Sahih al-Bukhari

L'interprétation des rêves

61 éléments

Hadiths 7047https://sunnah.com/bukhari:7047

حَدَّثَنِي مُؤَمَّلُ بْنُ هِشَامٍ أَبُو هِشَامٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا عَوْفٌ، حَدَّثَنَا أَبُو رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا سَمُرَةُ بْنُ جُنْدَبٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا يُكْثِرُ أَنْ يَقُولَ لأَصْحَابِهِ ‏"‏ هَلْ رَأَى أَحَدٌ مِنْكُمْ مِنْ رُؤْيَا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَيَقُصُّ عَلَيْهِ مَنْ شَاءَ اللَّهُ أَنْ يَقُصَّ، وَإِنَّهُ قَالَ ذَاتَ غَدَاةٍ ‏"‏ إِنَّهُ أَتَانِي اللَّيْلَةَ آتِيَانِ، وَإِنَّهُمَا ابْتَعَثَانِي، وَإِنَّهُمَا قَالاَ لِي انْطَلِقْ‏.‏ وَإِنِّي انْطَلَقْتُ مَعَهُمَا، وَإِنَّا أَتَيْنَا عَلَى رَجُلٍ مُضْطَجِعٍ، وَإِذَا آخَرُ قَائِمٌ عَلَيْهِ بِصَخْرَةٍ، وَإِذَا هُوَ يَهْوِي بِالصَّخْرَةِ لِرَأْسِهِ، فَيَثْلَغُ رَأْسَهُ فَيَتَهَدْهَدُ الْحَجَرُ هَا هُنَا، فَيَتْبَعُ الْحَجَرَ فَيَأْخُذُهُ، فَلاَ يَرْجِعُ إِلَيْهِ حَتَّى يَصِحَّ رَأْسُهُ كَمَا كَانَ، ثُمَّ يَعُودُ عَلَيْهِ، فَيَفْعَلُ بِهِ مِثْلَ مَا فَعَلَ الْمَرَّةَ الأُولَى‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَهُمَا سُبْحَانَ اللَّهِ مَا هَذَانِ قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقْ ـ قَالَ ـ فَانْطَلَقْنَا فَأَتَيْنَا عَلَى رَجُلٍ مُسْتَلْقٍ لِقَفَاهُ، وَإِذَا آخَرُ قَائِمٌ عَلَيْهِ بِكَلُّوبٍ مِنْ حَدِيدٍ، وَإِذَا هُوَ يَأْتِي أَحَدَ شِقَّىْ وَجْهِهِ فَيُشَرْشِرُ شِدْقَهُ إِلَى قَفَاهُ، وَمَنْخِرَهُ إِلَى قَفَاهُ وَعَيْنَهُ إِلَى قَفَاهُ ـ قَالَ وَرُبَّمَا قَالَ أَبُو رَجَاءٍ فَيَشُقُّ ـ قَالَ ثُمَّ يَتَحَوَّلُ إِلَى الْجَانِبِ الآخَرِ، فَيَفْعَلُ بِهِ مِثْلَ مَا فَعَلَ بِالْجَانِبِ الأَوَّلِ، فَمَا يَفْرُغُ مِنْ ذَلِكَ الْجَانِبِ حَتَّى يَصِحَّ ذَلِكَ الْجَانِبُ كَمَا كَانَ، ثُمَّ يَعُودُ عَلَيْهِ فَيَفْعَلُ مِثْلَ مَا فَعَلَ الْمَرَّةَ الأُولَى‏.‏ قَالَ قُلْتُ سُبْحَانَ اللَّهِ مَا هَذَانِ قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقْ‏.‏ فَانْطَلَقْنَا فَأَتَيْنَا عَلَى مِثْلِ التَّنُّورِ ـ قَالَ فَأَحْسِبُ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ ـ فَإِذَا فِيهِ لَغَطٌ وَأَصْوَاتٌ ـ قَالَ ـ فَاطَّلَعْنَا فِيهِ، فَإِذَا فِيهِ رِجَالٌ وَنِسَاءٌ عُرَاةٌ، وَإِذَا هُمْ يَأْتِيهِمْ لَهَبٌ مِنْ أَسْفَلَ مِنْهُمْ، فَإِذَا أَتَاهُمْ ذَلِكَ اللَّهَبُ ضَوْضَوْا ـ قَالَ ـ قُلْتُ لَهُمَا مَا هَؤُلاَءِ قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقِ انْطَلِقْ‏.‏ قَالَ فَانْطَلَقْنَا فَأَتَيْنَا عَلَى نَهَرٍ ـ حَسِبْتُ أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ ـ أَحْمَرَ مِثْلِ الدَّمِ، وَإِذَا فِي النَّهَرِ رَجُلٌ سَابِحٌ يَسْبَحُ، وَإِذَا عَلَى شَطِّ النَّهَرِ رَجُلٌ قَدْ جَمَعَ عِنْدَهُ حِجَارَةً كَثِيرَةً، وَإِذَا ذَلِكَ السَّابِحُ يَسْبَحُ مَا يَسْبَحُ، ثُمَّ يَأْتِي ذَلِكَ الَّذِي قَدْ جَمَعَ عِنْدَهُ الْحِجَارَةَ فَيَفْغَرُ لَهُ فَاهُ فَيُلْقِمُهُ حَجَرًا فَيَنْطَلِقُ يَسْبَحُ، ثُمَّ يَرْجِعُ إِلَيْهِ، كُلَّمَا رَجَعَ إِلَيْهِ فَغَرَ لَهُ فَاهُ فَأَلْقَمَهُ حَجَرًا ـ قَالَ ـ قُلْتُ لَهُمَا مَا هَذَانِ قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقِ انْطَلِقْ‏.‏ قَالَ فَانْطَلَقْنَا فَأَتَيْنَا عَلَى رَجُلٍ كَرِيهِ الْمَرْآةِ كَأَكْرَهِ مَا أَنْتَ رَاءٍ رَجُلاً مَرْآةً، وَإِذَا عِنْدَهُ نَارٌ يَحُشُّهَا وَيَسْعَى حَوْلَهَا ـ قَالَ ـ قُلْتُ لَهُمَا مَا هَذَا قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقِ انْطَلِقْ‏.‏ فَانْطَلَقْنَا فَأَتَيْنَا عَلَى رَوْضَةٍ مُعْتَمَّةٍ فِيهَا مِنْ كُلِّ نَوْرِ الرَّبِيعِ، وَإِذَا بَيْنَ ظَهْرَىِ الرَّوْضَةِ رَجُلٌ طَوِيلٌ لاَ أَكَادُ أَرَى رَأْسَهُ طُولاً فِي السَّمَاءِ، وَإِذَا حَوْلَ الرَّجُلِ مِنْ أَكْثَرِ وِلْدَانٍ رَأَيْتُهُمْ قَطُّ ـ قَالَ ـ قُلْتُ لَهُمَا مَا هَذَا مَا هَؤُلاَءِ قَالَ قَالاَ لِي انْطَلِقِ انْطَلِقْ‏.‏ ـ قَالَ ـ فَانْطَلَقْنَا فَانْتَهَيْنَا إِلَى رَوْضَةٍ عَظِيمَةٍ لَمْ أَرَ رَوْضَةً قَطُّ أَعْظَمَ مِنْهَا وَلاَ أَحْسَنَ‏.‏ ـ قَالَ ـ قَالاَ لِي ارْقَ فِيهَا‏.‏ قَالَ فَارْتَقَيْنَا فِيهَا فَانْتَهَيْنَا إِلَى مَدِينَةٍ مَبْنِيَّةٍ بِلَبِنِ ذَهَبٍ وَلَبِنِ فِضَّةٍ، فَأَتَيْنَا باب الْمَدِينَةِ فَاسْتَفْتَحْنَا فَفُتِحَ لَنَا، فَدَخَلْنَاهَا فَتَلَقَّانَا فِيهَا رِجَالٌ شَطْرٌ مِنْ خَلْقِهِمْ كَأَحْسَنِ مَا أَنْتَ رَاءٍ، وَشَطْرٌ كَأَقْبَحِ مَا أَنْتَ رَاءٍ ـ قَالَ ـ قَالاَ لَهُمُ اذْهَبُوا فَقَعُوا فِي ذَلِكَ النَّهَرِ‏.‏ قَالَ وَإِذَا نَهَرٌ مُعْتَرِضٌ يَجْرِي كَأَنَّ مَاءَهُ الْمَحْضُ فِي الْبَيَاضِ، فَذَهَبُوا فَوَقَعُوا فِيهِ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَيْنَا قَدْ ذَهَبَ ذَلِكَ السُّوءُ عَنْهُمْ، فَصَارُوا فِي أَحْسَنِ صُورَةٍ ـ قَالَ ـ قَالاَ لِي هَذِهِ جَنَّةُ عَدْنٍ، وَهَذَاكَ مَنْزِلُكَ‏.‏ قَالَ فَسَمَا بَصَرِي صُعُدًا، فَإِذَا قَصْرٌ مِثْلُ الرَّبَابَةِ الْبَيْضَاءِ ـ قَالَ ـ قَالاَ هَذَاكَ مَنْزِلُكَ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَهُمَا بَارَكَ اللَّهُ فِيكُمَا، ذَرَانِي فَأَدْخُلَهُ‏.‏ قَالاَ أَمَّا الآنَ فَلاَ وَأَنْتَ دَاخِلُهُ‏.‏ قَالَ قُلْتُ لَهُمَا فَإِنِّي قَدْ رَأَيْتُ مُنْذُ اللَّيْلَةِ عَجَبًا، فَمَا هَذَا الَّذِي رَأَيْتُ قَالَ قَالاَ لِي أَمَا إِنَّا سَنُخْبِرُكَ، أَمَّا الرَّجُلُ الأَوَّلُ الَّذِي أَتَيْتَ عَلَيْهِ يُثْلَغُ رَأْسُهُ بِالْحَجَرِ، فَإِنَّهُ الرَّجُلُ يَأْخُذُ الْقُرْآنَ فَيَرْفُضُهُ وَيَنَامُ عَنِ الصَّلاَةِ الْمَكْتُوبَةِ، وَأَمَّا الرَّجُلُ الَّذِي أَتَيْتَ عَلَيْهِ يُشَرْشَرُ شِدْقُهُ إِلَى قَفَاهُ، وَمَنْخِرُهُ إِلَى قَفَاهُ، وَعَيْنُهُ إِلَى قَفَاهُ، فَإِنَّهُ الرَّجُلُ يَغْدُو مِنْ بَيْتِهِ فَيَكْذِبُ الْكَذْبَةَ تَبْلُغُ الآفَاقَ، وَأَمَّا الرِّجَالُ وَالنِّسَاءُ الْعُرَاةُ الَّذِينَ فِي مِثْلِ بِنَاءِ التَّنُّورِ فَإِنَّهُمُ الزُّنَاةُ وَالزَّوَانِي‏.‏ وَأَمَّا الرَّجُلُ الَّذِي أَتَيْتَ عَلَيْهِ يَسْبَحُ فِي النَّهَرِ وَيُلْقَمُ الْحَجَرَ، فَإِنَّهُ آكِلُ الرِّبَا، وَأَمَّا الرَّجُلُ الْكَرِيهُ الْمَرْآةِ الَّذِي عِنْدَ النَّارِ يَحُشُّهَا وَيَسْعَى حَوْلَهَا، فَإِنَّهُ مَالِكٌ خَازِنُ جَهَنَّمَ، وَأَمَّا الرَّجُلُ الطَّوِيلُ الَّذِي فِي الرَّوْضَةِ فَإِنَّهُ إِبْرَاهِيمُ صلى الله عليه وسلم وَأَمَّا الْوِلْدَانُ الَّذِينَ حَوْلَهُ فَكُلُّ مَوْلُودٍ مَاتَ عَلَى الْفِطْرَةِ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَقَالَ بَعْضُ الْمُسْلِمِينَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَأَوْلاَدُ الْمُشْرِكِينَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَأَوْلاَدُ الْمُشْرِكِينَ‏.‏ وَأَمَّا الْقَوْمُ الَّذِينَ كَانُوا شَطْرٌ مِنْهُمْ حَسَنًا وَشَطَرٌ مِنْهُمْ قَبِيحًا، فَإِنَّهُمْ قَوْمٌ خَلَطُوا عَمَلاً صَالِحًا وَآخَرَ سَيِّئًا، تَجَاوَزَ اللَّهُ عَنْهُمْ ‏"‏‏.‏

J'ai été informé par Mu'ammal ibn Hishâm Abû Hishâm qui nous a rapporté d'après Ismâ'îl ibn Ibrâhîm, d'après 'Awf, d'après Abû Rajâ', d'après Samura ibn Jundub (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) disait souvent à ses compagnons : « L'un d'entre vous a-t-il fait un rêve ? » Celui à qui Allah voulait qu'il en parle le racontait. Un matin, il dit : « Cette nuit, deux visiteurs sont venus me trouver et m'ont dit : « Pars. » Je suis donc parti avec eux. Nous arrivâmes auprès d'un homme couché sur le dos, tandis qu'un autre se tenait debout près de lui avec une pierre. Il la lançait sur la tête de l'homme couché, lui écrasant le crâne. La pierre roulait alors de côté, et l'homme allait la chercher pour recommencer. Je demandai : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? » Ils répondirent : « Avance. » Nous arrivâmes auprès d'un homme couché sur le dos, tandis qu'un autre se tenait debout près de lui avec un crochet de fer. Il lui déchirait la commissure des lèvres jusqu'à la nuque, ainsi que la narine et l'œil jusqu'à la nuque. Puis il passait de l'autre côté et faisait de même. À peine avait-il fini qu'il recommençait. Je demandai : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? » Ils répondirent : « Avance. » Nous arrivâmes à une sorte de fourneau – je crois qu'il dit – d'où provenaient des clameurs et des voix. Nous regardâmes à l'intérieur et vîmes des hommes et des femmes nus. Un feu leur montait d'en dessous, et lorsqu'il les atteignait, ils poussaient des cris. Je demandai : « Qui sont ceux-là ? » Ils répondirent : « Avance, avance. » Nous arrivâmes à un fleuve – je crois qu'il dit – rouge comme du sang. Un homme nageait dans le fleuve, tandis qu'un autre, sur la berge, avait amassé un tas de pierres. Chaque fois que le nageur revenait vers lui, l'autre lui ouvrait la bouche et y jetait une pierre, puis le nageur repartait. Je demandai : « Qui sont ces deux-là ? » Ils répondirent : « Avance, avance. » Nous arrivâmes auprès d'un homme d'une laideur repoussante, tel que tu n'en as jamais vu. Il attisait un feu et courait autour. Je demandai : « Qui est celui-là ? » Ils répondirent : « Avance, avance. » Nous arrivâmes à un jardin verdoyant, rempli des fleurs du printemps. Au milieu du jardin se tenait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient les enfants les plus nombreux que j'aie jamais vus. Je demandai : « Qui est celui-là ? Qui sont ceux-là ? » Ils répondirent : « Avance, avance. » Nous arrivâmes à un jardin immense, plus grand et plus beau que tout ce que j'avais vu. Ils me dirent : « Monte. » Nous montâmes et arrivâmes à une cité construite de briques d'or et d'argent. Nous en atteignîmes la porte, demandâmes à entrer, et on nous ouvrit. Nous y entrâmes et fûmes accueillis par des hommes dont une moitié était d'une beauté parfaite et l'autre moitié d'une laideur repoussante. Ils leur dirent : « Allez vous jeter dans ce fleuve. » Il y avait un fleuve qui coulait en travers, dont l'eau semblait d'un blanc pur. Ils s'y jetèrent, puis revinrent vers nous, leur laideur ayant disparu, et ils étaient dans la plus belle apparence. Ils me dirent : « Voici le Jardin d'Éden, et voici ta demeure. » Mon regard s'éleva, et je vis un palais semblable à un nuage blanc. Ils dirent : « Voici ta demeure. » Je dis : « Que Dieu vous bénisse ! Laissez-moi y entrer. » Ils répondirent : « Pour l'instant, non, mais tu y entreras. » Je dis : « Cette nuit, j'ai vu des choses étranges. Que signifient-elles ? » Ils répondirent : « Nous allons te l'expliquer. L'homme dont tu as vu la tête écrasée par une pierre est celui qui apprend le Coran puis le délaisse et dort au lieu d'accomplir la prière prescrite. Celui dont tu as vu la bouche, les narines et les yeux déchirés jusqu'à la nuque est celui qui sort de chez lui pour proférer des mensonges qui se répandent aux quatre coins du monde. Les hommes et les femmes nus dans le fourneau sont les fornicateurs et les fornicatrices. L'homme que tu as vu nager dans le fleuve et à qui l'on jetait des pierres dans la bouche est celui qui pratique l'usure. L'homme laid qui attisait le feu est Mâlik, le gardien de l'Enfer. L'homme grand dans le jardin est Ibrâhîm (Abraham) (ﷺ), et les enfants autour de lui sont tous les enfants morts en état de fitra (nature originelle). » Certains musulmans dirent : « Ô Messager d'Allah, et les enfants des polythéistes ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) répondit : « Et les enfants des polythéistes. Quant aux gens dont une moitié était belle et l'autre laide, ce sont ceux qui ont mêlé de bonnes et de mauvaises actions. Allah leur a pardonné. »

Samura bin Jundub