Isḥāq nous a informés, ʿAffān nous a rapporté, Wuhaib nous a rapporté, Mūsā ibn ʿUqba nous a rapporté, j'ai entendu Abū al-Naḍr rapporter, d'après Busr ibn Saʿīd, d'après Zayd ibn Thābit, que le Prophète (ﷺ) s'était aménagé une chambre dans la mosquée avec des nattes de jonc. Le Messager d'Allāh (ﷺ) y pria plusieurs nuits, jusqu'à ce que des gens se rassemblent autour de lui. Puis, une nuit, ils ne l'entendirent plus et crurent qu'il s'était endormi. Certains d'entre eux se mirent à toussoter pour qu'il sorte vers eux. Il dit alors : *« Votre comportement que j'ai observé ne cesse de me préoccuper, au point que je crains qu'il ne vous soit prescrit. S'il vous était prescrit, vous ne pourriez l'accomplir. Priez donc, ô gens, dans vos maisons, car la meilleure prière de l'homme est celle qu'il accomplit chez lui, excepté la prière obligatoire. »*
Yūsuf ibn Mūsā nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après Burayd ibn Abī Burda, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā al-Ashʿarī, qui a dit : On posa au Messager d'Allāh (ﷺ) des questions qu'il n'apprécia pas. Lorsqu'on insista trop, il se mit en colère et dit : *« Interrogez-moi. »* Un homme se leva et dit : "Ô Messager d'Allāh, qui est mon père ?" Il répondit : *« Ton père est Ḥudhāfa. »* Puis un autre se leva et dit : "Ô Messager d'Allāh, qui est mon père ?" Il répondit : *« Ton père est Sālim, le client de Shayba. »* Lorsque ʿUmar vit la colère sur le visage du Messager d'Allāh (ﷺ), il dit : "Nous nous repentons à Allāh le Puissant et Majestueux."
Mūsā nous a rapporté, Abū ʿAwāna nous a rapporté, ʿAbd al-Malik nous a rapporté, d'après Warrād, le scribe d'al-Mughīra, qui a dit : Muʿāwiya écrivit à al-Mughīra : "Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allāh (ﷺ)." Il lui écrivit : Le Prophète d'Allāh (ﷺ) disait à la fin de chaque prière : *« Il n'y a de divinité qu'Allāh, Unique, sans associé. À Lui appartient la royauté et à Lui la louange, et Il est Omnipotent. Ô Allāh, nul ne peut retenir ce que Tu donnes, et nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la fortune de celui qui en jouit ne lui sert à rien face à Toi. »* Il lui écrivit également qu'il interdisait les commérages, les questions excessives, le gaspillage des biens, la désobéissance aux mères, l'enterrement des filles vivantes, et le fait de refuser de donner ou de demander avec insistance.
Sulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Ḥammād ibn Zayd nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas, qui a dit : Nous étions chez ʿUmar lorsqu'il dit : *« Nous avons été interdits de nous donner de la peine (ou de nous surcharger). »*
Hadiths 7294https://sunnah.com/bukhari:7294
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،. وَحَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه. أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ حِينَ زَاغَتِ الشَّمْسُ فَصَلَّى الظُّهْرَ فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَذَكَرَ السَّاعَةَ، وَذَكَرَ أَنَّ بَيْنَ يَدَيْهَا أُمُورًا عِظَامًا ثُمَّ قَالَ " مَنْ أَحَبَّ أَنْ يَسْأَلَ عَنْ شَىْءٍ فَلْيَسْأَلْ عَنْهُ، فَوَاللَّهِ لاَ تَسْأَلُونِي عَنْ شَىْءٍ إِلاَّ أَخْبَرْتُكُمْ بِهِ، مَا دُمْتُ فِي مَقَامِي هَذَا ". قَالَ أَنَسٌ فَأَكْثَرَ النَّاسُ الْبُكَاءَ، وَأَكْثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقُولَ " سَلُونِي ". فَقَالَ أَنَسٌ فَقَامَ إِلَيْهِ رَجُلٌ فَقَالَ أَيْنَ مَدْخَلِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " النَّارُ ". فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُذَافَةَ فَقَالَ مَنْ أَبِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " أَبُوكَ حُذَافَةُ ". قَالَ ثُمَّ أَكْثَرَ أَنْ يَقُولَ " سَلُونِي سَلُونِي ". فَبَرَكَ عُمَرُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلاَمِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم رَسُولاً. قَالَ فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ عُمَرُ ذَلِكَ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ عُرِضَتْ عَلَىَّ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ آنِفًا فِي عُرْضِ هَذَا الْحَائِطِ وَأَنَا أُصَلِّي، فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ فِي الْخَيْرِ وَالشَّرِّ ".
Nous a rapporté Abou Al-Yamân, nous a informé Chou'ayb, d'après Az-Zouhri. Et m'a rapporté Mahmoud, nous a rapporté 'Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zouhri, qui m'a informé qu'Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Prophète (ﷺ) sortit lorsque le soleil déclina et accomplit la prière de Dhuhr. Lorsqu'il eut terminé le salut, il monta sur le minbar et évoqua l'Heure, mentionnant que de grands événements la précéderaient. Puis il dit : « Que celui qui souhaite poser une question le fasse, car, par Allah, vous ne me questionnerez sur rien sans que je vous en informe, tant que je demeure en cette place. » Anas ajouta : Les gens se mirent à pleurer abondamment, et le Messager d'Allah (ﷺ) répéta souvent : « Interrogez-moi. » Un homme se leva alors et demanda : « Où serai-je admis, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « En Enfer. » Puis 'Abdullah ibn Houdhâfa se leva et demanda : « Qui est mon père, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Ton père est Houdhâfa. » Le Prophète (ﷺ) insista encore : « Interrogez-moi, interrogez-moi. » 'Omar se mit alors à genoux et dit : « Nous sommes satisfaits d'Allah comme Seigneur, de l'Islam comme religion et de Mohammed (ﷺ) comme Messager. » Le Messager d'Allah (ﷺ) se tut lorsque 'Omar eut prononcé ces paroles, puis il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, le Paradis et l'Enfer m'ont été présentés tout à l'heure, dans l'espace de ce mur, alors que je priais. Je n'ai jamais vu un jour comme celui-ci, tant pour le bien que pour le mal. »
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd Ar-Rahîm, nous a informé Rawh ibn 'Ubâda, nous a rapporté Chou'ba, qui m'a informé que Mûsâ ibn Anas a dit : J'ai entendu Anas ibn Mâlik dire qu'un homme demanda : « Ô Prophète d'Allah, qui est mon père ? » Il répondit : « Ton père est untel. » Puis fut révélée la parole d'Allah : *« Ô vous qui avez cru ! Ne posez pas de questions sur des choses... »* (Sourate 5, Al-Mâ'ida, verset 101).
Nous a rapporté Al-Hasan ibn Sabbâh, nous a rapporté Chabâba, nous a rapporté Warqâ', d'après 'Abdullah ibn 'Abd Ar-Rahmân, qui a entendu Anas ibn Mâlik dire que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Les gens ne cesseront de s'interroger jusqu'à ce qu'ils disent : "Voici Allah, le Créateur de toute chose, mais qui a créé Allah ?" »
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Ubayd ibn Maymûn, nous a rapporté 'Îsâ ibn Yûnus, d'après Al-A'mach, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama, d'après Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Je me trouvais avec le Prophète (ﷺ) dans un champ de Médine, alors qu'il s'appuyait sur un bâton de palmier. Nous passâmes près d'un groupe de Juifs, et l'un d'eux dit : « Interrogez-le au sujet de l'esprit. » Un autre dit : « Ne l'interrogez pas, de peur qu'il ne vous dise ce que vous détestez. » Ils se levèrent alors et dirent : « Ô Abou Al-Qâsim, parle-nous de l'esprit. » Le Prophète (ﷺ) se tint debout un moment, regardant, et je sus qu'il recevait la révélation. Je m'éloignai de lui jusqu'à ce que la révélation soit achevée, puis il dit : *« Ils t'interrogent au sujet de l'esprit. Dis : "L'esprit relève de l'ordre de mon Seigneur." »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 85).
Hadiths 7298https://sunnah.com/bukhari:7298
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ اتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ فَاتَّخَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَ مِنْ ذَهَبٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي اتَّخَذْتُ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ ". فَنَبَذَهُ وَقَالَ " إِنِّي لَنْ أَلْبَسَهُ أَبَدًا " فَنَبَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَهُمْ.
Nous a rapporté Abou Nu'aym, nous a rapporté Sufyân, d'après 'Abdullah ibn Dînâr, d'après Ibn 'Umar (qu'Allah les agrée tous deux), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) se fit faire un anneau en or, et les gens se firent des anneaux en or. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Je me suis fait faire un anneau en or. » Puis il le jeta et dit : « Je ne le porterai jamais. » Les gens jetèrent alors leurs anneaux.
Hadiths 7299https://sunnah.com/bukhari:7299
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُوَاصِلُوا ". قَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ. قَالَ " إِنِّي لَسْتُ مِثْلَكُمْ، إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي ". فَلَمْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ ـ قَالَ ـ فَوَاصَلَ بِهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَيْنِ أَوْ لَيْلَتَيْنِ، ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَأَخَّرَ الْهِلاَلُ لَزِدْتُكُمْ ". كَالْمُنَكِّلِ لَهُمْ.
Nous a rapporté 'Abdullah ibn Muhammad, nous a rapporté Hichâm, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zouhri, d'après Abou Salama, d'après Abou Hourayra, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne faites pas le jeûne continu (al-wisâl). » Ils dirent : « Mais toi, tu le fais. » Il répondit : « Je ne suis pas comme vous, car mon Seigneur me nourrit et m'abreuve pendant la nuit. » Mais ils ne cessèrent pas le jeûne continu. Le Prophète (ﷺ) le pratiqua alors avec eux pendant un ou deux jours, puis ils virent le croissant de lune. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si le croissant avait tardé, je vous aurais encore imposé ce jeûne, » comme pour les punir.
Nous a rapporté 'Umar ibn Hafs ibn Ghiyâth, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Al-A'mach, nous a rapporté Ibrâhîm At-Taymî, qui a dit : Mon père m'a rapporté qu'Ali (qu'Allah l'agrée) nous fit un sermon sur un minbar de briques, portant une épée à laquelle était suspendu un parchemin. Il dit : « Par Allah, nous ne possédons aucun livre à lire, si ce n'est le Livre d'Allah et ce qui est écrit sur ce parchemin. » Il le déroula, et il y était écrit les valeurs des chamelles pour le prix du sang, ainsi que : « Médine est un territoire sacré, de 'Ayr à tel endroit. Quiconque y commet une innovation ou donne asile à un innovateur, la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui. Allah n'acceptera de lui ni compensation ni rançon. » Il y était aussi écrit : « Le pacte des musulmans est unique, et même le plus humble d'entre eux peut le faire respecter. Quiconque trahit un musulman, la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui. Allah n'acceptera de lui ni compensation ni rançon. » Et il y était encore écrit : « Quiconque prend pour alliés des gens sans l'autorisation de ses propres alliés, la malédiction d'Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui. Allah n'acceptera de lui ni compensation ni rançon. »
Hadiths 7301https://sunnah.com/bukhari:7301
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ قَالَتْ عَائِشَةُ ـ رَضِيَ الله عنها ـ صَنَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا تَرَخَّصَ وَتَنَزَّهَ عَنْهُ قَوْمٌ، فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَحَمِدَ اللَّهَ ثُمَّ قَالَ " مَا بَالُ أَقْوَامٍ يَتَنَزَّهُونَ عَنِ الشَّىْءِ أَصْنَعُهُ، فَوَاللَّهِ إِنِّي أَعْلَمُهُمْ بِاللَّهِ، وَأَشَدُّهُمْ لَهُ خَشْيَةً " .
Nous a rapporté 'Umar ibn Hafs, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Al-A'mach, nous a rapporté Muslim, d'après Masrûq, qui a dit : 'Â'icha (qu'Allah l'agrée) a dit : Le Prophète (ﷺ) fit une chose en se permettant une facilité, mais des gens s'en abstinrent par scrupule. Cela parvint au Prophète (ﷺ), qui loua Allah puis dit : « Que veulent donc ces gens qui s'abstiennent de faire ce que je fais ? Par Allah, je suis celui qui Le connaît le mieux et celui qui Le craint le plus. »
Hadiths 7302https://sunnah.com/bukhari:7302
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنْ نَافِعِ بْنِ عُمَرَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ كَادَ الْخَيِّرَانِ أَنْ يَهْلِكَا أَبُو بَكْرٍ، وَعُمَرُ، لَمَّا قَدِمَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَفْدُ بَنِي تَمِيمٍ، أَشَارَ أَحَدُهُمَا بِالأَقْرَعِ بْنِ حَابِسٍ الْحَنْظَلِيِّ أَخِي بَنِي مُجَاشِعٍ، وَأَشَارَ الآخَرُ بِغَيْرِهِ، فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لِعُمَرَ إِنَّمَا أَرَدْتَ خِلاَفِي. فَقَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ. فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَنَزَلَتْ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَرْفَعُوا أَصْوَاتَكُمْ} إِلَى قَوْلِهِ {عَظِيمٌ}. قَالَ ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ قَالَ ابْنُ الزُّبَيْرِ فَكَانَ عُمَرُ بَعْدُ ـ وَلَمْ يَذْكُرْ ذَلِكَ عَنْ أَبِيهِ يَعْنِي أَبَا بَكْرٍ ـ إِذَا حَدَّثَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِحَدِيثٍ حَدَّثَهُ كَأَخِي السِّرَارِ، لَمْ يُسْمِعْهُ حَتَّى يَسْتَفْهِمَهُ.
Nous avons été informés par Muhammad ibn Muqātil, qui a reçu le récit de Wakī‘, d’après Nāfi‘ ibn ‘Umar, d’après Ibn Abī Mulayka, qui a dit : Les deux vertueux, Abū Bakr et ‘Umar, faillirent périr. Lorsque la délégation de Banū Tamīm se présenta au Prophète (ﷺ), l’un d’eux suggéra al-Aqra‘ ibn Hābis al-Hanzalī, frère de Banū Mujāshi‘, tandis que l’autre proposa un autre. Abū Bakr dit alors à ‘Umar : « Tu n’as voulu que me contredire. » ‘Umar répondit : « Je n’ai point voulu te contredire. » Leurs voix s’élevèrent alors auprès du Prophète (ﷺ), et ce verset fut révélé : *« Ô vous qui avez cru ! N’élevez pas vos voix… »* jusqu’à *« … immense »* (Coran 49:2-3). Ibn Abī Mulayka ajouta qu’Ibn al-Zubayr rapporta qu’après cela, ‘Umar – sans mentionner cela à propos de son père, Abū Bakr – lorsqu’il rapportait un hadith au Prophète (ﷺ), le faisait comme en secret, ne le lui faisant entendre que lorsqu’il lui demandait de répéter.
Nous avons été informés par Ismā‘īl, qui a reçu le récit de Mālik, d’après Hishām ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Ā’isha, Mère des Croyants, que le Messager d’Allah (ﷺ), durant sa maladie, dit : *« Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière pour les gens. »* ‘Ā’isha dit : « Je répondis : Si Abū Bakr se tient à ta place, les gens n’entendront pas sa voix à cause de ses pleurs. Ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Le Prophète (ﷺ) répéta : *« Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière pour les gens. »* ‘Ā’isha dit alors à Hafsa : « Dis-lui que si Abū Bakr se tient à sa place, les gens n’entendront pas sa voix à cause de ses pleurs, et qu’il ordonne plutôt à ‘Umar de diriger la prière. » Hafsa le fit, et le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Vous êtes bien les compagnes de Yūsuf ! Ordonnez à Abū Bakr de diriger la prière pour les gens. »* Plus tard, Hafsa dit à ‘Ā’isha : « Je n’ai jamais tiré de bien de toi. »
Hadiths 7304https://sunnah.com/bukhari:7304
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ جَاءَ عُوَيْمِرٌ إِلَى عَاصِمِ بْنِ عَدِيٍّ فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً فَيَقْتُلُهُ، أَتَقْتُلُونَهُ بِهِ سَلْ لِي يَا عَاصِمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ فَكَرِهَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمَسَائِلَ وَعَابَ، فَرَجَعَ عَاصِمٌ فَأَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَرِهَ الْمَسَائِلَ فَقَالَ عُوَيْمِرٌ وَاللَّهِ لآتِيَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَجَاءَ وَقَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى الْقُرْآنَ خَلْفَ عَاصِمٍ فَقَالَ لَهُ " قَدْ أَنْزَلَ اللَّهُ فِيكُمْ قُرْآنًا ". فَدَعَا بِهِمَا فَتَقَدَّمَا فَتَلاَعَنَا، ثُمَّ قَالَ عُوَيْمِرٌ كَذَبْتُ عَلَيْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنْ أَمْسَكْتُهَا. فَفَارَقَهَا وَلَمْ يَأْمُرْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِفِرَاقِهَا، فَجَرَتِ السُّنَّةُ فِي الْمُتَلاَعِنَيْنِ. وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " انْظُرُوهَا فَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَحْمَرَ قَصِيرًا مِثْلَ وَحَرَةٍ فَلاَ أُرَاهُ إِلاَّ قَدْ كَذَبَ، وَإِنْ جَاءَتْ بِهِ أَسْحَمَ أَعْيَنَ ذَا أَلْيَتَيْنِ فَلاَ أَحْسِبُ إِلاَّ قَدْ صَدَقَ عَلَيْهَا ". فَجَاءَتْ بِهِ عَلَى الأَمْرِ الْمَكْرُوهِ.
Nous avons été informés par Ādam, qui a reçu le récit d’Ibn Abī Dhi’b, d’après al-Zuhrī, d’après Sahl ibn Sa‘d al-Sā‘idī, qui dit : ‘Uwaymir vint trouver ‘Āsim ibn ‘Adī et lui demanda : « Que penses-tu d’un homme qui trouve un autre homme avec sa femme et le tue ? Le tuerez-vous pour cela ? » Il lui dit : « Interroge pour moi le Messager d’Allah (ﷺ). » ‘Āsim l’interrogea, mais le Prophète (ﷺ) désapprouva ces questions et les blâma. ‘Āsim revint donc et informa ‘Uwaymir que le Prophète (ﷺ) avait désapprouvé ces questions. ‘Uwaymir dit : « Par Allah, j’irai trouver le Prophète (ﷺ). » Il s’y rendit alors qu’Allah, exalté soit-Il, avait révélé le Coran après le départ de ‘Āsim. Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Allah a révélé un passage du Coran à votre sujet. »* Il les fit venir tous deux et ils procédèrent à la malédiction réciproque (li‘ān). Puis ‘Uwaymir dit : « J’ai menti à son sujet, ô Messager d’Allah, si je la garde. » Il la répudia, et le Prophète (ﷺ) ne lui ordonna pas de le faire. Ainsi fut établie la sunna concernant les époux qui procèdent au li‘ān. Le Prophète (ﷺ) dit ensuite : *« Observez-la : si elle met au monde un enfant rougeâtre et trapu, semblable à un lézard, je ne pense pas qu’il ait menti. Mais si elle met au monde un enfant noir, aux grands yeux et aux larges hanches, je pense qu’il a dit vrai à son sujet. »* Elle mit au monde un enfant conforme à la description redoutée.
Hadiths 7305https://sunnah.com/bukhari:7305
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَوْسٍ النَّصْرِيُّ، وَكَانَ، مُحَمَّدُ بْنُ جُبَيْرِ بْنِ مُطْعِمٍ ذَكَرَ لِي ذِكْرًا مِنْ ذَلِكَ فَدَخَلْتُ عَلَى مَالِكٍ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ انْطَلَقْتُ حَتَّى أَدْخُلَ عَلَى عُمَرَ أَتَاهُ حَاجِبُهُ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ يَسْتَأْذِنُونَ. قَالَ نَعَمْ. فَدَخَلُوا فَسَلَّمُوا وَجَلَسُوا. فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ. فَأَذِنَ لَهُمَا. قَالَ الْعَبَّاسُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ الظَّالِمِ. اسْتَبَّا. فَقَالَ الرَّهْطُ عُثْمَانُ وَأَصْحَابُهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنَهُمَا وَأَرِحْ أَحَدَهُمَا مِنَ الآخَرِ. فَقَالَ اتَّئِدُوا أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ، هَلْ تَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ". يُرِيدُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَفْسَهُ. قَالَ الرَّهْطُ قَدْ قَالَ ذَلِكَ. فَأَقْبَلَ عُمَرُ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ عُمَرُ فَإِنِّي مُحَدِّثُكُمْ عَنْ هَذَا الأَمْرِ، إِنَّ اللَّهَ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فِي هَذَا الْمَالِ بِشَىْءٍ لَمْ يُعْطِهِ أَحَدًا غَيْرَهُ، فَإِنَّ اللَّهَ يَقُولُ {مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْهُمْ فَمَا أَوْجَفْتُمْ} الآيَةَ، فَكَانَتْ هَذِهِ خَالِصَةً لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ وَاللَّهِ مَا احْتَازَهَا دُونَكُمْ وَلاَ اسْتَأْثَرَ بِهَا عَلَيْكُمْ، وَقَدْ أَعْطَاكُمُوهَا وَبَثَّهَا فِيكُمْ، حَتَّى بَقِيَ مِنْهَا هَذَا الْمَالُ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَتِهِمْ مِنْ هَذَا الْمَالِ، ثُمَّ يَأْخُذُ مَا بَقِيَ فَيَجْعَلُهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ، فَعَمِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ حَيَاتَهُ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ تَعْلَمُونَ ذَلِكَ فَقَالُوا نَعَمْ. ثُمَّ قَالَ لِعَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ أَنْشُدُكُمَا اللَّهَ هَلْ تَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ. ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ نَبِيَّهُ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَقَبَضَهَا أَبُو بَكْرٍ فَعَمِلَ فِيهَا بِمَا عَمِلَ فِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَنْتُمَا حِينَئِذٍ ـ وَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ ـ تَزْعُمَانِ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ فِيهَا كَذَا، وَاللَّهُ يَعْلَمُ أَنَّهُ فِيهَا صَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ، ثُمَّ تَوَفَّى اللَّهُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبِي بَكْرٍ. فَقَبَضْتُهَا سَنَتَيْنِ أَعْمَلُ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ جِئْتُمَانِي وَكَلِمَتُكُمَا عَلَى كَلِمَةٍ وَاحِدَةٍ وَأَمْرُكُمَا جَمِيعٌ، جِئْتَنِي تَسْأَلُنِي نَصِيبَكَ مِنِ ابْنِ أَخِيكَ، وَأَتَانِي هَذَا يَسْأَلُنِي نَصِيبَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا فَقُلْتُ إِنْ شِئْتُمَا دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا، عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ تَعْمَلاَنِ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِمَا عَمِلَ فِيهَا أَبُو بَكْرٍ وَبِمَا عَمِلْتُ فِيهَا مُنْذُ وَلِيتُهَا، وَإِلاَّ فَلاَ تُكَلِّمَانِي فِيهَا. فَقُلْتُمَا ادْفَعْهَا إِلَيْنَا بِذَلِكَ. فَدَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ، أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْهِمَا بِذَلِكَ قَالَ الرَّهْطُ نَعَمْ. فَأَقْبَلَ عَلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ هَلْ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا بِذَلِكَ. قَالاَ نَعَمْ. قَالَ أَفَتَلْتَمِسَانِ مِنِّي قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ فَوَالَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ لاَ أَقْضِي فِيهَا قَضَاءً غَيْرَ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ، فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهَا فَادْفَعَاهَا إِلَىَّ، فَأَنَا أَكْفِيكُمَاهَا.
Nous avons été informés par ‘Abd Allāh ibn Yūsuf, qui a reçu le récit de al-Layth, d’après ‘Uqayl, d’après Ibn Shihāb, qui dit : Mālik ibn Aws al-Nasrī m’a informé – et Muhammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im m’avait mentionné une partie de cette histoire –, alors j’entrai chez Mālik et l’interrogeai. Il dit : Je partis jusqu’à entrer chez ‘Umar, lorsque son chambellan Yarfa‘ vint lui dire : « ‘Uthmān, ‘Abd al-Raḥmān, al-Zubayr et Sa‘d demandent la permission d’entrer. » Il dit : « Oui. » Ils entrèrent, saluèrent et s’assirent. Puis il demanda : « ‘Alī et ‘Abbās sont-ils là ? » Il leur permit d’entrer. ‘Abbās dit : « Ô Commandeur des Croyants, juge entre moi et cet oppresseur. » Ils se disputèrent. Le groupe – ‘Uthmān et ses compagnons – dit : « Ô Commandeur des Croyants, juge entre eux et soulage l’un d’eux de l’autre. » ‘Umar dit : « Attendez. Je vous adjure par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons est une aumône »* – désignant par là lui-même ? Le groupe répondit : « Oui, il a dit cela. » ‘Umar se tourna vers ‘Alī et ‘Abbās et leur demanda : « Je vous adjure par Allah, savez-vous que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit cela ? » Ils répondirent : « Oui. » ‘Umar dit : « Je vais vous parler de cette affaire. Allah a accordé à Son Messager (ﷺ) une part spéciale dans ce bien, qu’Il n’a donnée à personne d’autre. Allah dit : *« Ce qu’Allah a attribué à Son messager comme butin pris sur eux… »* (Coran 59:6). Ce bien était donc réservé au Messager d’Allah (ﷺ). Par Allah, il ne l’a pas accaparé pour lui seul ni ne l’a préféré à vous. Il vous l’a distribué et répandu parmi vous, jusqu’à ce qu’il ne reste que ce bien. Le Prophète (ﷺ) dépensait pour sa famille leur subsistance d’une année, puis prenait ce qui restait et le réservait comme bien d’Allah. Le Prophète (ﷺ) a agi ainsi de son vivant. Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis il dit à ‘Alī et ‘Abbās : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis Allah rappela à Lui Son Prophète (ﷺ), et Abū Bakr dit : « Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ). » Il prit ce bien et en usa comme le Messager d’Allah (ﷺ) l’avait fait. Vous deux – et il se tourna vers ‘Alī et ‘Abbās – prétendez qu’Abū Bakr a agi ainsi, alors qu’Allah sait qu’il était véridique, pieux, droit et suivait la vérité. Puis Allah rappela à Lui Abū Bakr, et je dis : « Je suis le successeur du Messager d’Allah (ﷺ) et d’Abū Bakr. » Je pris ce bien et en usai pendant deux ans comme l’avaient fait le Messager d’Allah (ﷺ) et Abū Bakr. Puis vous êtes venus à moi, unis dans vos paroles et votre affaire. Tu es venu me demander ta part de ton neveu, et celui-ci est venu me demander la part de sa femme, issue de son père. Je vous ai dit : « Si vous le souhaitez, je vous le remets, à condition que vous vous engagiez par le pacte d’Allah et Son alliance à en user comme l’ont fait le Messager d’Allah (ﷺ), Abū Bakr, et comme je l’ai fait depuis que j’en ai la charge. Sinon, ne m’en parlez plus. » Vous avez dit : « Remets-le-nous à cette condition. » Je vous l’ai donc remis à cette condition. Je vous adjure par Allah, vous l’ai-je remis à cette condition ? » Le groupe répondit : « Oui. » Il se tourna vers ‘Alī et ‘Abbās et leur demanda : « Je vous adjure par Allah, vous l’ai-je remis à cette condition ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Cherchez-vous de moi un autre jugement ? Par Celui par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, je ne rendrai pas d’autre jugement jusqu’à l’Heure dernière. Si vous êtes incapables de le gérer, remettez-le-moi, et je m’en chargerai pour vous. »
Nous avons été informés par Mūsā ibn Ismā‘īl, qui a reçu le récit de ‘Abd al-Wāḥid, d’après ‘Āṣim, qui dit : Je demandai à Anas : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a-t-il interdit Médine ? » Il répondit : « Oui, entre tel et tel endroit. On ne doit pas y couper ses arbres. Quiconque y commet une innovation ou donne asile à un innovateur, la malédiction d’Allah, des anges et de tous les hommes sera sur lui. » ‘Āṣim ajouta : Mūsā ibn Anas m’a informé qu’il avait dit : « ou donne asile à un innovateur. »
Nous avons été informés par Sa‘īd ibn Talīd, qui a reçu le récit d’Ibn Wahb, d’après ‘Abd al-Raḥmān ibn Shurayḥ et d’autres, d’après Abū al-Aswad, d’après ‘Urwa, qui dit : ‘Abd Allāh ibn ‘Amr effectua le pèlerinage parmi nous, et je l’entendis dire : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : *« Certes, Allah ne retire pas la science en l’arrachant aux gens, mais Il la retire en rappelant à Lui les savants avec leur science. Il ne restera alors que des gens ignorants, à qui l’on demandera des avis juridiques et qui répondront selon leur opinion, égarant ainsi et s’égarant. »* Je rapportai cela à ‘Ā’isha, l’épouse du Prophète (ﷺ). Plus tard, ‘Abd Allāh ibn ‘Amr effectua un autre pèlerinage, et elle me dit : « Ô fils de ma sœur, va trouver ‘Abd Allāh et vérifie auprès de lui ce que tu m’as rapporté. » Je vins donc le trouver et l’interrogeai, et il me rapporta la même chose que précédemment. Je revins vers ‘Ā’isha et l’en informai. Elle s’étonna et dit : « Par Allah, ‘Abd Allāh ibn ‘Amr a bien retenu cela ! »
Nous avons été informés par ‘Abdān, qui a reçu le récit d’Abū Ḥamza, qui dit avoir entendu al-A‘mash dire : J’ai interrogé Abū Wā’il : « As-tu assisté à Ṣiffīn ? » Il répondit : « Oui. » Et j’entendis Sahl ibn Ḥunayf dire : « Ô gens, méfiez-vous de votre opinion en matière de religion ! Je me suis vu le jour d’Abū Jandal : si j’avais pu m’opposer à l’ordre du Messager d’Allah (ﷺ), je l’aurais fait. Chaque fois que nous posions nos épées sur nos épaules pour une affaire qui nous effrayait, elles nous menaient vers une chose que nous reconnaissions, sauf cette affaire-là. » Abū Wā’il ajouta : « J’ai assisté à Ṣiffīn, et quel mauvais jour que Ṣiffīn ! »
Hadiths 7309https://sunnah.com/bukhari:7309
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ الْمُنْكَدِرِ، يَقُولُ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ مَرِضْتُ فَجَاءَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَبُو بَكْرٍ وَهُمَا مَاشِيَانِ، فَأَتَانِي وَقَدْ أُغْمِيَ عَلَىَّ فَتَوَضَّأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ صَبَّ وَضُوءَهُ عَلَىَّ فَأَفَقْتُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ـ وَرُبَّمَا قَالَ سُفْيَانُ فَقُلْتُ أَىْ رَسُولَ اللَّهِ ـ كَيْفَ أَقْضِي فِي مَالِي كَيْفَ أَصْنَعُ فِي مَالِي قَالَ فَمَا أَجَابَنِي بِشَىْءٍ حَتَّى نَزَلَتْ آيَةُ الْمِيرَاثِ.
Nous avons été informés par ‘Alī ibn ‘Abd Allāh, qui a reçu le récit de Sufyān, qui dit avoir entendu Ibn al-Munkadir dire : J’ai entendu Jābir ibn ‘Abd Allāh dire : J’étais malade, et le Messager d’Allah (ﷺ) vint me rendre visite, accompagné d’Abū Bakr, tous deux marchant à pied. Il vint à moi alors que j’avais perdu connaissance. Le Messager d’Allah (ﷺ) fit ses ablutions, puis versa son eau sur moi, et je repris connaissance. Je dis : « Ô Messager d’Allah » – et Sufyān dit parfois : « Je dis : Ô Messager d’Allah » – « comment dois-je disposer de mes biens ? Comment dois-je agir avec mes biens ? » Il ne me répondit rien jusqu’à ce que soit révélée le verset sur l’héritage.