Sahih al-Bukhari

Les mérites des Compagnons

120 éléments

Hadiths 3649https://sunnah.com/bukhari:3649

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ الْخُدْرِيُّ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ فَيَغْزُو فِئَامٌ مِنَ النَّاسِ، فَيَقُولُونَ فِيكُمْ مَنْ صَاحَبَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَقُولُونَ نَعَمْ‏.‏ فَيُفْتَحُ لَهُمْ‏.‏ ثُمَّ يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ فَيَغْزُو فِئَامٌ مِنَ النَّاسِ، فَيُقَالُ هَلْ فِيكُمْ مَنْ صَاحَبَ أَصْحَابَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَقُولُونَ نَعَمْ‏.‏ فَيُفْتَحُ لَهُمْ، ثُمَّ يَأْتِي عَلَى النَّاسِ زَمَانٌ فَيَغْزُو فِئَامٌ مِنَ النَّاسِ، فَيُقَالُ هَلْ فِيكُمْ مَنْ صَاحَبَ مَنْ صَاحَبَ أَصْحَابَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَقُولُونَ نَعَمْ‏.‏ فَيُفْتَحُ لَهُمْ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Alī ibn 'Abd Allāh, nous a rapporté Sufyān, d'après 'Amr, qui dit : J'ai entendu Jābir ibn 'Abd Allāh (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) dire : Abū Sa'īd al-Khudrī nous a rapporté que le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : « Viendra un temps où des groupes de gens partiront en expédition. On leur demandera : "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné le Messager d'Allāh (ﷺ) ?" Ils répondront : "Oui." Et on leur ouvrira [les portes de la victoire]. Puis viendra un autre temps où des groupes partiront en expédition. On leur demandera : "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné les Compagnons du Messager d'Allāh (ﷺ) ?" Ils répondront : "Oui." Et on leur ouvrira. Puis viendra un autre temps où des groupes partiront en expédition. On leur demandera : "Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui a accompagné ceux qui ont accompagné les Compagnons du Messager d'Allāh (ﷺ) ?" Ils répondront : "Oui." Et on leur ouvrira. »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 3650https://sunnah.com/bukhari:3650

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا النَّضْرُ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، سَمِعْتُ زَهْدَمَ بْنَ مُضَرِّبٍ، سَمِعْتُ عِمْرَانَ بْنَ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ خَيْرُ أُمَّتِي قَرْنِي ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ ‏"‏‏.‏ قَالَ عِمْرَانُ فَلاَ أَدْرِي أَذَكَرَ بَعْدَ قَرْنِهِ قَرْنَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا ‏"‏ ثُمَّ إِنَّ بَعْدَكُمْ قَوْمًا يَشْهَدُونَ وَلاَ يُسْتَشْهَدُونَ، وَيَخُونُونَ وَلاَ يُؤْتَمَنُونَ، وَيَنْذُرُونَ وَلاَ يَفُونَ، وَيَظْهَرُ فِيهِمُ السِّمَنُ ‏"‏‏.‏

J'ai été informé par Isḥāq, nous a rapporté al-Naḍr, nous a informé Shu'ba, d'après Abū Jamra, qui dit : J'ai entendu Zuhdam ibn Muḍarrib dire : J'ai entendu 'Imrān ibn Ḥuṣayn (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) dire que le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : « Les meilleurs de ma communauté sont ceux de mon siècle, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui suivent ces derniers. » 'Imrān ajouta : « Je ne sais s'il a mentionné deux ou trois générations après la sienne. » Puis il dit : « Après vous viendront des gens qui témoigneront sans qu'on ne leur demande de témoigner, qui trahiront sans qu'on ne leur fasse confiance, qui feront des vœux sans les accomplir, et parmi lesquels l'obésité apparaîtra. »

`Imran bin Husain
Hadiths 3651https://sunnah.com/bukhari:3651

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَبِيدَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ خَيْرُ النَّاسِ قَرْنِي، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ، ثُمَّ الَّذِينَ يَلُونَهُمْ، ثُمَّ يَجِيءُ قَوْمٌ تَسْبِقُ شَهَادَةُ أَحَدِهِمْ يَمِينَهُ وَيَمِينُهُ شَهَادَتَهُ ‏" ‏‏.‏ قَالَ إِبْرَاهِيمُ وَكَانُوا يَضْرِبُونَا عَلَى الشَّهَادَةِ وَالْعَهْدِ وَنَحْنُ صِغَارٌ‏.‏

Nous a rapporté Muḥammad ibn Kathīr, nous a informé Sufyān, d'après Manṣūr, d'après Ibrāhīm, d'après 'Abīda, d'après 'Abd Allāh (qu'Allāh soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Les meilleurs des hommes sont ceux de mon siècle, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui suivent ces derniers. Ensuite viendront des gens dont le témoignage devancera leur serment, et dont le serment devancera leur témoignage. » Ibrāhīm ajouta : « Ils nous battaient, lorsque nous étions petits, pour [nous apprendre] le témoignage et l'engagement. »

`Abdullah
Hadiths 3652https://sunnah.com/bukhari:3652

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ اشْتَرَى أَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ مِنْ عَازِبٍ رَحْلاً بِثَلاَثَةَ عَشَرَ دِرْهَمًا فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لِعَازِبٍ مُرِ الْبَرَاءَ فَلْيَحْمِلْ إِلَىَّ رَحْلِي‏.‏ فَقَالَ عَازِبٌ لاَ حَتَّى تُحَدِّثَنَا كَيْفَ صَنَعْتَ أَنْتَ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ خَرَجْتُمَا مِنْ مَكَّةَ وَالْمُشْرِكُونَ يَطْلُبُونَكُمْ قَالَ ارْتَحَلْنَا مِنْ مَكَّةَ، فَأَحْيَيْنَا أَوْ سَرَيْنَا لَيْلَتَنَا وَيَوْمَنَا حَتَّى أَظْهَرْنَا وَقَامَ قَائِمُ الظَّهِيرَةِ، فَرَمَيْتُ بِبَصَرِي هَلْ أَرَى مِنْ ظِلٍّ فَآوِيَ إِلَيْهِ، فَإِذَا صَخْرَةٌ أَتَيْتُهَا فَنَظَرْتُ بَقِيَّةَ ظِلٍّ لَهَا فَسَوَّيْتُهُ، ثُمَّ فَرَشْتُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِيهِ، ثُمَّ قُلْتُ لَهُ اضْطَجِعْ يَا نَبِيَّ اللَّهِ‏.‏ فَاضْطَجَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ انْطَلَقْتُ أَنْظُرُ مَا حَوْلِي، هَلْ أَرَى مِنَ الطَّلَبِ أَحَدًا فَإِذَا أَنَا بِرَاعِي غَنَمٍ يَسُوقُ غَنَمَهُ إِلَى الصَّخْرَةِ يُرِيدُ مِنْهَا الَّذِي أَرَدْنَا، فَسَأَلْتُهُ فَقُلْتُ لَهُ لِمَنْ أَنْتَ يَا غُلاَمُ قَالَ لِرَجُلٍ مِنْ قُرَيْشٍ سَمَّاهُ فَعَرَفْتُهُ‏.‏ فَقُلْتُ هَلْ فِي غَنَمِكَ مِنْ لَبَنٍ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قُلْتُ فَهَلْ أَنْتَ حَالِبٌ لَبَنًا قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَمَرْتُهُ فَاعْتَقَلَ شَاةً مِنْ غَنَمِهِ، ثُمَّ أَمَرْتُهُ أَنْ يَنْفُضَ ضَرْعَهَا مِنَ الْغُبَارِ، ثُمَّ أَمَرْتُهُ أَنْ يَنْفُضَ كَفَّيْهِ، فَقَالَ هَكَذَا ضَرَبَ إِحْدَى كَفَّيْهِ بِالأُخْرَى فَحَلَبَ لِي كُثْبَةً مِنْ لَبَنٍ، وَقَدْ جَعَلْتُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِدَاوَةً عَلَى فَمِهَا خِرْقَةٌ، فَصَبَبْتُ عَلَى اللَّبَنِ حَتَّى بَرَدَ أَسْفَلُهُ، فَانْطَلَقْتُ بِهِ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَوَافَقْتُهُ قَدِ اسْتَيْقَظَ، فَقُلْتُ اشْرَبْ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَشَرِبَ حَتَّى رَضِيتُ ثُمَّ قُلْتُ قَدْ آنَ الرَّحِيلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ بَلَى ‏"‏‏.‏ فَارْتَحَلْنَا وَالْقَوْمُ يَطْلُبُونَا، فَلَمْ يُدْرِكْنَا أَحَدٌ مِنْهُمْ غَيْرُ سُرَاقَةَ بْنِ مَالِكِ بْنِ جُعْشُمٍ عَلَى فَرَسٍ لَهُ‏.‏ فَقُلْتُ هَذَا الطَّلَبُ قَدْ لَحِقَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لاَ تَحْزَنْ إِنَّ اللَّهَ مَعَنَا ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abd Allāh ibn Rajā', nous a rapporté Isrā'īl, d'après Abū Isḥāq, d'après al-Barā', qui dit : Abū Bakr (qu'Allāh soit satisfait de lui) acheta à 'Āzib une selle pour treize dirhams, puis dit à 'Āzib : « Dis à al-Barā' de me l'apporter. » 'Āzib répondit : « Non, jusqu'à ce que tu nous racontes comment toi et le Messager d'Allāh (ﷺ) avez agi lorsque vous êtes partis de La Mecque alors que les polythéistes vous recherchaient. » Abū Bakr dit : « Nous sommes partis de La Mecque et avons voyagé toute la nuit et tout le jour jusqu'à ce que nous arrivions en plein midi. Le soleil était à son zénith, et je regardai autour de moi pour voir s'il y avait de l'ombre où nous pourrions nous abriter. Je vis alors un rocher, m'en approchai et vis qu'il restait un peu d'ombre. Je l'aplanis, puis étendis une couverture pour le Prophète (ﷺ) et lui dis : "Couche-toi, ô Prophète d'Allāh." Le Prophète (ﷺ) s'allongea, puis je partis voir s'il y avait des poursuivants. Je vis alors un berger menant son troupeau vers ce rocher, voulant la même chose que nous. Je lui demandai : "À qui appartiens-tu, ô jeune homme ?" Il répondit : "À un homme de Quraysh" – il le nomma et je le reconnus. Je lui dis : "Y a-t-il du lait dans ton troupeau ?" Il répondit : "Oui." Je dis : "Vas-tu traire pour nous ?" Il répondit : "Oui." Je lui ordonnai d'attacher une brebis, puis de nettoyer son pis de la poussière. Ensuite, je lui ordonnai de frapper ses mains l'une contre l'autre. Il le fit, puis il me traya une écuellée de lait. J'avais préparé pour le Messager d'Allāh (ﷺ) un récipient dont l'ouverture était couverte d'un morceau de tissu. Je versai le lait jusqu'à ce que sa partie inférieure refroidisse, puis je l'apportai au Prophète (ﷺ) qui venait de se réveiller. Je lui dis : "Bois, ô Messager d'Allāh." Il but jusqu'à ce que je sois satisfait, puis je dis : "Il est temps de partir, ô Messager d'Allāh." Il répondit : "Oui." Nous partîmes alors que les gens nous recherchaient, mais personne ne nous rattrapa, sauf Surāqa ibn Mālik ibn Ju'shum, monté sur son cheval. Je dis : "Ô Messager d'Allāh, voici nos poursuivants qui nous ont rattrapés." Il répondit : "Ne t'afflige pas, car Allāh est avec nous." »

Al-Bara'
Hadiths 3653https://sunnah.com/bukhari:3653

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سِنَانٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، عَنْ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا فِي الْغَارِ لَوْ أَنَّ أَحَدَهُمْ نَظَرَ تَحْتَ قَدَمَيْهِ لأَبْصَرَنَا‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ مَا ظَنُّكَ يَا أَبَا بَكْرٍ بِاثْنَيْنِ اللَّهُ ثَالِثُهُمَا ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muhammad ibn Sinân, qui a rapporté d'après Hammâm, d'après Thâbit, d'après Anas, d'après Abû Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Je dis au Prophète (ﷺ), alors que nous étions dans la grotte : "Si l'un d'eux regardait sous ses pieds, il nous verrait." Le Prophète (ﷺ) répondit : "Que penses-tu, ô Abû Bakr, de deux personnes dont Allah est le troisième ?" »

Abu Bakr
Hadiths 3654https://sunnah.com/bukhari:3654

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَطَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّاسَ وَقَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ خَيَّرَ عَبْدًا بَيْنَ الدُّنْيَا وَبَيْنَ مَا عِنْدَهُ فَاخْتَارَ ذَلِكَ الْعَبْدُ مَا عِنْدَ اللَّهِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَبَكَى أَبُو بَكْرٍ، فَعَجِبْنَا لِبُكَائِهِ أَنْ يُخْبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ عَبْدٍ خُيِّرَ‏.‏ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ الْمُخَيَّرُ وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ أَعْلَمَنَا، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ مِنْ أَمَنِّ النَّاسِ عَلَىَّ فِي صُحْبَتِهِ وَمَالِهِ أَبَا بَكْرٍ، وَلَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا خَلِيلاً غَيْرَ رَبِّي لاَتَّخَذْتُ أَبَا بَكْرٍ، وَلَكِنْ أُخُوَّةُ الإِسْلاَمِ وَمَوَدَّتُهُ، لاَ يَبْقَيَنَّ فِي الْمَسْجِد ِباب إِلاَّ سُدَّ، إِلاَّ باب أَبِي بَكْرٍ ‏"‏‏.‏

J'ai été informé par 'Abdullah ibn Muhammad, qui a rapporté d'après Abû 'Amir, d'après Fulayh, qui a dit : J'ai été informé par Sâlim Abû al-Nadr, d'après Busr ibn Sa'îd, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) adressa un sermon aux gens et dit : "Certes, Allah a donné le choix à un serviteur entre ce monde et ce qui est auprès de Lui, et ce serviteur a choisi ce qui est auprès d'Allah." » Abû Bakr se mit alors à pleurer, et nous fûmes surpris de ses pleurs alors que le Messager d'Allah (ﷺ) parlait d'un serviteur à qui un choix avait été offert. Or, c'était le Messager d'Allah (ﷺ) lui-même qui avait été mis devant ce choix, et Abû Bakr était le plus savant d'entre nous. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « Certes, parmi les hommes, celui qui m'est le plus généreux en compagnie et en bien est Abû Bakr. Et si j'avais pris un intime autre que mon Seigneur, j'aurais pris Abû Bakr. Mais c'est la fraternité de l'Islam et son affection. Qu'il ne reste aucune porte dans la mosquée sans être fermée, sauf la porte d'Abû Bakr. » »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 3655https://sunnah.com/bukhari:3655

حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا نُخَيِّرُ بَيْنَ النَّاسِ فِي زَمَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَنُخَيِّرُ أَبَا بَكْرٍ، ثُمَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ، ثُمَّ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ رضى الله عنهم‏.‏

Nous avons été informés par 'Abd al-'Azîz ibn 'Abdullah, qui a rapporté d'après Sulaymân, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « À l'époque du Prophète (ﷺ), nous donnions la préférence parmi les gens, et nous donnions la préférence à Abû Bakr, puis à 'Umar ibn al-Khattâb, puis à 'Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah soit satisfait d'eux). »

Ibn `Umar
Hadiths 3656https://sunnah.com/bukhari:3656

حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ وَلَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ أُمَّتِي خَلِيلاً لاَتَّخَذْتُ، أَبَا بَكْرٍ وَلَكِنْ أَخِي وَصَاحِبِي ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Muslim ibn Ibrâhîm, qui a rapporté d'après Wuhaïb, d'après Ayyûb, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Si j'avais pris un intime parmi ma communauté, j'aurais pris Abû Bakr. Mais il est mon frère et mon compagnon. » »

Ibn `Abbas
Hadiths 3657https://sunnah.com/bukhari:3657

حَدَّثَنَا مُعَلَّى، وَمُوسَى، قَالاَ حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ أَيُّوبَ، وَقَالَ، ‏ "‏ لَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا خَلِيلاً لاَتَّخَذْتُهُ خَلِيلاً، وَلَكِنْ أُخُوَّةُ الإِسْلاَمِ أَفْضَلُ ‏" ‏‏.‏ حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، عَنْ أَيُّوبَ، مِثْلَهُ‏.‏

Nous avons été informés par Mu'alla et Mûsâ, qui ont dit : Nous avons été informés par Wuhaïb, d'après Ayyûb, qui a dit : « Si j'avais pris un intime, je l'aurais pris comme intime. Mais la fraternité de l'Islam est plus excellente. » Nous avons également été informés par Qutaïbah, qui a rapporté d'après 'Abd al-Wahhâb, d'après Ayyûb, de la même manière.

Aiyub
Hadiths 3658https://sunnah.com/bukhari:3658

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، أَخْبَرَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ كَتَبَ أَهْلُ الْكُوفَةِ إِلَى ابْنِ الزُّبَيْرِ فِي الْجَدِّ‏.‏ فَقَالَ أَمَّا الَّذِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ هَذِهِ الأُمَّةِ خَلِيلاً لاَتَّخَذْتُهُ ‏" ‏‏.‏ أَنْزَلَهُ أَبًا يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ‏.‏

Nous avons été informés par Sulaymân ibn Harb, qui nous a informés d'après Hammâd ibn Zaïd, d'après Ayyûb, d'après 'Abdullah ibn Abî Mulaykah, qui a dit : « Les habitants de Koufa écrivirent à Ibn al-Zubayr au sujet du grand-père. Il répondit : "Quant à ce que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Si j'avais pris un intime parmi cette communauté, je l'aurais pris', il l'a désigné comme un père, c'est-à-dire Abû Bakr." »

`Abdullah bin Abi Mulaika
Hadiths 3659https://sunnah.com/bukhari:3659

حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالاَ حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَتِ امْرَأَةٌ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَهَا أَنْ تَرْجِعَ إِلَيْهِ‏.‏ قَالَتْ أَرَأَيْتَ إِنْ جِئْتُ وَلَمْ أَجِدْكَ كَأَنَّهَا تَقُولُ الْمَوْتَ‏.‏ قَالَ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ‏ "‏ إِنْ لَمْ تَجِدِينِي فَأْتِي أَبَا بَكْرٍ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par al-Humaïdî et Muhammad ibn 'Abdullah, qui ont dit : Nous avons été informés par Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après son père, d'après Muhammad ibn Jubayr ibn Muṭ'im, d'après son père, qui a dit : « Une femme vint trouver le Prophète (ﷺ), et il lui ordonna de revenir vers lui. Elle dit : "Que penses-tu si je viens et ne te trouve pas ?" comme si elle évoquait la mort. Il (ﷺ) répondit : "Si tu ne me trouves pas, va trouver Abû Bakr." »

Jubair bin Mut`im
Hadiths 3660https://sunnah.com/bukhari:3660

حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ أَبِي الطَّيِّبِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ مُجَالِدٍ، حَدَّثَنَا بَيَانُ بْنُ بِشْرٍ، عَنْ وَبَرَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ هَمَّامٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَمَّارًا، يَقُولُ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَا مَعَهُ إِلاَّ خَمْسَةُ أَعْبُدٍ وَامْرَأَتَانِ وَأَبُو بَكْرٍ‏.‏

J'ai été informé par Ahmad ibn Abî al-Ṭayyib, qui a rapporté d'après Ismâ'îl ibn Mujâlid, d'après Bayân ibn Bishr, d'après Wabarah ibn 'Abd al-Raḥmân, d'après Hammâm, qui a dit : « J'ai entendu 'Ammâr dire : "J'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il n'avait avec lui que cinq esclaves, deux femmes et Abû Bakr." »

`Ammar
Hadiths 3661https://sunnah.com/bukhari:3661

حَدَّثَنِي هِشَامُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ وَاقِدٍ، عَنْ بُسْرِ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ عَائِذِ اللَّهِ أَبِي إِدْرِيسَ، عَنْ أَبِي الدَّرْدَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ جَالِسًا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِذْ أَقْبَلَ أَبُو بَكْرٍ آخِذًا بِطَرَفِ ثَوْبِهِ حَتَّى أَبْدَى عَنْ رُكْبَتِهِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَمَّا صَاحِبُكُمْ فَقَدْ غَامَرَ ‏"‏‏.‏ فَسَلَّمَ، وَقَالَ إِنِّي كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَ ابْنِ الْخَطَّابِ شَىْءٌ فَأَسْرَعْتُ إِلَيْهِ ثُمَّ نَدِمْتُ، فَسَأَلْتُهُ أَنْ يَغْفِرَ لِي فَأَبَى عَلَىَّ، فَأَقْبَلْتُ إِلَيْكَ فَقَالَ ‏"‏ يَغْفِرُ اللَّهُ لَكَ يَا أَبَا بَكْرٍ ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ نَدِمَ فَأَتَى مَنْزِلَ أَبِي بَكْرٍ فَسَأَلَ أَثَمَّ أَبُو بَكْرٍ فَقَالُوا لاَ‏.‏ فَأَتَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَسَلَّمَ فَجَعَلَ وَجْهُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَتَمَعَّرُ حَتَّى أَشْفَقَ أَبُو بَكْرٍ، فَجَثَا عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَاللَّهِ أَنَا كُنْتُ أَظْلَمَ مَرَّتَيْنِ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ بَعَثَنِي إِلَيْكُمْ فَقُلْتُمْ كَذَبْتَ‏.‏ وَقَالَ أَبُو بَكْرٍ صَدَقَ‏.‏ وَوَاسَانِي بِنَفْسِهِ وَمَالِهِ، فَهَلْ أَنْتُمْ تَارِكُو لِي صَاحِبِي ‏"‏‏.‏ مَرَّتَيْنِ فَمَا أُوذِيَ بَعْدَهَا‏.‏

Hishām ibn ‘Ammār m’a rapporté ; Ṣadaqa ibn Khālid nous a rapporté ; Zayd ibn Wāqid nous a rapporté, d’après Busr ibn ‘Ubayd Allāh, d’après ‘Ā’idh Allāh Abū Idrīs, d’après Abū al-Dardā’ – qu’Allāh l’agrée – qui a dit : J’étais assis auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu’arriva Abū Bakr, tenant le pan de son vêtement au point de découvrir son genou. Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Votre compagnon vient de s’exposer à un danger. »* Il salua et dit : Il y avait un différend entre moi et Ibn al-Khaṭṭāb. Je me suis précipité vers lui, puis j’ai regretté et lui ai demandé de me pardonner, mais il a refusé. Je me suis donc tourné vers toi. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Qu’Allāh te pardonne, ô Abū Bakr ! »* à trois reprises. Puis ‘Umar regretta et se rendit à la demeure d’Abū Bakr, demandant : Abū Bakr est-il là ? On lui répondit que non. Il vint alors auprès du Prophète (ﷺ) et salua. Le visage du Prophète (ﷺ) s’assombrit jusqu’à ce qu’Abū Bakr, inquiet, s’agenouillât et dît : Ô Messager d’Allāh, par Allāh, c’est moi qui ai été deux fois dans mon tort. Le Prophète (ﷺ) dit : *« Certes, Allāh m’a envoyé vers vous, et vous avez dit : “Tu mens !” tandis qu’Abū Bakr a dit : “Il dit vrai.” Il m’a soutenu de sa personne et de ses biens. Allez-vous donc laisser mon compagnon en paix ? »* à deux reprises. Et il ne fut plus molesté par la suite.

Abu Ad-Darda
Hadiths 3662https://sunnah.com/bukhari:3662

حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ الْمُخْتَارِ، قَالَ خَالِدٌ الْحَذَّاءُ حَدَّثَنَا عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ، فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ ‏"‏ عَائِشَةُ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ فَقَالَ ‏"‏ أَبُوهَا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ ‏"‏ ثُمَّ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ‏"‏‏.‏ فَعَدَّ رِجَالاً‏.‏

Mu‘allā ibn Asad nous a rapporté ; ‘Abd al-‘Azīz ibn al-Mukhtār nous a rapporté ; Khālid al-Ḥadhdhā’ nous a rapporté d’après Abū ‘Uthmān, qui a dit : ‘Amr ibn al-‘Āṣ – qu’Allāh l’agrée – m’a rapporté que le Prophète (ﷺ) l’avait envoyé à la tête de l’armée de Dhāt al-Salāsil. Je vins à lui et lui demandai : Qui est la personne que tu aimes le plus ? Il répondit : *« ‘Ā’isha. »* Je dis : Parmi les hommes ? Il répondit : *« Son père. »* Je dis : Puis qui ? Il répondit : *« ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb. »* Et il cita d’autres hommes.

`Amr bin Al-As
Hadiths 3663https://sunnah.com/bukhari:3663

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ بَيْنَمَا رَاعٍ فِي غَنَمِهِ عَدَا عَلَيْهِ الذِّئْبُ، فَأَخَذَ مِنْهَا شَاةً، فَطَلَبَهُ الرَّاعِي، فَالْتَفَتَ إِلَيْهِ الذِّئْبُ فَقَالَ مَنْ لَهَا يَوْمَ السَّبُعِ، يَوْمَ لَيْسَ لَهَا رَاعٍ غَيْرِي، وَبَيْنَا رَجُلٌ يَسُوقُ بَقَرَةً قَدْ حَمَلَ عَلَيْهَا، فَالْتَفَتَتْ إِلَيْهِ فَكَلَّمَتْهُ فَقَالَتْ إِنِّي لَمْ أُخْلَقْ لِهَذَا، وَلَكِنِّي خُلِقْتُ لِلْحَرْثِ ‏"‏‏.‏ قَالَ النَّاسُ سُبْحَانَ اللَّهِ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَإِنِّي أُومِنُ بِذَلِكَ وَأَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رضى الله عنهما ‏"‏‏.‏

Abū al-Yamān nous a rapporté ; Shu‘ayb nous a informés, d’après al-Zuhrī, qui a dit : Abū Salamā ibn ‘Abd al-Raḥmān m’a informé qu’Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – a dit : J’ai entendu le Messager d’Allāh (ﷺ) dire : *« Alors qu’un berger était parmi son troupeau, un loup l’attaqua et lui prit une brebis. Le berger le poursuivit, mais le loup se retourna vers lui et dit : “Qui la protégera le jour du fauve, le jour où elle n’aura d’autre berger que moi ?” Et alors qu’un homme conduisait une vache chargée, celle-ci se retourna vers lui et lui parla, disant : “Je n’ai pas été créée pour cela, mais pour labourer.” »* Les gens s’exclamèrent : « Gloire à Allāh ! » Le Prophète (ﷺ) dit : *« Moi, j’y crois, ainsi qu’Abū Bakr et ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb – qu’Allāh les agrée. »*

Abu Huraira
Hadiths 3664https://sunnah.com/bukhari:3664

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ الْمُسَيَّبِ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُنِي عَلَى قَلِيبٍ عَلَيْهَا دَلْوٌ، فَنَزَعْتُ مِنْهَا مَا شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ أَخَذَهَا ابْنُ أَبِي قُحَافَةَ، فَنَزَعَ بِهَا ذَنُوبًا أَوْ ذَنُوبَيْنِ، وَفِي نَزْعِهِ ضَعْفٌ، وَاللَّهُ يَغْفِرُ لَهُ ضَعْفَهُ، ثُمَّ اسْتَحَالَتْ غَرْبًا، فَأَخَذَهَا ابْنُ الْخَطَّابِ، فَلَمْ أَرَ عَبْقَرِيًّا مِنَ النَّاسِ يَنْزِعُ نَزْعَ عُمَرَ، حَتَّى ضَرَبَ النَّاسُ بِعَطَنٍ ‏" ‏‏.‏

‘Abdān nous a rapporté ; ‘Abd Allāh nous a informés, d’après Yūnus, d’après al-Zuhrī, qui a dit : Ibn al-Musayyab m’a informé qu’il avait entendu Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – dire : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : *« Alors que je dormais, je me vis près d’un puits muni d’une poulie. J’en tirai autant qu’Allāh le voulut. Puis Ibn Abī Quḥāfa la prit et en tira un ou deux seaux, avec une certaine faiblesse – qu’Allāh lui pardonne cette faiblesse. Puis elle se transforma en un grand seau. Ibn al-Khaṭṭāb la prit, et je n’ai jamais vu un homme aussi puissant parmi les gens tirer comme ‘Umar, jusqu’à ce que les gens aient abreuvé leurs bêtes et se soient retirés. »*

Abu Huraira
Hadiths 3665https://sunnah.com/bukhari:3665

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ جَرَّ ثَوْبَهُ خُيَلاَءَ لَمْ يَنْظُرِ اللَّهُ إِلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ أَحَدَ شِقَّىْ ثَوْبِي يَسْتَرْخِي إِلاَّ أَنْ أَتَعَاهَدَ ذَلِكَ مِنْهُ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّكَ لَسْتَ تَصْنَعُ ذَلِكَ خُيَلاَءَ ‏"‏ قَالَ مُوسَى فَقُلْتُ لِسَالِمٍ أَذَكَرَ عَبْدُ اللَّهِ مَنْ جَرَّ إِزَارَهُ قَالَ لَمْ أَسْمَعْهُ ذَكَرَ إِلاَّ ثَوْبَهُ‏.‏

Muḥammad ibn Muqātil nous a rapporté ; ‘Abd Allāh nous a informés ; Mūsā ibn ‘Uqba nous a informés, d’après Sālim ibn ‘Abd Allāh, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar – qu’Allāh les agrée tous deux – qui a dit : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : *« Celui qui traîne son vêtement par orgueil, Allāh ne le regardera pas au Jour de la Résurrection. »* Abū Bakr dit alors : L’un des pans de mon vêtement tombe parfois, à moins que je ne m’en soucie. Le Messager d’Allāh (ﷺ) dit : *« Tu ne le fais pas par orgueil. »* Mūsā ajouta : Je demandai à Sālim : ‘Abd Allāh a-t-il mentionné celui qui traîne son izār ? Il répondit : Je ne l’ai entendu mentionner que le vêtement.

`Abdullah bin `Umar
Hadiths 3666https://sunnah.com/bukhari:3666

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ مَنْ أَنْفَقَ زَوْجَيْنِ مِنْ شَىْءٍ مِنَ الأَشْيَاءِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ دُعِيَ مِنْ أَبْوَابِ ـ يَعْنِي الْجَنَّةَ ـ يَا عَبْدَ اللَّهِ هَذَا خَيْرٌ، فَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الصَّلاَةِ دُعِيَ مِنْ باب الصَّلاَةِ، وَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الْجِهَادِ دُعِيَ مِنْ باب الْجِهَادِ، وَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الصَّدَقَةِ دُعِيَ مِنْ باب الصَّدَقَةِ، وَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الصِّيَامِ دُعِيَ مِنْ باب الصِّيَامِ، وَبَابِ الرَّيَّانِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا عَلَى هَذَا الَّذِي يُدْعَى مِنْ تِلْكَ الأَبْوَابِ مِنْ ضَرُورَةٍ، وَقَالَ هَلْ يُدْعَى مِنْهَا كُلِّهَا أَحَدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ، وَأَرْجُو أَنْ تَكُونَ مِنْهُمْ يَا أَبَا بَكْرٍ ‏"‏‏.‏

Abū al-Yamān nous a rapporté ; Shu‘ayb nous a rapporté, d’après al-Zuhrī, qui a dit : Ḥumayd ibn ‘Abd al-Raḥmān ibn ‘Awf m’a informé qu’Abū Hurayra a dit : J’ai entendu le Messager d’Allāh (ﷺ) dire : *« Quiconque dépense une paire de quelque chose dans le sentier d’Allāh sera appelé des portes du Paradis : “Ô serviteur d’Allāh, voici le bien !” Celui qui est parmi les gens de la prière sera appelé de la porte de la prière ; celui qui est parmi les gens du jihād, de la porte du jihād ; celui qui est parmi les gens de la charité, de la porte de la charité ; et celui qui est parmi les gens du jeûne, de la porte du jeûne et de la porte d’al-Rayyān. »* Abū Bakr dit : Il n’y a aucun inconvénient pour celui qui est appelé de toutes ces portes. Et il demanda : Y a-t-il quelqu’un qui sera appelé de toutes ces portes, ô Messager d’Allāh ? Il répondit : *« Oui, et j’espère que tu en feras partie, ô Abū Bakr. »*

Abu Huraira
Hadiths 3667https://sunnah.com/bukhari:3667

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَاتَ وَأَبُو بَكْرٍ بِالسُّنْحِ ـ قَالَ إِسْمَاعِيلُ يَعْنِي بِالْعَالِيَةِ ـ فَقَامَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَتْ وَقَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ مَا كَانَ يَقَعُ فِي نَفْسِي إِلاَّ ذَاكَ وَلَيَبْعَثَنَّهُ اللَّهُ فَلَيَقْطَعَنَّ أَيْدِيَ رِجَالٍ وَأَرْجُلَهُمْ‏.‏ فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَّلَهُ قَالَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي طِبْتَ حَيًّا وَمَيِّتًا، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يُذِيقُكَ اللَّهُ الْمَوْتَتَيْنِ أَبَدًا‏.‏ ثُمَّ خَرَجَ فَقَالَ أَيُّهَا الْحَالِفُ عَلَى رِسْلِكَ‏.‏ فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ جَلَسَ عُمَرُ‏.‏ فَحَمِدَ اللَّهَ أَبُو بَكْرٍ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ أَلاَ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ، وَمَنْ كَانَ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لاَ يَمُوتُ‏.‏ وَقَالَ ‏ {‏إِنَّكَ مَيِّتٌ وَإِنَّهُمْ مَيِّتُونَ‏} ‏ وَقَالَ ‏ {‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ‏} ‏ قَالَ فَنَشَجَ النَّاسُ يَبْكُونَ ـ قَالَ ـ وَاجْتَمَعَتِ الأَنْصَارُ إِلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ فَقَالُوا مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ، فَذَهَبَ إِلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَأَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ، فَذَهَبَ عُمَرُ يَتَكَلَّمُ فَأَسْكَتَهُ أَبُو بَكْرٍ، وَكَانَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ بِذَلِكَ إِلاَّ أَنِّي قَدْ هَيَّأْتُ كَلاَمًا قَدْ أَعْجَبَنِي خَشِيتُ أَنْ لاَ يَبْلُغَهُ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَتَكَلَّمَ أَبْلَغَ النَّاسِ فَقَالَ فِي كَلاَمِهِ نَحْنُ الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ‏.‏ فَقَالَ حُبَابُ بْنُ الْمُنْذِرِ لاَ وَاللَّهِ لاَ نَفْعَلُ، مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ‏.‏ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَ، وَلَكِنَّا الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ هُمْ أَوْسَطُ الْعَرَبِ دَارًا، وَأَعْرَبُهُمْ أَحْسَابًا فَبَايِعُوا عُمَرَ أَوْ أَبَا عُبَيْدَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ بَلْ نُبَايِعُكَ أَنْتَ، فَأَنْتَ سَيِّدُنَا وَخَيْرُنَا وَأَحَبُّنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَأَخَذَ عُمَرُ بِيَدِهِ فَبَايَعَهُ، وَبَايَعَهُ النَّاسُ، فَقَالَ قَائِلٌ قَتَلْتُمْ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ قَتَلَهُ اللَّهُ‏.‏

Ismā‘īl ibn ‘Abd Allāh nous a rapporté ; Sulaymān ibn Bilāl nous a rapporté, d’après Hishām ibn ‘Urwa, d’après ‘Urwa ibn al-Zubayr, d’après ‘Ā’isha – qu’Allāh l’agrée –, épouse du Prophète (ﷺ), que le Messager d’Allāh (ﷺ) mourut alors qu’Abū Bakr était à al-Sunḥ – Ismā‘īl précisa : c’est-à-dire à al-‘Āliya. ‘Umar se leva et dit : Par Allāh, le Messager d’Allāh (ﷺ) n’est pas mort ! ‘Ā’isha dit : ‘Umar ajouta : Par Allāh, je n’avais que cette pensée, et Allāh le ressuscitera et il tranchera les mains et les pieds de certains hommes. Abū Bakr arriva, découvrit le visage du Messager d’Allāh (ﷺ), l’embrassa et dit : Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi ! Tu as été pur vivant et mort. Par Celui qui détient mon âme, Allāh ne te fera jamais goûter deux fois la mort. Puis il sortit et dit : Ô toi qui as juré, retiens-toi ! Lorsque Abū Bakr parla, ‘Umar s’assit. Abū Bakr loua Allāh et Le glorifia, puis dit : Que celui qui adorait Muḥammad sache que Muḥammad est mort, et que celui qui adorait Allāh sache qu’Allāh est vivant et ne meurt pas. Puis il récita : *« Tu mourras, et ils mourront aussi »* (S.39, V.30) et *« Muḥammad n’est qu’un messager. Des messagers sont passés avant lui. S’il mourait donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allāh. Et Allāh récompensera bientôt les reconnaissants. »* (S.3, V.144). Les gens éclatèrent en sanglots. Les Anṣār se rassemblèrent auprès de Sa‘d ibn ‘Ubāda dans le pavillon des Banū Sā‘ida et dirent : Un émir parmi nous et un émir parmi vous. Abū Bakr, ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb et Abū ‘Ubayda ibn al-Jarrāḥ se rendirent auprès d’eux. ‘Umar voulut parler, mais Abū Bakr l’en empêcha. ‘Umar dit : Par Allāh, je n’avais d’autre intention que de prononcer un discours que j’avais préparé et qui me plaisait, de crainte qu’Abū Bakr ne puisse le faire aussi bien. Puis Abū Bakr parla, et ce fut l’homme le plus éloquent. Il dit dans son discours : Nous sommes les émirs et vous êtes les vizirs. Ḥubāb ibn al-Mundhir dit : Non, par Allāh, nous n’accepterons pas cela. Un émir parmi nous et un émir parmi vous. Abū Bakr répondit : Non, mais nous sommes les émirs et vous êtes les vizirs. Ils sont les plus nobles des Arabes par leur lignée et les plus purs par leur ascendance. Acclamez donc ‘Umar ou Abū ‘Ubayda. ‘Umar dit : Non, nous t’acclamons toi, car tu es notre maître, le meilleur d’entre nous et le plus aimé du Messager d’Allāh (ﷺ). ‘Umar prit alors sa main et lui prêta allégeance, suivi par les gens. Quelqu’un dit : Vous avez tué Sa‘d ibn ‘Ubāda. ‘Umar répondit : Qu’Allāh le tue !

'Aisha
Hadiths 3669https://sunnah.com/bukhari:3669

وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَالِمٍ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْقَاسِمِ أَخْبَرَنِي الْقَاسِمُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ شَخَصَ بَصَرُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ ‏"‏ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا، وَقَصَّ الْحَدِيثَ، قَالَتْ فَمَا كَانَتْ مِنْ خُطْبَتِهِمَا مِنْ خُطْبَةٍ إِلاَّ نَفَعَ اللَّهُ بِهَا، لَقَدْ خَوَّفَ عُمَرُ النَّاسَ وَإِنَّ فِيهِمْ لَنِفَاقًا، فَرَدَّهُمُ اللَّهُ بِذَلِكَ‏.‏ ثُمَّ لَقَدْ بَصَّرَ أَبُو بَكْرٍ النَّاسَ الْهُدَى وَعَرَّفَهُمُ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْهِمْ وَخَرَجُوا بِهِ يَتْلُونَ ‏ {‏وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ‏} ‏ إِلَى ‏{‏الشَّاكِرِينَ‏}‏

‘Abd Allāh ibn Sālim a rapporté, d’après al-Zubaydī, que ‘Abd al-Raḥmān ibn al-Qāsim a informé al-Qāsim qu’‘Ā’isha – qu’Allāh l’agrée – a dit : Le regard du Prophète (ﷺ) se figea, puis il dit : *« Auprès du Compagnon suprême »* à trois reprises. Puis elle rapporta le reste du hadith et dit : Il n’y eut aucun de leurs discours qui ne fût bénéfique. ‘Umar effraya les gens, car il y avait parmi eux de l’hypocrisie, et Allāh les ramena par cela. Puis Abū Bakr éclaira les gens sur la guidance, leur fit connaître la vérité qui leur incombait, et ils sortirent en récitant : *« Muḥammad n’est qu’un messager. Des messagers sont passés avant lui. S’il mourait donc, ou s’il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? »* jusqu’à *« les reconnaissants »* (S.3, V.144).

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