Hadiths 5661https://sunnah.com/bukhari:5661
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ فَمَسِسْتُهُ وَهْوَ يُوعَكُ وَعْكًا شَدِيدًا فَقُلْتُ إِنَّكَ لَتُوعَكُ وَعْكًا شَدِيدًا، وَذَلِكَ أَنَّ لَكَ أَجْرَيْنِ. قَالَ " أَجَلْ، وَمَا مِنْ مُسْلِمٍ يُصِيبُهُ أَذًى إِلاَّ حَاتَّتْ عَنْهُ خَطَايَاهُ كَمَا تَحَاتُّ وَرَقُ الشَّجَرِ " .
Nous avons été informés par Qabīṣa, qui nous a rapporté d'après Sufyān, d'après al-A'mash, d'après Ibrāhīm al-Taymī, d'après al-Ḥārith ibn Suwayd, d'après 'Abd Allāh (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : « Je vins voir le Prophète (ﷺ) alors qu'il était malade. Je le touchai alors qu'il avait une forte fièvre et dis : "Tu as vraiment une forte fièvre. Cela signifie que tu auras une double récompense." Il répondit : "Oui. Il n'y a pas un musulman qui soit atteint par un mal sans qu'Allah ne fasse tomber ses péchés comme tombent les feuilles des arbres." »
Hadiths 5662https://sunnah.com/bukhari:5662
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَى رَجُلٍ يَعُودُهُ فَقَالَ " لاَ بَأْسَ طَهُورٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ ". فَقَالَ كَلاَّ بَلْ حُمَّى تَفُورُ عَلَى شَيْخٍ كَبِيرٍ كَيْمَا تُزِيرَهُ الْقُبُورَ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَنَعَمْ إِذًا ".
Nous avons été informés par Isḥāq, qui nous a rapporté d'après Khālid ibn 'Abd Allāh, d'après Khālid, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbās (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) que le Messager d'Allah (ﷺ) rendit visite à un homme malade et lui dit : « "Pas de mal, ce sera une purification, si Allah le veut." L'homme répondit : "Non, c'est plutôt une fièvre qui bout chez un vieil homme pour le conduire rapidement aux tombes." Le Prophète (ﷺ) dit alors : "Eh bien, oui, dans ce cas." »
Hadiths 5663https://sunnah.com/bukhari:5663
حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ عَلَى حِمَارٍ عَلَى إِكَافٍ عَلَى قَطِيفَةٍ فَدَكِيَّةٍ، وَأَرْدَفَ أُسَامَةَ وَرَاءَهُ يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ فَسَارَ حَتَّى مَرَّ بِمَجْلِسٍ فِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ، وَفِي الْمَجْلِسِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ، وَفِي الْمَجْلِسِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ، فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ، قَالَ لاَ تُغَيِّرُوا عَلَيْنَا فَسَلَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَوَقَفَ وَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ فَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ يَا أَيُّهَا الْمَرْءُ إِنَّهُ لاَ أَحْسَنَ مِمَّا تَقُولُ إِنْ كَانَ حَقًّا، فَلاَ تُؤْذِنَا بِهِ فِي مَجْلِسِنَا، وَارْجِعْ إِلَى رَحْلِكَ فَمَنْ جَاءَكَ فَاقْصُصْ عَلَيْهِ. قَالَ ابْنُ رَوَاحَةَ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ فَاغْشَنَا بِهِ فِي مَجَالِسِنَا فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى كَادُوا يَتَثَاوَرُونَ فَلَمْ يَزَلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى سَكَتُوا فَرَكِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دَابَّتَهُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فَقَالَ لَهُ " أَىْ سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ " . يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ. قَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ اعْفُ عَنْهُ وَاصْفَحْ فَلَقَدْ أَعْطَاكَ اللَّهُ مَا أَعْطَاكَ وَلَقَدِ اجْتَمَعَ أَهْلُ هَذِهِ الْبَحْرَةِ أَنْ يُتَوِّجُوهُ فَيُعَصِّبُوهُ فَلَمَّا رَدَّ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَ شَرِقَ بِذَلِكَ، فَذَلِكَ الَّذِي فَعَلَ بِهِ مَا رَأَيْتَ.
Yahya ibn Bukayr m'a rapporté, d'après Al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihab, d'après 'Urwa, qu'Usama ibn Zayd l'informa que le Prophète (ﷺ) monta un âne équipé d'une selle en feutre, recouverte d'une couverture de Fadak, et fit monter Usama derrière lui. Il allait rendre visite à Sa'd ibn 'Ubada avant la bataille de Badr. Il avança jusqu'à passer près d'une assemblée où se trouvait 'Abdullah ibn Ubayy ibn Salul, avant qu'il n'embrasse l'Islam. Dans cette assemblée, il y avait un mélange de musulmans, de polythéistes adorateurs d'idoles et de juifs, ainsi que 'Abdullah ibn Rawaha. Lorsque la poussière soulevée par la monture enveloppa l'assemblée, 'Abdullah ibn Ubayy se couvrit le nez avec son manteau et dit : "Ne nous enfumez pas !" Le Prophète (ﷺ) les salua, s'arrêta, descendit et les appela à Allah, puis leur récita le Coran. 'Abdullah ibn Ubayy lui dit : "Ô homme, il n'y a rien de mieux que ce que tu dis, si cela est vrai. Mais ne nous importune pas avec cela dans notre assemblée. Retourne à ta demeure, et si quelqu'un vient à toi, raconte-lui." Ibn Rawaha dit : "Si, ô Messager d'Allah, viens souvent dans nos assemblées, car nous aimons cela." Les musulmans, les polythéistes et les juifs commencèrent alors à se disputer jusqu'à presque en venir aux mains. Le Prophète (ﷺ) ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils se taisent. Puis il remonta sa monture et se rendit chez Sa'd ibn 'Ubada. Il lui dit : "Ô Sa'd, n'as-tu pas entendu ce qu'a dit Abu Hubab ?" (il voulait dire 'Abdullah ibn Ubayy). Sa'd répondit : "Ô Messager d'Allah, pardonne-lui et sois indulgent. Allah t'a déjà accordé ce qu'Il t'a accordé. Les gens de cette contrée s'étaient réunis pour le couronner et lui mettre le turban royal, mais lorsqu'il a rejeté cela pour la vérité qu'Allah t'a donnée, il en a été contrarié. C'est pour cela qu'il a agi comme tu l'as vu."
Hadiths 5664https://sunnah.com/bukhari:5664
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُحَمَّدٍ ـ هُوَ ابْنُ الْمُنْكَدِرِ ـ عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي لَيْسَ بِرَاكِبِ بَغْلٍ وَلاَ بِرْذَوْنٍ.
‘Amr ibn ‘Abbas nous a rapporté, d'après ‘Abd al-Rahman, d'après Sufyan, d'après Muhammad – qui est Ibn al-Munkadir –, d'après Jabir (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) vint me rendre visite alors qu'il n'était ni monté sur une mule ni sur un cheval de race.
Hadiths 5665https://sunnah.com/bukhari:5665
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، وَأَيُّوبَ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ كَعْبِ بْنِ عُجْرَةَ ـ رضى الله عنه. مَرَّ بِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا أُوقِدُ تَحْتَ الْقِدْرِ فَقَالَ " أَيُؤْذِيكَ هَوَامُّ رَأْسِكَ " . قُلْتُ نَعَمْ. فَدَعَا الْحَلاَّقَ فَحَلَقَهُ ثُمَّ أَمَرَنِي بِالْفِدَاءِ.
Qabisa nous a rapporté, d'après Sufyan, d'après Ibn Abi Najih et Ayyub, d'après Mujahid, d'après ‘Abd al-Rahman ibn Abi Layla, d'après Ka‘b ibn ‘Ujra (qu'Allah l'agrée). Le Prophète (ﷺ) passa près de moi alors que j'attisais le feu sous une marmite et me demanda : "Les poux de ta tête te gênent-ils ?" Je répondis : "Oui." Il appela alors le barbier qui me rasa la tête, puis m'ordonna de m'acquitter de la compensation (fidya).
Hadiths 5666https://sunnah.com/bukhari:5666
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى أَبُو زَكَرِيَّاءَ، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ الْقَاسِمَ بْنَ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ وَارَأْسَاهْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ذَاكِ لَوْ كَانَ وَأَنَا حَىٌّ، فَأَسْتَغْفِرُ لَكِ وَأَدْعُو لَكِ ". فَقَالَتْ عَائِشَةُ وَاثُكْلِيَاهْ، وَاللَّهِ إِنِّي لأَظُنُّكَ تُحِبُّ مَوْتِي، وَلَوْ كَانَ ذَاكَ لَظَلِلْتَ آخِرَ يَوْمِكَ مُعَرِّسًا بِبَعْضِ أَزْوَاجِكَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بَلْ أَنَا وَارَأْسَاهْ لَقَدْ هَمَمْتُ أَوْ أَرَدْتُ أَنْ أُرْسِلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ وَابْنِهِ، وَأَعْهَدَ أَنْ يَقُولَ الْقَائِلُونَ أَوْ يَتَمَنَّى الْمُتَمَنُّونَ، ثُمَّ قُلْتُ يَأْبَى اللَّهُ وَيَدْفَعُ الْمُؤْمِنُونَ، أَوْ يَدْفَعُ اللَّهُ وَيَأْبَى الْمُؤْمِنُونَ ".
Yahya ibn Yahya Abu Zakariyya nous a informés, d'après Sulayman ibn Bilal, d'après Yahya ibn Sa‘id, qui a dit : J'ai entendu Al-Qasim ibn Muhammad dire qu‘Aïcha (qu'Allah l'agrée) s'exclama : "Oh ma tête !" Le Messager d'Allah (ﷺ) lui répondit : "Si cela devait arriver alors que je suis encore en vie, je demanderais pardon pour toi et implorerais Allah en ta faveur." Aïcha rétorqua : "Par Allah, je pense que tu souhaites ma mort ! Si cela devait arriver, tu passerais le reste de ta journée à t'isoler avec l'une de tes épouses." Le Prophète (ﷺ) dit alors : "C'est plutôt moi qui souffre ! J'ai songé, ou j'ai voulu, envoyer chercher Abu Bakr et son fils pour rédiger un testament, afin que personne ne puisse dire des paroles déplacées ou formuler des souhaits inconvenants. Puis j'ai dit : Allah refuse et les croyants s'y opposent, ou Allah s'y oppose et les croyants refusent."
Hadiths 5667https://sunnah.com/bukhari:5667
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنِ الْحَارِثِ بْنِ سُوَيْدٍ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يُوعَكُ فَمَسِسْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّكَ لَتُوعَكُ وَعْكًا شَدِيدًا. قَالَ " أَجَلْ كَمَا يُوعَكُ رَجُلاَنِ مِنْكُمْ ". قَالَ لَكَ أَجْرَانِ قَالَ " نَعَمْ مَا مِنْ مُسْلِمٍ يُصِيبُهُ أَذًى مَرَضٌ فَمَا سِوَاهُ إِلاَّ حَطَّ اللَّهُ سَيِّئَاتِهِ كَمَا تَحُطُّ الشَّجَرَةُ وَرَقَهَا ".
Musa nous a rapporté, d'après ‘Abd al-‘Aziz ibn Muslim, d'après Sulayman, d'après Ibrahim al-Taymi, d'après al-Harith ibn Suwayd, d'après Ibn Mas‘ud (qu'Allah l'agrée), qui a dit : J'entrai chez le Prophète (ﷺ) alors qu'il était atteint d'une forte fièvre. Je le touchai et lui dis : "Tu es vraiment très malade." Il répondit : "Oui, comme deux d'entre vous le seraient." Je dis : "Tu auras donc une double récompense." Il répondit : "Oui. Aucun musulman n'est atteint d'une épreuve, maladie ou autre, sans qu'Allah ne lui efface ses péchés, comme l'arbre se dépouille de ses feuilles."
Hadiths 5668https://sunnah.com/bukhari:5668
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ جَاءَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي مِنْ وَجَعٍ اشْتَدَّ بِي زَمَنَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ فَقُلْتُ بَلَغَ بِي مَا تَرَى وَأَنَا ذُو مَالٍ وَلاَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَةٌ لِي أَفَأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَىْ مَالِي قَالَ " لاَ ". قُلْتُ بِالشَّطْرِ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ الثُّلُثُ قَالَ " الثُّلُثُ كَثِيرٌ، أَنْ تَدَعَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَذَرَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ وَلَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً تَبْتَغِي بِهَا وَجْهَ اللَّهِ إِلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا حَتَّى مَا تَجْعَلُ فِي فِي امْرَأَتِكَ ".
Musa ibn Isma‘il nous a rapporté, d'après ‘Abd al-‘Aziz ibn ‘Abd Allah ibn Abi Salama, d'après Al-Zuhri, d'après ‘Amir ibn Sa‘d, d'après son père (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) vint me rendre visite alors que j'étais gravement malade lors du pèlerinage d'adieu. Je lui dis : "Tu vois dans quel état je me trouve. Je possède des biens et je n'ai qu'une fille pour héritière. Dois-je donner en aumône les deux tiers de mes biens ?" Il répondit : "Non." Je demandai : "La moitié ?" Il répondit : "Non." Je dis : "Un tiers ?" Il répondit : "Un tiers, c'est déjà beaucoup. Il est préférable de laisser tes héritiers dans l'aisance plutôt que de les laisser dans le besoin, tendant la main aux gens. Et tu ne feras aucune dépense en cherchant la Face d'Allah sans en être récompensé, même ce que tu mets dans la bouche de ton épouse."
Hadiths 5669https://sunnah.com/bukhari:5669
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا حُضِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَفِي الْبَيْتِ رِجَالٌ فِيهِمْ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هَلُمَّ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ ". فَقَالَ عُمَرُ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَدْ غَلَبَ عَلَيْهِ الْوَجَعُ وَعِنْدَكُمُ الْقُرْآنُ، حَسْبُنَا كِتَابُ اللَّهِ فَاخْتَلَفَ أَهْلُ الْبَيْتِ فَاخْتَصَمُوا، مِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ قَرِّبُوا يَكْتُبْ لَكُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ، وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ مَا قَالَ عُمَرُ فَلَمَّا أَكْثَرُوا اللَّغْوَ وَالاِخْتِلاَفَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُومُوا ". قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَكَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقُولُ إِنَّ الرَّزِيَّةَ كُلَّ الرَّزِيَّةِ مَا حَالَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ أَنْ يَكْتُبَ لَهُمْ ذَلِكَ الْكِتَابَ مِنِ اخْتِلاَفِهِمْ وَلَغَطِهِمْ.
Ibrahim ibn Musa nous a rapporté, d'après Hisham, d'après Ma‘mar, et ‘Abd Allah ibn Muhammad nous a rapporté, d'après ‘Abd al-Razzaq, d'après Ma‘mar, d'après Al-Zuhri, d'après ‘Ubayd Allah ibn ‘Abd Allah, d'après Ibn ‘Abbas (qu'Allah les agrée tous deux), qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) fut sur le point de quitter ce monde, il y avait des hommes dans la maison, parmi lesquels ‘Umar ibn al-Khattab. Le Prophète (ﷺ) dit : "Approchez, que je vous écrive un document après lequel vous ne vous égarerez plus." ‘Umar dit : "Le Prophète (ﷺ) est submergé par la douleur, et vous avez le Coran. Le Livre d'Allah nous suffit." Les gens de la maison se divisèrent et se disputèrent. Certains disaient : "Approchez, que le Prophète (ﷺ) vous écrive un document après lequel vous ne vous égarerez plus." D'autres disaient comme ‘Umar. Lorsqu'ils élevèrent la voix et se disputèrent en présence du Prophète (ﷺ), il dit : "Levez-vous." ‘Ubayd Allah ajouta : Ibn ‘Abbas disait souvent : "Quel grand malheur, le plus grand des malheurs, fut ce qui empêcha le Messager d'Allah (ﷺ) d'écrire ce document, à cause de leurs divergences et de leur tumulte."
Hadiths 5670https://sunnah.com/bukhari:5670
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حَمْزَةَ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ ـ هُوَ ابْنُ إِسْمَاعِيلَ ـ عَنِ الْجُعَيْدِ، قَالَ سَمِعْتُ السَّائِبَ، يَقُولُ ذَهَبَتْ بِي خَالَتِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ ابْنَ أُخْتِي وَجِعٌ فَمَسَحَ رَأْسِي وَدَعَا لِي بِالْبَرَكَةِ، ثُمَّ تَوَضَّأَ فَشَرِبْتُ مِنْ وَضُوئِهِ وَقُمْتُ خَلْفَ ظَهْرِهِ فَنَظَرْتُ إِلَى خَاتَمِ النُّبُوَّةِ بَيْنَ كَتِفَيْهِ مِثْلَ زِرِّ الْحَجَلَةِ.
Ibrahim ibn Hamza nous a rapporté, d'après Hatim – qui est Ibn Isma‘il –, d'après Al-Ju‘aydi, qui a dit : J'ai entendu Al-Sa’ib dire : Ma tante m'emmena chez le Messager d'Allah (ﷺ) et dit : "Ô Messager d'Allah, mon neveu est malade." Il passa sa main sur ma tête et invoqua Allah pour me bénir. Puis il fit ses ablutions, et je bus de son eau de lavage. Je me plaçai ensuite derrière son dos et vis le sceau de la prophétie entre ses épaules, semblable à un bouton de pigeon.
Hadiths 5671https://sunnah.com/bukhari:5671
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ الْمَوْتَ مِنْ ضُرٍّ أَصَابَهُ، فَإِنْ كَانَ لاَ بُدَّ فَاعِلاً فَلْيَقُلِ اللَّهُمَّ أَحْيِنِي مَا كَانَتِ الْحَيَاةُ خَيْرًا لِي، وَتَوَفَّنِي إِذَا كَانَتِ الْوَفَاةُ خَيْرًا لِي " .
Nous avons été informés par Âdam, qui nous a rapporté d'après Shu'ba, qui lui-même le tient de Thâbit al-Bunânî, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Que nul d'entre vous ne souhaite la mort à cause d'un mal qui l'a frappé. S'il doit absolument le faire, qu'il dise : "Ô Allah, fais-moi vivre tant que la vie est un bien pour moi, et fais-moi mourir si la mort est un bien pour moi." »
Hadiths 5672https://sunnah.com/bukhari:5672
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ دَخَلْنَا عَلَى خَبَّابٍ نَعُودُهُ وَقَدِ اكْتَوَى سَبْعَ كَيَّاتٍ فَقَالَ إِنَّ أَصْحَابَنَا الَّذِينَ سَلَفُوا مَضَوْا وَلَمْ تَنْقُصْهُمُ الدُّنْيَا وَإِنَّا أَصَبْنَا مَا لاَ نَجِدُ لَهُ مَوْضِعًا إِلاَّ التُّرَابَ وَلَوْلاَ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَانَا أَنْ نَدْعُوَ بِالْمَوْتِ لَدَعَوْتُ بِهِ، ثُمَّ أَتَيْنَاهُ مَرَّةً أُخْرَى وَهْوَ يَبْنِي حَائِطًا لَهُ فَقَالَ إِنَّ الْمُسْلِمَ لَيُوجَرُ فِي كُلِّ شَىْءٍ يُنْفِقُهُ إِلاَّ فِي شَىْءٍ يَجْعَلُهُ فِي هَذَا التُّرَابِ.
Nous avons été informés par Âdam, qui nous a rapporté d'après Shu'ba, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après Qays ibn Abî Hâzim, qui a dit : Nous sommes entrés chez Khabbâb pour lui rendre visite alors qu'il avait subi sept cautérisations. Il dit : « Nos compagnons qui nous ont précédés sont partis sans que ce monde ne les ait diminués, tandis que nous avons acquis ce pour quoi nous ne trouvons d'autre lieu que la terre. Si le Prophète (ﷺ) ne nous avait pas interdit d'invoquer la mort, je l'aurais fait. » Puis nous lui rendîmes visite une autre fois alors qu'il construisait un mur. Il dit : « Le musulman est récompensé pour tout ce qu'il dépense, sauf pour ce qu'il place dans cette terre (c'est-à-dire les constructions superflues). »
Hadiths 5673https://sunnah.com/bukhari:5673
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو عُبَيْدٍ، مَوْلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لَنْ يُدْخِلَ أَحَدًا عَمَلُهُ الْجَنَّةَ ". قَالُوا وَلاَ أَنْتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " لاَ، وَلاَ أَنَا إِلاَّ أَنْ يَتَغَمَّدَنِي اللَّهُ بِفَضْلٍ وَرَحْمَةٍ فَسَدِّدُوا وَقَارِبُوا وَلاَ يَتَمَنَّيَنَّ أَحَدُكُمُ الْمَوْتَ إِمَّا مُحْسِنًا فَلَعَلَّهُ أَنْ يَزْدَادَ خَيْرًا، وَإِمَّا مُسِيئًا فَلَعَلَّهُ أَنْ يَسْتَعْتِبَ ".
Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui nous a rapporté d'après Shu'ayb, d'après al-Zuhrî, qui a dit : Abû 'Ubayd, le client de 'Abd al-Rahmân ibn 'Awf, m'a informé qu'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Personne n'entrera au Paradis par ses œuvres. » Ils dirent : « Pas même toi, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Non, pas même moi, à moins qu'Allah ne m'enveloppe de Sa grâce et de Sa miséricorde. Soyez donc droits et approchez-vous (de la perfection), et que nul d'entre vous ne souhaite la mort : soit il est bienfaisant et peut encore augmenter en bien, soit il est malfaisant et peut encore se repentir. »
Hadiths 5674https://sunnah.com/bukhari:5674
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، قَالَ سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ مُسْتَنِدٌ إِلَىَّ يَقُولُ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَارْحَمْنِي وَأَلْحِقْنِي بِالرَّفِيقِ الأَعْلَى " .
Nous avons été informés par 'Abd Allah ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté d'après Abû Usâma, d'après Hishâm, d'après 'Abbâd ibn 'Abd Allah ibn al-Zubayr, qui a dit : J'ai entendu 'Â'isha (qu'Allah soit satisfaite d'elle) dire : J'ai entendu le Prophète (ﷺ), alors qu'il s'appuyait contre moi, dire : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre le Compagnon suprême. »
Hadiths 5675https://sunnah.com/bukhari:5675
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا أَتَى مَرِيضًا ـ أَوْ أُتِيَ بِهِ ـ قَالَ " أَذْهِبِ الْبَاسَ رَبَّ النَّاسِ، اشْفِ وَأَنْتَ الشَّافِي لاَ شِفَاءَ إِلاَّ شِفَاؤُكَ، شِفَاءً لاَ يُغَادِرُ سَقَمًا " . قَالَ عَمْرُو بْنُ أَبِي قَيْسٍ وَإِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ إِبْرَاهِيمَ وَأَبِي الضُّحَى إِذَا أُتِيَ بِالْمَرِيضِ، وَقَالَ جَرِيرٌ عَنْ مَنْصُورٍ عَنْ أَبِي الضُّحَى وَحْدَهُ، وَقَالَ إِذَا أَتَى مَرِيضًا.
Nous avons été informés par Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapporté d'après Abû 'Awâna, d'après Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après Masrûq, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfaite d'elle) que le Messager d'Allah (ﷺ), lorsqu'il rendait visite à un malade ou qu'on lui amenait un malade, disait : « Éloigne le mal, Seigneur des hommes, guéris, car Tu es le Guérisseur. Il n'y a de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse aucune maladie. »
Hadiths 5676https://sunnah.com/bukhari:5676
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مَرِيضٌ فَتَوَضَّأَ فَصَبَّ عَلَىَّ أَوْ قَالَ صُبُّوا عَلَيْهِ فَعَقَلْتُ فَقُلْتُ لاَ يَرِثُنِي إِلاَّ كَلاَلَةٌ، فَكَيْفَ الْمِيرَاثُ فَنَزَلَتْ آيَةُ الْفَرَائِضِ.
Nous avons été informés par Muhammad ibn Bashshâr, qui nous a rapporté d'après Ghundar, d'après Shu'ba, d'après Muhammad ibn al-Munkadir, qui a dit : J'ai entendu Jâbir ibn 'Abd Allah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) dire : Le Prophète (ﷺ) entra chez moi alors que j'étais malade. Il fit ses ablutions et versa de l'eau sur moi – ou dit : « Versez sur lui » –. Je repris conscience et dis : « Personne ne m'héritera si ce n'est un parent éloigné (kalâla). Comment sera l'héritage ? » Alors fut révélé le verset des successions (âyat al-farâ'id).
Hadiths 5677https://sunnah.com/bukhari:5677
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّهَا قَالَتْ لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وُعِكَ أَبُو بَكْرٍ وَبِلاَلٌ قَالَتْ فَدَخَلْتُ عَلَيْهِمَا فَقُلْتُ يَا أَبَتِ كَيْفَ تَجِدُكَ وَيَا بِلاَلُ كَيْفَ تَجِدُكَ قَالَتْ وَكَانَ أَبُو بَكْرٍ إِذَا أَخَذَتْهُ الْحُمَّى يَقُولُ كُلُّ امْرِئٍ مُصَبَّحٌ فِي أَهْلِهِ وَالْمَوْتُ أَدْنَى مِنْ شِرَاكِ نَعْلِهِ وَكَانَ بِلاَلٌ إِذَا أُقْلِعَ عَنْهُ يَرْفَعُ عَقِيرَتَهُ فَيَقُولُ أَلاَ لَيْتَ شِعْرِي هَلْ أَبِيتَنَّ لَيْلَةً بِوَادٍ وَحَوْلِي إِذْخِرٌ وَجَلِيلُ وَهَلْ أَرِدَنْ يَوْمًا مِيَاهَ مِجَنَّةٍ وَهَلْ تَبْدُوَنْ لِي شَامَةٌ وَطَفِيلُ قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ فَجِئْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ " اللَّهُمَّ حَبِّبْ إِلَيْنَا الْمَدِينَةَ كَحُبِّنَا مَكَّةَ أَوْ أَشَدَّ وَصَحِّحْهَا وَبَارِكْ لَنَا فِي صَاعِهَا وَمُدِّهَا وَانْقُلْ حُمَّاهَا فَاجْعَلْهَا بِالْجُحْفَةِ " .
Nous avons été informés par Ismâ'îl, qui m'a rapporté d'après Mâlik, d'après Hishâm ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfaite d'elle), qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) arriva (à Médine), Abû Bakr et Bilâl furent atteints de fièvre. Elle dit : J'entrai chez eux et dis : « Ô mon père, comment te sens-tu ? Et toi, ô Bilâl, comment te sens-tu ? » Elle dit : Lorsque Abû Bakr était pris de fièvre, il disait : « Chaque homme est frappé par le malheur au sein de sa famille, et la mort est plus proche que le lacet de sa sandale. » Quant à Bilâl, lorsque la fièvre le quittait, il élevait la voix et disait : « Ah ! Si seulement je savais si je passerai une nuit dans une vallée entourée d'izkhir et de jalîl ! Si seulement un jour je pouvais boire aux eaux de Mijanna ! Si seulement les monts Shâma et Tafîl m'apparaissaient ! » 'Â'isha dit : Je vins alors trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et l'informai. Il dit : « Ô Allah, fais-nous aimer Médine autant que nous aimons La Mecque, ou plus encore. Rends-la saine, bénis-nous dans son sâ' et son mudd, et transfère sa fièvre à al-Juhfa. »