Sahih al-Bukhari

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Hadiths 2758https://sunnah.com/bukhari:2758

وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ،، لاَ أَعْلَمُهُ إِلاَّ عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ جَاءَ أَبُو طَلْحَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ يَقُولُ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى فِي كِتَابِهِ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيرُحَاءَ ـ قَالَ وَكَانَتْ حَدِيقَةً كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَسْتَظِلُّ بِهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَائِهَا ـ فَهِيَ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ وَإِلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَرْجُو بِرَّهُ وَذُخْرَهُ، فَضَعْهَا أَىْ رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَخْ يَا أَبَا طَلْحَةَ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، قَبِلْنَاهُ مِنْكَ وَرَدَدْنَاهُ عَلَيْكَ، فَاجْعَلْهُ فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهِ أَبُو طَلْحَةَ عَلَى ذَوِي رَحِمِهِ، قَالَ وَكَانَ مِنْهُمْ أُبَىٌّ وَحَسَّانُ، قَالَ وَبَاعَ حَسَّانُ حِصَّتَهُ مِنْهُ مِنْ مُعَاوِيَةَ، فَقِيلَ لَهُ تَبِيعُ صَدَقَةَ أَبِي طَلْحَةَ فَقَالَ أَلاَ أَبِيعُ صَاعًا مِنْ تَمْرٍ بِصَاعٍ مِنْ دَرَاهِمَ قَالَ وَكَانَتْ تِلْكَ الْحَدِيقَةُ فِي مَوْضِعِ قَصْرِ بَنِي حُدَيْلَةَ الَّذِي بَنَاهُ مُعَاوِيَةُ‏.‏

Ismâ'îl a dit : 'Abd Al-'Azîz ibn 'Abd Allâh ibn Abî Salamah m'a informé, d'après Is'hâq ibn 'Abd Allâh ibn Abî Talhah – je ne sais s'il le tenait d'autre que Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) – qui a dit : Lorsque fut révélé le verset : *« Vous n'atteindrez la piété véritable qu'en dépensant de ce que vous chérissez »* (Sourate 3, verset 92), Abû Talhah vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, Allah, Béni et Très-Haut, dit dans Son Livre : *« Vous n'atteindrez la piété véritable qu'en dépensant de ce que vous chérissez »*. Or, le bien que je chéris le plus est Bayruhâ' – un jardin où le Messager d'Allah (ﷺ) entrait se reposer à l'ombre et boire de son eau. Il est donc pour Allah, Puissant et Majestueux, et pour Son Messager (ﷺ). J'espère en tirer la récompense et en faire une épargne. Dispose-en, ô Messager d'Allah, comme Allah te l'inspire. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « Bravo, Abû Talhah ! C'est un bien fructueux. Nous l'avons accepté de toi et te le rendons. Consacre-le à tes proches parents. » Abû Talhah le distribua donc à ses proches, parmi lesquels se trouvaient Ubayy et Hassân. Hassân vendit sa part à Mu'âwiyah. On lui dit : « Tu vends l'aumône d'Abû Talhah ? » Il répondit : « Ne vends-je pas un *sâ'* de dattes pour un *sâ'* de dirhams ? » Ce jardin se trouvait à l'emplacement du palais des Banû Hudaylah, que Mu'âwiyah fit construire.

Anas (ra)
Hadiths 2759https://sunnah.com/bukhari:2759

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ إِنَّ نَاسًا يَزْعُمُونَ أَنَّ هَذِهِ الآيَةَ نُسِخَتْ، وَلاَ وَاللَّهِ مَا نُسِخَتْ، وَلَكِنَّهَا مِمَّا تَهَاوَنَ النَّاسُ، هُمَا وَالِيَانِ وَالٍ يَرِثُ، وَذَاكَ الَّذِي يَرْزُقُ، وَوَالٍ لاَ يَرِثُ، فَذَاكَ الَّذِي يَقُولُ بِالْمَعْرُوفِ، يَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ أَنْ أُعْطِيَكَ‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Al-Fadl Abû Al-Nu'mân, qui a reçu le récit d'Abû 'Awânah, d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Certaines personnes prétendent que ce verset a été abrogé. Non, par Allah, il n'a pas été abrogé, mais les gens l'ont négligé. Il y a deux types de tuteurs : un tuteur qui hérite, et c'est celui qui pourvoit aux besoins ; et un tuteur qui n'hérite pas, et c'est celui qui dit ce qui est juste, en déclarant : « Je n'ai pas le pouvoir de te donner. »

Ibn `Abbas
Hadiths 2760https://sunnah.com/bukhari:2760

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها أَنَّ رَجُلاً، قَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أُمِّي افْتُلِتَتْ نَفْسَهَا، وَأُرَاهَا لَوْ تَكَلَّمَتْ تَصَدَّقَتْ، أَفَأَتَصَدَّقُ عَنْهَا قَالَ ‏ "‏ نَعَمْ، تَصَدَّقْ عَنْهَا ‏" ‏‏.‏

Ismâ'îl a dit : Mâlik m'a rapporté, d'après Hishâm, d'après son père, d'après 'Â'ishah (qu'Allah soit satisfaite d'elle), qu'un homme dit au Prophète (ﷺ) : « Ma mère est décédée subitement, et je pense que si elle avait pu parler, elle aurait fait une aumône. Puis-je en faire une en son nom ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Oui, fais une aumône en son nom. »

`Aisha
Hadiths 2761https://sunnah.com/bukhari:2761

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَفْتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ إِنَّ أُمِّي مَاتَتْ وَعَلَيْهَا نَذْرٌ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ اقْضِهِ عَنْهَا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informés de Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Ubaydullah ibn 'Abdullah, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) que Sa'd ibn 'Ubâda (qu'Allah soit satisfait de lui) demanda un avis juridique au Messager d'Allah (ﷺ) en disant : « Ma mère est décédée alors qu'elle avait un vœu à accomplir. » Il (ﷺ) dit : « Accomplis-le pour elle. »

Ibn `Abbas
Hadiths 2762https://sunnah.com/bukhari:2762

حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي يَعْلَى، أَنَّهُ سَمِعَ عِكْرِمَةَ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ يَقُولُ أَنْبَأَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، أَنَّ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ ـ رضى الله عنهم ـ أَخَا بَنِي سَاعِدَةَ تُوُفِّيَتْ أُمُّهُ وَهْوَ غَائِبٌ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أُمِّي تُوُفِّيَتْ وَأَنَا غَائِبٌ عَنْهَا، فَهَلْ يَنْفَعُهَا شَىْءٌ إِنْ تَصَدَّقْتُ بِهِ عَنْهَا قَالَ ‏ "‏ نَعَمْ ‏" ‏‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أُشْهِدُكَ أَنَّ حَائِطِي الْمِخْرَافَ صَدَقَةٌ عَلَيْهَا‏.‏

Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ, qui nous a informés de Hishâm ibn Yûsuf, que Ibn Jurayj les a informés en disant : m'a informé Ya'lâ qu'il a entendu 'Ikrimah, le client de Ibn 'Abbâs, dire : nous a informés Ibn 'Abbâs que Sa'd ibn 'Ubâda (qu'Allah soit satisfait d'eux), frère des Banû Sâ'ida, dont la mère était décédée alors qu'il était absent, vint trouver le Prophète (ﷺ) et dit : « Ô Messager d'Allah, ma mère est décédée alors que j'étais absent auprès d'elle. Lui serait-il profitable que je fasse une aumône en son nom ? » Il (ﷺ) dit : « Oui. » Il dit : « Je te prends à témoin que mon jardin al-Mikhrâf est une aumône en son nom. »

Ibn `Abbas
Hadiths 2763https://sunnah.com/bukhari:2763

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ كَانَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ يُحَدِّثُ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏{‏وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ‏}‏ قَالَتْ هِيَ الْيَتِيمَةُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا، فَيَرْغَبُ فِي جَمَالِهَا وَمَالِهَا، وَيُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِأَدْنَى مِنْ سُنَّةِ نِسَائِهَا، فَنُهُوا عَنْ نِكَاحِهِنَّ، إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ فِي إِكْمَالِ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا بِنِكَاحِ مَنْ سِوَاهُنَّ مِنَ النِّسَاءِ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ اسْتَفْتَى النَّاسُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏ {‏وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِيهِنَّ‏} ‏ قَالَتْ فَبَيَّنَ اللَّهُ فِي هَذِهِ أَنَّ الْيَتِيمَةَ إِذَا كَانَتْ ذَاتَ جَمَالٍ وَمَالٍ رَغِبُوا فِي نِكَاحِهَا، وَلَمْ يُلْحِقُوهَا بِسُنَّتِهَا بِإِكْمَالِ الصَّدَاقِ، فَإِذَا كَانَتْ مَرْغُوبَةً عَنْهَا فِي قِلَّةِ الْمَالِ وَالْجَمَالِ تَرَكُوهَا وَالْتَمَسُوا غَيْرَهَا مِنَ النِّسَاءِ، قَالَ فَكَمَا يَتْرُكُونَهَا حِينَ يَرْغَبُونَ عَنْهَا فَلَيْسَ لَهُمْ أَنْ يَنْكِحُوهَا إِذَا رَغِبُوا فِيهَا إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهَا الأَوْفَى مِنَ الصَّدَاقِ وَيُعْطُوهَا حَقَّهَا‏.‏

Nous a rapporté Abû al-Yamân, qui nous a informés de Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : 'Urwa ibn al-Zubayr rapportait qu'il avait interrogé 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) au sujet du verset : *« Et si vous craignez de ne pas être équitables envers les orphelines, épousez alors celles qui vous plaisent parmi les femmes »* (Coran 4:3). Elle dit : « Il s'agit de l'orpheline qui est sous la tutelle de son tuteur, et qui suscite son désir en raison de sa beauté et de ses biens. Il veut l'épouser en lui donnant moins que la dot coutumière de ses semblables. Ils ont donc été interdits d'épouser ces orphelines, sauf s'ils leur donnent leur pleine dot. Et ils ont été ordonnés d'épouser d'autres femmes. » 'Â'isha dit : « Ensuite, les gens demandèrent un avis au Messager d'Allah (ﷺ), et Allah le Très-Haut révéla : *« Ils te demandent un avis au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne Son avis à leur sujet »* (Coran 4:127). » Elle dit : « Allah a donc expliqué dans ce verset que si l'orpheline possède beauté et richesse, ils désirent l'épouser sans lui accorder sa pleine dot. Mais si elle est délaissée en raison de son peu de biens et de beauté, ils la laissent et cherchent d'autres femmes. » Elle dit : « Ainsi, de même qu'ils la délaissent lorsqu'ils n'ont pas de désir pour elle, il ne leur est pas permis de l'épouser lorsqu'ils la désirent, sauf s'ils lui donnent la pleine dot et lui accordent son droit. »

Az-Zuhri
Hadiths 2764https://sunnah.com/bukhari:2764

حَدَّثَنَا هَارُونُ، حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ، مَوْلَى بَنِي هَاشِمٍ حَدَّثَنَا صَخْرُ بْنُ جُوَيْرِيَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، تَصَدَّقَ بِمَالٍ لَهُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ يُقَالُ لَهُ ثَمْغٌ، وَكَانَ نَخْلاً، فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي اسْتَفَدْتُ مَالاً وَهُوَ عِنْدِي نَفِيسٌ فَأَرَدْتُ أَنْ أَتَصَدَّقَ بِهِ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ تَصَدَّقْ بِأَصْلِهِ، لاَ يُبَاعُ وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، وَلَكِنْ يُنْفَقُ ثَمَرُهُ ‏" ‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهِ عُمَرُ، فَصَدَقَتُهُ ذَلِكَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَفِي الرِّقَابِ وَالْمَسَاكِينِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ وَلِذِي الْقُرْبَى، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهُ أَنْ يَأْكُلَ مِنْهُ بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُوكِلَ صَدِيقَهُ غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ بِهِ‏.‏

Nous a rapporté Hârûn, qui nous a rapporté Abû Sa'îd, le client des Banû Hâshim, qui nous a rapporté Sakhr ibn Juwayriya, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qu'Umar fit une aumône de ses biens du vivant du Messager d'Allah (ﷺ). Ce bien était appelé Thamgh et était un palmier. 'Umar dit : « Ô Messager d'Allah, j'ai acquis un bien qui m'est précieux et j'ai voulu en faire une aumône. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Fais-en une aumône dont le capital ne sera ni vendu, ni donné, ni transmis en héritage, mais dont les fruits seront dépensés. » 'Umar en fit donc une aumône, dont le produit était destiné à la voie d'Allah, aux affranchissements d'esclaves, aux pauvres, aux hôtes, aux voyageurs et aux proches parents. Il n'y a pas de péché pour celui qui en a la charge de manger de ce bien de manière convenable, ou de nourrir un ami sans en tirer profit.

Ibn `Umar
Hadiths 2765https://sunnah.com/bukhari:2765

حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها – ‏ {‏وَمَنْ كَانَ غَنِيًّا فَلْيَسْتَعْفِفْ وَمَنْ كَانَ فَقِيرًا فَلْيَأْكُلْ بِالْمَعْرُوفِ‏} ‏‏.‏ قَالَتْ أُنْزِلَتْ فِي وَالِي الْيَتِيمِ أَنْ يُصِيبَ مِنْ مَالِهِ إِذَا كَانَ مُحْتَاجًا بِقَدْرِ مَالِهِ بِالْمَعْرُوفِ‏.‏

Nous a rapporté 'Ubayd ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté Abû Usâma, d'après Hishâm, d'après son père, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) au sujet du verset : *« Que celui qui est aisé s'abstienne, et que celui qui est pauvre en mange de manière convenable »* (Coran 4:6). Elle dit : « Ce verset fut révélé concernant le tuteur de l'orphelin, qui peut prélever de ses biens s'il est dans le besoin, selon une mesure convenable. »

`Aisha
Hadiths 2766https://sunnah.com/bukhari:2766

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ ثَوْرِ بْنِ زَيْدٍ الْمَدَنِيِّ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ اجْتَنِبُوا السَّبْعَ الْمُوبِقَاتِ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَمَا هُنَّ قَالَ ‏"‏ الشِّرْكُ بِاللَّهِ، وَالسِّحْرُ، وَقَتْلُ النَّفْسِ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ، وَأَكْلُ الرِّبَا، وَأَكْلُ مَالِ الْيَتِيمِ، وَالتَّوَلِّي يَوْمَ الزَّحْفِ، وَقَذْفُ الْمُحْصَنَاتِ الْمُؤْمِنَاتِ الْغَافِلاَتِ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn 'Abdullah, qui a dit : m'a rapporté Sulaymân ibn Bilâl, d'après Thawr ibn Zayd al-Madanî, d'après Abû al-Ghayth, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Évitez les sept péchés capitaux. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, quels sont-ils ? » Il dit : « L'association à Allah, la sorcellerie, le meurtre de la personne qu'Allah a rendue sacrée sauf pour une juste cause, la consommation de l'usure, la consommation des biens de l'orphelin, la fuite le jour de la bataille, et l'accusation de fornication portée contre les femmes chastes, croyantes et insouciantes. »

Abu Huraira
Hadiths 2767https://sunnah.com/bukhari:2767

وَقَالَ لَنَا سُلَيْمَانُ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ مَا رَدَّ ابْنُ عُمَرَ عَلَى أَحَدٍ وَصِيَّةً‏.‏ وَكَانَ ابْنُ سِيرِينَ أَحَبَّ الأَشْيَاءِ إِلَيْهِ فِي مَالِ الْيَتِيمِ أَنْ يَجْتَمِعَ إِلَيْهِ نُصَحَاؤُهُ وَأَوْلِيَاؤُهُ فَيَنْظُرُوا الَّذِي هُوَ خَيْرٌ لَهُ‏.‏ وَكَانَ طَاوُسٌ إِذَا سُئِلَ عَنْ شَىْءٍ مِنْ أَمْرِ الْيَتَامَى قَرَأَ ‏ {‏وَاللَّهُ يَعْلَمُ الْمُفْسِدَ مِنَ الْمُصْلِحِ‏} ‏‏.‏ وَقَالَ عَطَاءٌ فِي يَتَامَى الصَّغِيرُ وَالْكَبِيرُ يُنْفِقُ الْوَلِيُّ عَلَى كُلِّ إِنْسَانٍ بِقَدْرِهِ مِنْ حِصَّتِهِ‏.‏

Sulaymân nous a rapporté en disant : nous a rapporté Hammâd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', qui a dit : Ibn 'Umar n'a jamais refusé à quiconque une tutelle. Ibn Sîrîn aimait, concernant les biens de l'orphelin, que ses tuteurs et ses proches se réunissent pour examiner ce qui est le meilleur pour lui. Quant à Tâwûs, lorsqu'on l'interrogeait sur une question relative aux orphelins, il récitait : *« Allah connaît celui qui corrompt de celui qui améliore »* (Coran 2:220). 'Atâ' a dit : pour les orphelins, petits et grands, le tuteur doit dépenser pour chacun selon sa part.

Unknown
Hadiths 2768https://sunnah.com/bukhari:2768

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ لَيْسَ لَهُ خَادِمٌ، فَأَخَذَ أَبُو طَلْحَةَ بِيَدِي، فَانْطَلَقَ بِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَنَسًا غُلاَمٌ كَيِّسٌ، فَلْيَخْدُمْكَ‏.‏ قَالَ فَخَدَمْتُهُ فِي السَّفَرِ وَالْحَضَرِ، مَا قَالَ لِي لِشَىْءٍ صَنَعْتُهُ لِمَ صَنَعْتَ هَذَا هَكَذَا وَلاَ لِشَىْءٍ لَمْ أَصْنَعْهُ لِمَ لَمْ تَصْنَعْ هَذَا هَكَذَا

Nous a rapporté Ya'qûb ibn Ibrâhîm ibn Kathîr, qui nous a rapporté Ibn 'Ulayya, qui nous a rapporté 'Abd al-'Azîz, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) arriva à Médine sans avoir de serviteur. Abû Talha me prit par la main et m'emmena auprès du Messager d'Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d'Allah, Anas est un jeune garçon intelligent, qu'il te serve. » Je le servis donc en voyage et en résidence. Il ne me dit jamais, pour une chose que j'avais faite : « Pourquoi as-tu fait cela ainsi ? » et pour une chose que je n'avais pas faite : « Pourquoi n'as-tu pas fait cela ainsi ? »

Anas
Hadiths 2769https://sunnah.com/bukhari:2769

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ أَنْصَارِيٍّ بِالْمَدِينَةِ مَالاً مِنْ نَخْلٍ، وَكَانَ أَحَبُّ مَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرَحَاءَ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَلَمَّا نَزَلَتْ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ قَامَ أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ يَقُولُ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بِيرُحَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ بَخْ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ ـ أَوْ رَايِحٌ ـ شَكَّ ابْنُ مَسْلَمَةَ وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَفِي بَنِي عَمِّهِ‏.‏ وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ وَيَحْيَى بْنُ يَحْيَى عَنْ مَالِكٍ ‏"‏ رَايِحٌ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Maslama, d'après Malik, d'après Ishaq ibn 'Abdullah ibn Abi Talha, qu'il a entendu Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Abou Talha était le plus riche des Ansars à Médine en termes de palmiers. Le bien qu'il aimait le plus était Bayraha', qui faisait face à la mosquée. Le Prophète (ﷺ) y entrait et buvait de son eau fraîche. Anas dit : Lorsque fut révélé le verset : *« Vous n'atteindrez la piété qu'en dépensant de ce que vous chérissez »* (Sourate 3, verset 92), Abou Talha se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, Allah dit : *« Vous n'atteindrez la piété qu'en dépensant de ce que vous chérissez »*, et le bien que j'aime le plus est Bayraha'. Je le donne en aumône pour Allah, espérant sa récompense et son trésor auprès d'Allah. Place-le où Allah te le montrera. » Le Prophète (ﷺ) dit : *« Bravo ! C'est un bien qui rapporte »* – ou *« qui s'en va »* (Ibn Maslama a douté) – *« J'ai entendu ce que tu as dit, et je pense que tu devrais le donner à tes proches. »* Abou Talha répondit : « Je le ferai, ô Messager d'Allah. » Il le distribua alors à ses proches et aux fils de son oncle paternel. Isma'il, 'Abdullah ibn Yusuf et Yahya ibn Yahya ont rapporté d'après Malik *« qui s'en va »*.

Anas bin Malik
Hadiths 2770https://sunnah.com/bukhari:2770

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، أَخْبَرَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ إِسْحَاقَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَجُلاً، قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنَّ أُمَّهُ تُوُفِّيَتْ أَيَنْفَعُهَا إِنْ تَصَدَّقْتُ عَنْهَا قَالَ ‏ "‏ نَعَمْ ‏" ‏‏.‏ قَالَ فَإِنَّ لِي مِخْرَافًا وَأُشْهِدُكَ أَنِّي قَدْ تَصَدَّقْتُ عَنْهَا‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd al-Rahim, qui nous a informés de la part de Rawh ibn 'Ubada, qui nous a rapporté de la part de Zakariyya ibn Ishaq, qui a dit : m'a rapporté 'Amr ibn Dinar, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbas (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qu'un homme dit au Messager d'Allah (ﷺ) : « Ma mère est décédée. Lui sera-t-il utile si je fais une aumône en son nom ? » Il répondit : *« Oui. »* L'homme dit : « J'ai un verger, et je t'en prends à témoin : je l'ai donné en aumône pour elle. »

Ibn `Abbas
Hadiths 2771https://sunnah.com/bukhari:2771

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِبِنَاءِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ ‏ "‏ يَا بَنِي النَّجَّارِ ثَامِنُونِي بِحَائِطِكُمْ هَذَا ‏" ‏‏.‏ قَالُوا لاَ‏.‏ وَاللَّهِ لاَ نَطْلُبُ ثَمَنَهُ إِلاَّ إِلَى اللَّهِ‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de la part de 'Abd al-Warith, d'après Abou al-Tayyah, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) : Le Prophète (ﷺ) ordonna la construction de la mosquée et dit : *« Ô Banou al-Najjar, vendez-moi ce jardin. »* Ils répondirent : « Non, par Allah, nous n'en demanderons le prix qu'à Allah. »

Anas
Hadiths 2772https://sunnah.com/bukhari:2772

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَصَابَ عُمَرُ بِخَيْبَرَ أَرْضًا فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَصَبْتُ أَرْضًا لَمْ أُصِبْ مَالاً قَطُّ أَنْفَسَ مِنْهُ، فَكَيْفَ تَأْمُرُنِي بِهِ قَالَ ‏ "‏ إِنْ شِئْتَ حَبَّسْتَ أَصْلَهَا، وَتَصَدَّقْتَ بِهَا ‏" ‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ عُمَرُ أَنَّهُ لاَ يُبَاعُ أَصْلُهَا وَلاَ يُوهَبُ وَلاَ يُورَثُ، فِي الْفُقَرَاءِ وَالْقُرْبَى وَالرِّقَابِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ وَالضَّيْفِ وَابْنِ السَّبِيلِ، وَلاَ جُنَاحَ عَلَى مَنْ وَلِيَهَا أَنْ يَأْكُلَ مِنْهَا بِالْمَعْرُوفِ، أَوْ يُطْعِمَ صَدِيقًا غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ فِيهِ‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de la part de Yazid ibn Zuray', d'après Ibn 'Awn, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : 'Umar acquit une terre à Khaybar et vint trouver le Prophète (ﷺ) en disant : « J'ai obtenu une terre, et je n'ai jamais possédé de bien plus précieux qu'elle. Que m'ordonnes-tu d'en faire ? » Il répondit : *« Si tu veux, tu peux en conserver la propriété et en donner les revenus en aumône. »* 'Umar la donna donc en aumône, stipulant qu'elle ne serait ni vendue, ni donnée, ni héritée, au profit des pauvres, des proches, des affranchis, pour la cause d'Allah, des hôtes et des voyageurs. Il n'y a pas de péché pour celui qui en a la charge de manger de ses fruits de manière raisonnable, ou d'en nourrir un ami sans en faire un enrichissement.

Ibn `Umar
Hadiths 2773https://sunnah.com/bukhari:2773

حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّ عُمَرَ، رضى الله عنه وَجَدَ مَالاً بِخَيْبَرَ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ، قَالَ ‏ "‏ إِنْ شِئْتَ تَصَدَّقْتَ بِهَا ‏" ‏‏.‏ فَتَصَدَّقَ بِهَا فِي الْفُقَرَاءِ وَالْمَسَاكِينِ وَذِي الْقُرْبَى وَالضَّيْفِ‏.‏

Nous a rapporté Abou 'Asim, qui nous a rapporté de la part de Ibn 'Awn, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar, que 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) trouva un bien à Khaybar et vint en informer le Prophète (ﷺ). Celui-ci dit : *« Si tu veux, tu peux en faire aumône. »* Il en fit donc aumône pour les pauvres, les nécessiteux, les proches et les hôtes.

Ibn `Umar
Hadiths 2774https://sunnah.com/bukhari:2774

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا أَبُو التَّيَّاحِ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ أَمَرَ بِالْمَسْجِدِ وَقَالَ ‏ "‏ يَا بَنِي النَّجَّارِ ثَامِنُونِي بِحَائِطِكُمْ هَذَا ‏" ‏‏.‏ قَالُوا لاَ وَاللَّهِ لاَ نَطْلُبُ ثَمَنَهُ إِلاَّ إِلَى اللَّهِ‏.‏

Nous a rapporté Ishaq, qui nous a rapporté de la part de 'Abd al-Samad, qui dit : j'ai entendu mon père nous rapporter d'après Abou al-Tayyah, qui a dit : m'a rapporté Anas ibn Malik (qu'Allah soit satisfait de lui) : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) arriva à Médine, il ordonna la construction de la mosquée et dit : *« Ô Banou al-Najjar, vendez-moi ce jardin. »* Ils répondirent : « Non, par Allah, nous n'en demanderons le prix qu'à Allah. »

Anas bin Malik
Hadiths 2775https://sunnah.com/bukhari:2775

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي نَافِعٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، حَمَلَ عَلَى فَرَسٍ لَهُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَعْطَاهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيَحْمِلَ عَلَيْهَا رَجُلاً، فَأُخْبِرَ عُمَرُ أَنَّهُ قَدْ وَقَفَهَا يَبِيعُهَا، فَسَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَبْتَاعَهَا فَقَالَ ‏ "‏ لاَ تَبْتَعْهَا، وَلاَ تَرْجِعَنَّ فِي صَدَقَتِكَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de la part de Yahya, d'après 'Ubaydullah, qui a dit : m'a rapporté Nafi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : 'Umar avait offert un cheval en aumône dans le sentier d'Allah, que le Messager d'Allah (ﷺ) lui avait donné pour qu'il y fasse monter un homme. On informa 'Umar que ce dernier l'avait immobilisé pour le vendre. Il demanda alors au Messager d'Allah (ﷺ) de l'acheter. Celui-ci dit : *« Ne l'achète pas, et ne reviens pas sur ton aumône. »*

Ibn `Umar
Hadiths 2776https://sunnah.com/bukhari:2776

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَقْتَسِمْ وَرَثَتِي دِينَارًا، مَا تَرَكْتُ بَعْدَ نَفَقَةِ نِسَائِي وَمَئُونَةِ عَامِلِي فَهْوَ صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yusuf, qui nous a informés de la part de Malik, d'après Abou al-Zinad, d'après al-A'raj, d'après Abou Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Mes héritiers ne se partageront pas un seul dinar. Ce que je laisse, après l'entretien de mes épouses et la rémunération de mon agent, est une aumône. »*

Abu Huraira
Hadiths 2777https://sunnah.com/bukhari:2777

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ عُمَرَ، اشْتَرَطَ فِي وَقْفِهِ أَنْ يَأْكُلَ مَنْ وَلِيَهُ وَيُوكِلَ صَدِيقَهُ غَيْرَ مُتَمَوِّلٍ مَالاً‏.‏

Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, nous a rapporté Hammâd, d'après Ayyûb, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) qu'Umar avait stipulé dans son waqf que celui qui en aurait la charge pourrait en consommer et en offrir à son ami, sans toutefois s'enrichir.

Ibn `Umar