Hadiths 6882https://sunnah.com/bukhari:6882
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَبْغَضُ النَّاسِ إِلَى اللَّهِ ثَلاَثَةٌ مُلْحِدٌ فِي الْحَرَمِ، وَمُبْتَغٍ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةَ الْجَاهِلِيَّةِ، وَمُطَّلِبُ دَمِ امْرِئٍ بِغَيْرِ حَقٍّ لِيُهَرِيقَ دَمَهُ " .
Nous a été rapporté par Abû Al-Yamân, qui nous a informés d'après Shu‘ayb, d'après ‘Abdullâh ibn Abî Ḥusayn, qui nous a rapporté d'après Nâfi‘ ibn Jubayr, d'après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (ﷺ) a dit : « Les plus détestés des hommes auprès d'Allah sont au nombre de trois : celui qui commet une impiété dans le Haram, celui qui cherche à introduire dans l'Islam une coutume de la Jâhiliyyah, et celui qui réclame injustement le sang d'un homme pour le verser. »
Hadiths 6883https://sunnah.com/bukhari:6883
حَدَّثَنَا فَرْوَةُ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ يَوْمَ أُحُدٍ. وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مَرْوَانَ، يَحْيَى بْنُ أَبِي زَكَرِيَّاءَ عَنْ هِشَامٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ صَرَخَ إِبْلِيسُ يَوْمَ أُحُدٍ فِي النَّاسِ يَا عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ. فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ عَلَى أُخْرَاهُمْ حَتَّى قَتَلُوا الْيَمَانَ فَقَالَ حُذَيْفَةُ أَبِي أَبِي. فَقَتَلُوهُ، فَقَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ. قَالَ وَقَدْ كَانَ انْهَزَمَ مِنْهُمْ قَوْمٌ حَتَّى لَحِقُوا بِالطَّائِفِ.
Nous a été rapporté par Farwah, qui nous a rapporté d'après ‘Alî ibn Mushir, d'après Hishâm, d'après son père, d'après ‘Â’ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle) : Les polythéistes furent défaits le jour de Uḥud. Muḥammad ibn Ḥarb nous a rapporté d'après Abû Marwân, Yaḥyâ ibn Abî Zakariyyâ’, d'après Hishâm, d'après ‘Urwah, d'après ‘Â’ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle) : Elle dit : « Iblîs cria ce jour-là parmi les gens : "Ô serviteurs d'Allah, voici vos arrières !" Alors, les premiers revinrent sur les derniers, au point de tuer Al-Yamân. Ḥudhayfah dit : "Mon père ! Mon père !" Mais ils le tuèrent. Ḥudhayfah dit alors : "Qu'Allah vous pardonne." » Elle ajouta : « Un groupe d'entre eux avait fui jusqu'à atteindre Aṭ-Ṭâ’if. »
Hadiths 6884https://sunnah.com/bukhari:6884
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ يَهُودِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ هَذَا أَفُلاَنٌ أَفُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ فَأَوْمَأَتْ بِرَأْسِهَا، فَجِيءَ بِالْيَهُودِيِّ فَاعْتَرَفَ، فَأَمَرَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ. وَقَدْ قَالَ هَمَّامٌ بِحَجَرَيْنِ.
Isḥâq m'a informé, qui a été informé par Ḥabbân, qui nous a rapporté d'après Hammâm, d'après Qatâdah, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) : Un juif écrasa la tête d'une jeune fille entre deux pierres. On lui demanda : « Qui t'a fait cela ? Untel ? Untel ? » jusqu'à ce que le juif soit nommé. Elle fit un signe de la tête. On amena le juif, qui avoua. Le Prophète (ﷺ) ordonna alors qu'on lui écrasât la tête avec des pierres. Hammâm a également mentionné « avec deux pierres ».
Hadiths 6885https://sunnah.com/bukhari:6885
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَتَلَ يَهُودِيًّا بِجَارِيَةٍ قَتَلَهَا عَلَى أَوْضَاحٍ لَهَا.
Nous a été rapporté par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Yazîd ibn Zuray‘, d'après Sa‘îd, d'après Qatâdah, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) : Le Prophète (ﷺ) fit exécuter un juif pour avoir tué une jeune fille afin de lui voler ses parures.
Hadiths 6886https://sunnah.com/bukhari:6886
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَدَدْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ فَقَالَ " لاَ تَلُدُّونِي ". فَقُلْنَا كَرَاهِيَةُ الْمَرِيضِ لِلدَّوَاءِ. فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ " لاَ يَبْقَى أَحَدٌ مِنْكُمْ إِلاَّ لُدَّ، غَيْرَ الْعَبَّاسِ فَإِنَّهُ لَمْ يَشْهَدْكُمْ ".
Nous a été rapporté par ‘Amr ibn ‘Alî, qui nous a rapporté d'après Yaḥyâ, d'après Sufyân, d'après Mûsâ ibn Abî ‘Â’ishah, d'après ‘Ubaydullâh ibn ‘Abdillâh, d'après ‘Â’ishah (qu'Allah soit satisfait d'elle) : Elle dit : « Nous avons administré un remède au Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, et il dit : "Ne me donnez pas ce remède." Nous pensâmes qu'il détestait cela comme tout malade déteste le remède. Lorsqu'il reprit conscience, il dit : "Que personne parmi vous ne reste sans avoir reçu ce remède, sauf Al-‘Abbâs, car il n'était pas présent parmi vous." »
Hadiths 6887https://sunnah.com/bukhari:6887
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، أَنَّ الأَعْرَجَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ إِنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ". وَبِإِسْنَادِهِ " لَوِ اطَّلَعَ فِي بَيْتِكَ أَحَدٌ وَلَمْ تَأْذَنْ لَهُ، خَذَفْتَهُ بِحَصَاةٍ فَفَقَأْتَ عَيْنَهُ، مَا كَانَ عَلَيْكَ مِنْ جُنَاحٍ ".
Nous a été rapporté par Abû Al-Yamân, qui nous a informés d'après Shu‘ayb, d'après Abû Az-Zinâd, que Al-A‘raj lui a rapporté qu'il avait entendu Abû Hurayrah (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Nous sommes les derniers [dans ce monde] et les premiers [au Jour de la Résurrection]. » Avec la même chaîne de transmission : « Si quelqu'un regarde dans ta maison sans ta permission, et que tu lui lances une pierre qui lui crève l'œil, tu ne commets aucun péché. »
Hadiths 6889https://sunnah.com/bukhari:6889
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ حُمَيْدٍ،، أَنَّ رَجُلاً، اطَّلَعَ فِي بَيْتِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَسَدَّدَ إِلَيْهِ مِشْقَصًا. فَقُلْتُ مَنْ حَدَّثَكَ قَالَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ.
Nous avons été informés par Musaddad, qui a été informé par Yaḥyā, d'après Ḥumaïd, qu'un homme avait regardé dans la maison du Prophète (ﷺ) et que celui-ci lui avait lancé une flèche. Je demandai : « Qui t'a raconté cela ? » Il répondit : « Anas ibn Mālik. »
Hadiths 6890https://sunnah.com/bukhari:6890
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، قَالَ هِشَامٌ أَخْبَرَنَا عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا كَانَ يَوْمَ أُحُدٍ هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ فَصَاحَ إِبْلِيسُ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ. فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ، فَاجْتَلَدَتْ هِيَ وَأُخْرَاهُمْ، فَنَظَرَ حُذَيْفَةُ فَإِذَا هُوَ بِأَبِيهِ الْيَمَانِ فَقَالَ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أَبِي أَبِي. قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا احْتَجَزُوا حَتَّى قَتَلُوهُ. قَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ. قَالَ عُرْوَةُ فَمَا زَالَتْ فِي حُذَيْفَةَ مِنْهُ بَقِيَّةٌ حَتَّى لَحِقَ بِاللَّهِ.
J'ai été informé par Isḥāq ibn Manṣūr, qui a été informé par Abū Usāma, qui a dit : Hishām nous a informés, d'après son père, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : « Le jour de la bataille de Uḥud, les polythéistes furent mis en déroute, et Iblīs s'écria : "Ô serviteurs d'Allah, voici vos arrières !" Alors, les premiers d'entre eux firent demi-tour et combattirent les derniers. Ḥudhayfa regarda et vit son père al-Yamān, alors il s'exclama : "Ô serviteurs d'Allah, mon père ! Mon père !" » Elle dit : « Par Allah, ils ne s'arrêtèrent pas avant de l'avoir tué. » Ḥudhayfa dit alors : « Qu'Allah vous pardonne. » ʿUrwa ajouta : « Il resta en Ḥudhayfa une trace de cela jusqu'à ce qu'il rejoigne Allah. »
Hadiths 6891https://sunnah.com/bukhari:6891
حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى خَيْبَرَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَسْمِعْنَا يَا عَامِرُ مِنْ هُنَيْهَاتِكَ. فَحَدَا بِهِمْ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنِ السَّائِقُ " قَالُوا عَامِرٌ. فَقَالَ " رَحِمَهُ اللَّهُ ". فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلاَّ أَمْتَعْتَنَا بِهِ. فَأُصِيبَ صَبِيحَةَ لَيْلَتِهِ فَقَالَ الْقَوْمُ حَبِطَ عَمَلُهُ، قَتَلَ نَفْسَهُ. فَلَمَّا رَجَعْتُ وَهُمْ يَتَحَدَّثُونَ أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ، فَجِئْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَدَاكَ أَبِي وَأُمِّي، زَعَمُوا أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ. فَقَالَ " كَذَبَ مَنْ قَالَهَا، إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ اثْنَيْنِ، إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ، وَأَىُّ قَتْلٍ يَزِيدُهُ عَلَيْهِ ".
Nous avons été informés par al-Makkī ibn Ibrāhīm, qui a été informé par Yazīd ibn Abī ʿUbayd, d'après Salama, qui a dit : « Nous partîmes avec le Prophète (ﷺ) pour Khaybar. Un homme parmi eux dit : "Fais-nous entendre, ô ʿĀmir, quelques-uns de tes chants de route." Il se mit alors à chanter pour eux. Le Prophète (ﷺ) demanda : "Qui est le conducteur ?" Ils répondirent : "ʿĀmir." Il dit alors : "Qu'Allah lui fasse miséricorde." Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, pourquoi ne nous as-tu pas fait profiter de lui plus longtemps ?" Il fut tué le lendemain matin. Les gens dirent : "Son œuvre est vaine, il s'est tué lui-même." Lorsque je revins et qu'ils parlaient de ce que l'œuvre de ʿĀmir était vaine, je vins auprès du Prophète (ﷺ) et dis : "Ô Prophète d'Allah, que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, ils prétendent que l'œuvre de ʿĀmir est vaine." Il répondit : "Celui qui a dit cela a menti. Il a en vérité deux récompenses. Certes, il est un combattant (mujāhid), et quel meurtre augmenterait cela pour lui ?" »
Hadiths 6892https://sunnah.com/bukhari:6892
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ سَمِعْتُ زُرَارَةَ بْنَ أَوْفَى، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، أَنَّ رَجُلاً، عَضَّ يَدَ رَجُلٍ، فَنَزَعَ يَدَهُ مِنْ فَمِهِ، فَوَقَعَتْ ثَنِيَّتَاهُ، فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَعَضُّ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ كَمَا يَعَضُّ الْفَحْلُ، لاَ دِيَةَ لَكَ " .
Nous avons été informés par Ādam, qui a été informé par Shuʿba, qui a été informé par Qatāda, qui a dit : J'ai entendu Zurāra ibn Awfā rapporter d'après ʿImrān ibn Ḥuṣayn qu'un homme avait mordu la main d'un autre homme, et celui-ci retira sa main de sa bouche, faisant tomber ses incisives. Ils portèrent leur différend devant le Prophète (ﷺ), qui dit : « L'un de vous mord son frère comme le mâle (étalon) mord. Tu n'as pas droit à une indemnité. »
Hadiths 6893https://sunnah.com/bukhari:6893
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ يَعْلَى، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ خَرَجْتُ فِي غَزْوَةٍ، فَعَضَّ رَجُلٌ فَانْتَزَعَ ثَنِيَّتَهُ، فَأَبْطَلَهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par Abū ʿĀṣim, d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAṭāʾ, d'après Ṣafwān ibn Yaʿlā, d'après son père, qui a dit : « Je partis en expédition militaire, et un homme mordit (un autre), lui faisant perdre une incisive. Le Prophète (ﷺ) déclara cela nul (sans indemnité). »
Hadiths 6894https://sunnah.com/bukhari:6894
حَدَّثَنَا الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ ابْنَةَ النَّضْرِ، لَطَمَتْ جَارِيَةً، فَكَسَرَتْ ثَنِيَّتَهَا، فَأَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَ بِالْقِصَاصِ.
Nous avons été informés par al-Anṣārī, qui a été informé par Ḥumaïd, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui), que la fille d'al-Naḍr avait giflé une servante, lui cassant une incisive. Ils vinrent auprès du Prophète (ﷺ), qui ordonna l'application du talion (qiṣāṣ). »
Hadiths 6895https://sunnah.com/bukhari:6895
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " هَذِهِ وَهَذِهِ سَوَاءٌ " ، يَعْنِي الْخِنْصَرَ وَالإِبْهَامَ.
Nous avons été informés par Ādam, qui a été informé par Shuʿba, d'après Qatāda, d'après ʿIkrimah, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Celle-ci et celle-là sont égales » – désignant l'auriculaire et le pouce.
Hadiths 6896https://sunnah.com/bukhari:6896
وَقَالَ لِي ابْنُ بَشَّارٍ حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ غُلاَمًا، قُتِلَ غِيلَةً فَقَالَ عُمَرُ لَوِ اشْتَرَكَ فِيهَا أَهْلُ صَنْعَاءَ لَقَتَلْتُهُمْ. وَقَالَ مُغِيرَةُ بْنُ حَكِيمٍ عَنْ أَبِيهِ إِنَّ أَرْبَعَةً قَتَلُوا صَبِيًّا فَقَالَ عُمَرُ مِثْلَهُ. وَأَقَادَ أَبُو بَكْرٍ وَابْنُ الزُّبَيْرِ وَعَلِيٌّ وَسُوَيْدُ بْنُ مُقَرِّنٍ مِنْ لَطْمَةٍ. وَأَقَادَ عُمَرُ مِنْ ضَرْبَةٍ بِالدِّرَّةِ. وَأَقَادَ عَلِيٌّ مِنْ ثَلاَثَةِ أَسْوَاطٍ. وَاقْتَصَّ شُرَيْحٌ مِنْ سَوْطٍ وَخُمُوشٍ.
Ibn Bishr m'a rapporté : Yahyâ nous a raconté, d'après 'Ubayd Allâh, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar (qu'Allâh soit satisfait d'eux deux) qu'un jeune garçon fut tué par traîtrise. 'Umar dit alors : « Si tous les habitants de San'â s'étaient associés pour le tuer, je les aurais tous exécutés. » Mughîra ibn Hakîm rapporta également, d'après son père, que quatre hommes avaient tué un jeune garçon et qu''Umar avait dit la même chose. Abû Bakr, Ibn al-Zubayr, 'Alî et Suwayd ibn Muqarrin appliquèrent le talion pour une gifle. 'Umar l'appliqua pour un coup de fouet. 'Alî l'appliqua pour trois coups de fouet. Quant à Shurayh, il exerça le talion pour un coup de fouet et des égratignures.
Hadiths 6897https://sunnah.com/bukhari:6897
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ لَدَدْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ، وَجَعَلَ يُشِيرُ إِلَيْنَا " لاَ تَلُدُّونِي ". قَالَ فَقُلْنَا كَرَاهِيَةُ الْمَرِيضِ بِالدَّوَاءِ، فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ " أَلَمْ أَنْهَكُمْ أَنْ تَلُدُّونِي ". قَالَ قُلْنَا كَرَاهِيَةٌ لِلدَّوَاءِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَبْقَى مِنْكُمْ أَحَدٌ إِلاَّ لُدَّ ـ وَأَنَا أَنْظُرُ ـ إِلاَّ الْعَبَّاسَ فَإِنَّهُ لَمْ يَشْهَدْكُمْ ".
Musaddad nous a rapporté : Yahyâ nous a raconté, d'après Sufyân, qui le tenait de Mûsâ ibn Abî 'Âisha, d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh, qui dit : 'Âisha (qu'Allâh soit satisfait d'elle) nous raconta : « Nous avons administré un remède à l'Envoyé d'Allâh (ﷺ) durant sa maladie, et il nous faisait signe de ne pas le faire. » Elle ajouta : « Nous avons pensé qu'il refusait le remède par aversion, comme le fait un malade. Lorsqu'il reprit connaissance, il dit : « Ne vous avais-je pas interdit de m'administrer ce remède ? » Nous répondîmes : « C'est par aversion pour le remède. » Alors, l'Envoyé d'Allâh (ﷺ) dit : « Qu'aucun d'entre vous ne reste sans qu'on lui administre ce remède – et moi je regardais – sauf al-'Abbâs, car il n'était pas présent avec vous. » »
Hadiths 6898https://sunnah.com/bukhari:6898
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدٍ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، زَعَمَ أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ يُقَالُ لَهُ سَهْلُ بْنُ أَبِي حَثْمَةَ أَخْبَرَهُ أَنَّ نَفَرًا مِنْ قَوْمِهِ انْطَلَقُوا إِلَى خَيْبَرَ فَتَفَرَّقُوا فِيهَا، وَوَجَدُوا أَحَدَهُمْ قَتِيلاً، وَقَالُوا لِلَّذِي وُجِدَ فِيهِمْ قَتَلْتُمْ صَاحِبَنَا. قَالُوا مَا قَتَلْنَا وَلاَ عَلِمْنَا قَاتِلاً. فَانْطَلَقُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ انْطَلَقْنَا إِلَى خَيْبَرَ فَوَجَدْنَا أَحَدَنَا قَتِيلاً. فَقَالَ " الْكُبْرَ الْكُبْرَ ". فَقَالَ لَهُمْ " تَأْتُونَ بِالْبَيِّنَةِ عَلَى مَنْ قَتَلَهُ ". قَالُوا مَا لَنَا بَيِّنَةٌ. قَالَ " فَيَحْلِفُونَ ". قَالُوا لاَ نَرْضَى بِأَيْمَانِ الْيَهُودِ. فَكَرِهَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُبْطِلَ دَمَهُ، فَوَدَاهُ مِائَةً مِنْ إِبِلِ الصَّدَقَةِ.
Abû Nu'aym nous a rapporté : Sa'îd ibn 'Ubayd nous a raconté, d'après Bushayr ibn Yasâr, qui affirma qu'un homme des Ansâr, nommé Sahl ibn Abî Hathma, l'informa qu'un groupe de sa tribu s'était rendu à Khaybar. Ils s'y dispersèrent et trouvèrent l'un des leurs assassiné. Ils dirent à ceux chez qui il fut trouvé : « Vous avez tué notre compagnon. » Ceux-ci répondirent : « Nous ne l'avons pas tué et nous ne connaissons pas son meurtrier. » Ils allèrent alors trouver le Prophète (ﷺ) et dirent : « Ô Envoyé d'Allâh, nous nous sommes rendus à Khaybar et avons trouvé l'un des nôtres assassiné. » Il dit : « Que les plus âgés s'avancent, que les plus âgés s'avancent ! » Puis il leur dit : « Apportez la preuve contre celui qui l'a tué. » Ils répondirent : « Nous n'avons pas de preuve. » Il dit : « Alors, ils prêteront serment. » Ils dirent : « Nous n'acceptons pas les serments des Juifs. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) répugna à laisser son sang sans compensation et le dédommagea avec cent chamelles de la zakât.
Hadiths 6899https://sunnah.com/bukhari:6899
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بِشْرٍ، إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الأَسَدِيُّ حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ أَبِي عُثْمَانَ، حَدَّثَنِي أَبُو رَجَاءٍ، مِنْ آلِ أَبِي قِلاَبَةَ حَدَّثَنِي أَبُو قِلاَبَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ عَبْدِ الْعَزِيزِ، أَبْرَزَ سَرِيرَهُ يَوْمًا لِلنَّاسِ، ثُمَّ أَذِنَ لَهُمْ فَدَخَلُوا فَقَالَ مَا تَقُولُونَ فِي الْقَسَامَةِ قَالَ نَقُولُ الْقَسَامَةُ الْقَوَدُ بِهَا حَقٌّ، وَقَدْ أَقَادَتْ بِهَا الْخُلَفَاءُ. قَالَ لِي مَا تَقُولُ يَا أَبَا قِلاَبَةَ وَنَصَبَنِي لِلنَّاسِ. فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ عِنْدَكَ رُءُوسُ الأَجْنَادِ وَأَشْرَافُ الْعَرَبِ، أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ خَمْسِينَ مِنْهُمْ شَهِدُوا عَلَى رَجُلٍ مُحْصَنٍ بِدِمَشْقَ أَنَّهُ قَدْ زَنَى، لَمْ يَرَوْهُ أَكُنْتَ تَرْجُمُهُ قَالَ لاَ. قُلْتُ أَرَأَيْتَ لَوْ أَنَّ خَمْسِينَ مِنْهُمْ شَهِدُوا عَلَى رَجُلٍ بِحِمْصَ أَنَّهُ سَرَقَ أَكُنْتَ تَقْطَعُهُ وَلَمْ يَرَوْهُ قَالَ لاَ. قُلْتُ فَوَاللَّهِ مَا قَتَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَطُّ، إِلاَّ فِي إِحْدَى ثَلاَثِ خِصَالٍ رَجُلٌ قَتَلَ بِجَرِيرَةِ نَفْسِهِ فَقُتِلَ، أَوْ رَجُلٌ زَنَى بَعْدَ إِحْصَانٍ، أَوْ رَجُلٌ حَارَبَ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَارْتَدَّ عَنِ الإِسْلاَمِ. فَقَالَ الْقَوْمُ أَوَلَيْسَ قَدْ حَدَّثَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَطَعَ فِي السَّرَقِ وَسَمَرَ الأَعْيُنَ، ثُمَّ نَبَذَهُمْ فِي الشَّمْسِ. فَقُلْتُ أَنَا أُحَدِّثُكُمْ حَدِيثَ أَنَسٍ، حَدَّثَنِي أَنَسٌ أَنَّ نَفَرًا مِنْ عُكْلٍ ثَمَانِيَةً قَدِمُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَبَايَعُوهُ عَلَى الإِسْلاَمِ، فَاسْتَوْخَمُوا الأَرْضَ فَسَقِمَتْ أَجْسَامُهُمْ، فَشَكَوْا ذَلِكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَفَلاَ تَخْرُجُونَ مَعَ رَاعِينَا فِي إِبِلِهِ، فَتُصِيبُونَ مِنْ أَلْبَانِهَا وَأَبْوَالِهَا ". قَالُوا بَلَى، فَخَرَجُوا فَشَرِبُوا مِنْ أَلْبَانِهَا وَأَبْوَالِهَا فَصَحُّوا، فَقَتَلُوا رَاعِيَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَطْرَدُوا النَّعَمَ، فَبَلَغَ ذَلِكَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ فِي آثَارِهِمْ، فَأُدْرِكُوا فَجِيءَ بِهِمْ، فَأَمَرَ بِهِمْ فَقُطِّعَتْ أَيْدِيهِمْ وَأَرْجُلُهُمْ، وَسَمَرَ أَعْيُنَهُمْ، ثُمَّ نَبَذَهُمْ فِي الشَّمْسِ حَتَّى مَاتُوا. قُلْتُ وَأَىُّ شَىْءٍ أَشَدُّ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلاَءِ ارْتَدُّوا عَنِ الإِسْلاَمِ وَقَتَلُوا وَسَرَقُوا. فَقَالَ عَنْبَسَةُ بْنُ سَعِيدٍ وَاللَّهِ إِنْ سَمِعْتُ كَالْيَوْمِ قَطُّ. فَقُلْتُ أَتَرُدُّ عَلَىَّ حَدِيثِي يَا عَنْبَسَةُ قَالَ لاَ، وَلَكِنْ جِئْتَ بِالْحَدِيثِ عَلَى وَجْهِهِ، وَاللَّهِ لاَ يَزَالُ هَذَا الْجُنْدُ بِخَيْرٍ مَا عَاشَ هَذَا الشَّيْخُ بَيْنَ أَظْهُرِهِمْ. قُلْتُ وَقَدْ كَانَ فِي هَذَا سُنَّةٌ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَيْهِ نَفَرٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَتَحَدَّثُوا عِنْدَهُ، فَخَرَجَ رَجُلٌ مِنْهُمْ بَيْنَ أَيْدِيهِمْ فَقُتِلَ، فَخَرَجُوا بَعْدَهُ، فَإِذَا هُمْ بِصَاحِبِهِمْ يَتَشَحَّطُ فِي الدَّمِ، فَرَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ صَاحِبُنَا كَانَ تَحَدَّثَ مَعَنَا، فَخَرَجَ بَيْنَ أَيْدِينَا، فَإِذَا نَحْنُ بِهِ يَتَشَحَّطُ فِي الدَّمِ. فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " بِمَنْ تَظُنُّونَ أَوْ تَرَوْنَ قَتَلَهُ ". قَالُوا نَرَى أَنَّ الْيَهُودَ قَتَلَتْهُ. فَأَرْسَلَ إِلَى الْيَهُودِ فَدَعَاهُمْ. فَقَالَ " آنْتُمْ قَتَلْتُمْ هَذَا ". قَالُوا لاَ. قَالَ " أَتَرْضَوْنَ نَفَلَ خَمْسِينَ مِنَ الْيَهُودِ مَا قَتَلُوهُ ". فَقَالُوا مَا يُبَالُونَ أَنْ يَقْتُلُونَا أَجْمَعِينَ ثُمَّ يَنْتَفِلُونَ. قَالَ " أَفَتَسْتَحِقُّونَ الدِّيَةَ بِأَيْمَانِ خَمْسِينَ مِنْكُمْ ". قَالُوا مَا كُنَّا لِنَحْلِفَ، فَوَدَاهُ مِنْ عِنْدِهِ. قُلْتُ وَقَدْ كَانَتْ هُذَيْلٌ خَلَعُوا خَلِيعًا لَهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ فَطَرَقَ أَهْلَ بَيْتٍ مِنَ الْيَمَنِ بِالْبَطْحَاءِ فَانْتَبَهَ لَهُ رَجُلٌ مِنْهُمْ فَحَذَفَهُ بِالسَّيْفِ فَقَتَلَهُ، فَجَاءَتْ هُذَيْلٌ فَأَخَذُوا الْيَمَانِيَ فَرَفَعُوهُ إِلَى عُمَرَ بِالْمَوْسِمِ وَقَالُوا قَتَلَ صَاحِبَنَا. فَقَالَ إِنَّهُمْ قَدْ خَلَعُوهُ. فَقَالَ يُقْسِمُ خَمْسُونَ مِنْ هُذَيْلٍ مَا خَلَعُوهُ. قَالَ فَأَقْسَمَ مِنْهُمْ تِسْعَةٌ وَأَرْبَعُونَ رَجُلاً، وَقَدِمَ رَجُلٌ مِنْهُمْ مِنَ الشَّأْمِ فَسَأَلُوهُ أَنْ يُقْسِمَ فَافْتَدَى يَمِينَهُ مِنْهُمْ بِأَلْفِ دِرْهَمٍ، فَأَدْخَلُوا مَكَانَهُ رَجُلاً آخَرَ، فَدَفَعَهُ إِلَى أَخِي الْمَقْتُولِ فَقُرِنَتْ يَدُهُ بِيَدِهِ، قَالُوا فَانْطَلَقَا وَالْخَمْسُونَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِنَخْلَةَ، أَخَذَتْهُمُ السَّمَاءُ فَدَخَلُوا فِي غَارٍ فِي الْجَبَلِ، فَانْهَجَمَ الْغَارُ عَلَى الْخَمْسِينَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا فَمَاتُوا جَمِيعًا، وَأَفْلَتَ الْقَرِينَانِ وَاتَّبَعَهُمَا حَجَرٌ فَكَسَرَ رِجْلَ أَخِي الْمَقْتُولِ، فَعَاشَ حَوْلاً ثُمَّ مَاتَ. قُلْتُ وَقَدْ كَانَ عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ مَرْوَانَ أَقَادَ رَجُلاً بِالْقَسَامَةِ ثُمَّ نَدِمَ بَعْدَ مَا صَنَعَ، فَأَمَرَ بِالْخَمْسِينَ الَّذِينَ أَقْسَمُوا فَمُحُوا مِنَ الدِّيوَانِ وَسَيَّرَهُمْ إِلَى الشَّأْمِ.
Qutayba ibn Sa'îd nous a rapporté : Abû Bishr Ismâ'îl ibn Ibrâhîm al-Asadî nous a raconté : Al-Hajjâj ibn Abî 'Uthmân nous a rapporté : Abû Rajâ', de la famille d'Abî Qilâba, nous a rapporté qu'Abû Qilâba lui a dit : « 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz exposa un jour son siège aux gens, puis les fit entrer et leur demanda : « Que dites-vous au sujet de la qasâma ? » Ils répondirent : « La qasâma permet d'appliquer le talion, et les califes l'ont appliquée. » Il me dit : « Et toi, que dis-tu, Abû Qilâba ? » et il me désigna devant les gens. Je répondis : « Ô Commandeur des croyants, tu as auprès de toi les chefs des armées et les nobles des Arabes. Vois-tu : si cinquante d'entre eux témoignaient contre un homme marié à Damas qu'il a commis l'adultère, sans l'avoir vu, le lapiderais-tu ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Et si cinquante d'entre eux témoignaient contre un homme à Homs qu'il a volé, le ferais-tu amputer sans l'avoir vu ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Par Allâh, le Messager d'Allâh (ﷺ) n'a jamais tué que dans l'un de ces trois cas : un homme qui a tué par traîtrise et fut tué en retour, un homme marié ayant commis l'adultère, ou un homme ayant combattu Allâh et Son Messager et apostasié. » Les gens dirent : « Anas ibn Mâlik n'a-t-il pas rapporté que le Messager d'Allâh (ﷺ) a coupé les mains pour vol, crevé les yeux, puis exposé les coupables au soleil ? » Je répondis : « Je vais vous rapporter le hadith d'Anas. Anas m'a raconté qu'un groupe de huit hommes de la tribu de 'Ukl vint trouver le Messager d'Allâh (ﷺ) et lui prêta allégeance pour l'Islam. Le climat leur fut néfaste, leurs corps s'affaiblirent, et ils se plaignirent de cela au Messager d'Allâh (ﷺ). Il leur dit : « Ne voulez-vous pas sortir avec notre berger et profiter du lait et de l'urine de nos chamelles ? » Ils répondirent : « Si. » Ils partirent donc, burent du lait et de l'urine des chamelles, et recouvrèrent la santé. Puis ils tuèrent le berger du Messager d'Allâh (ﷺ) et s'emparèrent du troupeau. La nouvelle parvint au Messager d'Allâh (ﷺ), qui envoya des hommes à leur poursuite. Ils furent capturés et amenés devant lui. Il ordonna qu'on leur coupe les mains et les pieds, qu'on leur crève les yeux, puis qu'on les expose au soleil jusqu'à ce qu'ils meurent. » Je dis : « Quel crime est plus grave que celui de ces hommes qui ont apostasié, tué et volé ? » 'Anbasa ibn Sa'îd dit : « Par Allâh, je n'ai jamais entendu un récit comme celui d'aujourd'hui. » Je dis : « Ô 'Anbasa, contredis-tu mon récit ? » Il répondit : « Non, mais tu as rapporté le hadith tel qu'il est. Par Allâh, cette armée restera dans le bien tant que ce cheikh vivra parmi eux. » Je dis : « Il y avait aussi une sunna du Messager d'Allâh (ﷺ) à ce sujet : un groupe des Ansâr entra chez lui pour discuter. L'un d'eux sortit avant les autres et fut tué. Ils sortirent après lui et trouvèrent leur compagnon baignant dans son sang. Ils retournèrent auprès du Messager d'Allâh (ﷺ) et dirent : « Ô Envoyé d'Allâh, notre compagnon discutait avec nous, puis il est sorti avant nous, et nous l'avons trouvé baignant dans son sang. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) sortit et demanda : « Qui pensez-vous ou croyez-vous l'avoir tué ? » Ils répondirent : « Nous pensons que ce sont les Juifs. » Il envoya chercher les Juifs et les interrogea : « Avez-vous tué cet homme ? » Ils répondirent : « Non. » Il dit : « Accepteriez-vous que cinquante Juifs soient désignés par tirage au sort pour celui qui l'a tué ? » Ils dirent : « Ils n'hésiteraient pas à nous tuer tous puis à se partager le butin. » Il dit : « Préférez-vous que cinquante d'entre vous prêtent serment pour obtenir le prix du sang ? » Ils répondirent : « Nous ne prêterons pas serment. » Il paya donc le prix du sang de ses propres deniers. » Je dis : « Les Hudhayl avaient banni l'un des leurs à l'époque de la Jâhiliyya. Celui-ci surprit une famille yéménite à al-Bathâ' et l'un des leurs se réveilla, le frappa de son épée et le tua. Les Hudhayl vinrent, s'emparèrent du Yéménite et le présentèrent à 'Umar lors du pèlerinage, disant : « Il a tué notre compagnon. » 'Umar dit : « Ils l'ont banni. » Puis il dit : « Que cinquante hommes des Hudhayl prêtent serment qu'ils ne l'ont pas banni. » Quarante-neuf d'entre eux prêtèrent serment, et un homme arriva de Syrie. Ils lui demandèrent de prêter serment, mais il racheta son serment pour mille dirhams. Ils firent prêter serment à un autre homme à sa place, puis le remirent au frère de la victime, dont la main fut liée à la sienne. Ils partirent, et les cinquante qui avaient prêté serment, jusqu'à ce qu'ils arrivent à Nakhlah. La pluie les surprit, et ils entrèrent dans une grotte de la montagne. La grotte s'effondra sur les cinquante qui avaient prêté serment, et ils moururent tous. Les deux hommes liés par la main s'échappèrent, mais un rocher les poursuivit et brisa la jambe du frère de la victime. Il vécut encore un an, puis mourut. » Je dis : « 'Abd al-Malik ibn Marwân avait appliqué le talion par la qasâma, puis il regretta son acte. Il ordonna que les cinquante qui avaient prêté serment soient rayés des registres et exilés en Syrie. »
Hadiths 6900https://sunnah.com/bukhari:6900
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَجُلاً، اطَّلَعَ فِي بَعْضِ حُجَرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَامَ إِلَيْهِ بِمِشْقَصٍ أَوْ بِمَشَاقِصَ وَجَعَلَ يَخْتِلُهُ لِيَطْعُنَهُ.
Abû al-Nu'mân nous a rapporté : Hammâd ibn Zayd nous a rapporté, d'après 'Ubayd Allâh ibn Abî Bakr ibn Anas, d'après Anas (qu'Allâh soit satisfait de lui) : « Un homme regarda par l'une des chambres du Prophète (ﷺ). Celui-ci se leva vers lui avec une flèche ou des flèches, cherchant à le frapper. »
Hadiths 6901https://sunnah.com/bukhari:6901
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَنَّ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ، أَخْبَرَهُ أَنَّ رَجُلاً اطَّلَعَ فِي جُحْرٍ فِي باب رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِدْرًى يَحُكُّ بِهِ رَأْسَهُ، فَلَمَّا رَآهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ أَعْلَمُ أَنْ تَنْتَظِرَنِي لَطَعَنْتُ بِهِ فِي عَيْنَيْكَ ". قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا جُعِلَ الإِذْنُ مِنْ قِبَلِ الْبَصَرِ ".
Qutayba ibn Sa'îd nous a rapporté : Al-Layth nous a rapporté, d'après Ibn Shihâb, que Sahl ibn Sa'd al-Sâ'idî lui a raconté : « Un homme regarda par un trou dans la porte du Messager d'Allâh (ﷺ), alors que le Messager d'Allâh (ﷺ) avait un peigne avec lequel il se grattait la tête. Lorsqu'il le vit, le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « Si j'avais su que tu m'attendais, je t'aurais transpercé l'œil avec ce peigne. » Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « La permission a été instituée à cause du regard. » »
Hadiths 6902https://sunnah.com/bukhari:6902
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ أَبُو الْقَاسِمِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ أَنَّ امْرَأً اطَّلَعَ عَلَيْكَ بِغَيْرِ إِذْنٍ، فَخَذَفْتَهُ بِعَصَاةٍ، فَفَقَأْتَ عَيْنَهُ، لَمْ يَكُنْ عَلَيْكَ جُنَاحٌ " .
'Alî ibn 'Abd Allâh nous a rapporté : Sufyân nous a rapporté : Abû al-Zinâd nous a rapporté, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allâh soit satisfait de lui), qui a dit : Abû al-Qâsim (ﷺ) a dit : « Si un homme te regarde sans ta permission et que tu lui lances un bâton qui lui crève l'œil, tu ne seras pas fautif. » »