Sahih al-Bukhari

Les lois de l'héritage

47 éléments

Hadiths 6723https://sunnah.com/bukhari:6723

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ مَرِضْتُ فَعَادَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ وَهُمَا مَاشِيَانِ، فَأَتَانِي وَقَدْ أُغْمِيَ عَلَىَّ فَتَوَضَّأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَبَّ عَلَىَّ وَضُوءَهُ فَأَفَقْتُ‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ أَصْنَعُ فِي مَالِي، كَيْفَ أَقْضِي فِي مَالِي فَلَمْ يُجِبْنِي بِشَىْءٍ حَتَّى نَزَلَتْ آيَةُ الْمَوَارِيثِ‏.‏

Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘īd, nous a rapporté Sufyān, d’après Muḥammad ibn al-Munkadir, qui entendit Jābir ibn ‘Abd Allāh – qu’Allāh les agrée tous deux – dire : Je tombai malade, et le Messager d’Allāh (ﷺ) ainsi qu’Abū Bakr vinrent me rendre visite, à pied. Ils arrivèrent alors que j’avais perdu connaissance. Le Messager d’Allāh (ﷺ) fit ses ablutions et versa son eau sur moi, et je repris connaissance. Je dis : « Ô Messager d’Allāh, que dois-je faire de mes biens ? Comment dois-je régler [la question de] mes biens ? » Il ne me répondit rien jusqu’à ce que soit révélée le verset des héritages.

Jabir bin `Abdullah
Hadiths 6724https://sunnah.com/bukhari:6724

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ، وَلاَ تَحَسَّسُوا، وَلاَ تَجَسَّسُوا، وَلاَ تَبَاغَضُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Mūsā ibn Ismā‘īl, nous a rapporté Wuhaib, nous a rapporté Ibn Ṭāwūs, d’après son père, d’après Abū Hurayra – qu’Allāh l’agrée – qui dit : Le Messager d’Allāh (ﷺ) a dit : *« Méfiez-vous de la conjecture, car la conjecture est le plus mensonger des discours. N’espionnez pas, ne fouillez pas [les secrets d’autrui], ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, serviteurs d’Allāh, des frères. »*

Abu Huraira
Hadiths 6725https://sunnah.com/bukhari:6725

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ، وَالْعَبَّاسَ ـ عَلَيْهِمَا السَّلاَمُ ـ أَتَيَا أَبَا بَكْرٍ يَلْتَمِسَانِ مِيرَاثَهُمَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُمَا حِينَئِذٍ يَطْلُبَانِ أَرْضَيْهِمَا مِنْ فَدَكَ، وَسَهْمَهُمَا مِنْ خَيْبَرَ‏.‏ فَقَالَ لَهُمَا أَبُو بَكْرٍ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ، مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ، إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ مِنْ هَذَا الْمَالِ ‏" ‏‏.‏ قَالَ أَبُو بَكْرٍ وَاللَّهِ لاَ أَدَعُ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهِ إِلاَّ صَنَعْتُهُ‏.‏ قَالَ فَهَجَرَتْهُ فَاطِمَةُ، فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى مَاتَتْ‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Muhammad, qui nous a rapporté que Hicham nous a informés, d'après Ma'mar, d'après Az-Zuhri, d'après 'Urwa, d'après 'Aïcha, que Fatima et Al-'Abbas – que la paix soit sur eux – vinrent trouver Abou Bakr pour réclamer leur héritage du Messager d'Allah (ﷺ), cherchant alors leurs terres de Fadak et leur part de Khaybar. Abou Bakr leur dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône. Les gens de la famille de Muhammad ne consomment que de ces biens." » Abou Bakr ajouta : « Par Allah, je ne laisserai aucune affaire que j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) traiter sans la traiter de la même manière. » Fatima lui tourna alors le dos et ne lui adressa plus la parole jusqu'à sa mort.

`Aisha
Hadiths 6727https://sunnah.com/bukhari:6727

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبَانَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Isma'il ibn Aban, qui nous a rapporté que Ibn Al-Mubarak nous a informés, d'après Yunus, d'après Az-Zuhri, d'après 'Urwa, d'après 'Aïcha, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône. »

`Aisha
Hadiths 6728https://sunnah.com/bukhari:6728

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَوْسِ بْنِ الْحَدَثَانِ،، وَكَانَ، مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ذَكَرَ لِي مِنْ حَدِيثِهِ ذَلِكَ، فَانْطَلَقْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَيْهِ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ انْطَلَقْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى عُمَرَ فَأَتَاهُ حَاجِبُهُ يَرْفَأُ فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَذِنَ لَهُمْ، ثُمَّ قَالَ هَلْ لَكَ فِي عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ عَبَّاسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا‏.‏ قَالَ أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏"‏‏.‏ يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهُ‏.‏ فَقَالَ الرَّهْطُ قَدْ قَالَ ذَلِكَ‏.‏ فَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ هَلْ تَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ذَلِكَ قَالاَ قَدْ قَالَ ذَلِكَ‏.‏ قَالَ عُمَرُ فَإِنِّي أُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ قَدْ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْفَىْءِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ، فَقَالَ عَزَّ وَجَلَّ ‏ {‏مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ‏} ‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏قَدِيرٌ‏}‏ فَكَانَتْ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ، وَلاَ اسْتَأْثَرَ بِهَا عَلَيْكُمْ، لَقَدْ أَعْطَاكُمُوهُ وَبَثَّهَا فِيكُمْ، حَتَّى بَقِيَ مِنْهَا هَذَا الْمَالُ، فَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ مِنْ هَذَا الْمَالِ نَفَقَةَ سَنَتِهِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ بِذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَيَاتَهُ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُونَ ذَلِكَ قَالُوا نَعَمْ‏.‏ ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ‏.‏ فَتَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَضَهَا فَعَمِلَ بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ أَنَا وَلِيُّ وَلِيِّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَضْتُهَا سَنَتَيْنِ أَعْمَلُ فِيهَا مَا عَمِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي وَكَلِمَتُكُمَا وَاحِدَةٌ، وَأَمْرُكُمَا جَمِيعٌ، جِئْتَنِي تَسْأَلُنِي نَصِيبَكَ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ، وَأَتَانِي هَذَا يَسْأَلُنِي نَصِيبَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا فَقُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ، فَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ، فَوَاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، لاَ أَقْضِي فِيهَا قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا فَادْفَعَاهَا إِلَىَّ، فَأَنَا أَكْفِيكُمَاهَا‏.‏

Nous avons été informés par Yahya ibn Boukeir, qui nous a rapporté que Al-Layth nous a informés, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Chihab, qui a dit : Malik ibn Aws ibn Al-Hadathan m'a informé – et Muhammad ibn Jubayr ibn Mut'im m'avait mentionné ce hadith – alors je me suis rendu auprès de lui et l'ai interrogé. Il dit : Je suis allé trouver 'Umar, et son chambellan Yarfa' vint à lui et dit : « Veux-tu recevoir 'Uthman, 'Abd Ar-Rahman, Az-Zubayr et Sa'd ? » Il répondit : « Oui. » Il les fit entrer, puis dit : « Veux-tu recevoir 'Ali et 'Abbas ? » Il répondit : « Oui. » 'Abbas dit : « Ô Commandeur des croyants, juge entre moi et cet homme. » 'Umar dit : « Je vous adjure par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône" ? » Il voulait dire le Messager d'Allah (ﷺ) lui-même. Le groupe répondit : « Il a dit cela. » Puis il se tourna vers 'Ali et 'Abbas et dit : « Savez-vous que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Il a dit cela. » 'Umar dit : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a réservé à Son Messager (ﷺ) une part spéciale dans ce butin, qu'Il n'a donnée à personne d'autre, comme Il dit : {Ce qu'Allah a attribué à Son messager} jusqu'à {Il est Puissant} (Coran 59:6-7). Cela était réservé exclusivement au Messager d'Allah (ﷺ). Par Allah, il ne l'a pas gardé pour lui seul, ni ne l'a préféré à vous. Il vous l'a donné et l'a distribué parmi vous jusqu'à ce qu'il reste ce bien. Le Prophète (ﷺ) dépensait pour sa famille les dépenses d'une année de ce bien, puis il prenait ce qui restait et le mettait au service d'Allah. Le Messager d'Allah (ﷺ) a agi ainsi durant toute sa vie. Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis il dit à 'Ali et 'Abbas : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis Allah rappela Son Prophète (ﷺ) à Lui. Abou Bakr dit alors : « Je suis le successeur du Messager d'Allah (ﷺ). » Il prit donc ce bien et agit comme le Messager d'Allah (ﷺ) avait agi. Puis Allah rappela Abou Bakr à Lui, et je dis : « Je suis le successeur du successeur du Messager d'Allah (ﷺ). » Je l'ai donc pris et géré pendant deux ans, agissant comme le Messager d'Allah (ﷺ) et Abou Bakr avaient agi. Puis vous êtes venus à moi, avec la même parole et la même demande. Tu es venu me demander ta part de ton neveu, et cet autre est venu me demander la part de sa femme de son père. Je vous ai dit : « Si vous voulez, je vous le donnerai à cette condition, mais vous cherchez de moi un autre jugement. » Par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, je ne rendrai pas d'autre jugement à ce sujet jusqu'à ce que l'Heure arrive. Si vous êtes incapables de le gérer, remettez-le-moi, et je m'en chargerai pour vous. »

Malik bin Aus
Hadiths 6729https://sunnah.com/bukhari:6729

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لاَ يَقْتَسِمُ وَرَثَتِي دِينَارًا، مَا تَرَكْتُ بَعْدَ نَفَقَةِ نِسَائِي وَمُؤْنَةِ عَامِلِي فَهْوَ صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Isma'il, qui a dit : Malik m'a rapporté, d'après Abou Az-Zinad, d'après Al-A'raj, d'après Abou Hourayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Mes héritiers ne se partageront pas un seul dinar. Ce que je laisse après les dépenses de mes femmes et l'entretien de mes agents est une aumône. »

Abu Huraira
Hadiths 6730https://sunnah.com/bukhari:6730

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها أَنَّ أَزْوَاجَ، النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرَدْنَ أَنْ يَبْعَثْنَ عُثْمَانَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ يَسْأَلْنَهُ مِيرَاثَهُنَّ‏.‏ فَقَالَتْ عَائِشَةُ أَلَيْسَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Maslama, d'après Malik, d'après Ibn Chihab, d'après 'Urwa, d'après 'Aïcha – qu'Allah soit satisfait d'elle – que les épouses du Prophète (ﷺ), après la mort du Messager d'Allah (ﷺ), voulurent envoyer 'Uthman à Abou Bakr pour lui demander leur héritage. 'Aïcha leur dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) n'a-t-il pas dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône" ? »

`Urwa
Hadiths 6731https://sunnah.com/bukhari:6731

حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَنَا أَوْلَى، بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ، فَمَنْ مَاتَ وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، وَلَمْ يَتْرُكْ وَفَاءً، فَعَلَيْنَا قَضَاؤُهُ، وَمَنْ تَرَكَ مَالاً فَلِوَرَثَتِهِ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdan, qui nous a informés que 'Abdullah nous a informés, d'après Yunus, d'après Ibn Chihab, qui m'a rapporté d'après Abou Salama, d'après Abou Hourayra – qu'Allah soit satisfait de lui – que le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis plus proche des croyants qu'ils ne le sont d'eux-mêmes. Celui qui meurt en laissant une dette sans avoir de quoi la payer, c'est à nous de l'acquitter. Et celui qui laisse des biens, ceux-ci reviennent à ses héritiers. »

Abu Huraira
Hadiths 6732https://sunnah.com/bukhari:6732

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَلْحِقُوا الْفَرَائِضَ بِأَهْلِهَا، فَمَا بَقِيَ فَهْوَ لأَوْلَى رَجُلٍ ذَكَرٍ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Moussa ibn Isma'il, qui nous a rapporté que Wuhaib nous a informés, d'après Ibn Taous, d'après son père, d'après Ibn 'Abbas – qu'Allah soit satisfait d'eux – que le Prophète (ﷺ) a dit : « Attribuez les parts obligatoires (fara'id) à leurs ayants droit. Ce qui reste revient au parent mâle le plus proche. »

Ibn `Abbas
Hadiths 6733https://sunnah.com/bukhari:6733

حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَامِرُ بْنُ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَرِضْتُ بِمَكَّةَ مَرَضًا، فَأَشْفَيْتُ مِنْهُ عَلَى الْمَوْتِ، فَأَتَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ لِي مَالاً كَثِيرًا، وَلَيْسَ يَرِثُنِي إِلاَّ ابْنَتِي، أَفَأَتَصَدَّقُ بِثُلُثَىْ مَالِي قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قَالَ قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ ‏"‏ لاَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ الثُّلُثُ قَالَ ‏"‏ الثُّلُثُ كَبِيرٌ إِنَّكَ إِنْ تَرَكْتَ وَلَدَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَتْرُكَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ، وَإِنَّكَ لَنْ تُنْفِقَ نَفَقَةً إِلاَّ أُجِرْتَ عَلَيْهَا، حَتَّى اللُّقْمَةَ تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَأُخَلَّفُ عَنْ هِجْرَتِي فَقَالَ ‏"‏ لَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي فَتَعْمَلَ عَمَلاً تُرِيدُ بِهِ وَجْهَ اللَّهِ، إِلاَّ ازْدَدْتَ بِهِ رِفْعَةً وَدَرَجَةً، وَلَعَلَّ أَنْ تُخَلَّفَ بَعْدِي حَتَّى يَنْتَفِعَ بِكَ أَقْوَامٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ، لَكِنِ الْبَائِسُ سَعْدُ ابْنُ خَوْلَةَ يَرْثِي لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ مَاتَ بِمَكَّةَ ‏"‏‏.‏ قَالَ سُفْيَانُ وَسَعْدُ بْنُ خَوْلَةَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَىٍّ‏.‏

Nous avons été informés par Al-Humaydi, qui nous a rapporté que Soufyan nous a informés, d'après Az-Zuhri, qui a dit : 'Amir ibn Sa'd ibn Abi Waqqas m'a informé, d'après son père, qui a dit : Je tombai malade à La Mecque, au point d'être à l'article de la mort. Le Prophète (ﷺ) vint me rendre visite et je lui dis : « Ô Messager d'Allah, j'ai beaucoup de biens et je n'ai qu'une fille pour héritière. Puis-je donner en aumône les deux tiers de mes biens ? » Il répondit : « Non. » Je dis : « La moitié ? » Il répondit : « Non. » Je dis : « Le tiers ? » Il répondit : « Le tiers, c'est beaucoup. Il est préférable que tu laisses tes héritiers dans l'aisance plutôt que de les laisser dans le besoin, tendant la main aux gens. Et toute dépense que tu feras, tu en seras récompensé, même la bouchée que tu portes à la bouche de ta femme. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, serai-je laissé en arrière après mon émigration ? » Il répondit : « Tu ne seras pas laissé en arrière après moi, et toute œuvre que tu accompliras en cherchant la Face d'Allah t'élèvera en degré et en rang. Peut-être seras-tu laissé en vie jusqu'à ce que des gens tirent profit de toi et que d'autres en pâtissent. Mais le malheureux est Sa'd ibn Khawla, pour qui le Messager d'Allah (ﷺ) a éprouvé de la peine lorsqu'il est mort à La Mecque. » Soufyan ajouta : « Sa'd ibn Khawla était un homme des Banu 'Amir ibn Lu'ayy. »

Sa`d bin Abi Waqqas
Hadiths 6734https://sunnah.com/bukhari:6734

حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا أَبُو النَّضْرِ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، شَيْبَانُ عَنْ أَشْعَثَ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ يَزِيدَ، قَالَ أَتَانَا مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ بِالْيَمَنِ مُعَلِّمًا وَأَمِيرًا، فَسَأَلْنَاهُ عَنْ رَجُلٍ، تُوُفِّيَ وَتَرَكَ ابْنَتَهُ وَأُخْتَهُ، فَأَعْطَى الاِبْنَةَ النِّصْفَ وَالأُخْتَ النِّصْفَ‏.‏

On m'a rapporté que Maḥmūd nous a raconté, qu'Abū al-Naḍr nous a rapporté, qu'Abū Muʿāwiya – Shaybān – nous a transmis d'après Ashʿath, d'après al-Aswad ibn Yazīd, qui a dit : Muʿādh ibn Jabal nous est venu au Yémen en tant qu'enseignant et émir. Nous l'avons interrogé au sujet d'un homme décédé laissant une fille et une sœur. Il attribua la moitié à la fille et la moitié à la sœur.

Al-Aswad bin Yazid
Hadiths 6735https://sunnah.com/bukhari:6735

حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أَلْحِقُوا الْفَرَائِضَ بِأَهْلِهَا فَمَا بَقِيَ فَهْوَ لأَوْلَى رَجُلٍ ذَكَرٍ ‏" ‏‏.‏

Muslim ibn Ibrāhīm nous a rapporté, Wuhaib nous a rapporté, Ibn Ṭāwūs nous a transmis d'après son père, d'après Ibn ʿAbbās, que le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : « Attribuez les parts fixes (farā’iḍ) à leurs ayants droit. Ce qui reste revient au parent mâle le plus proche. »

Ibn `Abbas
Hadiths 6736https://sunnah.com/bukhari:6736

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو قَيْسٍ، سَمِعْتُ هُزَيْلَ بْنَ شُرَحْبِيلَ، قَالَ سُئِلَ أَبُو مُوسَى عَنِ ابْنَةٍ وَابْنَةِ ابْنٍ وَأُخْتٍ، فَقَالَ لِلاِبْنَةِ النِّصْفُ وَلِلأُخْتِ النِّصْفُ، وَأْتِ ابْنَ مَسْعُودٍ فَسَيُتَابِعُنِي‏.‏ فَسُئِلَ ابْنُ مَسْعُودٍ وَأُخْبِرَ بِقَوْلِ أَبِي مُوسَى، فَقَالَ لَقَدْ ضَلَلْتُ إِذًا وَمَا أَنَا مِنَ الْمُهْتَدِينَ،، أَقْضِي فِيهَا بِمَا قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لِلاِبْنَةِ النِّصْفُ، وَلاِبْنَةِ ابْنٍ السُّدُسُ تَكْمِلَةَ الثُّلُثَيْنِ، وَمَا بَقِيَ فَلِلأُخْتِ ‏" ‏‏.‏ فَأَتَيْنَا أَبَا مُوسَى فَأَخْبَرْنَاهُ بِقَوْلِ ابْنِ مَسْعُودٍ، فَقَالَ لاَ تَسْأَلُونِي مَا دَامَ هَذَا الْحَبْرُ فِيكُمْ‏.‏

Ādam nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, Abū Qays nous a transmis qu'il a entendu Huzayl ibn Shuraḥbīl dire : On interrogea Abū Mūsā au sujet d'une fille, d'une petite-fille (fille du fils) et d'une sœur. Il dit : « La moitié pour la fille et la moitié pour la sœur. Allez voir Ibn Masʿūd, il me suivra. » On interrogea Ibn Masʿūd et on l'informa de la parole d'Abū Mūsā. Il dit : « Je serais alors dans l'égarement et je ne serais pas parmi les bien-guidés. Je tranche dans cette affaire selon ce qu'a jugé le Prophète (ﷺ) : la moitié pour la fille, le sixième pour la petite-fille (complétant ainsi les deux tiers), et ce qui reste est pour la sœur. » Nous revînmes alors vers Abū Mūsā et l'informâmes de la parole d'Ibn Masʿūd. Il dit : « Ne me questionnez plus tant que ce savant (ḥabr) est parmi vous. »

Huzail bin Shirahbil
Hadiths 6737https://sunnah.com/bukhari:6737

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنِ ابْنِ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَلْحِقُوا الْفَرَائِضَ بِأَهْلِهَا فَمَا بَقِيَ فَلأَوْلَى رَجُلٍ ذَكَرٍ ‏" ‏‏.‏

Sulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Wuhaib nous a rapporté, d'après Ibn Ṭāwūs, d'après son père, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allāh soit satisfait d'eux), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Attribuez les parts fixes (farā’iḍ) à leurs ayants droit. Ce qui reste revient au parent mâle le plus proche. »

Ibn `Abbas
Hadiths 6738https://sunnah.com/bukhari:6738

حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ أَمَّا الَّذِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ هَذِهِ الأُمَّةِ خَلِيلاً لاَتَّخَذْتُهُ، وَلَكِنْ خُلَّةُ الإِسْلاَمِ أَفْضَلُ ‏"‏‏.‏ أَوْ قَالَ ‏"‏ خَيْرٌ ‏"‏‏.‏ فَإِنَّهُ أَنْزَلَهُ أَبًا‏.‏ أَوْ قَالَ قَضَاهُ أَبًا‏.‏

Abū Maʿmar nous a rapporté, ʿAbd al-Wārith nous a rapporté, Ayyūb nous a transmis d'après ʿIkrimah, d'après Ibn ʿAbbās, qui a dit : Quant à ce que le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : « Si je devais prendre un intime (khalīl) parmi cette communauté, je l'aurais pris, mais l'intimité de l'Islam est meilleure » – ou dit : « préférable » –, en vérité, Il l'a considéré comme un père – ou dit : Il l'a jugé comme un père.

Ibn `Abbas
Hadiths 6739https://sunnah.com/bukhari:6739

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ وَرْقَاءَ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ الْمَالُ لِلْوَلَدِ، وَكَانَتِ الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ، فَنَسَخَ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ مَا أَحَبَّ، فَجَعَلَ لِلذَّكَرِ مِثْلَ حَظِّ الأُنْثَيَيْنِ، وَجَعَلَ لِلأَبَوَيْنِ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا السُّدُسُ، وَجَعَلَ لِلْمَرْأَةِ الثُّمُنَ وَالرُّبُعَ، وَلِلزَّوْجِ الشَّطْرَ وَالرُّبُعَ‏.‏

Muḥammad ibn Yūsuf nous a rapporté, d'après Warqā’, d'après Ibn Abī Najīḥ, d'après ʿAṭā’, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allāh soit satisfait d'eux), qui a dit : Les biens revenaient aux enfants et le testament était pour les parents. Puis Allāh abrogea ce qu'Il voulut de cela. Il établit pour le mâle l'équivalent de la part de deux femelles, attribua à chacun des deux parents un sixième, accorda à la femme le huitième et le quart, et au mari la moitié et le quart.

Ibn `Abbas
Hadiths 6740https://sunnah.com/bukhari:6740

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي جَنِينِ امْرَأَةٍ مِنْ بَنِي لَحْيَانَ سَقَطَ مَيِّتًا بِغُرَّةٍ عَبْدٍ أَوْ أَمَةٍ‏.‏ ثُمَّ إِنَّ الْمَرْأَةَ الَّتِي قَضَى عَلَيْهَا بِالْغُرَّةِ تُوُفِّيَتْ، فَقَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ بِأَنَّ مِيرَاثَهَا لِبَنِيهَا وَزَوْجِهَا، وَأَنَّ الْعَقْلَ عَلَى عَصَبَتِهَا ‏" ‏‏.‏

Qutaybah nous a rapporté, al-Layth nous a rapporté, d'après Ibn Shihāb, d'après Ibn al-Musayyab, d'après Abū Hurayrah, qui a dit : Le Messager d'Allāh (ﷺ) a jugé concernant le fœtus d'une femme des Banū Laḥyān, mort-né, par une compensation (ghurra) d'un esclave ou d'une esclave. Puis, la femme pour laquelle il avait jugé cette compensation décéda. Le Messager d'Allāh (ﷺ) jugea alors : « Son héritage revient à ses enfants et à son époux, et le prix du sang (ʿaql) incombe à ses parents agnats (ʿaṣabah). »

Abu Huraira
Hadiths 6741https://sunnah.com/bukhari:6741

حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، قَالَ قَضَى فِينَا مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النِّصْفُ لِلاِبْنَةِ وَالنِّصْفُ لِلأُخْتِ‏.‏ ثُمَّ قَالَ سُلَيْمَانُ قَضَى فِينَا‏.‏ وَلَمْ يَذْكُرْ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Bishr ibn Khālid nous a rapporté, Muḥammad ibn Jaʿfar nous a rapporté, d'après Shuʿba, d'après Sulaymān, d'après Ibrāhīm, d'après al-Aswad, qui a dit : Muʿādh ibn Jabal a jugé parmi nous, à l'époque du Messager d'Allāh (ﷺ), la moitié pour la fille et la moitié pour la sœur. Puis Sulaymān dit : Il a jugé parmi nous – sans mentionner « à l'époque du Messager d'Allāh (ﷺ) ».

Al-Aswad
Hadiths 6742https://sunnah.com/bukhari:6742

حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي قَيْسٍ، عَنْ هُزَيْلٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ لأَقْضِيَنَّ فِيهَا بِقَضَاءِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لِلاِبْنَةِ النِّصْفُ، وَلاِبْنَةِ الاِبْنِ السُّدُسُ، وَمَا بَقِيَ فَلِلأُخْتِ‏.‏

Ḥaddathanī ʿAmrū ibn ʿAbbās, ḥaddathanā ʿAbd ar-Raḥmān, ḥaddathanā Sufyān, ʿan Abī Qays, ʿan Huzayl, qāla : qāla ʿAbd Allāh : « Je trancherai dans cette affaire selon le jugement du Prophète (ﷺ) : pour la fille, la moitié ; pour la fille du fils, le sixième ; et ce qui reste sera pour la sœur. »

Huzail
Hadiths 6743https://sunnah.com/bukhari:6743

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُثْمَانَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مَرِيضٌ، فَدَعَا بِوَضُوءٍ فَتَوَضَّأَ، ثُمَّ نَضَحَ عَلَىَّ مِنْ وَضُوئِهِ فَأَفَقْتُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا لِي أَخَوَاتٌ‏.‏ فَنَزَلَتْ آيَةُ الْفَرَائِضِ‏.‏

Ḥaddathanā ʿAbd Allāh ibn ʿUthmān, akhbaranā ʿAbd Allāh, akhbaranā Shuʿba, ʿan Muḥammad ibn al-Munkadir, qāla : samiʿtu Jābir (رضي الله عنه) yaqūlu : « Le Prophète (ﷺ) entra chez moi alors que j’étais malade. Il demanda de l’eau pour les ablutions, fit ses ablutions, puis aspergea de son eau sur moi. Je repris conscience et dis : "Ô Messager d’Allah, je n’ai que des sœurs !" Alors descendit le verset des successions (āyat al-farā’iḍ). »

Jabir