وَحَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ، وَأُمَّ سَلَمَةَ ذَكَرَتَا كَنِيسَةً رَأَيْنَهَا بِالْحَبَشَةِ - فِيهَا تَصَاوِيرُ - لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أُولَئِكِ إِذَا كَانَ فِيهِمُ الرَّجُلُ الصَّالِحُ فَمَاتَ بَنَوْا عَلَى قَبْرِهِ مَسْجِدًا وَصَوَّرُوا فِيهِ تِلْكَ الصُّوَرَ أُولَئِكِ شِرَارُ الْخَلْقِ عِنْدَ اللَّهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ " .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, tout en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Zuhayr ibn Harb** – **qui a dit** : **Yahya ibn Sa’id nous a rapporté** – **qui a dit** : **Hicham nous a rapporté** – **qui a dit** : **Mon père m’a informé**, d’après **‘Aïcha** (qu’Allah l’agrée) :
**Oumm Habiba et Oumm Salama** (qu’Allah les agrée) ont mentionné au **Messager d’Allah** (ﷺ) une église qu’elles avaient vue en **Abyssinie (al-Habacha)**, dans laquelle il y avait des **images (tasawir)**.
Le **Messager d’Allah** (ﷺ) dit alors :
*« Certes, ces gens-là, lorsqu’un homme pieux mourait parmi eux, construisaient sur sa tombe un **masjid** et y plaçaient ces images. Ceux-là sont les **pires des créatures** auprès d’Allah au Jour de la Résurrection. »*
**[Rapporté par Muslim]**
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### Notes terminologiques et explications savantes :
1. **« Masjid »** : Dans ce contexte, il s’agit d’un lieu de culte construit sur une tombe, ce qui est interdit en Islam (tombes érigées en lieux de prière ou d’adoration). Le terme est conservé en arabe pour éviter toute confusion avec la mosquée légiférée (*masjid* dédié à l’adoration d’Allah seul).
2. **« Tasawir »** : Désigne les images ou représentations figuratives (statues, peintures), dont la fabrication et l’usage à des fins religieuses sont prohibés en Islam, surtout dans les lieux de culte.
3. **« Pires des créatures »** : Expression forte (*chirar al-khalq*) pour condamner ceux qui associent des actes d’adoration à d’autres qu’Allah (comme la construction de mausolées sur des tombes ou l’usage d’images dans un contexte religieux).
4. **Contexte** : Ce hadith met en garde contre deux innovations (*bid’ah*) majeures :
- La construction de bâtiments religieux sur les tombes.
- L’introduction d’images dans les lieux de culte, ce qui peut mener au *chirk* (associationnisme).
Qu’Allah nous préserve de toute forme d’innovation et nous guide vers la voie droite.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et ‘Amr al-Nâqid, qui ont dit : Nous a rapporté Wakî‘, qui nous a rapporté de Hishâm ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’isha, qu’ils évoquèrent en présence du Messager d’Allah (ﷺ), durant sa maladie, et Umm Salama et Umm Habîba mentionnèrent une église… puis il mentionna [le hadith] de manière similaire.
Hadiths 542https://sunnah.com/muslim:528c
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ ذَكَرْنَ أَزْوَاجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم كَنِيسَةً رَأَيْنَهَا بِأَرْضِ الْحَبَشَةِ يُقَالُ لَهَا مَارِيَةُ . بِمِثْلِ حَدِيثِهِمْ .
Nous a rapporté Abû Kurayb, qui nous a rapporté d’Abû Mu‘âwiya, qui nous a rapporté de Hishâm, d’après son père, d’après ‘Â’isha, qui a dit : *« Les épouses du Prophète (ﷺ) mentionnèrent une église qu’elles avaient vue en terre d’Abyssinie, appelée Mâriya. »* Comme le hadith précédent.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et ‘Amr al-Nâqid, qui ont dit : Nous a rapporté Hâshim ibn al-Qâsim, qui nous a rapporté de Shaybân, d’après Hilâl ibn Abî Humayd, d’après ‘Urwa ibn al-Zubayr, d’après ‘Â’isha, qui a dit : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit, durant la maladie dont il ne se releva pas : ‘Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées.’ »* Elle ajouta : *« Sans cela, sa tombe aurait été exposée, mais on craignit qu’elle ne soit prise comme mosquée. »* Dans la version d’Ibn Abî Shayba : *« Sans cela, il n’en aurait pas parlé. »*
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
**Rapporté par Hârûn ibn Sa'îd al-Aylî, qui a dit : nous a rapporté Ibn Wahb, qui a dit : m'ont informé Yûnus et Mâlik, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : m'a rapporté Sa'îd ibn al-Musayyib, qu'Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit :**
*« Qu'Allah combatte les Juifs ! Ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière (masâjid). »*
**Explications et notes savantes :**
1. **« قَاتَلَ اللَّهُ » (Qâtala Allâh)** : Littéralement « qu'Allah combatte », une formule d'imprécation (la'nah) exprimant la réprobation divine envers une action blâmable.
2. **« الْيَهُودَ » (al-Yahûd)** : Les Juifs, en référence à une pratique condamnée par l'islam, à savoir la transformation des tombes en lieux de culte (tombes des prophètes comme celles de Moïse ou d'autres).
3. **« مَسَاجِدَ » (masâjid)** : Pluriel de *masjid* (mosquée), ici au sens large de « lieux de prière » ou d'adoration, ce qui inclut toute forme de vénération excessive des tombes.
4. **Contexte juridique (fiqh)** : Ce hadith est un fondement dans la prohibition de la construction de mosquées sur les tombes ou de leur transformation en lieux de culte, conformément à la Sunna prophétique (voir aussi Sahîh Muslim 530 et d'autres versions).
Cette traduction respecte le style hadithique et les termes techniques de la tradition islamique. Qu'Allah nous préserve des innovations (bid'ah) et nous guide vers la voie droite. Âmîn.
Hadiths 545https://sunnah.com/muslim:530b
وَحَدَّثَنِي قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا الْفَزَارِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ الأَصَمِّ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ الأَصَمِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَعَنَ اللَّهُ الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ " .
M’a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté al-Fazârî, d’après ‘Ubayd Allâh ibn al-Asamm, qui nous a rapporté de Yazîd ibn al-Asamm, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées. »*
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Hadith rapporté par Hâroun ibn Sa'îd al-Aylî et Harmala ibn Yahyâ** – Harmala dit : « On nous a informés », et Hâroun dit : « Ibn Wahb nous a rapporté, Yûnus m’a informé, d’après Ibn Shihâb, qui a été informé par 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh, que 'Âisha et 'Abd Allâh ibn 'Abbâs (qu'Allâh les agrée) ont dit** :
*« Lorsque la maladie s’aggrava pour le Messager d’Allâh (ﷺ), il commença à jeter sur son visage un manteau (khamîsa) à lui. Et lorsqu’il ressentait une oppression (ightamma), il le retirait de son visage. C’est dans cet état qu’il dit :*
**« Que la malédiction d’Allâh soit sur les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme mosquées (masâjid). »**
*[Il disait cela] pour mettre en garde contre ce qu’ils ont fait. »*
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### **Explications terminologiques et contextuelles** :
1. **« خَمِيصَةً » (khamîsa)** : Un vêtement léger, souvent en laine ou en tissu fin, que le Prophète (ﷺ) utilisait pour se couvrir.
2. **« اغْتَمَّ » (ightamma)** : Littéralement, "ressentir une oppression" ou une gêne, ici liée à la souffrance de la maladie.
3. **« لَعْنَةُ اللَّهِ » (la'nat Allâh)** : La malédiction d’Allâh, un châtiment divin pour ceux qui commettent des actes graves.
4. **« مَسَاجِدَ » (masâjid)** : Pluriel de *masjid* (mosquée), mais ici utilisé dans le sens de lieux de culte construits sur les tombes, ce qui est interdit en islam (*tawassul* illicite).
5. **« يُحَذِّرُ مِثْلَ مَا صَنَعُوا »** : Le Prophète (ﷺ) avertissait les musulmans de ne pas imiter les Juifs et les Chrétiens dans cette pratique, qui mène à l’excès (*ghuluww*) et au polythéisme (*shirk*).
Ce hadith est rapporté dans **Sahîh Muslim** (Livre des mosquées, hadith n° 531) et souligne l’interdiction de transformer les tombes en lieux de culte, conformément à la *Sunnah*.
Qu’Allâh nous préserve de toute innovation (*bid'ah*) et nous guide vers la voie droite. Âmîn.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ishâq ibn Ibrâhîm – et la formulation est celle d’Abû Bakr –, Ishâq a dit : Nous a informé, et Abû Bakr a dit : Nous a rapporté Zakariyyâ ibn ‘Adî, d’après ‘Ubayd Allâh ibn ‘Amr, d’après Zayd ibn Abî Unaysa, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après ‘Abd Allâh ibn al-Hârith al-Najrânî, qui a dit : M’a rapporté Jundub : *« J’ai entendu le Prophète (ﷺ), cinq jours avant sa mort, dire : ‘Je déclare devant Allah que je n’ai aucun intime parmi vous, car Allah, exalté soit-Il, m’a pris comme intime, comme Il a pris Ibrâhîm comme intime. Et si je devais prendre un intime parmi ma communauté, j’aurais pris Abû Bakr comme intime. Certes, ceux qui vous ont précédés prenaient les tombes de leurs prophètes et de leurs vertueux comme mosquées. Prenez garde ! Ne prenez pas les tombes comme mosquées, je vous l’interdis.’ »*
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Hâroun ibn Sa'îd al-Aylî et Ahmad ibn 'Îsâ, qui ont dit :**
Nous a rapporté Ibn Wahb, qui a été informé par 'Amr, que Bukayr lui a rapporté qu’**‘Âsim ibn ‘Umar ibn Qatâda** lui a rapporté qu’il a entendu **‘Ubayd Allâh al-Khawlânî** mentionner qu’il a entendu **‘Uthmân ibn ‘Affân** (qu'Allâh l'agrée) dire, alors que les gens parlaient de lui lorsqu’il agrandissait la mosquée du Messager d’Allâh (ﷺ) :
*« Vous avez beaucoup parlé [à mon sujet]. Or, j’ai entendu le Messager d’Allâh (ﷺ) dire :*
*« Celui qui construit une mosquée pour Allâh le Très-Haut – Bukayr a dit : je pense qu’il a dit : en recherchant par cela la Face d’Allâh – Allâh lui construira une demeure au Paradis. »*
**Ibn ‘Îsâ a dit dans sa version :** *« Une demeure semblable à celle-ci au Paradis. »*
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### **Explications terminologiques et notes savantes :**
1. **« حَدَّثَنِي » (hadathanî)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant *« m’a rapporté »*.
2. **« رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم » (Rasûl Allâh ﷺ)** : Bénédiction et salut sur le Prophète (paix et bénédictions d’Allâh sur lui), formule obligatoire après son nom.
3. **« يَبْتَغِي بِهِ وَجْهَ اللَّهِ » (yabtaghî bihi wajha Llâh)** : *« En recherchant par cela la Face d’Allâh »*, c’est-à-dire avec une intention purement dévotionnelle.
4. **« بَنَى اللَّهُ لَهُ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ » (banâ Llâhu lahu baytan fî l-jannah)** : La promesse divine d’une demeure au Paradis pour celui qui construit une mosquée avec sincérité.
5. **« مِثْلَهُ فِي الْجَنَّةِ » (mithlahu fî l-jannah)** : *« Une demeure semblable [à la mosquée] au Paradis »*, soulignant la récompense proportionnelle à l’acte.
Ce hadith est rapporté dans **Sahîh al-Bukhârî** (n°450) et **Sahîh Muslim** (n°533), et il met en lumière la **récompense eschatologique** liée à la construction ou à l’embellissement des mosquées, actes d’adoration éminents en Islam.
Qu’Allâh nous permette d’œuvrer pour Sa cause avec sincérité. Âmîn.
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et Muhammad ibn al-Muthannâ – et la formulation est celle d’Ibn al-Muthannâ –, qui ont dit : Nous a rapporté al-Dahhâk ibn Makhlad, qui nous a informé de ‘Abd al-Hamîd ibn Ja‘far, qui m’a rapporté de son père, d’après Mahmûd ibn Labîd, qu’‘Uthmân ibn ‘Affân voulut agrandir la mosquée, mais les gens répugnèrent à cela et préférèrent la laisser telle qu’elle était. Il dit : *« J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : ‘Quiconque construit une mosquée pour Allah, Allah lui construira l’équivalent au Paradis.’ »*
Nous a rapporté Muhammad ibn al-‘Alâ’ al-Hamdânî Abû Kurayb, qui a dit : Nous a rapporté Abû Mu‘âwiya, d’après al-A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après al-Aswad et ‘Alqama, qui ont dit : *« Nous sommes allés voir ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd chez lui, et il demanda : ‘Ceux qui sont derrière vous ont-ils prié ?’ Nous répondîmes : ‘Non.’ Il dit : ‘Levez-vous et priez.’ Il ne nous ordonna ni l’adhan ni l’iqâma. »* Il dit : *« Nous allâmes pour nous placer derrière lui, mais il nous prit par les mains et plaça l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Lorsqu’il s’inclina, nous posâmes nos mains sur nos genoux, mais il frappa nos mains et joignit ses paumes, puis les plaça entre ses cuisses. Lorsqu’il eut terminé la prière, il dit : ‘Ainsi faisait le Messager d’Allah (ﷺ).’ »* Puis il ajouta : *« Il y aura après vous des dirigeants qui retarderont la prière au-delà de son heure et la presseront jusqu’à l’aube des morts. Lorsque vous les verrez faire cela, accomplissez la prière à son heure et faites de votre prière avec eux une prière surérogatoire. Si vous êtes trois, priez ensemble, et si vous êtes plus nombreux, que l’un de vous dirige la prière. Lorsque l’un de vous s’incline, qu’il étende ses avant-bras sur ses cuisses, qu’il s’incline et joigne ses paumes, comme si je voyais la différence des doigts du Messager d’Allah (ﷺ) en vous la montrant. »*
Nous a rapporté Minjâb ibn al-Hârith al-Tamîmî, qui nous a informé d’Ibn Mus-hir. Et nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté de Jarîr. Et m’a rapporté Muhammad ibn Râfi‘, qui nous a rapporté de Yahyâ ibn Âdam, qui nous a rapporté de Mufaddal, tous d’après al-A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqama et al-Aswad, qu’ils entrèrent chez ‘Abd Allâh. Même sens que le hadith d’Abû Mu‘âwiya. Dans le hadith d’Ibn Mus-hir et de Jarîr : *« Comme si je voyais la différence des doigts du Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était incliné. »*
Nous a rapporté ‘Abd Allâh ibn ‘Abd al-Rahmân al-Dârimî, qui nous a informé de ‘Ubayd Allâh ibn Mûsâ, d’après Isrâ’îl, d’après Mansûr, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqama et al-Aswad, qu’ils entrèrent chez ‘Abd Allâh, qui demanda : *« Ceux qui sont derrière vous ont-ils prié ? »* Ils répondirent : *« Oui. »* Il se plaça alors entre eux, plaçant l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. Puis nous nous inclinâmes et posâmes nos mains sur nos genoux, mais il frappa nos mains et joignit les siennes, puis les plaça entre ses cuisses. Lorsqu’il eut terminé la prière, il dit : *« Ainsi faisait le Messager d’Allah (ﷺ). »*
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd et Abû Kâmil al-Jahdarî – la formulation étant celle de Qutayba – qu’ils dirent : Nous a rapporté Abû ‘Awâna, d’après Abû Ya‘fûr, d’après Mus‘ab ibn Sa‘d, qui dit : « Je priais à côté de mon père. Je plaçai mes mains entre mes genoux. Mon père me dit : "Pose tes paumes sur tes genoux." Puis, je refis cela une autre fois, et il frappa mes mains en disant : "On nous a interdit cela, et il nous a été ordonné de poser les paumes sur les genoux." »
Nous a rapporté Khalaf ibn Hichâm : Nous a rapporté Abû al-Ahwas. Et a rapporté Ibn Abî ‘Umar : Nous a rapporté Sufyân, tous deux d’après Abû Ya‘fûr, avec cette chaîne de transmission, jusqu’à ses mots : « On nous en a interdit. » Mais ils n’ont pas mentionné ce qui suit.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Chayba : Nous a rapporté Wakî‘, d’après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après az-Zubayr ibn ‘Adî, d’après Mus‘ab ibn Sa‘d, qui dit : « Je m’inclinai en prière et plaçai mes mains ainsi » – c’est-à-dire qu’il les joignit et les mit entre ses cuisses. Mon père dit : « Nous faisions cela autrefois, puis il nous fut ordonné de les poser sur les genoux. »
M’a rapporté al-Hakam ibn Mûsâ : Nous a rapporté ‘Îsâ ibn Yûnus : Nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après az-Zubayr ibn ‘Adî, d’après Mus‘ab ibn Sa‘d ibn Abî Waqqâs, qui dit : « Je priais à côté de mon père. Lorsque je m’inclinai, j’entrelaçai mes doigts et les plaçai entre mes genoux. Il frappa mes mains. Puis, lorsqu’il eut terminé sa prière, il dit : "Nous faisions cela autrefois, puis il nous fut ordonné de les lever vers les genoux." »
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm : Nous a informé Muhammad ibn Bakr. Et a rapporté Hasan al-Hulwânî : Nous a rapporté ‘Abd ar-Razzâq – leurs formulations étant proches – qu’ils dirent tous deux : Nous a informé Ibn Jurayj, qui dit : M’a informé Abû az-Zubayr qu’il entendit Tâwûs dire : « Nous dîmes à Ibn ‘Abbâs, au sujet de s’asseoir sur les talons [dans la prière] : "C’est la sunna." Nous lui dîmes : "Nous trouvons cela rude pour l’homme." Ibn ‘Abbâs répondit : "C’est plutôt la sunna de ton Prophète (ﷺ)." »
Nous a rapporté Abû Ja‘far Muhammad ibn as-Sabbâh et Abû Bakr ibn Abî Chayba – leurs formulations étant proches – qu’ils dirent : Nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm, d’après Hajjâj as-Sawwâf, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Hilâl ibn Abî Maymûna, d’après ‘Atâ’ ibn Yasâr, d’après Mu‘âwiya ibn al-Hakam as-Sulamî, qui dit : « Alors que je priais avec le Messager d’Allah (ﷺ), un homme du groupe éternua. Je dis : "Qu’Allah te fasse miséricorde !" Les gens me lancèrent des regards. Je dis : "Malheur à moi ! Pourquoi me regardez-vous ainsi ?" Ils frappèrent leurs mains sur leurs cuisses. Lorsque je vis qu’ils voulaient me faire taire, je me tus. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) eut terminé sa prière – puisse mon père et ma mère lui être sacrifiés ! Je n’ai jamais vu un enseignant avant lui ni après lui meilleur dans son enseignement – par Allah, il ne me gronda pas, ne me frappa pas et ne m’insulta pas. Il dit : "Cette prière ne convient pas à quelque parole des hommes. Il n’y a en elle que la glorification d’Allah, la proclamation de Sa grandeur et la récitation du Coran." Ou comme l’a dit le Messager d’Allah (ﷺ). Je dis : "Ô Messager d’Allah, je viens à peine de quitter la période préislamique, et Allah a apporté l’islam. Parmi nous, il y a des hommes qui vont chez les devins." Il dit : "Ne va pas chez eux." Je dis : "Parmi nous, il y a des hommes qui pratiquent l’augure." Il dit : "C’est une chose qu’ils ressentent dans leur poitrine, mais qu’elle ne les détourne pas." Ibn as-Sabbâh dit : "Qu’elle ne vous détourne pas." Je dis : "Parmi nous, il y a des hommes qui tracent des lignes [pour la divination]." Il dit : "Il y avait un prophète parmi les prophètes qui traçait des lignes. Celui dont le tracé correspond [à celui du prophète], cela est valable." Il dit : J’avais une servante qui gardait un troupeau de moutons pour moi du côté de Uhud et de Jawwâniyya. Un jour, je vins et vis qu’un loup avait emporté une brebis de son troupeau. Comme tout fils d’Adam, je m’attristai comme ils s’attristent, mais je la frappai d’un coup. Je vins trouver le Messager d’Allah (ﷺ), et il considéra cela comme grave. Je dis : "Ô Messager d’Allah, ne devrais-je pas l’affranchir ?" Il dit : "Amène-la-moi." Je la lui amenai. Il lui dit : "Où est Allah ?" Elle dit : "Au ciel." Il dit : "Qui suis-je ?" Elle dit : "Tu es le Messager d’Allah." Il dit : "Affranchis-la, car elle est croyante." »
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm : Nous a informé ‘Îsâ ibn Yûnus : Nous a rapporté al-Awzâ‘î, d’après Yahyâ ibn Abî Kathîr, avec cette chaîne de transmission, de manière similaire.