حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ لَهِيعَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ امْرَأَتَيْنِ، أَتَتَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَفِي أَيْدِيهِمَا سُوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ فَقَالَ لَهُمَا " أَتُؤَدِّيَانِ زَكَاتَهُ " . قَالَتَا لاَ . قَالَ فَقَالَ لَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَتُحِبَّانِ أَنْ يُسَوِّرَكُمَا اللَّهُ بِسُوَارَيْنِ مِنْ نَارٍ " . قَالَتَا لاَ . قَالَ " فَأَدِّيَا زَكَاتَهُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى وَهَذَا حَدِيثٌ قَدْ رَوَاهُ الْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ نَحْوَ هَذَا . وَالْمُثَنَّى بْنُ الصَّبَّاحِ وَابْنُ لَهِيعَةَ يُضَعَّفَانِ فِي الْحَدِيثِ وَلاَ يَصِحُّ فِي هَذَا الْبَابِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَيْءٌ .
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Ibn Lahî'a, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père, que deux femmes vinrent au Messager d'Allah (ﷺ) avec des bracelets en or à leurs poignets. Il leur dit : « Acquittez-vous de leur zakât ? » Elles répondirent : « Non. » Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : « Aimeriez-vous qu'Allah vous pare de bracelets de feu ? » Elles répondirent : « Non. » Il dit : « Alors acquittez-vous de leur zakât. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par al-Muthannâ ibn al-Sabbâh d'après 'Amr ibn Shu'ayb de manière semblable. Al-Muthannâ ibn al-Sabbâh et Ibn Lahî'a sont faibles dans les hadiths, et rien d'authentique n'a été rapporté du Prophète (ﷺ) sur ce sujet.
Hadiths 638https://sunnah.com/tirmidhi:638
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ خَشْرَمٍ، أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنِ الْحَسَنِ بْنِ عُمَارَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عُبَيْدٍ، عَنْ عِيسَى بْنِ طَلْحَةَ، عَنْ مُعَاذٍ، أَنَّهُ كَتَبَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُهُ عَنِ الْخُضْرَوَاتِ وَهِيَ الْبُقُولُ فَقَالَ " لَيْسَ فِيهَا شَيْءٌ " . قَالَ أَبُو عِيسَى إِسْنَادُ هَذَا الْحَدِيثِ لَيْسَ بِصَحِيحٍ وَلَيْسَ يَصِحُّ فِي هَذَا الْبَابِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَيْءٌ وَإِنَّمَا يُرْوَى هَذَا عَنْ مُوسَى بْنِ طَلْحَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . وَالْعَمَلُ عَلَى هَذَا عِنْدَ أَهْلِ الْعِلْمِ أَنْ لَيْسَ فِي الْخُضْرَوَاتِ صَدَقَةٌ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَالْحَسَنُ هُوَ ابْنُ عُمَارَةَ وَهُوَ ضَعِيفٌ عِنْدَ أَهْلِ الْحَدِيثِ ضَعَّفَهُ شُعْبَةُ وَغَيْرُهُ وَتَرَكَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ .
Nous a rapporté 'Alî ibn Khashram, nous a informé 'Îsâ ibn Yûnus, d'après al-Hasan ibn 'Umâra, d'après Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân ibn 'Ubayd, d'après 'Îsâ ibn Talha, d'après Mu'âdh, qu'il écrivit au Prophète (ﷺ) pour l'interroger sur les légumes verts (al-khudrawât), c'est-à-dire les herbes potagères. Il répondit : « Il n'y a rien dessus. » Abû 'Îsâ a dit : La chaîne de transmission de ce hadith n'est pas authentique, et rien d'authentique n'a été rapporté du Prophète (ﷺ) sur ce sujet. Cela a plutôt été rapporté de Mûsâ ibn Talha, d'après le Prophète (ﷺ), de manière mursala. La pratique des savants est qu'il n'y a pas de zakât sur les légumes verts.
Hadiths 639https://sunnah.com/tirmidhi:639
حَدَّثَنَا أَبُو مُوسَى الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ عَبْدِ الْعَزِيزِ الْمَدَنِيُّ، حَدَّثَنَا الْحَارِثُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي ذُبَابٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، وَبُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فِيمَا سَقَتِ السَّمَاءُ وَالْعُيُونُ الْعُشْرُ وَفِيمَا سُقِيَ بِالنَّضْحِ نِصْفُ الْعُشْرِ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ وَابْنِ عُمَرَ وَجَابِرٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الأَشَجِّ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ وَبُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . وَكَأَنَّ هَذَا أَصَحُّ . وَقَدْ صَحَّ حَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْبَابِ وَعَلَيْهِ الْعَمَلُ عِنْدَ عَامَّةِ الْفُقَهَاءِ .
Nous a rapporté Abû Mûsâ al-Ansârî, nous a rapporté 'Âsim ibn 'Abd al-'Azîz al-Madanî, nous a rapporté al-Hârith ibn 'Abd al-Rahmân ibn Abî Dhubâb, d'après Sulaymân ibn Yasâr et Busr ibn Sa'îd, d'après Abû Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Pour ce qui est irrigué par la pluie et les sources, le dixième (al-'ushr) est dû, et pour ce qui est irrigué par des moyens mécaniques, la moitié du dixième. » Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Anas ibn Mâlik, Ibn 'Umar et Jâbir. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith a aussi été rapporté par Bukayr ibn 'Abd Allâh ibn al-Ashajj, d'après Sulaymân ibn Yasâr et Busr ibn Sa'îd, d'après le Prophète (ﷺ) de manière mursala, et cette version semble plus authentique. Le hadith d'Ibn 'Umar d'après le Prophète (ﷺ) sur ce sujet est authentique, et c'est sur cette base que se fonde la pratique de la majorité des juristes.
Nous a rapporté Ahmad ibn al-Hasan, nous a rapporté Sa'îd ibn Abî Maryam, nous a rapporté Ibn Wahb, m'a rapporté Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après Sâlim, d'après son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) a institué que pour ce qui est irrigué par la pluie et les sources, ou ce qui est en terre de culture pluviale (athariy), la dîme (al-'ushr) est due, et pour ce qui est irrigué par effort (al-nadh), la moitié de la dîme est due. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hassan sahîh.
Nous a rapporté Muhammad ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, nous a rapporté al-Walîd ibn Muslim, d'après al-Muthannâ ibn al-Sabbâh, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père, que le Prophète (ﷺ) fit un sermon aux gens et dit : "Que celui qui a la charge d'un orphelin possédant des biens fasse du commerce avec ceux-ci, et ne les laisse pas jusqu'à ce que la zakât les consume." Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith n'est rapporté que par cette voie, et sa chaîne de transmission est discutée, car al-Muthannâ ibn al-Sabbâh est considéré comme faible dans le hadith. Certains l'ont rapporté d'après 'Amr ibn Shu'ayb, attribuant ce hadith à 'Umar ibn al-Khattâb. Les gens de science ont divergé sur cette question : plusieurs Compagnons du Prophète (ﷺ) ont considéré qu'il y a une zakât sur les biens de l'orphelin, parmi eux 'Umar, 'Alî, 'Â'isha, Ibn 'Umar. C'est aussi l'avis de Mâlik, al-Shâfi'î, Ahmad et Ishâq. Un groupe de savants a dit qu'il n'y a pas de zakât sur les biens de l'orphelin, c'est l'avis de Sufyân al-Thawrî et 'Abd Allâh ibn al-Mubârak.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth ibn Sa'd, d'après Ibn Shihâb, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab et Abû Salamah, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Le dommage causé par un animal (al-'ajmâ') est sans compensation, celui d'une mine est sans compensation, celui d'un puits est sans compensation, et sur le trésor enfoui (al-rikâz), le cinquième est dû." Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hassan sahîh. Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Anas ibn Mâlik, 'Abd Allâh ibn 'Amr, 'Ubâdah ibn al-Sâmit, 'Amr ibn 'Awf al-Muzanî et Jâbir.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Abû Dâwûd al-Tayâlisî, nous a informés Shu'ba, m'a informé Khubayb ibn 'Abd al-Rahmân, qui a dit : J'ai entendu 'Abd al-Rahmân ibn Mas'ûd ibn Niyâr dire : Sahl ibn Abî Hathma vint à notre assemblée et rapporta que le Messager d'Allah (ﷺ) disait : "Lorsque vous évaluez (les récoltes), prenez et laissez un tiers ; si vous ne laissez pas un tiers, alors laissez un quart." Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par 'Â'isha, 'Attâb ibn Asîd et Ibn 'Abbâs. La pratique est basée sur le hadith de Sahl ibn Abî Hathma selon la majorité des gens de science concernant l'évaluation (al-kharss). Ahmad et Ishâq suivent aussi ce hadith.
Nous a rapporté Abû 'Amr Muslim ibn 'Amr al-Hadhdhâ' al-Madanî, nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Nâfi' al-Sâ'igh, d'après Muhammad ibn Sâlih al-Tammâr, d'après Ibn Shihâb, d'après Sa'îd ibn al-Musayyab, d'après 'Attâb ibn Asîd, que le Prophète (ﷺ) envoyait des hommes pour évaluer leurs vignes et leurs fruits. Par cette même chaîne, que le Prophète (ﷺ) a dit concernant la zakât des vignes : "Elles sont évaluées comme on évalue les palmiers, puis leur zakât est payée en raisins secs comme la zakât des palmiers est payée en dattes." Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hassan gharîb. Ibn Jurayj a aussi rapporté ce hadith d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha. J'ai interrogé Muhammad à ce sujet, et il a dit : Le hadith d'Ibn Jurayj n'est pas conservé, et le hadith d'Ibn al-Musayyab d'après 'Attâb ibn Asîd est plus solide et plus authentique.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî', nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, nous a informés Yazîd ibn 'Iyâd, d'après 'Âsim ibn 'Umar ibn Qatâda, et nous a rapporté Muhammad ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Ahmad ibn Khâlid, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après 'Âsim ibn 'Umar ibn Qatâda, d'après Mahmûd ibn Labîd, d'après Râfi' ibn Khadîj, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Celui qui collecte la zakât avec droiture est comme le combattant dans le sentier d'Allah jusqu'à ce qu'il retourne chez lui." Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de Râfi' ibn Khadîj est hassan sahîh. Yazîd ibn 'Iyâd est considéré comme faible par les gens du hadith, et le hadith de Muhammad ibn Ishâq est plus authentique.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Sa'd ibn Sinân, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui exagère dans la zakât est comme celui qui la refuse." Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Ibn 'Umar, Umm Salamah et Abû Hurayra. Le hadith d'Anas est gharîb par cette voie. Ahmad ibn Hanbal a critiqué Sa'd ibn Sinân. Al-Layth ibn Sa'd rapporte ainsi d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Sa'd ibn Sinân, d'après Anas ibn Mâlik. 'Amr ibn al-Hârith et Ibn Lahî'a rapportent d'après Yazîd ibn Abî Habîb, d'après Sinân ibn Sa'd, d'après Anas. J'ai entendu Muhammad dire que le correct est Sinân ibn Sa'd. Son propos "Celui qui exagère dans la zakât est comme celui qui la refuse" signifie que le péché de celui qui exagère est comme celui de celui qui refuse lorsqu'il refuse.
Hadiths 647https://sunnah.com/tirmidhi:647
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ مُجَالِدٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا أَتَاكُمُ الْمُصَدِّقُ فَلاَ يُفَارِقَنَّكُمْ إِلاَّ عَنْ رِضًا " .
Nous a rapporté 'Alî ibn Hujr, nous a informés Muhammad ibn Yazîd, d'après Mujâlid, d'après al-Sha'bî, d'après Jarîr, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : "Lorsque le collecteur de zakât vient à vous, qu'il ne vous quitte qu'avec votre satisfaction."
Nous a rapporté Abû 'Ammâr al-Husayn ibn Hurayth, nous a rapporté Sufyân ibn 'Uyayna, d'après Dâwûd, d'après al-Sha'bî, d'après Jarîr, d'après le Prophète (ﷺ) de manière similaire. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de Dâwûd d'après al-Sha'bî est plus authentique que celui de Mujâlid. Certains gens de science ont critiqué Mujâlid, qui commet beaucoup d'erreurs.
Nous a rapporté 'Alî ibn Sa'îd al-Kindî al-Kûfî, nous a rapporté Hafs ibn Ghiyâth, d'après Ash'ath, d'après 'Awn ibn Abî Juhayfa, d'après son père, qui a dit : Le collecteur de zakât du Prophète (ﷺ) vint à nous, prit la zakât de nos riches et la distribua à nos pauvres. J'étais un jeune orphelin, et il me donna une jeune chamelle. Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté par Ibn 'Abbâs. Le hadith d'Abî Juhayfa est hassan.
Nous a rapporté Qutayba et 'Alî ibn Hujr – Qutayba a dit : nous a rapporté Sharîk, et 'Alî a dit : nous a informés Sharîk – le sens est le même, d'après Hakîm ibn Jubayr, d'après Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân ibn Yazîd, d'après son père, d'après 'Abd Allâh ibn Mas'ûd, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui demande aux gens alors qu'il possède de quoi se suffire viendra le Jour de la Résurrection avec des griffures, des éraflures ou des cicatrices sur le visage." On lui demanda : "Ô Messager d'Allah, et qu'est-ce qui le rend suffisant ?" Il dit : "Cinquante dirhams ou leur valeur en or." Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté par 'Abd Allâh ibn 'Amr. Le hadith d'Ibn Mas'ûd est hassan. Shu'ba a critiqué Hakîm ibn Jubayr à cause de ce hadith.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Yahyâ ibn Âdam, nous a rapporté Sufyân, d'après Hakîm ibn Jubayr, avec ce hadith. 'Abd Allâh ibn 'Uthmân, compagnon de Shu'ba, lui dit : "Si quelqu'un d'autre que Hakîm avait rapporté ce hadith..." Sufyân lui répondit : "Et pourquoi Hakîm ne serait-il pas rapporté par Shu'ba ?" Il dit : "Oui." Sufyân dit : "J'ai entendu Zubayd rapporter ce hadith d'après Muhammad ibn 'Abd al-Rahmân ibn Yazîd." Certains de nos compagnons suivent ce hadith, ainsi que al-Thawrî, 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, Ahmad et Ishâq. Ils ont dit : Si un homme possède cinquante dirhams, la zakât ne lui est pas permise. Certains gens de science ne suivent pas le hadith de Hakîm ibn Jubayr et ont élargi cette question, disant que si un homme possède cinquante dirhams ou plus mais en a besoin, il peut prendre de la zakât. C'est l'avis de al-Shâfi'î et d'autres parmi les juristes et savants.
Nous a rapporté Abû Bakr Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Abû Dâwûd al-Tayâlisî, nous a rapporté Sufyân ibn Sa'îd, et nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, nous a informés Sufyân, d'après Sa'd ibn Ibrâhîm, d'après Rayhân ibn Yazîd, d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : "La zakât n'est pas licite pour un riche ni pour celui qui a une force et une bonne santé." Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Abû Hurayra, Hubshî ibn Junâda et Qabîsa ibn Mukhâriq. Le hadith de 'Abd Allâh ibn 'Amr est hassan. Shu'ba a rapporté ce hadith d'après Sa'd ibn Ibrâhîm avec la même chaîne mais ne l'a pas attribué au Prophète (ﷺ). Il a été rapporté dans d'autres hadiths du Prophète (ﷺ) : "La mendicité n'est pas licite pour un riche ni pour celui qui a une force et une bonne santé." Si un homme fort et dans le besoin, sans rien posséder, reçoit une aumône, cela suffit pour le donateur selon les gens de science. Certains savants interprètent ce hadith comme se rapportant à la mendicité.
Nous a rapporté 'Alî ibn Sa'îd al-Kindî, nous a rapporté 'Abd al-Rahîm ibn Sulaymân, d'après Mujâlid, d'après 'Âmir al-Sha'bî, d'après Hubshî ibn Junâda al-Salûlî, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) lors du Pèlerinage d'Adieu, alors qu'il se tenait à 'Arafa, un bédouin vint à lui et prit le bord de son manteau pour lui demander de le lui donner, ce qu'il fit. Puis il s'en alla, et c'est alors que la mendicité fut interdite. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "La mendicité n'est pas licite pour un riche ni pour celui qui a une force et une bonne santé, sauf pour celui qui est dans une pauvreté extrême ou une dette écrasante. Celui qui mendie pour s'enrichir aura des griffures sur le visage le Jour de la Résurrection et mangera des pierres brûlantes de l'Enfer. Que celui qui veut diminue, et que celui qui veut augmente."
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Yahyâ ibn Âdam, d'après 'Abd al-Rahîm ibn Sulaymân, de manière similaire. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est gharîb par cette voie.
Hadiths 655https://sunnah.com/tirmidhi:655
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الأَشَجِّ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ أُصِيبَ رَجُلٌ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ثِمَارٍ ابْتَاعَهَا فَكَثُرَ دَيْنُهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَصَدَّقُوا عَلَيْهِ " . فَتَصَدَّقَ النَّاسُ عَلَيْهِ فَلَمْ يَبْلُغْ ذَلِكَ وَفَاءَ دَيْنِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِغُرَمَائِهِ " خُذُوا مَا وَجَدْتُمْ وَلَيْسَ لَكُمْ إِلاَّ ذَلِكَ " . قَالَ وَفِي الْبَابِ عَنْ عَائِشَةَ وَجُوَيْرِيَةَ وَأَنَسٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى حَدِيثُ أَبِي سَعِيدٍ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après Bukayr ibn 'Abd Allâh ibn al-Ashajj, d'après 'Iyâd ibn 'Abd Allâh, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : Un homme fut éprouvé à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) dans des fruits qu'il avait achetés, et ses dettes devinrent nombreuses. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Faites-lui l'aumône." Les gens lui firent l'aumône, mais cela ne suffit pas à couvrir ses dettes. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors à ses créanciers : "Prenez ce que vous trouvez, et vous n'aurez rien de plus." Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par 'Â'isha, Juwayriya et Anas. Le hadith d'Abû Sa'îd est hassan sahîh.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Makkî ibn Ibrâhîm et Yûsuf ibn Ya'qûb al-Dubay'î al-Sadûsî, qui ont dit : Nous a rapporté Bahz ibn Hakîm, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : Lorsque quelque chose était apporté au Messager d'Allah (ﷺ), il demandait : "Est-ce une aumône ou un cadeau ?" S'ils disaient que c'était une aumône, il n'en mangeait pas, et s'ils disaient que c'était un cadeau, il en mangeait. Abû 'Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Salmân, Abû Hurayra, Anas, al-Hasan ibn 'Alî, Abû 'Umayra (grand-père de Mu'arrif ibn Wâsil, dont le nom est Rushayd ibn Mâlik), Maymûn ibn Mihrân, Ibn 'Abbâs, 'Abd Allâh ibn 'Amr, Abû Râfi', et 'Abd al-Rahmân ibn 'Alqama. Ce hadith a aussi été rapporté par 'Abd al-Rahmân ibn 'Alqama, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Abî 'Aqîl, d'après le Prophète (ﷺ). Le grand-père de Bahz ibn Hakîm s'appelle Mu'âwiya ibn Hayda al-Qushayrî. Le hadith de Bahz ibn Hakîm est hassan gharîb.