حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،. وَحَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي عَتِيقٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحُسَيْنِ، أَنَّ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَىٍّ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا جَاءَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَزُورُهُ وَهْوَ مُعْتَكِفٌ فِي الْمَسْجِدِ فِي الْعَشْرِ الْغَوَابِرِ مِنْ رَمَضَانَ، فَتَحَدَّثَتْ عِنْدَهُ سَاعَةً مِنَ الْعِشَاءِ ثُمَّ قَامَتْ تَنْقَلِبُ، فَقَامَ مَعَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقْلِبُهَا حَتَّى إِذَا بَلَغَتْ باب الْمَسْجِدِ الَّذِي عِنْدَ مَسْكَنِ أُمِّ سَلَمَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَرَّ بِهِمَا رَجُلاَنِ مِنَ الأَنْصَارِ فَسَلَّمَا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ نَفَذَا، فَقَالَ لَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " عَلَى رِسْلِكُمَا، إِنَّمَا هِيَ صَفِيَّةُ بِنْتُ حُيَىٍّ ". قَالاَ سُبْحَانَ اللَّهِ يَا رَسُولَ اللَّهِ. وَكَبُرَ عَلَيْهِمَا. قَالَ " إِنَّ الشَّيْطَانَ يَجْرِي مِنِ ابْنِ آدَمَ مَبْلَغَ الدَّمِ، وَإِنِّي خَشِيتُ أَنْ يَقْذِفَ فِي قُلُوبِكُمَا ".
Nous a rapporté Abū Al-Yamān, nous a informé Shu'ayb, d'après Az-Zuhrī. Et nous a rapporté Ismā'īl, qui a dit : m'a rapporté mon frère, d'après Sulaymān, d'après Muḥammad ibn Abī 'Atīq, d'après Ibn Shihāb, d'après 'Alī ibn Al-Ḥusayn, que Ṣafiyya bint Ḥuyayy, épouse du Prophète (ﷺ), l'a informé qu'elle était venue rendre visite au Messager d'Allah (ﷺ) alors qu'il était en retraite spirituelle (i'tikāf) dans la mosquée, durant les dix derniers jours de Ramaḍān. Elle s'entretint avec lui un moment dans la soirée, puis se leva pour partir. Le Prophète (ﷺ) se leva avec elle pour la raccompagner. Lorsqu'ils atteignirent la porte de la mosquée près de la demeure de Umm Salamah, épouse du Prophète (ﷺ), deux hommes des Anṣār passèrent près d'eux. Ils saluèrent le Messager d'Allah (ﷺ), puis continuèrent leur chemin. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : *« Doucement ! Il s'agit seulement de Ṣafiyya bint Ḥuyayy. »* Ils dirent : « Gloire à Allah, ô Messager d'Allah ! » et cela leur parut grave. Il dit : *« Certes, Satan circule dans le fils d'Adam comme le sang. J'ai craint qu'il ne suggère quelque chose dans vos cœurs. »*
Nous a rapporté Âdam, qui a rapporté de Shu'ba, d'après Qatâda, qui a dit : J'ai entendu 'Uqba ibn Suhbân al-Azdî rapporter d'après 'Abd Allah ibn Mughaffal al-Muzanî que le Prophète (ﷺ) a interdit le *khazf* (lancer de petits cailloux avec les doigts) et a dit : « Cela ne tue pas le gibier, ne blesse pas l'ennemi, mais peut crever un œil ou casser une dent. »
Hadiths 6221https://sunnah.com/bukhari:6221
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ عَطَسَ رَجُلاَنِ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَشَمَّتَ أَحَدَهُمَا وَلَمْ يُشَمِّتِ الآخَرَ، فَقِيلَ لَهُ فَقَالَ " هَذَا حَمِدَ اللَّهَ، وَهَذَا لَمْ يَحْمَدِ اللَّهَ " .
Nous a rapporté Muhammad ibn Kathîr, qui a rapporté de Sufyân, qui a rapporté de Sulaymân, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) : Deux hommes éternuèrent en présence du Prophète (ﷺ). Il invoqua la miséricorde pour l'un d'eux, mais pas pour l'autre. On lui demanda pourquoi, et il répondit : « Celui-ci a loué Allah, tandis que l'autre ne l'a pas fait. »
Hadiths 6222https://sunnah.com/bukhari:6222
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الأَشْعَثِ بْنِ سُلَيْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ مُعَاوِيَةَ بْنَ سُوَيْدِ بْنِ مُقَرِّنٍ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعٍ، وَنَهَانَا عَنْ سَبْعٍ، أَمَرَنَا بِعِيَادَةِ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعِ الْجِنَازَةِ، وَتَشْمِيتِ الْعَاطِسِ، وَإِجَابَةِ الدَّاعِي، وَرَدِّ السَّلاَمِ، وَنَصْرِ الْمَظْلُومِ، وَإِبْرَارِ الْمُقْسِمِ، وَنَهَانَا عَنْ سَبْعٍ، عَنْ خَاتَمِ الذَّهَبِ ـ أَوْ قَالَ حَلْقَةِ الذَّهَبِ ـ وَعَنْ لُبْسِ الْحَرِيرِ، وَالدِّيبَاجِ، وَالسُّنْدُسِ، وَالْمَيَاثِرِ.
Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, qui a rapporté de Shu'ba, d'après al-Ash'ath ibn Sulaym, qui a dit : J'ai entendu Mu'âwiya ibn Suwayd ibn Muqarrin rapporter d'après al-Barâ' (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) nous a ordonné sept choses et nous en a interdit sept autres. Il nous a ordonné de visiter les malades, de suivre les cortèges funèbres, de répondre à l'éternuement (en invoquant la miséricorde), de répondre à l'invitation, de rendre le salut, de secourir l'opprimé et d'exaucer le serment. Il nous a interdit sept choses : les bagues en or – ou dit-il : les anneaux en or –, le port de la soie, du *dîbâj*, du *sundus*, et des *mayâthir*.
Hadiths 6223https://sunnah.com/bukhari:6223
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْعُطَاسَ، وَيَكْرَهُ التَّثَاؤُبَ، فَإِذَا عَطَسَ فَحَمِدَ اللَّهَ، فَحَقٌّ عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ سَمِعَهُ أَنْ يُشَمِّتَهُ، وَأَمَّا التَّثَاوُبُ فَإِنَّمَا هُوَ مِنَ الشَّيْطَانِ، فَلْيَرُدَّهُ مَا اسْتَطَاعَ، فَإِذَا قَالَ هَا. ضَحِكَ مِنْهُ الشَّيْطَانُ " .
Nous a rapporté Âdam ibn Abî Iyâs, qui a rapporté d'Ibn Abî Dhi'b, qui a rapporté de Sa'îd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah aime l'éternuement et déteste le bâillement. Lorsque l'un de vous éternue et loue Allah, il est du devoir de tout musulman qui l'entend de lui dire : *Yarhamuk Allah* (qu'Allah te fasse miséricorde). Quant au bâillement, il vient de Satan. Que celui qui bâille le réprime autant qu'il le peut, car lorsque l'un de vous dit *hâ* (en bâillant), Satan rit de lui. »
Hadiths 6224https://sunnah.com/bukhari:6224
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا عَطَسَ أَحَدُكُمْ فَلْيَقُلِ الْحَمْدُ لِلَّهِ. وَلْيَقُلْ لَهُ أَخُوهُ أَوْ صَاحِبُهُ يَرْحَمُكَ اللَّهُ. فَإِذَا قَالَ لَهُ يَرْحَمُكَ اللَّهُ. فَلْيَقُلْ يَهْدِيكُمُ اللَّهُ وَيُصْلِحُ بَالَكُمْ " .
Nous a rapporté Mâlik ibn Ismâ'îl, qui a rapporté d'Abd al-Azîz ibn Abî Salama, qui nous a informés d'après Abd Allah ibn Dînâr, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque l'un de vous éternue, qu'il dise : *Al-hamdu lillâh* (Louange à Allah). Que son frère ou son compagnon lui dise : *Yarhamuk Allah* (qu'Allah te fasse miséricorde). Et lorsqu'on lui dit *Yarhamuk Allah*, qu'il réponde : *Yahdîkum Allah wa yuslihu bâlakum* (qu'Allah vous guide et améliore votre situation). »
Hadiths 6225https://sunnah.com/bukhari:6225
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ التَّيْمِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ عَطَسَ رَجُلاَنِ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَشَمَّتَ أَحَدَهُمَا وَلَمْ يُشَمِّتِ الآخَرَ. فَقَالَ الرَّجُلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ شَمَّتَّ هَذَا وَلَمْ تُشَمِّتْنِي. قَالَ " إِنَّ هَذَا حَمِدَ اللَّهَ، وَلَمْ تَحْمَدِ اللَّهَ " .
Nous a rapporté Âdam ibn Abî Iyâs, qui a rapporté de Shu'ba, qui a rapporté de Sulaymân al-Taymî, qui a dit : J'ai entendu Anas (qu'Allah l'agrée) dire : Deux hommes éternuèrent en présence du Prophète (ﷺ). Il invoqua la miséricorde pour l'un d'eux, mais pas pour l'autre. L'homme dit alors : « Ô Messager d'Allah, tu as invoqué la miséricorde pour celui-ci, mais pas pour moi. » Il répondit : « Celui-ci a loué Allah, tandis que toi, tu ne l'as pas fait. »
Nous a rapporté Âsim ibn Alî, qui a rapporté d'Ibn Abî Dhi'b, d'après Sa'îd al-Maqburî, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah aime l'éternuement et déteste le bâillement. Lorsque l'un de vous éternue et loue Allah, il est du devoir de tout musulman qui l'entend de lui dire : *Yarhamuk Allah* (qu'Allah te fasse miséricorde). Quant au bâillement, il vient de Satan. Lorsque l'un de vous bâille, qu'il le réprime autant qu'il le peut, car lorsque l'un de vous bâille, Satan rit de lui. »
Nous avons été informés par Abu al-Yamân, qui nous a rapporté d'après Shu'ayb, d'après az-Zuhrî, qui a dit : 'Awf ibn Mâlik ibn at-Tufayl – qui est le fils d'al-Hârith et le neveu de 'Âisha, l'épouse du Prophète (ﷺ), par sa mère – m'a raconté que 'Âisha avait été informée qu'Abdullah ibn az-Zubayr avait dit, à propos d'une vente ou d'un don qu'elle avait fait : « Par Allah, 'Âisha doit cesser, sinon je lui imposerai une tutelle. » Elle demanda : « A-t-il vraiment dit cela ? » On lui répondit : « Oui. » Elle dit alors : « Je fais le vœu devant Allah de ne plus jamais parler à Ibn az-Zubayr. » Ibn az-Zubayr chercha alors à obtenir son intercession auprès d'elle lorsque la rupture se prolongea. Elle dit : « Non, par Allah, je n'intercéderai jamais pour lui, et je ne manquerai pas à mon vœu. » Lorsque cela se prolongea pour Ibn az-Zubayr, il s'adressa à al-Miswar ibn Makhrama et à 'Abd ar-Rahmân ibn al-Aswad ibn 'Abd Yaghûth, tous deux de Banû Zuhra, et leur dit : « Je vous en conjure par Allah, faites-moi entrer auprès de 'Âisha, car il ne lui est pas permis de faire le vœu de me rompre. » Al-Miswar et 'Abd ar-Rahmân vinrent donc, enveloppés dans leurs manteaux, et demandèrent la permission d'entrer chez 'Âisha. Ils dirent : « Que la paix soit sur toi, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Pouvons-nous entrer ? » 'Âisha répondit : « Entrez. » Ils dirent : « Tous ? » Elle répondit : « Oui, entrez tous. » Elle ne savait pas qu'Ibn az-Zubayr était avec eux. Lorsqu'ils entrèrent, Ibn az-Zubayr se glissa derrière le rideau, étreignit 'Âisha et se mit à l'implorer en pleurant. Al-Miswar et 'Abd ar-Rahmân l'imploraient également de lui parler et d'accepter ses excuses, en disant : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant la rupture, car il n'est pas permis à un musulman de rompre avec son frère plus de trois nuits. » Lorsqu'ils insistèrent auprès de 'Âisha en lui rappelant et en la pressant, elle se mit à évoquer son vœu en pleurant et dit : « J'ai fait un vœu, et le vœu est une chose grave. » Ils continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à Ibn az-Zubayr et affranchit quarante esclaves pour expier son vœu. Par la suite, elle évoquait souvent son vœu et pleurait au point que ses larmes mouillaient son voile.
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ انْطَلَقَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي رَهْطٍ مِنْ أَصْحَابِهِ قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ، حَتَّى وَجَدَهُ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ فِي أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ ابْنُ صَيَّادٍ يَوْمَئِذٍ الْحُلُمَ، فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ظَهْرَهُ بِيَدِهِ ثُمَّ قَالَ " أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ ". فَنَظَرَ إِلَيْهِ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ. ثُمَّ قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ فَرَضَّهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " آمَنْتُ بِاللَّهِ وَرُسُلِهِ ". ثُمَّ قَالَ لاِبْنِ صَيَّادٍ " مَاذَا تَرَى ". قَالَ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خُلِّطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ ". قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي خَبَأْتُ لَكَ خَبِيئًا ". قَالَ هُوَ الدُّخُّ. قَالَ " اخْسَأْ، فَلَنْ تَعْدُوَ قَدْرَكَ ". قَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتَأْذَنُ لِي فِيهِ أَضْرِبْ عُنُقَهُ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنْ يَكُنْ هُوَ لاَ تُسَلَّطُ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْ هُوَ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ ". قَالَ سَالِمٌ فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، يَقُولُ انْطَلَقَ بَعْدَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ الأَنْصَارِيُّ يَؤُمَّانِ النَّخْلَ الَّتِي فِيهَا ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، وَهْوَ يَخْتِلُ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْرَمَةٌ أَوْ زَمْزَمَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ هَذَا مُحَمَّدٌ. فَتَنَاهَى ابْنُ صَيَّادٍ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ". قَالَ سَالِمٌ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ " إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ وَقَدْ أَنْذَرَ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنِّي سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ، وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ". قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ خَسَأْتُ الْكَلْبَ بَعَّدْتُهُ خَاسِئِينَ مُبْعَدِينَ
Nous a rapporté Abû Al-Yamân, nous a informé Shu‘ayb, d’après Az-Zuhrî, qui a dit : m’a informé Sâlim ibn ‘Abdillâh, qu’‘Abdullâh ibn ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) lui a rapporté qu’‘Umar ibn Al-Khattâb partit avec le Messager d’Allah (ﷺ) accompagné d’un groupe de ses Compagnons en direction d’Ibn Sayyâd. Ils le trouvèrent en train de jouer avec les enfants près de la forteresse des Banû Maghâla. Ibn Sayyâd était alors proche de la puberté. Il ne s’aperçut de leur présence que lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) lui tapota le dos de sa main et dit : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah ? » Ibn Sayyâd le regarda et dit : « J’atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Sayyâd demanda : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allah ? » Le Prophète (ﷺ) le repoussa et dit : « J’ai cru en Allah et en Ses messagers. » Puis il dit à Ibn Sayyâd : « Que vois-tu ? » Il répondit : « Il me vient le véridique et le menteur. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « La chose t’est embrouillée. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « J’ai caché pour toi une chose. » Il répondit : « C’est Ad-Dukh. » Il dit : « Tais-toi, tu ne dépasseras pas ta mesure. » ‘Umar dit : « Ô Messager d’Allah, permets-moi de lui trancher le cou. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « S’il est bien celui-là [le Dajjâl], tu ne pourras rien contre lui, et s’il ne l’est pas, il n’y a aucun bien pour toi à le tuer. » Sâlim dit : J’ai entendu ‘Abdullâh ibn ‘Umar dire : Après cela, le Messager d’Allah (ﷺ) et Ubayy ibn Ka‘b Al-Ansârî se rendirent vers les palmiers où se trouvait Ibn Sayyâd. Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) entra, il se mit à se protéger derrière les troncs de palmiers, cherchant à entendre quelque chose d’Ibn Sayyâd avant que celui-ci ne le voie. Ibn Sayyâd était allongé sur son lit, enveloppé dans une couverture d’où provenaient des murmures ou des chuchotements. La mère d’Ibn Sayyâd vit le Prophète (ﷺ) se protéger derrière les troncs de palmiers et dit à Ibn Sayyâd : « Ô Sâf – c’était son nom – voici Muhammad. » Ibn Sayyâd se tut alors. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Si elle l’avait laissé, il aurait clarifié [la situation]. » Sâlim dit : ‘Abdullâh rapporta que le Messager d’Allah (ﷺ) se leva devant les gens, loua Allah comme Il le mérite, puis évoqua le Dajjâl et dit : « Je vous mets en garde contre lui. Il n’y a pas de prophète qui n’ait mis en garde sa communauté contre lui. Noé a mis en garde sa communauté contre lui. Mais je vais vous dire à son sujet une parole que nul prophète n’a dite à sa communauté : sachez qu’il est borgne, et qu’Allah n’est pas borgne. » Abû ‘Abdillâh dit : *Khasâ’ al-kalba ba‘adtuhu khâsi’îna mub‘adîn* (Que le chien soit chassé et éloigné, chassés et éloignés).