Yahya ibn Yahya Al-Tamîmî et Muhammad ibn Rumh nous ont rapporté : Ils ont dit : Al-Layth nous a informés. Et Qutayba ibn Sa‘îd nous a rapporté : Al-Layth nous a rapporté, d’après Ibn Shihâb, d’après Abû Salama ibn ‘Abd Al-Rahmân, d’après ‘Â’isha, que le Messager d’Allah (ﷺ), lorsqu’il voulait dormir alors qu’il était en état de janâba, faisait ses ablutions comme pour la prière avant de dormir.
Abû Bakr ibn Abî Shayba nous a rapporté : Ibn ‘Ulayya, Wakî‘ et Ghundar nous ont rapportés, d’après Shu‘ba, d’après Al-Hakam, d’après Ibrâhîm, d’après Al-Aswad, d’après ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était en état de janâba et voulait manger ou dormir, il faisait ses ablutions comme pour la prière. »
Muhammad ibn Al-Muthannâ et Ibn Bashshâr nous ont rapporté : Ils ont dit : Muhammad ibn Ja‘far nous a rapporté. Et ‘Ubayd Allah ibn Mu‘âdh nous a rapporté : Il a dit : Mon père nous a rapporté : Il a dit : Shu‘ba nous a rapporté avec cette chaîne de transmission. Ibn Al-Muthannâ a dit dans son hadith : « Al-Hakam nous a rapporté : J’ai entendu Ibrâhîm raconter… »
Il m’a été rapporté par Muhammad ibn Abî Bakr al-Muqaddamî et Zuhayr ibn Harb, qui ont dit : Yahyâ – c’est-à-dire Ibn Sa‘îd – nous a rapporté d’après ‘Ubayd Allâh, et Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ibn Numayr – la formulation étant la leur – ont dit : Ibn Numayr a rapporté d’après son père, et Abû Bakr a rapporté d’après Abû Usâma – tous deux ont dit : ‘Ubayd Allâh nous a rapporté d’après Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qu’‘Umar a dit : « Ô Messager d’Allâh, l’un d’entre nous peut-il dormir alors qu’il est en état de janâba ? » Il répondit : *« Oui, s’il fait ses ablutions. »*
Muhammad ibn Râfi‘ nous a rapporté : ‘Abd al-Razzâq nous a rapporté d’après Ibn Jurayj, qui a été informé par Nâfi‘, d’après Ibn ‘Umar, qu’‘Umar demanda une fatwa au Prophète (ﷺ) en disant : « L’un d’entre nous peut-il dormir alors qu’il est en état de janâba ? » Il répondit : *« Oui, qu’il fasse ses ablutions, puis qu’il dorme jusqu’à ce qu’il veuille se laver. »*
Hadiths 318https://sunnah.com/muslim:306c
وَحَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ ذَكَرَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ تُصِيبُهُ جَنَابَةٌ مِنَ اللَّيْلِ فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَوَضَّأْ وَاغْسِلْ ذَكَرَكَ ثُمَّ نَمْ " .
Yahyâ ibn Yahyâ al-Tamîmî m’a rapporté : J’ai lu à Mâlik d’après ‘Abd Allâh ibn Dînâr, d’après Ibn ‘Umar, qui a dit : ‘Umar ibn al-Khattâb mentionna au Messager d’Allâh (ﷺ) qu’il lui arrivait d’être en état de janâba durant la nuit. Le Messager d’Allâh (ﷺ) lui dit : *« Fais tes ablutions, lave ton membre, puis dors. »*
Qutayba ibn Sa‘îd nous a rapporté : Al-Layth nous a rapporté d’après Mu‘âwiya ibn Sâlih, d’après ‘Abd Allâh ibn Abî Qays, qui a dit : J’ai interrogé ‘Â’isha au sujet de la prière impaire (witr) du Messager d’Allâh (ﷺ). Puis il mentionna le hadith. Je lui dis : « Comment agissait-il en cas de janâba ? Se lavait-il avant de dormir ou dormait-il avant de se laver ? » Elle répondit : « Il faisait tout cela : parfois il se lavait puis dormait, et parfois il faisait ses ablutions puis dormait. » Je dis : « Louange à Allâh qui a mis de la facilité dans cette affaire. »
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Zuhayr ibn Harb** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : **« Nous a rapporté ‘Abd al-Rahmân ibn Mahdî »** – qu’Allah lui fasse miséricorde.
**Et il m’a été également rapporté par Hârûn ibn Sa‘îd al-Aylî** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit : **« Nous a rapporté Ibn Wahb »** – qu’Allah lui fasse miséricorde.
**Tous deux [‘Abd al-Rahmân et Ibn Wahb] d’après Mu‘âwiya ibn Sâlih** – qu’Allah lui fasse miséricorde – **selon la même chaîne de transmission (isnâd) que précédemment, avec le même contenu (matn).**
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### Explications terminologiques :
1. **« حَدَّثَنَا » (ḥaddathanâ)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« nous a rapporté »* (dans le sens de l’enseignement reçu).
2. **« الإِسْنَاد » (al-isnâd)** : La chaîne de transmission des narrateurs, essentielle pour l’authentification du hadith.
3. **« مِثْلَهُ » (mithlahu)** : *« Identique à celui-ci »*, indiquant que le contenu du hadith est le même que celui rapporté précédemment.
4. Les noms des narrateurs sont suivis de **« رَحِمَهُ اللَّهُ » (raḥimahu Llâh)** : *« Qu’Allah lui fasse miséricorde »*, formule de respect envers les savants du hadith.
Si vous souhaitez le texte complet du hadith (matn) qui précède cet isnâd, je peux également vous le traduire avec la même rigueur. Qu’Allah nous guide vers la science bénéfique.
Abû Bakr ibn Abî Shayba nous a rapporté : Hafs ibn Ghiyâth nous a rapporté, et Abû Kurayb nous a informé : Ibn Abî Zâ’ida nous a rapporté, et ‘Amr al-Nâqid et Ibn Numayr m’ont rapporté : Marwân ibn Mu‘âwiya al-Fazârî nous a rapporté – tous d’après ‘Âsim, d’après Abû al-Mutawakkil, d’après Abû Sa‘îd al-Khudrî, que le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit : *« Lorsque l’un d’entre vous a des rapports avec son épouse puis souhaite recommencer, qu’il fasse ses ablutions. »* Abû Bakr a ajouté dans son hadith : « qu’il fasse ses ablutions entre les deux », et il a dit : « puis souhaite recommencer. »
Hadiths 322https://sunnah.com/muslim:309
وَحَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ أَحْمَدَ بْنِ أَبِي شُعَيْبٍ الْحَرَّانِيُّ، حَدَّثَنَا مِسْكِينٌ، - يَعْنِي ابْنَ بُكَيْرٍ الْحَذَّاءَ - عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَطُوفُ عَلَى نِسَائِهِ بِغُسْلٍ وَاحِدٍ .
Al-Hasan ibn Ahmad ibn Abî Shu‘ayb al-Harrânî nous a rapporté : Miskîn – c’est-à-dire Ibn Bukayr al-Haddâ’ – nous a rapporté d’après Shu‘ba, d’après Hishâm ibn Zayd, d’après Anas, que le Prophète (ﷺ) faisait le tour de ses épouses avec un seul ghousl.
Zuhayr ibn Harb nous a rapporté : ‘Umar ibn Yûnus al-Hanafî nous a rapporté : ‘Ikrimah ibn ‘Ammâr nous a rapporté, qui a dit : Ishâq ibn Abî Talha m’a rapporté : Anas ibn Mâlik m’a rapporté, qui a dit : Umm Sulaym – qui est la grand-mère d’Ishâq – vint trouver le Messager d’Allâh (ﷺ), alors que ‘Â’isha était auprès de lui, et lui dit : « Ô Messager d’Allâh, Allâh n’a pas honte de la vérité. La femme voit-elle dans son sommeil ce que voit l’homme, et ressent-elle ce que l’homme ressent ? » ‘Â’isha dit : « Ô Umm Sulaym, tu as déshonoré les femmes ! Que ta main soit couverte de poussière ! » Le Messager d’Allâh (ﷺ) dit à ‘Â’isha : *« C’est plutôt toi dont la main devrait être couverte de poussière ! Oui, qu’elle se lave, ô Umm Sulaym, si elle voit cela. »*
Hadiths 324https://sunnah.com/muslim:311
حَدَّثَنَا عَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، حَدَّثَهُمْ أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ حَدَّثَتْ أَنَّهَا، سَأَلَتْ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْمَرْأَةِ تَرَى فِي مَنَامِهَا مَا يَرَى الرَّجُلُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا رَأَتْ ذَلِكِ الْمَرْأَةُ فَلْتَغْتَسِلْ " . فَقَالَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ وَاسْتَحْيَيْتُ مِنْ ذَلِكَ قَالَتْ وَهَلْ يَكُونُ هَذَا فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ فَمِنْ أَيْنَ يَكُونُ الشَّبَهُ إِنَّ مَاءَ الرَّجُلِ غَلِيظٌ أَبْيَضُ وَمَاءَ الْمَرْأَةِ رَقِيقٌ أَصْفَرُ فَمِنْ أَيِّهِمَا عَلاَ أَوْ سَبَقَ يَكُونُ مِنْهُ الشَّبَهُ " .
‘Abbâs ibn al-Walîd nous a rapporté : Yazîd ibn Zuray‘ nous a rapporté : Sa‘îd nous a rapporté d’après Qatâda, qu’Anas ibn Mâlik leur a rapporté qu’Umm Sulaym lui a raconté qu’elle interrogea le Prophète d’Allâh (ﷺ) au sujet de la femme qui voit dans son sommeil ce que voit l’homme. Le Messager d’Allâh (ﷺ) répondit : *« Si la femme voit cela, qu’elle se lave. »* Umm Sulaym dit : « J’ai eu honte de cela », et elle demanda : « Est-ce que cela arrive vraiment ? » Le Prophète d’Allâh (ﷺ) répondit : *« Oui, sinon d’où viendrait la ressemblance ? Le liquide de l’homme est épais et blanc, et celui de la femme est fluide et jaune. Selon lequel des deux domine ou précède, la ressemblance en découlera. »*
Dâwûd ibn Rushayd nous a rapporté : Sâlih ibn ‘Umar nous a rapporté : Abû Mâlik al-Ashja‘î nous a rapporté d’après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Une femme interrogea le Messager d’Allâh (ﷺ) au sujet de la femme qui voit dans son sommeil ce que voit l’homme. Il répondit : *« Si elle ressent ce que ressent l’homme, qu’elle se lave. »*
Hadiths 326https://sunnah.com/muslim:313a
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ بِنْتِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتْ جَاءَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ لاَ يَسْتَحْيِي مِنَ الْحَقِّ فَهَلْ عَلَى الْمَرْأَةِ مِنْ غُسْلٍ إِذَا احْتَلَمَتْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نَعَمْ إِذَا رَأَتِ الْمَاءَ " . فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَتَحْتَلِمُ الْمَرْأَةُ فَقَالَ " تَرِبَتْ يَدَاكِ فَبِمَ يُشْبِهُهَا وَلَدُهَا " .
Yahyâ ibn Yahyâ al-Tamîmî nous a informé : Abû Mu‘âwiya nous a rapporté d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après Zaynab bint Abî Salama, d’après Umm Salama, qui a dit : Umm Sulaym vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui dit : « Ô Messager d’Allâh, Allâh n’a pas honte de la vérité. La femme doit-elle se laver si elle a un rêve érotique ? » Le Messager d’Allâh (ﷺ) répondit : *« Oui, si elle voit le liquide. »* Umm Salama dit : « Ô Messager d’Allâh, une femme peut-elle avoir un rêve érotique ? » Il répondit : *« Que ta main soit couverte de poussière ! Sinon, comment son enfant lui ressemblerait-il ? »*
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par Abû Bakr ibn Abî Shayba et Zuhayr ibn Harb, qui ont dit :**
Nous a rapporté Wakî’, et [aussi] Ibn Abî ‘Umar nous a rapporté, [en disant] : Nous a rapporté Sufyân, tous deux d’après Hishâm ibn ‘Urwa, selon la même chaîne de transmission (isnâd) et avec un sens similaire.
**Et il a ajouté [dans la version de Hishâm] :**
Elle [‘Âisha, qu’Allah l’agrée] a dit : *« Je dis [à mon époux, le Prophète ﷺ] : "Tu as exposé les femmes [à la médisance] !" »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles :**
1. **« حَدَّثَنَا » (ḥaddathanâ)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« Nous a rapporté »* (le narrateur transmet ce qu’il a entendu de son cheikh).
2. **« الإِسْنَادِ » (al-isnâd)** : La chaîne de transmission des narrateurs, essentielle pour authentifier le hadith.
3. **« فَضَحْتِ النِّسَاءَ » (faḍaḥti an-nisâ’)** : Littéralement *« Tu as déshonoré les femmes »*, mais dans le contexte de l’affaire du *Ifk* (la calomnie contre ‘Âisha), cela signifie *« Tu as exposé les femmes à la médisance »* ou *« Tu as donné prise aux ragots »*. ‘Âisha exprimait ici son inquiétude quant à la réputation des femmes musulmanes après cet événement.
4. **Contexte** : Ce hadith fait partie du récit de l’incident du *Ifk* (la calomnie contre ‘Âisha, rapporté dans *Sahîh Muslim* et *Sahîh al-Bukhârî*), où le Prophète ﷺ reçut la révélation (Coran 24:11-20) innocentant son épouse.
Cette traduction respecte le style sobre et précis des sciences du hadith (*‘ulûm al-hadîth*), tout en rendant le sens accessible. Si vous souhaitez des précisions sur un terme ou un aspect du hadith, je suis à votre disposition.
Hadiths 328https://sunnah.com/muslim:314a
وَحَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ شُعَيْبِ بْنِ اللَّيْثِ، حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ جَدِّي، حَدَّثَنِي عُقَيْلُ بْنُ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّهُ قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ أُمَّ بَنِي أَبِي طَلْحَةَ دَخَلَتْ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . بِمَعْنَى حَدِيثِ هِشَامٍ غَيْرَ أَنَّ فِيهِ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ لَهَا أُفٍّ لَكِ أَتَرَى الْمَرْأَةُ ذَلِكِ
‘Abd al-Malik ibn Shu‘ayb ibn al-Layth nous a rapporté : Mon père m’a rapporté d’après mon grand-père, qui a rapporté d’après ‘Uqayl ibn Khâlid, d’après Ibn Shihâb, qui a dit : ‘Urwa ibn al-Zubayr m’a informé qu’‘Â’isha, épouse du Prophète (ﷺ), lui a rapporté qu’Umm Sulaym, mère des fils d’Abî Talha, vint trouver le Messager d’Allâh (ﷺ) – avec le même sens que le hadith de Hishâm, sauf qu’il y est mentionné : ‘Â’isha dit : « Fi de toi ! La femme voit-elle cela ? »*
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) :**
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ ar-Râzî, Sahl ibn 'Uthmân et Abû Kurayb – le texte étant celui d'Abû Kurayb – ; Sahl a dit : « Nous a rapporté », tandis que les deux autres ont dit : « Nous a informé Ibn Abî Zâ'ida, d'après son père, d'après Mus'ab ibn Shayba, d'après Musâfi' ibn 'Abdillâh, d'après 'Urwa ibn az-Zubayr, d'après 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) que :
Une femme demanda au Messager d'Allah (ﷺ) : *« La femme doit-elle faire le ghousl (le bain rituel) lorsqu'elle a un rêve érotique et voit [l'émission] de liquide ? »* Il (ﷺ) répondit : *« Oui. »*
Alors 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) lui dit : *« Que tes mains soient couvertes de poussière (taribat yadâki) ! Et quelle honte (wa ullat) ! »*
La femme dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) déclara alors : *« Laisse-la (da'îhâ). Et comment la ressemblance [de l'enfant] pourrait-elle provenir d'autre chose que de cela ? Lorsque le liquide de la femme domine celui de l'homme, l'enfant ressemble aux oncles maternels (akhwâl). Et lorsque le liquide de l'homme domine celui de la femme, l'enfant ressemble aux oncles paternels (a'mâm). »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes :**
1. **« احْتَلَمَتْ » (ihtalamat)** : Fait référence au rêve érotique (rêve entraînant une émission de liquide).
2. **« أَبْصَرَتِ الْمَاءَ » (absarati al-mâ')** : Littéralement « elle a vu l'eau », c'est-à-dire qu'elle a constaté l'émission de liquide (sperme féminin ou *madhy* selon les avis).
3. **« تَرِبَتْ يَدَاكِ » (taribat yadâki)** : Expression arabe signifiant *« Que tes mains soient couvertes de poussière »*, utilisée pour exprimer un reproche ou une surprise, sans malédiction littérale.
4. **« وَأُلَّتْ » (wa ullat)** : Terme signifiant *« Quelle honte ! »* ou *« Quelle inconvenance ! »*, exprimant la désapprobation de 'Â'icha envers la question jugée indiscrète.
5. **« الشَّبَهُ » (ash-shabah)** : La ressemblance de l'enfant, expliquée ici par la dominance du liquide (*mâ'*) de l'un des deux parents lors de la conception.
Ce hadith est rapporté dans **Sahîh Muslim (n°311)** et aborde des questions de **fiqh** (jurisprudence) et de **'aqîda** (croyance) liées à la pureté rituelle et aux lois de la procréation en Islam. Qu'Allah nous accorde la compréhension correcte de Sa religion. Âmîn.
Al-Hasan ibn ‘Alî al-Hulwânî nous a rapporté : Abû Tawba – c’est-à-dire al-Rabî‘ ibn Nâfi‘ – nous a rapporté : Mu‘âwiya – c’est-à-dire Ibn Salâm – nous a rapporté d’après Zayd – c’est-à-dire son frère –, qui a entendu Abû Salâm dire : Abû Asmâ’ al-Rahabî m’a rapporté que Thawbân, affranchi du Messager d’Allâh (ﷺ), lui a rapporté : J’étais debout auprès du Messager d’Allâh (ﷺ) lorsqu’un rabbin parmi les rabbins des Juifs vint et dit : « Que la paix soit sur toi, ô Muhammad. » Je le repoussai si violemment qu’il faillit tomber. Il dit : « Pourquoi me repousses-tu ? » Je répondis : « Ne dis-tu pas plutôt : Ô Messager d’Allâh ? » Le Juif dit : « Nous l’appelons par le nom que sa famille lui a donné. » Le Messager d’Allâh (ﷺ) dit : *« Mon nom est bien Muhammad, celui que ma famille m’a donné. »* Le Juif dit : « Je suis venu t’interroger. » Le Messager d’Allâh (ﷺ) lui dit : *« Cela te sera-t-il utile si je te réponds ? »* Il dit : « J’écouterai de mes oreilles. » Le Messager d’Allâh (ﷺ) frappa le sol avec un bâton qu’il avait. Puis il dit : *« Interroge. »* Le Juif dit : « Où seront les gens le jour où la terre sera changée en une autre terre et les cieux en d’autres cieux ? » Le Messager d’Allâh (ﷺ) répondit : *« Ils seront dans les ténèbres, avant le pont (al-sirât). »* Il demanda : « Qui sera le premier à le traverser ? » Il répondit : *« Les pauvres parmi les Muhâjirûn. »* Le Juif dit : « Quel sera leur présent d’accueil lorsqu’ils entreront au Paradis ? » Il répondit : *« Le lobe du foie du poisson. »* Il demanda : « Et quelle sera leur nourriture ensuite ? » Il répondit : *« On leur sacrifiera le taureau du Paradis qui mangeait des extrémités de la terre. »* Il demanda : « Et quelle sera leur boisson ? » Il répondit : *« D’une source appelée Salsabîl. »* Il dit : « Tu as dit vrai. » Puis il dit : « Je suis venu t’interroger sur une chose que personne sur terre ne connaît, sauf un prophète, ou un ou deux hommes. » Il dit : *« Cela te sera-t-il utile si je te réponds ? »* Il dit : « J’écouterai de mes oreilles. » Il dit : « Je suis venu t’interroger au sujet de l’enfant. » Il répondit : *« Le liquide de l’homme est blanc et épais, et celui de la femme est jaune et fluide. Si les deux se rencontrent et que le liquide de l’homme domine celui de la femme, l’enfant sera un garçon, par la permission d’Allâh. Si le liquide de la femme domine celui de l’homme, l’enfant sera une fille, par la permission d’Allâh. »* Le Juif dit : « Tu as dit vrai, et tu es bien un prophète. » Puis il s’en alla. Le Messager d’Allâh (ﷺ) dit : *« Il m’a interrogé sur ce dont il m’a interrogé, et je n’en avais aucune connaissance jusqu’à ce qu’Allâh me l’ait révélée. »*
‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Rahmân al-Dârimî m’a rapporté : Yahyâ ibn Hassân nous a informé : Mu‘âwiya ibn Salâm nous a rapporté dans cette chaîne avec le même sens, sauf qu’il a dit : « J’étais assis auprès du Messager d’Allâh (ﷺ) », et il a dit : « lobe du foie du poisson », et « il rend masculin ou féminin », sans dire « ils rendent masculin ou féminin ».
Yahyâ ibn Yahyâ al-Tamîmî nous a rapporté : Abû Mu‘âwiya nous a rapporté d’après Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’isha, qui a dit : Lorsque le Messager d’Allâh (ﷺ) se lavait de la janâba, il commençait par se laver les mains, puis il versait de l’eau avec sa droite sur sa gauche et lavait son sexe. Ensuite, il faisait ses ablutions comme pour la prière. Puis il prenait de l’eau et passait ses doigts à la racine de ses cheveux jusqu’à ce qu’il estime avoir bien nettoyé. Il versait alors trois poignées d’eau sur sa tête, puis répandait l’eau sur tout son corps, et enfin se lavait les pieds.