Sahih al-Bukhari
La nourriture
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ وَاقِدِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ كَانَ ابْنُ عُمَرَ لاَ يَأْكُلُ حَتَّى يُؤْتَى بِمِسْكِينٍ يَأْكُلُ مَعَهُ، فَأَدْخَلْتُ رَجُلاً يَأْكُلُ مَعَهُ فَأَكَلَ كَثِيرًا فَقَالَ يَا نَافِعُ لاَ تُدْخِلْ هَذَا عَلَىَّ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ
الْمُؤْمِنُ يَأْكُلُ فِي مِعًى وَاحِدٍ وَالْكَافِرُ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Bashshār, qui a rapporté d’après ʿAbd al-Ṣamad, qui le tenait de Shuʿba, d’après Wāqid ibn Muḥammad, d’après Nāfiʿ, qui a dit : Ibn ʿUmar ne mangeait pas avant qu’on ne fasse venir un pauvre pour manger avec lui. J’introduisis un homme qui mangea beaucoup avec lui, alors Ibn ʿUmar dit : « Ô Nāfiʿ, ne fais plus entrer celui-ci en ma présence. J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Le croyant mange dans un seul intestin, tandis que le mécréant mange dans sept intestins. » »
Narrateur Nafi`
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
إِنَّ الْمُؤْمِنَ يَأْكُلُ فِي مِعًى وَاحِدٍ، وَإِنَّ الْكَافِرَ ـ أَوِ الْمُنَافِقَ فَلاَ أَدْرِي أَيَّهُمَا قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ ـ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Salām, qui a reçu le rapport de ʿAbda, d’après ʿUbayd Allāh, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar (qu’Allāh soit satisfait d’eux deux), que le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Certes, le croyant mange dans un seul intestin, tandis que le mécréant – ou l’hypocrite, je ne sais lequel des deux a dit ʿUbayd Allāh – mange dans sept intestins. » Ibn Bukayr a dit : Nous avons été informés par Mālik, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar, d’après le Prophète (ﷺ), avec le même hadith.
Narrateur Ibn `Umar
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، قَالَ كَانَ أَبُو نَهِيكٍ رَجُلاً أَكُولاً فَقَالَ لَهُ ابْنُ عُمَرَ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
إِنَّ الْكَافِرَ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ
Nous avons été informés par ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui a rapporté d’après Sufyān, d’après ʿAmr, qui a dit : Abū Nahīk était un homme glouton. Ibn ʿUmar lui dit : « Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Certes, le mécréant mange dans sept intestins. » » Il répondit : « Quant à moi, je crois en Allāh et en Son Messager. »
Narrateur `Amr
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
يَأْكُلُ الْمُسْلِمُ فِي مِعًى وَاحِدٍ، وَالْكَافِرُ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ
Nous avons été informés par Ismāʿīl, qui a dit : Mālik m’a rapporté, d’après Abū al-Zinād, d’après al-Aʿraj, d’après Abū Hurayra (qu’Allāh soit satisfait de lui), que le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Le musulman mange dans un seul intestin, tandis que le mécréant mange dans sept intestins. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَدِيِّ بْنِ ثَابِتٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَجُلاً، كَانَ يَأْكُلُ أَكْلاً كَثِيرًا، فَأَسْلَمَ فَكَانَ يَأْكُلُ أَكْلاً قَلِيلاً، فَذُكِرَ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ
إِنَّ الْمُؤْمِنَ يَأْكُلُ فِي مِعًى وَاحِدٍ، وَالْكَافِرَ يَأْكُلُ فِي سَبْعَةِ أَمْعَاءٍ
Nous avons été informés par Sulaymān ibn Ḥarb, qui a rapporté d’après Shuʿba, d’après ʿAdī ibn Thābit, d’après Abū Ḥāzim, d’après Abū Hurayra, qu’un homme mangeait beaucoup. Lorsqu’il embrassa l’islam, il se mit à manger peu. Cela fut mentionné au Prophète (ﷺ), qui dit : « Certes, le croyant mange dans un seul intestin, tandis que le mécréant mange dans sept intestins. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا مِسْعَرٌ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الأَقْمَرِ، سَمِعْتُ أَبَا جُحَيْفَةَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
لاَ آكُلُ مُتَّكِئًا
Nous avons été informés par Abū Nuʿaym, qui a rapporté d’après Misʿar, d’après ʿAlī ibn al-Aqmar, qui a entendu Abū Juḥayfa dire : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : « Je ne mange pas en étant accoudé. »
Narrateur Abu Juhaifa
حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، أَخْبَرَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الأَقْمَرِ، عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِرَجُلٍ عِنْدَهُ
لاَ آكُلُ وَأَنَا مُتَّكِئٌ
J'ai été informé par 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté que Jarîr nous a transmis d'après Mansûr, d'après 'Alî ibn al-Aqmar, d'après Abû Juhaifa, qui a dit : « J'étais auprès du Prophète (ﷺ) lorsqu'il dit à un homme qui se trouvait près de lui : *"Je ne mange pas en étant accoudé."* »
Narrateur Abu Juhaifa
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِضَبٍّ مَشْوِيٍّ، فَأَهْوَى إِلَيْهِ لِيَأْكُلَ فَقِيلَ لَهُ إِنَّهُ ضَبٌّ، فَأَمْسَكَ يَدَهُ، فَقَالَ خَالِدٌ أَحَرَامٌ هُوَ قَالَ
لاَ، وَلَكِنَّهُ لاَ يَكُونُ بِأَرْضِ قَوْمِي، فَأَجِدُنِي أَعَافُهُ
Nous a rapporté 'Alî ibn 'Abd Allâh, qui nous a transmis que Hishâm ibn Yûsuf nous a informés, d'après Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après Abû Umâma ibn Sahl, d'après Ibn 'Abbâs, d'après Khâlid ibn al-Walîd, qui a dit : « On présenta au Prophète (ﷺ) un lézard grillé. Il tendit la main pour le manger, mais on lui dit : *"C'est un lézard"*, alors il retira sa main. Khâlid demanda : *"Est-il illicite ?"* Le Prophète (ﷺ) répondit : *"Non, mais il ne se trouve pas dans le pays de mon peuple, et je le trouve répugnant."* » Khâlid en mangea alors que le Messager d'Allâh (ﷺ) le regardait. Mâlik a rapporté d'après Ibn Shihâb : *« un lézard rôti »*.
Narrateur Khalid bin Al-Walid
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَحْمُودُ بْنُ الرَّبِيعِ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّ عِتْبَانَ بْنَ مَالِكٍ ـ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِمَّنْ شَهِدَ بَدْرًا مِنَ الأَنْصَارِ ـ أَنَّهُ أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي أَنْكَرْتُ بَصَرِي وَأَنَا أُصَلِّي لِقَوْمِي، فَإِذَا كَانَتِ الأَمْطَارُ سَالَ الْوَادِي الَّذِي بَيْنِي وَبَيْنَهُمْ، لَمْ أَسْتَطِعْ أَنْ آتِيَ مَسْجِدَهُمْ فَأُصَلِّيَ لَهُمْ، فَوَدِدْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَّكَ تَأْتِي فَتُصَلِّي فِي بَيْتِي، فَأَتَّخِذُهُ مُصَلًّى. فَقَالَ
فَإِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ عَلَى النَّارِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ. يَبْتَغِي بِذَلِكَ وَجْهَ اللَّهِ
J'ai été informé par Yahyâ ibn Bukayr, qui nous a rapporté que al-Layth nous a transmis d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : « Mahmûd ibn al-Rabî' al-Ansârî m'a informé qu'Itbân ibn Mâlik – qui faisait partie des Compagnons du Prophète (ﷺ) et avait participé à la bataille de Badr parmi les Ansâr – vint trouver le Messager d'Allâh (ﷺ) et lui dit : *"Ô Messager d'Allâh, ma vue a baissé et je dirige la prière pour ma tribu. Lorsque surviennent les pluies, le torrent qui coule entre eux et moi m'empêche de me rendre à leur mosquée pour les y diriger. J'aurais souhaité, ô Messager d'Allâh, que tu viennes prier dans ma maison afin que je puisse en faire un lieu de prière."* Le Prophète (ﷺ) répondit : *"Je le ferai, si Allâh le veut."* » Itbân dit : « Le lendemain, le Messager d'Allâh (ﷺ) et Abû Bakr vinrent alors que la matinée était déjà avancée. Le Prophète (ﷺ) demanda la permission d'entrer, que je lui accordai. Il ne s'assit pas avant d'être entré dans la maison, puis il me dit : *"Où aimerais-tu que je prie dans ta maison ?"* Je lui indiquai un coin de la maison. Le Prophète (ﷺ) se leva alors, prononça le takbîr, et nous nous mîmes en rang derrière lui. Il pria deux rak'ât, puis salua. Nous le retinmes pour un plat de khazîr que nous avions préparé. Plusieurs hommes de la maisonnée, en nombre, se rassemblèrent. L'un d'eux demanda : *"Où est Mâlik ibn al-Dukhshun ?"* Un autre répondit : *"C'est un hypocrite qui n'aime pas Allâh ni Son Messager."* Le Prophète (ﷺ) dit : *"Ne dis pas cela. Ne vois-tu pas qu'il a dit : 'Il n'y a de divinité qu'Allâh', cherchant par là la Face d'Allâh ?"* Ils dirent : *"Allâh et Son Messager sont plus savants."* Nous répliquâmes : *"Nous voyons pourtant son attitude et sa sympathie envers les hypocrites."* Le Prophète (ﷺ) dit alors : *"Allâh a interdit le Feu à quiconque dit : 'Il n'y a de divinité qu'Allâh', cherchant par là la Face d'Allâh."* Ibn Shihâb dit ensuite : « J'interrogeai al-Husayn ibn Muhammad al-Ansârî, l'un des Banû Sâlim et parmi leurs notables, au sujet du hadith de Mahmûd, et il le confirma. »
Narrateur 'Urban bin Malik
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَهْدَتْ خَالَتِي إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ضِبَابًا وَأَقِطًا وَلَبَنًا، فَوُضِعَ الضَّبُّ عَلَى مَائِدَتِهِ، فَلَوْ كَانَ حَرَامًا لَمْ يُوضَعْ وَشَرِبَ اللَّبَنَ، وَأَكَلَ الأَقِطَ.
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, qui nous a transmis que Shu'ba nous a informés d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Ma tante offrit au Prophète (ﷺ) des lézards, du fromage sec et du lait. Le lézard fut placé sur sa table. S'il avait été illicite, il ne l'aurait pas mis. Il but le lait et mangea le fromage sec. »
Narrateur Ibn `Abbas
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ إِنْ كُنَّا لَنَفْرَحُ بِيَوْمِ الْجُمُعَةِ، كَانَتْ لَنَا عَجُوزٌ تَأْخُذُ أُصُولَ السِّلْقِ، فَتَجْعَلُهُ فِي قِدْرٍ لَهَا، فَتَجْعَلُ فِيهِ حَبَّاتٍ مِنْ شَعِيرٍ، إِذَا صَلَّيْنَا زُرْنَاهَا فَقَرَّبَتْهُ إِلَيْنَا، وَكُنَّا نَفْرَحُ بِيَوْمِ الْجُمُعَةِ مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ، وَمَا كُنَّا نَتَغَدَّى وَلاَ نَقِيلُ إِلاَّ بَعْدَ الْجُمُعَةِ، وَاللَّهِ مَا فِيهِ شَحْمٌ وَلاَ وَدَكٌ.
J'ai été informé par Yahyâ ibn Bukayr, qui nous a rapporté que Ya'qûb ibn 'Abd al-Rahmân nous a transmis d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Sa'd, qui a dit : « Nous nous réjouissions du jour du vendredi. Une vieille femme parmi nous prenait des racines de blettes, les mettait dans une marmite et y ajoutait quelques grains d'orge. Après avoir accompli la prière, nous lui rendions visite et elle nous présentait ce plat. Nous nous réjouissions du vendredi à cause de cela. Nous ne prenions ni déjeuner ni sieste avant la prière du vendredi. Par Allâh, ce plat ne contenait ni graisse ni matière grasse. »
Narrateur Sahl bin Sa`d
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ تَعَرَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَتِفًا، ثُمَّ قَامَ فَصَلَّى، وَلَمْ يَتَوَضَّأْ.
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn 'Abd al-Wahhâb, qui nous a transmis que Hammâd nous a informés, d'après Ayyûb, d'après Muhammad, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allâh soit satisfait d'eux deux), qui a dit : « Le Messager d'Allâh (ﷺ) rongea une omoplate, puis se leva et pria sans faire ses ablutions. »
Narrateur Ibn 'Abbas
وَعَنْ أَيُّوبَ، وَعَاصِمٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ انْتَشَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَرْقًا مِنْ قِدْرٍ فَأَكَلَ، ثُمَّ صَلَّى، وَلَمْ يَتَوَضَّأْ.
D'après Ayyûb et 'Âsim, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit :
« Le Prophète (ﷺ) retira un morceau de viande d'une marmite et le mangea, puis il pria sans faire ses ablutions. »
Narrateur Ibn 'Abbas
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنِي عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ الْمَدَنِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي قَتَادَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَ مَكَّةَ.
J'ai été informé par Muhammad ibn al-Muthannâ, qui a dit : « 'Uthmân ibn 'Umar nous a rapporté que Fulayh nous a transmis, d'après Abû Hâzim al-Madanî, d'après 'Abd Allâh ibn Abî Qatâda, d'après son père, qui a dit : « Nous partîmes avec le Prophète (ﷺ) en direction de La Mecque. » »
Narrateur Abu Qatada
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ السَّلَمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ كُنْتُ يَوْمًا جَالِسًا مَعَ رِجَالٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَنْزِلٍ فِي طَرِيقِ مَكَّةَ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَازِلٌ أَمَامَنَا، وَالْقَوْمُ مُحْرِمُونَ وَأَنَا غَيْرُ مُحْرِمٍ، فَأَبْصَرُوا حِمَارًا وَحْشِيًّا وَأَنَا مَشْغُولٌ أَخْصِفُ نَعْلِي، فَلَمْ يُؤْذِنُونِي لَهُ، وَأَحَبُّوا لَوْ أَنِّي أَبْصَرْتُهُ، فَالْتَفَتُّ فَأَبْصَرْتُهُ فَقُمْتُ إِلَى الْفَرَسِ فَأَسْرَجْتُهُ. ثُمَّ رَكِبْتُ وَنَسِيتُ السَّوْطَ وَالرُّمْحَ فَقُلْتُ لَهُمْ نَاوِلُونِي السَّوْطَ وَالرُّمْحَ. فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ لاَ نُعِينُكَ عَلَيْهِ بِشَىْءٍ. فَغَضِبْتُ فَنَزَلْتُ فَأَخَذْتُهُمَا، ثُمَّ رَكِبْتُ فَشَدَدْتُ عَلَى الْحِمَارِ فَعَقَرْتُهُ، ثُمَّ جِئْتُ بِهِ وَقَدْ مَاتَ فَوَقَعُوا فِيهِ يَأْكُلُونَهُ، ثُمَّ إِنَّهُمْ شَكُّوا فِي أَكْلِهِمْ إِيَّاهُ وَهُمْ حُرُمٌ، فَرُحْنَا وَخَبَأْتُ الْعَضُدَ مَعِي، فَأَدْرَكْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَاهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ
مَعَكُمْ مِنْهُ شَىْءٌ
Nous avons été informés par 'Abd al-'Azîz ibn 'Abd Allâh, qui nous a rapporté d'après Muhammad ibn Ja'far, d'après Abû Hâzim, d'après 'Abd Allâh ibn Abî Qatâda al-Salamî, d'après son père, qui a dit : « Un jour, j'étais assis avec des hommes parmi les Compagnons du Prophète (ﷺ) dans une maison sur la route de La Mecque. Le Messager d'Allâh (ﷺ) était descendu devant nous, et les gens étaient en état de sacralisation (ihrâm), tandis que moi, je ne l'étais pas. Ils aperçurent un âne sauvage alors que j'étais occupé à réparer ma sandale. Ils ne m'avertirent pas, car ils auraient aimé que je le voie. Je me retournai et l'aperçus, puis je me dirigeai vers le cheval, le sellai, montai dessus, mais j'oubliai le fouet et la lance. Je leur dis : "Passez-moi le fouet et la lance." Ils répondirent : "Non, par Allâh, nous ne t'aiderons en rien." Je me mis en colère, descendis, les pris, puis remontai et chargeai l'âne, le tuant. Je revins avec lui alors qu'il était mort, et ils se mirent à le manger. Ensuite, ils doutèrent de la licéité de le manger alors qu'ils étaient en état de sacralisation. Nous partîmes et je cachai l'épaule avec moi. Nous rejoignîmes le Messager d'Allâh (ﷺ) et l'interrogeâmes à ce sujet. Il demanda : "Avez-vous quelque chose de cette bête avec vous ?" Je lui tendis l'épaule, et il la mangea jusqu'à en ronger l'os, alors qu'il était en état de sacralisation. » Ibn Ja'far ajouta : « Zayd ibn Aslam m'a rapporté d'après 'Atâ' ibn Yasâr, d'après Abû Qatâda, un récit similaire. »
Narrateur Abu Qatada
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي جَعْفَرُ بْنُ عَمْرِو بْنِ أُمَيَّةَ، أَنَّ أَبَاهُ، عَمْرَو بْنَ أُمَيَّةَ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، رَأَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَحْتَزُّ مِنْ كَتِفِ شَاةٍ فِي يَدِهِ، فَدُعِيَ إِلَى الصَّلاَةِ فَأَلْقَاهَا وَالسِّكِّينَ الَّتِي يَحْتَزُّ بِهَا، ثُمَّ قَامَ فَصَلَّى، وَلَمْ يَتَوَضَّأْ.
Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui nous a rapporté d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : Ja'far ibn 'Amr ibn Umayya m'a informé que son père, 'Amr ibn Umayya, lui a raconté qu'il avait vu le Prophète (ﷺ) découper l'épaule d'une brebis avec un couteau qu'il tenait à la main. Il fut alors appelé à la prière, jeta la viande et le couteau, puis se leva et pria sans refaire ses ablutions.
Narrateur `Amr bin Umaiyya
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ مَا عَابَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم طَعَامًا قَطُّ، إِنِ اشْتَهَاهُ أَكَلَهُ، وَإِنْ كَرِهَهُ تَرَكَهُ.
Nous avons été informés par Muhammad ibn Kathîr, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après al-A'mash, d'après Abû Hâzim, d'après Abû Hurayra, qui a dit : « Le Prophète (ﷺ) n'a jamais critiqué un aliment. S'il en avait envie, il le mangeait, et s'il ne l'aimait pas, il le laissait. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، أَنَّهُ سَأَلَ سَهْلاً هَلْ رَأَيْتُمْ فِي زَمَانِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم النَّقِيَّ قَالَ لاَ. فَقُلْتُ فَهَلْ كُنْتُمْ تَنْخُلُونَ الشَّعِيرَ قَالَ لاَ وَلَكِنْ كُنَّا نَنْفُخُهُ.
Nous avons été informés par Sa'îd ibn Abî Maryam, qui nous a rapporté d'après Abû Ghassân, qui a dit : Abû Hâzim m'a raconté qu'il avait demandé à Sahl : « Avez-vous vu de la farine blanche (naqî) à l'époque du Prophète (ﷺ) ? » Il répondit : « Non. » Je lui dis : « Tamisiez-vous l'orge ? » Il répondit : « Non, mais nous le soufflions. »
Narrateur Abu Hazim
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَبَّاسٍ الْجُرَيْرِيِّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا بَيْنَ أَصْحَابِهِ تَمْرًا، فَأَعْطَى كُلَّ إِنْسَانٍ سَبْعَ تَمَرَاتٍ، فَأَعْطَانِي سَبْعَ تَمَرَاتٍ إِحْدَاهُنَّ حَشَفَةٌ، فَلَمْ يَكُنْ فِيهِنَّ تَمْرَةٌ أَعْجَبَ إِلَىَّ مِنْهَا، شَدَّتْ فِي مَضَاغِي.
Nous avons été informés par Abû al-Nu'mân, qui nous a rapporté d'après Hammâd ibn Zayd, d'après 'Abbâs al-Jurayrî, d'après Abû 'Uthmân al-Nahdî, d'après Abû Hurayra, qui a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) partagea des dattes entre ses Compagnons et en donna sept à chacun. Il m'en donna sept, dont l'une était une datte de mauvaise qualité (hashafa). Pourtant, il n'y en avait pas parmi elles qui me plût davantage, car elle resta longtemps dans ma bouche. »
Narrateur Abu Huraira
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ سَعْدٍ، قَالَ رَأَيْتُنِي سَابِعَ سَبْعَةٍ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا لَنَا طَعَامٌ إِلاَّ وَرَقُ الْحُبْلَةِ ـ أَوِ الْحَبَلَةِ ـ حَتَّى يَضَعَ أَحَدُنَا مَا تَضَعُ الشَّاةُ، ثُمَّ أَصْبَحَتْ بَنُو أَسَدٍ تُعَزِّرُنِي عَلَى الإِسْلاَمِ، خَسِرْتُ إِذًا وَضَلَّ سَعْيِي.
Nous avons été informés par 'Abd Allâh ibn Muhammad, qui nous a rapporté d'après Wahb ibn Jarîr, d'après Shu'ba, d'après Ismâ'îl, d'après Qays, d'après Sa'd, qui a dit : « Je me suis vu, septième parmi sept personnes avec le Prophète (ﷺ), sans autre nourriture que les feuilles de l'arbre al-hubla (ou al-habala), au point que l'un de nous évacuait ce qu'évacue une brebis. Puis, les Banû Asad vinrent me faire des reproches au sujet de l'Islam. J'aurais alors tout perdu et mon effort aurait été vain. »
Narrateur Sa`d