Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, nous a rapporté Jarîr, d'après Al-A'mash, d'après Abû Wâ'il, d'après 'Amr ibn Shurahbîl, qui a dit : 'Abd Allâh a dit : Un homme demanda : « Ô Messager d'Allâh, quel est le plus grand péché auprès d'Allâh ? » Il répondit : *« Que tu donnes à Allâh un égal alors qu'Il t'a créé. »* L'homme demanda : « Ensuite, quel est-il ? » Il répondit : *« Que tu tues ton enfant de peur qu'il ne mange avec toi. »* Il demanda : « Ensuite, quel est-il ? » Il répondit : *« Que tu commettes l'adultère avec l'épouse de ton voisin. »* Puis Allâh, Puissant et Majestueux, fit descendre Sa confirmation : *« Et ceux qui n'invoquent pas d'autre divinité avec Allâh, qui ne tuent pas la vie qu'Allâh a rendue sacrée, sauf à bon droit, et qui ne commettent pas la fornication. Quiconque fait cela encourra une punition. »* (Sourate 25, Al-Furqân, verset 68).
Hadiths 6862https://sunnah.com/bukhari:6862
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ سَعِيدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ سَعِيدِ بْنِ الْعَاصِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَنْ يَزَالَ الْمُؤْمِنُ فِي فُسْحَةٍ مِنْ دِينِهِ، مَا لَمْ يُصِبْ دَمًا حَرَامًا " .
Nous a rapporté 'Alî, nous a rapporté Ishâq ibn Sa'îd ibn 'Amr ibn Sa'îd ibn Al-'Âs, d'après son père, d'après Ibn 'Umar (qu'Allâh soit satisfait d'eux), que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : *« Le croyant restera dans l'aisance de sa religion tant qu'il ne verse pas de sang illicite. »*
Moussa m'a rapporté qu'Ahmad ibn Ya'qoub nous a raconté, qu'Ishaq nous a rapporté, qu'il a entendu son père raconter, d'après 'Abdullah ibn 'Omar, qui a dit : « Parmi les affaires périlleuses dont il n'y a pas d'issue pour celui qui s'y engage, il y a le fait de verser le sang interdit sans droit. »
Hadiths 6864https://sunnah.com/bukhari:6864
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوَّلُ مَا يُقْضَى بَيْنَ النَّاسِ فِي الدِّمَاءِ " .
Oubayd Allah ibn Moussa nous a rapporté, d'après al-A'mash, d'après Abou Wa'il, d'après 'Abdullah, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La première chose sur laquelle les gens seront jugés au Jour du Jugement concerne les sangs. »
'Abdan nous a rapporté, 'Abdullah nous a rapporté, Younous nous a rapporté, d'après al-Zouhri, 'Ata ibn Yazid nous a rapporté qu'Oubayd Allah ibn 'Adi lui a raconté que al-Miqdad ibn 'Amr al-Kindi, allié des Banou Zouhra, qui avait assisté à la bataille de Badr avec le Prophète (ﷺ), lui a raconté qu'il a dit : « Ô Messager d'Allah, si je rencontre un mécréant et que nous combattons, et qu'il me frappe la main avec son épée et la coupe, puis qu'il se réfugie derrière un arbre en disant : "Je me soumets à Allah", le tuerai-je après qu'il ait dit cela ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne le tue pas. » Il dit : « Ô Messager d'Allah, il a coupé l'une de mes mains, puis il a dit cela après l'avoir coupée, puis-je le tuer ? » Il dit : « Ne le tue pas, car si tu le tues, il sera dans la même position que toi avant que tu ne le tues, et tu seras dans la même position que lui avant qu'il ne prononce ces paroles. »
Hadiths 6867https://sunnah.com/bukhari:6867
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُقْتَلُ نَفْسٌ إِلاَّ كَانَ عَلَى ابْنِ آدَمَ الأَوَّلِ كِفْلٌ مِنْهَا " .
Qabisa nous a rapporté, Soufyan nous a rapporté, d'après al-A'mash, d'après 'Abdullah ibn Mourra, d'après Masrouq, d'après 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucune âme n'est tuée sans que le premier fils d'Adam n'en porte une part de responsabilité. »
Hadiths 6868https://sunnah.com/bukhari:6868
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ وَاقِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَخْبَرَنِي عَنْ أَبِيهِ، سَمِعَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ " .
Abu al-Walid nous a rapporté, Chou'ba nous a rapporté, Waqid ibn 'Abdullah m'a informé, d'après son père, qu'il a entendu 'Abdullah ibn 'Omar, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Ne redevenez pas après moi des mécréants, vous frappant mutuellement les cous. »
Hadiths 6869https://sunnah.com/bukhari:6869
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُدْرِكٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا زُرْعَةَ بْنَ عَمْرِو بْنِ جَرِيرٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي حَجَّةِ الْوَدَاعِ " اسْتَنْصِتِ النَّاسَ، لاَ تَرْجِعُوا بَعْدِي كُفَّارًا يَضْرِبُ بَعْضُكُمْ رِقَابَ بَعْضٍ " . رَوَاهُ أَبُو بَكْرَةَ وَابْنُ عَبَّاسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Muhammad ibn Bachchar nous a rapporté, Ghundar nous a rapporté, Chou'ba nous a rapporté, d'après 'Ali ibn Mudrik, qui a dit : J'ai entendu Abou Zour'a ibn 'Amr ibn Jarir, d'après Jarir, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit lors du Pèlerinage d'Adieu : « Faites taire les gens. Ne redevenez pas après moi des mécréants, vous frappant mutuellement les cous. »
Muhammad ibn Bachchar m'a rapporté, Muhammad ibn Ja'far nous a rapporté, Chou'ba nous a rapporté, d'après Firas, d'après al-Cha'bi, d'après 'Abdullah ibn 'Amr, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Les grands péchés sont : l'association à Allah, la désobéissance aux parents » – ou il a dit : « le serment mensonger » – Chou'ba a douté.
Hadiths 6871https://sunnah.com/bukhari:6871
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْكَبَائِرُ ". وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو حَدَّثَنَا شُعْبَةُ عَنِ ابْنِ أَبِي بَكْرٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَكْبَرُ الْكَبَائِرِ الإِشْرَاكُ بِاللَّهِ وَقَتْلُ النَّفْسِ، وَعُقُوقُ الْوَالِدَيْنِ، وَقَوْلُ الزُّورِ ". أَوْ قَالَ " وَشَهَادَةُ الزُّورِ ".
Ishaq ibn Mansour nous a rapporté, 'Abd al-Samad nous a rapporté, Chou'ba nous a rapporté, 'Oubayd Allah ibn Abi Bakr nous a rapporté qu'il a entendu Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporter du Prophète (ﷺ) qui a dit : « Les grands péchés. »
Hadiths 6872https://sunnah.com/bukhari:6872
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، حَدَّثَنَا حُصَيْنٌ، حَدَّثَنَا أَبُو ظَبْيَانَ، قَالَ سَمِعْتُ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ قَالَ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْحُرَقَةِ مِنْ جُهَيْنَةَ ـ قَالَ ـ فَصَبَّحْنَا الْقَوْمَ فَهَزَمْنَاهُمْ ـ قَالَ ـ وَلَحِقْتُ أَنَا وَرَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ رَجُلاً مِنْهُمْ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا غَشِينَاهُ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ قَالَ ـ فَكَفَّ عَنْهُ الأَنْصَارِيُّ، فَطَعَنْتُهُ بِرُمْحِي حَتَّى قَتَلْتُهُ ـ قَالَ ـ فَلَمَّا قَدِمْنَا بَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَقَالَ لِي " يَا أُسَامَةُ أَقَتَلْتَهُ بَعْدَ مَا قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ". قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا كَانَ مُتَعَوِّذًا. قَالَ " أَقَتَلْتَهُ بَعْدَ أَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ". قَالَ فَمَا زَالَ يُكَرِّرُهَا عَلَىَّ حَتَّى تَمَنَّيْتُ أَنِّي لَمْ أَكُنْ أَسْلَمْتُ قَبْلَ ذَلِكَ الْيَوْمِ.
Nous avons été rapportés par 'Amr ibn Zourâra, qui nous a rapportés par Houchaym, qui nous a rapportés par Housayn, qui nous a rapportés par Abou Dhabyân, qui a dit : J'ai entendu Ousâma ibn Zayd ibn Hâritha – que Dieu soit satisfait d'eux – raconter : « Le Messager de Dieu (ﷺ) nous envoya en expédition vers al-Houraqa, une tribu de Jouhayna. Nous attaquâmes les gens à l'aube et les mîmes en déroute. Je poursuivis, avec un homme des Ansâr, un homme de leurs rangs. Lorsque nous l'eûmes rejoint, il dit : "Il n'y a de divinité qu'Allah". L'Ansârite s'abstint de le frapper, mais je le transperçai de ma lance jusqu'à le tuer. Lorsque nous revînmes, la nouvelle parvint au Prophète (ﷺ). Il me dit : "Ô Ousâma, l'as-tu tué après qu'il ait dit 'Il n'y a de divinité qu'Allah' ?" Je répondis : "Ô Messager de Dieu, il ne cherchait qu'à se protéger." Il répéta : "L'as-tu tué après qu'il ait dit 'Il n'y a de divinité qu'Allah' ?" Il continua à me le répéter au point que je souhaitai n'être jamais entré en Islam avant ce jour. »
Hadiths 6873https://sunnah.com/bukhari:6873
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ، عَنْ أَبِي الْخَيْرِ، عَنِ الصُّنَابِحِيِّ، عَنْ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ إِنِّي مِنَ النُّقَبَاءِ الَّذِينَ بَايَعُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَايَعْنَاهُ عَلَى أَنْ لاَ نُشْرِكَ بِاللَّهِ شَيْئًا، وَلاَ نَسْرِقَ وَلاَ نَزْنِيَ، وَلاَ نَقْتُلَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللَّهُ، وَلاَ نَنْتَهِبَ، وَلاَ نَعْصِيَ، بِالْجَنَّةِ إِنْ فَعَلْنَا ذَلِكَ، فَإِنْ غَشِينَا مِنْ ذَلِكَ شَيْئًا كَانَ قَضَاءُ ذَلِكَ إِلَى اللَّهِ.
Nous avons été rapportés par 'Abdullah ibn Yousouf, qui nous a rapportés par al-Layth, qui nous a rapportés par Yazîd, d'après Abou al-Khayr, d'après al-Sounâbihî, d'après 'Ubâda ibn al-Sâmit – que Dieu soit satisfait de lui – qui a dit : « Je fais partie des chefs qui ont prêté allégeance au Messager de Dieu (ﷺ). Nous lui avons prêté serment de ne rien associer à Dieu, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer une âme qu'Allah a rendue sacrée, de ne pas piller, et de ne pas désobéir. [Nous avons prêté serment] pour le Paradis si nous faisions cela. Mais si nous manquions à l'une de ces obligations, le jugement en reviendrait à Allah. »
Hadiths 6874https://sunnah.com/bukhari:6874
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حَمَلَ عَلَيْنَا السِّلاَحَ فَلَيْسَ مِنَّا " . رَوَاهُ أَبُو مُوسَى عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été rapportés par Mûsâ ibn Ismâ'îl, qui nous a rapportés par Jouwayriya, d'après Nâfi', d'après 'Abdullah – que Dieu soit satisfait de lui – que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui porte les armes contre nous ne fait pas partie des nôtres. » Rapporté également par Abou Mûsâ d'après le Prophète (ﷺ).
Nous avons été rapportés par 'Abd al-Rahmân ibn al-Moubârak, qui nous a rapportés par Hammâd ibn Zayd, qui nous a rapportés par Ayyoûb et Yoûnous, d'après al-Hasan, d'après al-Ahnaf ibn Qays, qui a dit : « Je suis parti pour soutenir cet homme, lorsque Abou Bakra me rencontra et me demanda : "Où vas-tu ?" Je répondis : "Je vais soutenir cet homme." Il me dit : "Retourne, car j'ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : 'Lorsque deux musulmans se rencontrent avec leurs épées, le tueur et le tué iront en Enfer.' Je demandai : 'Ô Messager de Dieu, cela concerne le tueur, mais qu'en est-il de la victime ?' Il répondit : 'Il était avide de tuer son compagnon.' »
Hadiths 6876https://sunnah.com/bukhari:6876
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ هَذَا أَفُلاَنٌ أَوْ فُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ، فَأُتِيَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَزَلْ بِهِ حَتَّى أَقَرَّ بِهِ، فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ.
Nous avons été rapportés par Haddjâj ibn Minhâl, qui nous a rapportés par Hammâm, d'après Qatâda, d'après Anas ibn Mâlik – que Dieu soit satisfait de lui – qu'un Juif écrasa la tête d'une jeune fille entre deux pierres. On lui demanda : « Qui t'a fait cela ? Untel ou untel ? » jusqu'à ce que le Juif soit nommé. On l'amena au Prophète (ﷺ), qui ne cessa de l'interroger jusqu'à ce qu'il avoue. Alors, sa tête fut écrasée avec des pierres.
Hadiths 6877https://sunnah.com/bukhari:6877
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ خَرَجَتْ جَارِيَةٌ عَلَيْهَا أَوْضَاحٌ بِالْمَدِينَةِ ـ قَالَ ـ فَرَمَاهَا يَهُودِيٌّ بِحَجَرٍ ـ قَالَ ـ فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَأَعَادَ عَلَيْهَا قَالَ " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَقَالَ لَهَا فِي الثَّالِثَةِ " فُلاَنٌ قَتَلَكِ ". فَخَفَضَتْ رَأْسَهَا، فَدَعَا بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَتَلَهُ بَيْنَ الْحَجَرَيْنِ.
Nous avons été rapportés par Muhammad, qui nous a informés par 'Abdullah ibn Idrîs, d'après Chou'ba, d'après Hichâm ibn Zayd ibn Anas, d'après son grand-père Anas ibn Mâlik, qui a dit : Une jeune fille portant des parures d'argent sortit à Médine. Un Juif lui lança une pierre. On l'amena au Prophète (ﷺ) alors qu'il lui restait un souffle de vie. Le Messager de Dieu (ﷺ) lui dit : « Untel t'a-t-il tuée ? » Elle leva la tête. Il répéta : « Untel t'a-t-il tuée ? » Elle leva à nouveau la tête. À la troisième fois, il lui dit : « Untel t'a-t-il tuée ? » Elle baissa la tête. Le Messager de Dieu (ﷺ) le fit amener et le tua entre deux pierres.
Nous avons été rapportés par 'Oumar ibn Hafs, qui nous a rapportés par son père, qui nous a rapportés par al-A'mach, d'après 'Abdullah ibn Mourra, d'après Masroûq, d'après 'Abdullah, qui a dit : Le Messager de Dieu (ﷺ) a dit : « Il n'est pas licite de verser le sang d'un musulman qui témoigne qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah, sauf dans trois cas : une vie pour une vie, l'adultère commis par une personne mariée, et l'apostat qui abandonne la communauté. »
Hadiths 6879https://sunnah.com/bukhari:6879
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيًّا، قَتَلَ جَارِيَةً عَلَى أَوْضَاحٍ لَهَا، فَقَتَلَهَا بِحَجَرٍ، فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ " أَقَتَلَكِ فُلاَنٌ " . فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ قَالَ الثَّانِيَةَ، فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ سَأَلَهَا الثَّالِثَةَ فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ، فَقَتَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِحَجَرَيْنِ.
Nous avons été rapportés par Muhammad ibn Bachchâr, qui nous a rapportés par Muhammad ibn Ja'far, qui nous a rapportés par Chou'ba, d'après Hichâm ibn Zayd, d'après Anas – que Dieu soit satisfait de lui – qu'un Juif tua une jeune fille pour ses parures. Il la frappa avec une pierre. On l'amena au Prophète (ﷺ) alors qu'il lui restait un souffle de vie. Il lui demanda : « Untel t'a-t-il tuée ? » Elle fit signe que non avec la tête. Il répéta la question une deuxième fois, et elle fit à nouveau signe que non. À la troisième question, elle fit signe que oui. Le Prophète (ﷺ) le tua alors avec deux pierres.
Nous avons été informés par Abû Nu‘aym, qui nous a rapporté d'après Shaybân, d'après Yaḥyâ, d'après Abû Salamah, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) que les Khuzâ‘ah avaient tué un homme. ‘Abdullâh ibn Rajâ’ a dit : Nous a rapporté Ḥarb, d'après Yaḥyâ, d'après Abû Salamah, d'après Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) que, l'année de la conquête de La Mecque, les Khuzâ‘ah tuèrent un homme des Banû Layth en représailles d'un meurtre commis à leur encontre à l'époque de la Jâhiliyyah. Le Messager d'Allah (ﷺ) se leva alors et dit : « Certes, Allah a retenu les éléphants loin de La Mecque et a donné pouvoir à Son Messager et aux croyants sur elle. Sachez qu'elle n'a jamais été licite pour quiconque avant moi, et qu'elle ne le sera pour personne après moi. Sachez qu'elle ne m'a été rendue licite que pour une heure du jour. Sachez qu'en cette heure, elle est sacrée : on n'y coupe pas ses épines, on n'y abat pas ses arbres, et on n'y ramasse pas ce qui y tombe, sauf pour celui qui en fait l'annonce. Quiconque a un proche tué a le choix entre deux options : soit il accepte le prix du sang (diya), soit il exige le talion (qiṣâṣ). » Un homme du Yémen, nommé Abû Shâh, se leva alors et dit : « Écris-moi cela, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : « Écrivez pour Abû Shâh. » Puis un homme de Quraysh se leva et dit : « Ô Messager d'Allah, sauf l'Idhkhir, car nous l'utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Messager d'Allah (ﷺ) répondit : « Sauf l'Idhkhir. » ‘Ubaydullâh a rapporté la même chose d'après Shaybân concernant l'éléphant. Certains ont mentionné le meurtre d'après Abû Nu‘aym, et ‘Ubaydullâh a dit : « soit que les proches de la victime exigent le talion. »
Nous a été rapporté par Qutaybah ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après ‘Amr, d'après Mujâhid, d'après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : Il y avait chez les Banû Isrâ’îl le talion (qiṣâṣ), mais il n'y avait pas chez eux le prix du sang (diya). Allah dit à cette communauté : *« Le talion vous est prescrit en cas de meurtre »* jusqu'à ce verset : *« Quiconque en est pardonné par son frère en quelque façon »* (Al-Baqarah, 178). Ibn ‘Abbâs expliqua : « Le pardon consiste à accepter le prix du sang dans le cas d'un meurtre intentionnel. » Il dit également : *« Suivre ce qui est reconnu comme bon »* signifie demander ce qui est juste et s'acquitter avec bienfaisance.