'après 'Awn ibn Abî Juhaifa, d'après son père qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a établi un pacte de fraternité entre Salmân et Abû al-Dardâ'. Salmân rendit visite à Abû al-Dardâ' et vit Umm al-Dardâ' vêtue simplement. Il dit : *« Pourquoi es-tu vêtue ainsi ? »* Elle répondit : *« Ton frère Abû al-Dardâ' n'a nul besoin de ce bas monde. »* Quand Abû al-Dardâ' arriva, il lui présenta de la nourriture et dit : *« Mange, car je jeûne. »* Salmân dit : *« Je ne mangerai pas tant que tu n'auras pas mangé. »* Il mangea donc. Quand vint la nuit, Abû al-Dardâ' se leva pour la prière nocturne, mais Salmân lui dit : *« Dors. »* Il dormit, puis se leva à nouveau, et Salmân lui dit : *« Dors. »* Il dormit. À l'approche de l'aube, Salmân lui dit : *« Lève-toi maintenant. »* Ils se levèrent et prièrent. Salmân lui dit : *« Ton âme a un droit sur toi, ton Seigneur a un droit sur toi, ton hôte a un droit sur toi, et ta famille a un droit sur toi. Accorde à chacun son dû. »* Ils allèrent ensuite voir le Prophète (ﷺ) et lui racontèrent cela. Il (ﷺ) dit : *« Salmân a dit vrai. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *sahîh*. Abû al-'Umays s'appelle 'Utba ibn 'Abdullah, et il est le frère de 'Abd al-Rahmân ibn 'Abdullah al-Mas'ûdî.
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, nous a informé 'Abdullah ibn al-Mubârak, d'après 'Abd al-Wahhâb ibn al-Ward, d'après un homme des gens de Médine qui a dit : Mu'âwiya écrivit à 'Â'isha, Mère des Croyants (qu'Allah l'agrée), en lui demandant : *« Écris-moi une lettre où tu me donnes un conseil, sans trop m'en dire. »* 'Â'isha (qu'Allah l'agrée) écrivit à Mu'âwiya : *« Que la paix soit sur toi. J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Celui qui cherche l'agrément d'Allah au prix du mécontentement des hommes, Allah le dispensera des hommes. Et celui qui cherche l'agrément des hommes au prix du mécontentement d'Allah, Allah l'abandonnera aux hommes." Que la paix soit sur toi. »* [...] Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est rapporté d'après 'Â'isha avec un sens similaire, mais sans être attribué au Prophète (mursal).