Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr, nous a rapporté Sulaymân ibn Kathîr, d'après Husayn, d'après Muhammad ibn Jubayr ibn Mut'im, d'après son père, qui a dit : La lune se fendit à l'époque du Prophète (ﷺ) jusqu'à se diviser en deux parties, l'une sur cette montagne et l'autre sur cette autre montagne. Ils dirent : « Muhammad nous a ensorcelés ! » Certains répondirent : « S'il nous avait ensorcelés, il ne pourrait pas ensorceler tous les gens. » Abû 'Îsâ a dit : Certains ont rapporté ce hadith d'après Husayn, d'après Jubayr ibn Muhammad ibn Jubayr ibn Mut'im, d'après son père, d'après son grand-père Jubayr ibn Mut'im, de manière similaire.
Nous a rapporté Abû Kurayb et Abû Bakr Bundâr, qui ont dit : Nous a rapporté Wakî', d'après Sufyân, d'après Ziyâd ibn Ismâ'îl, d'après Muhammad ibn 'Abbâd ibn Ja'far al-Makhzûmî, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Les polythéistes de Quraysh vinrent contester avec le Prophète (ﷺ) au sujet du destin, et fut révélée : *« Le jour où ils seront traînés sur leurs visages dans le Feu : 'Goûtez au contact de Saqar ! Nous avons créé toute chose avec mesure' »* (Coran 54:48-49). Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est bon (hasan) et authentique (sahîh).
Nous a rapporté 'Abd ar-Rahmân ibn Wâqid Abû Muslim as-Sa'dî, nous a rapporté al-Walîd ibn Muslim, d'après Zuhayr ibn Muhammad, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, d'après Jâbir (qu'Allâh l'agrée), qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) sortit vers ses Compagnons et leur récita la sourate ar-Rahmân du début à la fin, mais ils restèrent silencieux. Il dit : *« Je l'ai récitée aux djinns la nuit des djinns, et ils ont mieux répondu que vous. Chaque fois que je parvenais à Sa parole : *« Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? »* (Coran 55:13), ils disaient : 'Nous ne nions aucun de Tes bienfaits, ô notre Seigneur ! À Toi la louange.' »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est étrange (gharîb), nous ne le connaissons que par le hadith d'al-Walîd ibn Muslim, d'après Zuhayr ibn Muhammad. Ahmad ibn Hanbal a dit : « Il semble que Zuhayr ibn Muhammad, tel qu'il est connu au Shâm, ne soit pas le même que celui dont on rapporte des hadiths en Irak. Il s'agirait d'un autre homme dont on a inversé le nom, en raison des hadiths étranges qu'on lui attribue. » J'ai entendu Muhammad ibn Ismâ'îl al-Bukhârî dire : « Les gens du Shâm rapportent des hadiths étranges (manâkîr) d'après Zuhayr ibn Muhammad, tandis que les gens d'Irak rapportent de lui des hadiths acceptables. »
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté 'Abdah ibn Sulaymân et 'Abd ar-Rahîm ibn Sulaymân, d'après Muhammad ibn 'Amr, nous a rapporté Abû Salamah, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *« Allâh dit : J'ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu'aucun œil n'a vu, aucune oreille n'a entendu, et ce qui n'est jamais venu à l'esprit d'un être humain. Récitez si vous voulez : *« Nul ne sait ce qu'on a réservé pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu'ils œuvraient »* (Coran 32:17). Au Paradis, il y a un arbre sous l'ombre duquel un cavalier peut voyager cent ans sans en sortir. Récitez si vous voulez : *« et une ombre étendue »* (Coran 56:30). Une place équivalente à un fouet au Paradis vaut mieux que ce monde et tout ce qu'il contient. Récitez si vous voulez : *« Quiconque est écarté du Feu et introduit au Paradis aura certes réussi. La vie présente n'est que jouissance trompeuse »* (Coran 3:185). »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est bon (hasan) et authentique (sahîh).
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté 'Abd ar-Razzâq, d'après Ma'mar, d'après Qatâdah, d'après Anas, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Certes, au Paradis, il y a un arbre sous l'ombre duquel un cavalier peut voyager cent ans sans en sortir. Si vous le souhaitez, récitez : *« et une ombre étendue, et une eau coulant en abondance »* (Coran 56:30-31). »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est bon (hasan) et authentique (sahîh). Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith d'après Abû Sa'îd.
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Rishdîn ibn Sa'd, d'après 'Amr ibn al-Hârith, d'après Darrâj, d'après Abû al-Haytham, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allâh l'agrée), d'après le Prophète (ﷺ), concernant Sa parole : *« et des lits surélevés »* (Coran 56:34). Il dit : *« Leur hauteur est comme la distance entre le ciel et la terre, et la distance entre les deux est de cinq cents ans. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est bon (hasan) et étrange (gharîb), nous ne le connaissons que par le hadith de Rishdîn. Certains savants ont dit que leur hauteur est comme la distance entre le ciel et la terre, signifiant que l'élévation des lits surélevés dans les degrés, et les degrés sont tels que la distance entre chaque degré est comme celle entre le ciel et la terre.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî’, nous a rapporté Al-Husayn ibn Muhammad, nous a rapporté Isra’îl, d’après ‘Abd Al-A’lâ, d’après Abû ‘Abd Ar-Rahmân, d’après ‘Alî (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Considérez-vous votre subsistance comme une chose que vous niez ? »* Il expliqua : *« Votre ingratitude consiste à dire : ‘Nous avons été abreuvés grâce à telle ou telle constellation, ou grâce à telle ou telle étoile.’ »*
Nous a rapporté Abû ‘Ammâr Al-Husayn ibn Hurayth Al-Khuzâ’î Al-Marwazî, nous a rapporté Wakî’, d’après Mûsâ ibn ‘Ubayda, d’après Yazîd ibn Abân, d’après Anas (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Nous les avons créées d’une création nouvelle. »* Puis il ajouta : *« Parmi ces créatures nouvelles, il y aura des femmes qui étaient dans ce monde des vieilles édentées, borgnes et aveugles. »*
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Mu’âwiya ibn Hishâm, d’après Shaybân, d’après Abû Ishâq, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs, qui a dit : Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : *« Ô Messager d’Allah, tu as blanchi ! »* Il répondit : *« Ce sont Hûd, Al-Wâqi’a, Al-Mursalât, ‘Amma yatasa’alûn et Idhâ ash-shamsu kuwwirat qui m’ont fait blanchir. »*
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd et d’autres (le sens est identique), ils ont dit : Nous a rapporté Yûnus ibn Muhammad, nous a rapporté Shaybân ibn ‘Abd Ar-Rahmân, d’après Qatâda, nous a rapporté Al-Hasan, d’après Abû Hurayra, qui a dit : Alors que le Prophète d’Allah (ﷺ) était assis avec ses Compagnons, un nuage passa au-dessus d’eux. Le Prophète (ﷺ) demanda : *« Savez-vous ce que c’est ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« Ce sont les nuages, ces coursiers de la terre qu’Allah (qu’Il soit béni et exalté) conduit vers des gens qui ne Le remercient pas et ne L’invoquent pas. »* Puis il demanda : *« Savez-vous ce qu’il y a au-dessus de vous ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« C’est le firmament, un toit préservé et une vague contenue. »* Puis il demanda : *« Savez-vous quelle distance vous en sépare ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« Cinq cents années de marche vous en séparent. »* Puis il demanda : *« Savez-vous ce qu’il y a au-dessus de cela ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« Il y a deux autres cieux, et entre eux cinq cents années de marche. »* Il continua ainsi jusqu’à compter sept cieux, la distance entre chaque paire de cieux étant la même qu’entre le ciel et la terre. Puis il demanda : *« Savez-vous ce qu’il y a au-dessus de cela ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« C’est le Trône, et entre lui et le ciel, il y a la même distance qu’entre deux cieux. »* Puis il demanda : *« Savez-vous ce qu’il y a sous vous ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« C’est la terre. »* Puis il demanda : *« Savez-vous ce qu’il y a sous cela ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. »* Il dit : *« Il y a une autre terre, entre elles cinq cents années de marche. »* Il continua ainsi jusqu’à compter sept terres, la distance entre chaque paire de terres étant de cinq cents années. Puis il dit : *« Par Celui qui tient l’âme de Muhammad en Sa main, si vous faisiez descendre un homme avec une corde jusqu’à la terre la plus basse, il parviendrait jusqu’à Allah. »* Puis il récita : *« C’est Lui le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché, et Il est Omniscient. »* (Sourate 57, Al-Hadîd, verset 3)
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd et Al-Hasan ibn ‘Alî Al-Hulwânî, nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, nous a rapporté Muhammad ibn Ishâq, d’après Muhammad ibn ‘Amr ibn ‘Atâ’, d’après Sulaymân ibn Yasâr, d’après Salamah ibn Sakhr Al-Ansârî, qui a dit : J’étais un homme doté d’un appétit charnel pour les femmes comme personne d’autre. Lorsque arriva le mois de Ramadan, je m’abstins de ma femme jusqu’à la fin du mois, par crainte de commettre un péché avec elle pendant la nuit. Je persévérai ainsi jusqu’à ce que le jour me surprenne sans que je puisse me retenir. Alors qu’elle me servait une nuit, une partie de son corps se dévoila à moi, et je me jetai sur elle. Au matin, je me rendis auprès de mon peuple et leur racontai mon histoire. Je leur dis : *« Venez avec moi auprès du Messager d’Allah (ﷺ) pour que je l’informe de mon cas. »* Ils répondirent : *« Non, par Allah, nous ne le ferons pas. Nous craignons qu’un verset ne soit révélé à ton sujet ou que le Messager d’Allah (ﷺ) ne tienne des propos dont la honte nous poursuivrait. Mais vas-y toi-même et fais ce que bon te semble. »* Je partis donc et vins trouver le Messager d’Allah (ﷺ) pour lui raconter mon histoire. Il dit : *« C’est bien toi ? »* Je répondis : *« C’est bien moi. »* Il répéta : *« C’est bien toi ? »* Je répondis : *« C’est bien moi. »* Il dit encore : *« C’est bien toi ? »* Je répondis : *« C’est bien moi, me voici. Applique donc en moi le jugement d’Allah, car je suis patient pour cela. »* Il dit : *« Affranchis un esclave. »* Je frappai mon cou de ma main et dis : *« Non, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne possède rien d’autre. »* Il dit : *« Jeûne deux mois. »* Je dis : *« Ô Messager d’Allah, ce qui m’est arrivé ne m’est arrivé que pendant le jeûne. »* Il dit : *« Nourris alors soixante pauvres. »* Je dis : *« Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, nous avons passé cette nuit sans avoir de dîner. »* Il dit : *« Va trouver le responsable de la zakât des Banû Zurayq et dis-lui de te la remettre. Tu en nourriras soixante pauvres avec un wasq, puis tu utiliseras le reste pour toi et ta famille. »* Je retournai auprès de mon peuple et leur dis : *« J’ai trouvé chez vous l’étroitesse et la mauvaise opinion, mais j’ai trouvé auprès du Messager d’Allah (ﷺ) l’abondance et la bénédiction. Il m’a ordonné de prendre votre aumône, donnez-la-moi donc. »* Ils me la remirent.
Nous a rapporté Sufyân ibn Wakî’, nous a rapporté Yahyâ ibn Âdam, nous a rapporté ‘Ubayd Allah Al-Ashja’î, d’après Ath-Thawrî, d’après ‘Uthmân ibn Al-Mughîra Ath-Thaqafî, d’après Sâlim ibn Abî Al-Ja’d, d’après ‘Alî ibn ‘Alqama Al-Anmârî, d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib, qui a dit : Lorsque fut révélé le verset : *« Ô vous qui avez cru ! Quand vous vous entretenez en particulier avec le Messager, faites précéder votre entretien d’une aumône. »* (Sourate 58, Al-Mujâdila, verset 12), le Prophète (ﷺ) me dit : *« Que penses-tu d’un dinar ? »* Je répondis : *« Ils ne pourront pas le supporter. »* Il dit : *« Et d’un demi-dinar ? »* Je répondis : *« Ils ne pourront pas le supporter. »* Il demanda : *« Combien alors ? »* Je dis : *« Un grain d’orge. »* Il dit : *« Tu es vraiment modeste. »* Puis fut révélé le verset : *« Craignez-vous de faire précéder vos entretiens particuliers d’aumônes ? »* (Sourate 58, Al-Mujâdila, verset 13). Il dit : *« C’est grâce à moi qu’Allah a allégé cela pour cette communauté. »*
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd, nous a rapporté Yûnus, d’après Shaybân, d’après Qatâda, nous a rapporté Anas ibn Mâlik, qu’un juif passa près du Prophète (ﷺ) et de ses Compagnons et dit : *« As-Sâm ‘alaykum »* (Que la mort soit sur vous). Les Compagnons répondirent. Le Prophète d’Allah (ﷺ) dit : *« Savez-vous ce qu’il a dit ? »* Ils répondirent : *« Allah et Son Messager le savent mieux. Il a dit : ‘Salâm ‘alayka, ô Prophète d’Allah.’ »* Il dit : *« Non, il a dit telle et telle chose. Ramenez-le-moi. »* Ils le ramenèrent. Il demanda : *« As-tu dit : ‘As-Sâm ‘alaykum’ ? »* Il répondit : *« Oui. »* Le Prophète d’Allah (ﷺ) dit alors : *« Lorsque l’un des gens du Livre vous salue, dites : ‘Wa ‘alayka’ (Et sur toi). »* Il dit : *« ‘Alayka mâ qulta’ (Sur toi ce que tu as dit). »* Puis fut révélé le verset : *« Et quand ils viennent à toi, ils te saluent d’une salutation que Dieu ne t’a pas adressée. »* (Sourate 58, Al-Mujâdila, verset 8)
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Al-Layth, d’après Nâfi’, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah les agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) fit brûler les palmiers des Banû An-Nadîr et les coupa, et c’était Al-Buwayra. Allah révéla alors : *« Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines, c’est avec la permission d’Allah, et afin qu’Il couvre d’ignominie les pervers. »* (Sourate 59, Al-Hashr, verset 5)
Nous a rapporté Al-Hasan ibn Muhammad Az-Za’farânî, nous a rapporté ‘Affân ibn Muslim, nous a rapporté Hafs ibn Ghiyâth, nous a rapporté Habîb ibn Abî ‘Amra, d’après Sa’îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs, concernant la parole d’Allah (qu’Il soit puissant et glorifié) : *« Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines »* (Sourate 59, Al-Hashr, verset 5). Il dit : *« Al-Lîna désigne le palmier. »* *« afin qu’Il couvre d’ignominie les pervers »* signifie : *« pour les faire descendre de leurs forteresses. »* Il dit : *« On leur avait ordonné de couper les palmiers, ce qui les affligea. Les musulmans dirent : ‘Nous en avons coupé certains et laissé d’autres. Nous demanderons donc au Messager d’Allah (ﷺ) si nous aurons une récompense pour ce que nous avons coupé et si nous porterons un péché pour ce que nous avons laissé.’ Allah révéla alors : ‘Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines…’ »*
Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Wakî’, d’après Fudayl ibn Ghazwân, d’après Abû Hâzim, d’après Abû Hurayra, qu’un homme des Ansâr reçut un hôte une nuit, mais il ne possédait que sa propre nourriture et celle de ses enfants. Il dit à sa femme : *« Endors les enfants et éteins la lampe, puis sers à notre hôte ce que tu as. »* Alors fut révélé ce verset : *« Ils préfèrent [les autres] à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin. »* (Sourate 59, Al-Hashr, verset 9)
Nous a rapporté Ibn Abî ‘Umar, nous a rapporté Sufyân, d’après ‘Amr ibn Dînâr, d’après Al-Hasan ibn Muhammad (Ibn Al-Hanafiyya), d’après ‘Ubayd Allah ibn Abî Râfi’, qui a dit : J’ai entendu ‘Alî ibn Abî Tâlib dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya, moi, Az-Zubayr et Al-Miqdâd ibn Al-Aswad, et dit : *« Allez jusqu’à la plaine de Khâkh, car il s’y trouve une femme avec une lettre. Prenez-la-lui et apportez-la-moi. »* Nous partîmes, nos montures courant à vive allure, jusqu’à arriver à la plaine. Nous trouvâmes la femme et lui dîmes : *« Sors la lettre. »* Elle répondit : *« Je n’ai pas de lettre. »* Nous dîmes : *« Tu sortiras la lettre ou nous te déshabillerons. »* Elle la sortit alors de sa tresse. Nous l’apportâmes au Messager d’Allah (ﷺ), et il s’avéra qu’elle venait de Hâtib ibn Abî Balta’a, adressée à des polythéistes de La Mecque, pour les informer de certains plans du Prophète (ﷺ). Il demanda : *« Qu’est-ce que cela, ô Hâtib ? »* Il répondit : *« Ne te hâte pas contre moi, ô Messager d’Allah. J’étais un homme lié aux Quraysh sans en faire partie. Ceux qui sont avec toi parmi les Muhâjirûn ont des proches qui protègent leurs familles et leurs biens à La Mecque. Comme je n’avais pas cela parmi eux, j’ai voulu me créer un lien pour qu’ils protègent mes proches. Je n’ai pas fait cela par mécréance, ni par apostasie, ni par satisfaction de l’infidélité après l’Islam. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Il a dit vrai. »* ‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) dit : *« Permets-moi, ô Messager d’Allah, de trancher le cou de cet hypocrite. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Il a participé à la bataille de Badr. Qui sait, peut-être qu’Allah a regardé les gens de Badr et a dit : ‘Faites ce que vous voulez, car Je vous ai pardonnés.’ »* Et c’est à ce sujet que fut révélée cette sourate : *« Ô vous qui avez cru ! Ne prenez pas Mon ennemi et le vôtre pour alliés… »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 1)
Hadiths 3990https://sunnah.com/tirmidhi:3306
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ مَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَمْتَحِنُ إِلاَّ بِالآيَةِ الَّتِي قَالَ اللَّهُ : (إذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ ) الآيَةَ . قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَا مَسَّتْ يَدُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَ امْرَأَةٍ إِلاَّ امْرَأَةً يَمْلِكُهَا . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd, nous a rapporté ‘Abd Ar-Razzâq, d’après Ma’mar, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Urwa, d’après ‘Â’isha, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’éprouvait les femmes que par le verset qu’Allah a mentionné : *« Quand les croyantes viennent à toi pour te prêter serment d’allégeance… »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 12). Ma’mar dit : Ibn Tâwûs m’a informé, d’après son père, qu’aucune main du Messager d’Allah (ﷺ) n’a touché la main d’une femme, sauf une femme qu’il possédait.
Nous a rapporté ‘Abd ibn Humayd, nous a rapporté Abû Nu’aym, nous a rapporté Yazîd ibn ‘Abd Allah Ash-Shaybânî, qui a dit : J’ai entendu Shahar ibn Hawshab dire : Umm Salamah Al-Ansâriyya nous a rapporté qu’une femme parmi les femmes dit : *« Quel est ce bienfait pour lequel il ne nous est pas permis de te désobéir ? »* Il répondit : *« Ne vous lamentez pas. »* Je dis : *« Ô Messager d’Allah, les Banû Untel m’ont aidée à pleurer mon oncle, et je dois m’acquitter envers elles. »* Il refusa, mais après plusieurs demandes, il me permit de m’acquitter envers elles. Je ne me suis plus lamentée après cela, ni pour elles ni pour personne d’autre, et il ne resta parmi les femmes aucune qui ne se soit lamentée, sauf moi.
Nous a rapporté Salamah ibn Shabîb, nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf Al-Firyâbî, nous a rapporté Qays ibn Ar-Rabî’, d’après Al-Agharr ibn As-Sabbâh, d’après Khalîfa ibn Husayn, d’après Abû Nasr, d’après Ibn ‘Abbâs, concernant la parole d’Allah (qu’Il soit exalté) : *« Quand les croyantes viennent à vous en émigrantes, éprouvez-les… »* (Sourate 60, Al-Mumtahana, verset 10). Il dit : Lorsqu’une femme venait au Prophète (ﷺ) pour embrasser l’Islam, il lui faisait prêter serment par Allah qu’elle n’était pas sortie par aversion pour son mari, mais seulement par amour pour Allah et Son Messager.