Nous a rapporté ‘Abd Allah ibn ‘Abd Ar-Rahmân, nous a informé Muhammad ibn Kathîr, d’après Al-Awzâ’î, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salamah, d’après ‘Abd Allah ibn Salâm, qui a dit : Plusieurs Compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) étaient assis et discutaient. Ils dirent : *« Si nous savions quelle œuvre est la plus aimée d’Allah, nous l’accomplirions. »* Allah révéla alors : *« Tout ce qui est dans les cieux et sur la terre glorifie Allah. C’est Lui le Puissant, le Sage. Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? »* (Sourate 61, As-Saff, versets 1-2). ‘Abd Allah ibn Salâm dit : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) nous les récita. »* Abû Salamah dit : *« Ibn Salâm nous les récita. »* Yahyâ dit : *« Abû Salamah nous les récita. »* Ibn Kathîr dit : *« Al-Awzâ’î nous les récita. »* ‘Abd Allah dit : *« Ibn Kathîr nous les récita. »*
Nous a rapporté ‘Alî ibn Hujr, nous a informé ‘Abd Allah ibn Ja’far, nous a rapporté Thawr ibn Zayd Ad-Dîlî, d’après Abû Al-Ghayth, d’après Abû Hurayra, qui a dit : Nous étions auprès du Messager d’Allah (ﷺ) lorsque fut révélée la sourate Al-Jumu’a. Il la récita jusqu’à atteindre : *« et d’autres parmi eux qui ne les ont pas encore rejoints. »* (Sourate 62, Al-Jumu’a, verset 3). Un homme lui demanda : *« Ô Messager d’Allah, qui sont ceux qui ne nous ont pas encore rejoints ? »* Il ne lui répondit pas. Salmân Al-Fârisî était parmi nous. Le Messager d’Allah (ﷺ) posa sa main sur Salmân et dit : *« Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si la foi était suspendue aux Pléiades, des hommes parmi ceux-là l’atteindraient. »*
Hadiths 3995https://sunnah.com/tirmidhi:3311
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ بَيْنَمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ قَائِمًا إِذْ قَدِمَتْ عِيرٌ الْمَدِينَةَ فَابْتَدَرَهَا أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى لَمْ يَبْقَ مِنْهُمْ إِلاَّ اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَنَزَلَتِ الآيَةُ : ( وإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا ) . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ جَابِرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî’, nous a rapporté Hushaym, nous a informé Husayn, d’après Abû Sufyân, d’après Jâbir, qui a dit : Alors que le Prophète (ﷺ) prononçait le sermon du vendredi, debout, une caravane arriva à Médine. Les Compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) se précipitèrent vers elle, ne laissant que douze hommes, parmi lesquels Abû Bakr et ‘Umar. Alors fut révélé le verset : *« Quand ils voient un commerce ou un divertissement, ils s’y dispersent et te laissent debout. »* (Sourate 62, Al-Jumu’a, verset 11)
Hadiths 3996https://sunnah.com/tirmidhi:3312
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عَمِّي فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىِّ ابْنَ سَلُولَ، يَقُولُ لأَصْحَابِهِ : ( لا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا ) و (لئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ ) فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي فَذَكَرَ ذَلِكَ عَمِّي لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَعَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَحَدَّثْتُهُ فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَأَصْحَابِهِ فَحَلَفُوا مَا قَالُوا فَكَذَّبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَصَدَّقَهُ فَأَصَابَنِي شَيْءٌ لَمْ يُصِبْنِي قَطُّ مِثْلُهُ فَجَلَسْتُ فِي الْبَيْتِ فَقَالَ عَمِّي مَا أَرَدْتَ إِلاَّ أَنْ كَذَّبَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَقَتَكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى : ( إذا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ ) فَبَعَثَ إِلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَهَا ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd, nous a rapporté ‘Ubayd Allah ibn Mûsâ, d’après Isra’îl, d’après Abû Ishâq, d’après Zayd ibn Arqam, qui a dit : J’étais avec mon oncle lorsque j’entendis ‘Abd Allah ibn Ubayy ibn Salûl dire à ses Compagnons : *« Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d’Allah jusqu’à ce qu’ils se dispersent »* et *« Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. »* Je rapportai cela à mon oncle, qui le rapporta au Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) m’appela et je lui racontai. Il envoya chercher ‘Abd Allah ibn Ubayy et ses Compagnons, qui jurèrent ne pas avoir dit cela. Le Messager d’Allah (ﷺ) me traita de menteur et crut ‘Abd Allah. Cela me causa une peine comme je n’en avais jamais éprouvé. Je restai chez moi, et mon oncle me dit : *« Tu n’as voulu que faire mentir le Messager d’Allah (ﷺ) et te faire détester de lui. »* Allah révéla alors : *« Quand les hypocrites viennent à toi… »* (Sourate 63, Al-Munâfiqûn). Le Messager d’Allah (ﷺ) m’envoya chercher, récita le verset et dit : *« Allah t’a donné raison. »*
Hadiths 3997https://sunnah.com/tirmidhi:3313
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنِ السُّدِّيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الأَزْدِيِّ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مَعَنَا أُنَاسٌ مِنَ الأَعْرَابِ فَكُنَّا نَبْتَدِرُ الْمَاءَ وَكَانَ الأَعْرَابُ يَسْبِقُونَّا إِلَيْهِ فَسَبَقَ أَعْرَابِيٌّ أَصْحَابَهُ فَسَبَقَ الأَعْرَابِيُّ فَيَمْلأُ الْحَوْضَ وَيَجْعَلُ حَوْلَهُ حِجَارَةً وَيَجْعَلُ النَّطْعَ عَلَيْهِ حَتَّى يَجِيءَ أَصْحَابُهُ . قَالَ فَأَتَى رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ أَعْرَابِيًّا فَأَرْخَى زِمَامَ نَاقَتِهِ لِتَشْرَبَ فَأَبَى أَنْ يَدَعَهُ فَانْتَزَعَ قِبَاضَ الْمَاءِ فَرَفَعَ الأَعْرَابِيُّ خَشَبَتَهُ فَضَرَبَ بِهَا رَأْسَ الأَنْصَارِيِّ فَشَجَّهُ فَأَتَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ رَأْسَ الْمُنَافِقِينَ فَأَخْبَرَهُ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِهِ فَغَضِبَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ثُمَّ قَالَ : (لا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا ) مِنْ حَوْلِهِ . يَعْنِي الأَعْرَابَ وَكَانُوا يَحْضُرُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ الطَّعَامِ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ إِذَا انْفَضُّوا مِنْ عِنْدِ مُحَمَّدٍ فَائْتُوا مُحَمَّدًا بِالطَّعَامِ فَلْيَأْكُلْ هُوَ وَمَنْ عِنْدَهُ ثُمَّ قَالَ لأَصْحَابِهِ لَئِنْ رَجَعْتُمْ إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ . قَالَ زَيْدٌ وَأَنَا رِدْفُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ فَأَخْبَرْتُ عَمِّي فَانْطَلَقَ فَأَخْبَرَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَحَلَفَ وَجَحَدَ . قَالَ فَصَدَّقَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَذَّبَنِي قَالَ فَجَاءَ عَمِّي إِلَىَّ فَقَالَ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ أَنْ مَقَتَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَذَّبَكَ وَالْمُسْلِمُونَ . قَالَ فَوَقَعَ عَلَىَّ مِنَ الْهَمِّ مَا لَمْ يَقَعْ عَلَى أَحَدٍ . قَالَ فَبَيْنَمَا أَنَا أَسِيرُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ قَدْ خَفَقْتُ بِرَأْسِي مِنَ الْهَمِّ إِذْ أَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَعَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي فَمَا كَانَ يَسُرُّنِي أَنَّ لِي بِهَا الْخُلْدَ فِي الدُّنْيَا . ثُمَّ إِنَّ أَبَا بَكْرٍ لَحِقَنِي فَقَالَ مَا قَالَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قُلْتُ مَا قَالَ شَيْئًا إِلاَّ أَنَّهُ عَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي . فَقَالَ أَبْشِرْ . ثُمَّ لَحِقَنِي عُمَرُ فَقُلْتُ لَهُ مِثْلَ قَوْلِي لأَبِي بَكْرٍ فَلَمَّا أَصْبَحْنَا قَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سُورَةَ الْمُنَافِقِينَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd, nous a rapporté ‘Ubayd Allah ibn Mûsâ, d’après Isra’îl, d’après As-Suddî, d’après Abû Sa’îd Al-Azdî, nous a rapporté Zayd ibn Arqam, qui a dit : Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (ﷺ), et des Bédouins étaient avec nous. Nous nous précipitions vers l’eau, mais les Bédouins nous devançaient. Un Bédouin devança ses compagnons, remplit le bassin, disposa des pierres autour et y étendit une peau jusqu’à l’arrivée de ses compagnons. Un homme des Ansâr arriva et détacha la corde de sa chamelle pour la faire boire, mais le Bédouin refusa. L’Ansârî arracha le seau, et le Bédouin leva son bâton et frappa la tête de l’Ansârî, le blessant. Il alla trouver ‘Abd Allah ibn Ubayy, le chef des hypocrites, et l’informa. ‘Abd Allah ibn Ubayy se mit en colère et dit : *« Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d’Allah jusqu’à ce qu’ils se dispersent »* (c’est-à-dire les Bédouins, qui assistaient au repas du Messager d’Allah (ﷺ)). Il dit : *« Quand ils se disperseront de chez Muhammad, apportez la nourriture à Muhammad pour qu’il mange, lui et ceux qui sont avec lui. »* Puis il dit à ses Compagnons : *« Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. »* Zayd dit : *« J’étais en croupe derrière le Messager d’Allah (ﷺ) et j’entendis ‘Abd Allah ibn Ubayy. J’informai mon oncle, qui alla le rapporter au Messager d’Allah (ﷺ). Il envoya chercher ‘Abd Allah ibn Ubayy, qui jura et nia. Le Messager d’Allah (ﷺ) le crut et me traita de menteur. »* Mon oncle vint me trouver et dit : *« Tu n’as voulu que faire détester le Messager d’Allah (ﷺ) et te faire traiter de menteur par les musulmans. »* Je fus accablé d’une tristesse comme personne n’en avait jamais éprouvé. Alors que je marchais avec le Messager d’Allah (ﷺ) en voyage, la tête baissée à cause de ma peine, le Messager d’Allah (ﷺ) vint à moi, me tira l’oreille, sourit à mon visage, et rien ne m’aurait été plus cher que de vivre éternellement en échange de ce moment. Puis Abû Bakr me rattrapa et demanda : *« Que t’a dit le Messager d’Allah (ﷺ) ? »* Je répondis : *« Il n’a rien dit, sinon qu’il m’a tiré l’oreille et souri à mon visage. »* Il dit : *« Réjouis-toi ! »* Puis ‘Umar me rattrapa, et je lui dis la même chose qu’à Abû Bakr. Au matin, le Messager d’Allah (ﷺ) récita la sourate des Hypocrites.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Muhammad ibn Abî ‘Adiyy, nous a informé Shu’ba, d’après Al-Hakam ibn ‘Utayba, qui a dit : J’ai entendu Muhammad ibn Ka’b Al-Qurazî, depuis quarante ans, rapporter d’après Zayd ibn Arqam (qu’Allah l’agrée) qu’‘Abd Allah ibn Ubayy dit lors de l’expédition de Tabûk : *« Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. »* Zayd dit : *« Je vins trouver le Prophète (ﷺ) et lui rapportai cela. Il jura ne pas l’avoir dit. Ma tribu me blâma et dit : ‘Tu n’as voulu que cela.’ Je rentrai chez moi, triste et affligé. Le Prophète (ﷺ) vint à moi (ou je vins à lui) et dit : ‘Allah t’a donné raison.’ »* Puis fut révélé ce verset : *« Ceux qui disent : ‘Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d’Allah jusqu’à ce qu’ils se dispersent.’ »* (Sourate 63, Al-Munâfiqûn, verset 7)
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, nous a rapporté Sufyân, d'après 'Amr ibn Dînâr, qui a entendu Jâbir ibn 'Abdillâh dire : Nous étions en expédition – Sufyân pensait qu'il s'agissait de l'expédition de Banî al-Mustaliq – lorsqu'un homme parmi les Muhâjirûn donna un coup à un homme parmi les Ansâr. Le Muhâjir s'écria : « Ô vous les Muhâjirûn ! » et l'Ansârî s'écria : « Ô vous les Ansâr ! ». Le Prophète (ﷺ) entendit cela et dit : « Quelle est cette invocation de l'époque de la Jâhiliyyah ? ». Ils répondirent : « Un homme parmi les Muhâjirûn a donné un coup à un homme parmi les Ansâr. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « Laissez cela, car c'est une chose puante. » 'Abdullâh ibn Ubayy ibn Salûl entendit cela et dit : « L'ont-ils vraiment fait ? Par Allâh, si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible. » 'Umar dit : « Ô Messager d'Allâh, permets-moi de trancher le cou de ce hypocrite. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Laisse-le, afin que les gens ne disent pas que Muhammad tue ses compagnons. » Un autre que 'Amr a rapporté que le fils de 'Abdullâh ibn Ubayy lui dit : « Par Allâh, tu ne retourneras pas avant d'avoir reconnu que tu es le faible et que le Messager d'Allâh (ﷺ) est le puissant. » Et il le fit.
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté Ja'far ibn 'Awn, nous a informé Abû Janâb al-Kalbî, d'après al-Dahhâk ibn Muzâhim, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux) qui a dit : Celui qui possède des biens lui permettant d'accomplir le Hajj de la Maison de son Seigneur, ou sur lesquels la Zakât est obligatoire, mais ne le fait pas, demandera à revenir [dans ce monde] au moment de sa mort. Un homme dit : « Ô Ibn 'Abbâs, crains Allâh ! Seuls les mécréants demandent à revenir. » Il répondit : « Je vais te réciter un verset du Coran à ce sujet : *Ô vous qui avez cru ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d'Allâh. Et dépensez de ce que Nous vous avons attribué avant que la mort ne vienne à l’un de vous...* (Coran 63:9-10) jusqu’à *...et Allâh est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.* » Puis il dit : « Ce qui rend la Zakât obligatoire, c'est lorsque les biens atteignent deux cents dirhams ou plus. » On lui demanda : « Et ce qui rend le Hajj obligatoire ? » Il répondit : « Les provisions et la monture. »
Hadiths 4001https://sunnah.com/tirmidhi:3317
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، حَدَّثَنَا سِمَاكُ بْنُ حَرْبٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، وَسَأَلَهُ، رَجُلٌ عَنْ هَذِهِ الآيَةِ، ( يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلاَدِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ ) قَالَ هَؤُلاَءِ رِجَالٌ أَسْلَمُوا مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ وَأَرَادُوا أَنْ يَأْتُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَزْوَاجُهُمْ وَأَوْلاَدُهُمْ أَنْ يَدَعُوهُمْ أَنْ يَأْتُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَوُا النَّاسَ قَدْ فَقِهُوا فِي الدِّينِ هَمُّوا أَنْ يُعَاقِبُوهُمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَل َّ: ( يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلاَدِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ ) الآيَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf, nous a rapporté Isrâ'îl, nous a rapporté Simâk ibn Harb, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux), à qui un homme demanda l'explication de ce verset : *Ô vous qui avez cru ! Parmi vos épouses et vos enfants, il en est qui sont vos ennemis : prenez garde à eux...* (Coran 64:14). Ibn 'Abbâs répondit : « Il s'agit d'hommes de La Mecque qui avaient embrassé l'Islam et voulaient rejoindre le Prophète (ﷺ), mais leurs épouses et leurs enfants refusaient de les laisser partir. Lorsqu'ils rejoignirent le Messager d'Allâh (ﷺ) et virent que les gens avaient acquis une profonde compréhension de la religion, ils voulurent les punir. Allâh (ﷻ) révéla alors : *Ô vous qui avez cru ! Parmi vos épouses et vos enfants, il en est qui sont vos ennemis : prenez garde à eux...* »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a informé 'Abd al-Razzâq, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn Abî Thawr, qui dit : J'ai entendu Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux) dire : J'étais très désireux de demander à 'Umar au sujet des deux épouses du Prophète (ﷺ) dont Allâh (ﷻ) a dit : *Si vous vous repentez à Allâh, vos cœurs sont déjà inclinés [vers le bien]...* (Coran 66:4). Cela dura jusqu'à ce qu'il accomplisse le Hajj et que je l'accompagne. Je versai de l'eau sur lui pour ses ablutions, puis je lui dis : « Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux épouses du Prophète (ﷺ) dont Allâh a dit : *Si vous vous repentez à Allâh, vos cœurs sont déjà inclinés [vers le bien]... et si vous vous soutenez mutuellement contre lui, alors Allâh est son Maître...* » Il me répondit : « Tu m'étonnes, ô Ibn 'Abbâs ! » Al-Zuhrî dit : « Par Allâh, il détesta cette question mais ne la lui cacha pas. » Il me dit : « Il s'agit de 'Â'ishah et Hafsah. » Puis il se mit à me raconter l'histoire : « Nous, les Quraysh, dominions nos femmes. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes commencèrent à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me mis en colère contre mon épouse, et voici qu'elle me répondit. Je désapprouvai qu'elle me réponde ainsi. Elle me dit : « Pourquoi désapprouves-tu cela ? Par Allâh, les épouses du Prophète (ﷺ) lui répondent, et l'une d'elles le boude même du matin au soir. » Je me dis alors : « Celle qui fait cela parmi elles a échoué et perdu. » »
Nous a rapporté Yahyâ ibn Mûsâ, nous a rapporté Abû Dâwûd al-Tayâlisî, nous a rapporté 'Abd al-Wâhid ibn Sulaym, qui dit : Je suis arrivé à La Mecque et j'ai rencontré 'Atâ' ibn Abî Rabâh. Je lui dis : « Ô Abû Muhammad, des gens chez nous parlent de la prédestination (Qadar). » 'Atâ' répondit : « J'ai rencontré al-Walîd ibn 'Ubâdah ibn al-Sâmit, qui m'a rapporté que son père lui avait dit : J'ai entendu le Messager d'Allâh (ﷺ) dire : « La première chose qu'Allâh créa fut le Calame. Il lui dit : Écris. Et il écrivit tout ce qui devait advenir jusqu'à l'éternité. » » Le hadith contient une histoire.
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn Sa'd, d'après 'Amr ibn Abî Qays, d'après Simâk ibn Harb, d'après 'Abd Allâh ibn 'Umayrah, d'après al-Ahnâf ibn Qays, d'après al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib (qu'Allâh soit satisfait de lui), qui dit : Il était assis dans la vallée (de La Mecque) avec un groupe de personnes, et le Messager d'Allâh (ﷺ) était assis parmi eux, lorsqu'un nuage passa au-dessus d'eux. Ils levèrent les yeux vers lui, et le Messager d'Allâh (ﷺ) leur demanda : « Savez-vous quel est le nom de ceci ? » Ils répondirent : « Oui, c'est un nuage. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « Et aussi al-Muzn. » Ils dirent : « Et al-Muzn. » Il dit : « Et al-'Anân. » Ils dirent : « Et al-'Anân. » Puis le Messager d'Allâh (ﷺ) leur demanda : « Savez-vous quelle est la distance entre le ciel et la terre ? » Ils répondirent : « Non, par Allâh, nous ne le savons pas. » Il dit : « La distance entre eux est de soixante-treize années de marche, ou soixante-douze, ou soixante-et-onze. Et le ciel au-dessus est de même, » jusqu'à ce qu'il ait compté sept cieux. Puis il dit : « Au-dessus du septième ciel, il y a une mer dont la distance entre le haut et le bas est comme celle entre un ciel et un autre. Au-dessus de cela, il y a huit bouquetins, dont la distance entre leurs sabots et leurs genoux est comme celle entre un ciel et un autre. Au-dessus de leurs dos se trouve le Trône, dont la distance entre le bas et le haut est comme celle entre un ciel et un autre. Et Allâh est au-dessus de tout cela. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Humayd al-Râzî, d'après 'Abd al-Rahmân ibn 'Abd Allâh ibn Sa'd, d'après son père 'Abd Allâh ibn Sa'd, qui a dit : Nous a rapporté Yahyâ ibn Mûsâ, nous a rapporté 'Abd al-Rahmân ibn 'Abd Allâh ibn Sa'd al-Râzî, connu sous le nom d'al-Dashtakî, que son père lui a rapporté que son père (qu'Allâh lui fasse miséricorde) lui a dit : J'ai vu un homme à Boukhara monté sur une mule, portant un turban noir, et disant : « Le Messager d'Allâh (ﷺ) me l'a offert. »
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Rishdîn ibn Sa'd, d'après 'Amr ibn al-Hârith, d'après Darrâj Abî al-Samh, d'après Abî al-Haytham, d'après Abî Sa'îd, d'après le Prophète (ﷺ), concernant Sa parole : *comme du métal fondu* (Coran 18:29), il dit : « Comme la lie de l'huile. Lorsqu'on l'approche du visage, la peau du visage s'en détache. »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté Abû al-Walîd, nous a rapporté Abû 'Awânah, d'après Abî Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux), qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) n'a jamais récité le Coran aux djinns ni ne les a vus. Le Messager d'Allâh (ﷺ) partit avec un groupe de ses compagnons en direction du marché d'Ukâz. Les démons furent empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel et des étoiles filantes leur furent lancées. Les démons retournèrent donc vers leur peuple et dirent : « Qu'avez-vous ? » Ils répondirent : « On nous a empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel et des étoiles filantes nous ont été lancées. » Ils dirent : « Ce qui nous a empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel ne peut être qu'à cause d'un événement nouveau. Parcourez donc les contrées de la terre, à l'est et à l'ouest, et voyez ce qui nous a empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel. » Ils partirent donc parcourir les contrées de la terre, à l'est et à l'ouest, cherchant ce qui les avait empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel. Ceux qui s'étaient dirigés vers Tihâmah revinrent vers le Messager d'Allâh (ﷺ) alors qu'il était à Nakhlah, en route pour le marché d'Ukâz, et qu'il dirigeait la prière de l'aube avec ses compagnons. Lorsqu'ils entendirent le Coran, ils l'écoutèrent et dirent : « Par Allâh, c'est cela qui nous a empêchés d'accéder aux nouvelles du ciel. » Ils retournèrent donc vers leur peuple et dirent : « Ô notre peuple, *nous avons certes entendu une Lecture merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur.* » (Coran 72:1-2). Allâh révéla alors à Son Prophète : *Dis : Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns a écouté...* (Coran 72:1), et ce qui fut révélé était les paroles des djinns.
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ, nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf, nous a rapporté Isrâ'îl, nous a rapporté Abû Ishâq, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Les djinns montaient au ciel pour écouter la révélation. Lorsqu'ils entendaient une parole, ils y ajoutaient neuf autres mensonges. La parole était vraie, mais ce qu'ils y ajoutaient était faux. Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) fut envoyé, ils furent empêchés de s'asseoir à leurs places. Ils en informèrent Iblîs, alors que les étoiles n'étaient pas encore lancées avant cela. Iblîs leur dit : « Cela ne peut être que dû à un événement nouveau sur terre. » Il envoya ses soldats et ils trouvèrent le Messager d'Allâh (ﷺ) debout en prière entre deux montagnes – je crois qu'il a dit à La Mecque. Ils vinrent à lui et l'informèrent, et il dit : « C'est cela l'événement nouveau sur terre. »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a informé 'Abd al-Razzâq, nous a rapporté Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après Abî Salamah, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh (qu'Allâh soit satisfait d'eux), qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allâh (ﷺ) raconter la période d'interruption de la révélation. Il dit dans son récit : « Alors que je marchais, j'entendis une voix venant du ciel. Je levai la tête et vis l'ange qui m'était apparu à Hirâ', assis sur un trône entre le ciel et la terre. Je fus saisi d'effroi et revins en disant : Enveloppez-moi, enveloppez-moi ! Ils m'enveloppèrent, et Allâh (ﷻ) révéla : *Ô toi, l'enveloppé ! Lève-toi et avertis...* (Coran 74:1-5) jusqu'à *...et écarte-toi de l'abomination.* avant que la prière ne soit prescrite. »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté al-Hasan ibn Mûsâ, d'après Ibn Lahî'ah, d'après Darrâj, d'après Abî al-Haytham, d'après Abî Sa'îd, d'après le Messager d'Allâh (ﷺ), qui a dit : « Al-Su'ûd est une montagne de feu dans laquelle le mécréant grimpera pendant soixante-dix automnes, puis il en tombera ainsi pour l'éternité. »
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, nous a rapporté Sufyân, d'après Mujâlid, d'après al-Sha'bî, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh, qui a dit : Des gens parmi les Juifs dirent à certains compagnons du Prophète (ﷺ) : « Votre Prophète sait-il combien de gardiens il y a en Enfer ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas jusqu'à ce que nous demandions à notre Prophète. » Un homme vint donc au Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Muhammad, tes compagnons ont été vaincus aujourd'hui. » Il demanda : « Pourquoi ont-ils été vaincus ? » L'homme répondit : « Les Juifs leur ont demandé si leur Prophète savait combien de gardiens il y a en Enfer. » Il demanda : « Que leur ont-ils répondu ? » L'homme dit : « Ils ont répondu : Nous ne savons pas jusqu'à ce que nous demandions à notre Prophète. » Il dit : « Des gens ont-ils été vaincus parce qu'on leur a demandé ce qu'ils ne savaient pas et qu'ils ont répondu : Nous ne savons pas jusqu'à ce que nous demandions à notre Prophète ? Mais eux, ils ont demandé à leur Prophète : *Fais-nous voir Allâh clairement.* (Coran 2:55) Par Allâh, je vais leur demander au sujet de la terre du Paradis, qui est le *darmak*. » Lorsqu'ils vinrent, il leur demanda : « Ô Abû al-Qâsim, combien y a-t-il de gardiens en Enfer ? » Il répondit : « Ainsi et ainsi, » une fois dix et une fois neuf. Ils dirent : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) leur demanda : « Quelle est la terre du Paradis ? » Ils restèrent silencieux un moment, puis dirent : « Du pain, ô Abû al-Qâsim. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « Le pain est fait de *darmak*. »
Nous a rapporté al-Hasan ibn al-Sabbâh al-Bazzâr, nous a rapporté Zayd ibn Hubâb, nous a informé Suhayl ibn 'Abd Allâh al-Qut'î, frère de Hazm ibn Abî Hazm al-Qut'î, d'après Thâbit, d'après Anas ibn Mâlik, d'après le Messager d'Allâh (ﷺ), concernant ce verset : *C’est Lui qui est digne de la piété et digne de pardonner.* (Coran 74:56), il dit : Allâh (ﷻ) a dit : « Je suis digne d'être craint. Celui qui Me craint et n'associe aucun autre dieu à Moi, Je suis digne de lui pardonner. »