Nous a rapporté 'Ubaydullah ibn 'Umar ibn Maysara, nous a rapporté 'Abdullah ibn Yazid, nous a rapporté Haywa et Ibn Lahia, qui ont dit : Nous a rapporté Abu Hani al-Khawlani, qu'il a entendu Abu 'Abd al-Rahman al-Hubuli dire : J'ai entendu 'Abdullah ibn 'Amr dire : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est aucune troupe combattante qui part en expédition dans le sentier d'Allah et obtient du butin sans qu'ils n'aient hâté les deux tiers de leur récompense de l'Au-delà, et il leur reste le tiers. Mais s'ils n'obtiennent pas de butin, leur récompense leur est complète. »
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Amr ibn al-Sarh, nous a rapporté Ibn Wahb, d'après Yahya ibn Ayyub et Sa'id ibn Abi Ayyub, d'après Zabban ibn Fa'id, d'après Sahl ibn Mu'adh, d'après son père, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Certes, la prière, le jeûne et le dhikr sont multipliés par sept cents fois par rapport à la dépense dans le sentier d'Allah. »
Nous a rapporté 'Abd al-Wahhab ibn Najda, nous a rapporté Baqiyya ibn al-Walid, d'après Ibn Thawban, d'après son père, qui remonte à Makhul, jusqu'à 'Abd al-Rahman ibn Ghunm al-Ash'ari, que Abu Malik al-Ash'ari a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Celui qui part combattre dans le sentier d'Allah et meurt, ou est tué, ou dont le cheval ou le chameau le fait tomber, ou qui est mordu par un reptile, ou meurt dans son lit, ou de quelque mort que ce soit par la volonté d'Allah, celui-là est un martyr et il aura le Paradis. »
Nous a rapporté Sa'id ibn Mansur, nous a rapporté 'Abdullah ibn Wahb, m'a rapporté Abu Hani, d'après 'Amr ibn Malik, d'après Fadala ibn 'Ubayd, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Tout mort voit son œuvre scellée, sauf le murabit (celui qui garde les frontières), car son œuvre continue de croître jusqu'au Jour de la Résurrection, et il est préservé des épreuves de la tombe. »
Hadiths 2501https://sunnah.com/abudawud:2501
حَدَّثَنَا أَبُو تَوْبَةَ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ، - يَعْنِي ابْنَ سَلاَّمٍ - عَنْ زَيْدٍ، - يَعْنِي ابْنَ سَلاَّمٍ - أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا سَلاَّمٍ، قَالَ حَدَّثَنِي السَّلُولِيُّ أَبُو كَبْشَةَ، أَنَّهُ حَدَّثَهُ سَهْلُ ابْنُ الْحَنْظَلِيَّةِ، أَنَّهُمْ سَارُوا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ فَأَطْنَبُوا السَّيْرَ حَتَّى كَانَتْ عَشِيَّةً، فَحَضَرْتُ الصَّلاَةَ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَاءَ رَجُلٌ فَارِسٌ فَقَالَ : يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي انْطَلَقْتُ بَيْنَ أَيْدِيكُمْ حَتَّى طَلَعْتُ جَبَلَ كَذَا وَكَذَا فَإِذَا أَنَا بِهَوَازِنَ عَلَى بَكْرَةِ آبَائِهِمْ بِظُعُنِهِمْ وَنَعَمِهِمْ وَشَائِهِمُ اجْتَمَعُوا إِلَى حُنَيْنٍ . فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ : " تِلْكَ غَنِيمَةُ الْمُسْلِمِينَ غَدًا إِنْ شَاءَ اللَّهُ " . ثُمَّ قَالَ : " مَنْ يَحْرُسُنَا اللَّيْلَةَ " . قَالَ أَنَسُ بْنُ أَبِي مَرْثَدٍ الْغَنَوِيُّ : أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ : " فَارْكَبْ " . فَرَكِبَ فَرَسًا لَهُ فَجَاءَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم : " اسْتَقْبِلْ هَذَا الشِّعْبَ حَتَّى تَكُونَ فِي أَعْلاَهُ وَلاَ نُغَرَّنَّ مِنْ قِبَلِكَ اللَّيْلَةَ " . فَلَمَّا أَصْبَحْنَا خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى مُصَلاَّهُ فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ : " هَلْ أَحْسَسْتُمْ فَارِسَكُمْ " . قَالُوا : يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَحْسَسْنَاهُ . فَثُوِّبَ بِالصَّلاَةِ فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي وَهُوَ يَلْتَفِتُ إِلَى الشِّعْبِ حَتَّى إِذَا قَضَى صَلاَتَهُ وَسَلَّمَ قَالَ : " أَبْشِرُوا فَقَدْ جَاءَكُمْ فَارِسُكُمْ " . فَجَعَلْنَا نَنْظُرُ إِلَى خِلاَلِ الشَّجَرِ فِي الشِّعْبِ فَإِذَا هُوَ قَدْ جَاءَ حَتَّى وَقَفَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَلَّمَ فَقَالَ : إِنِّي انْطَلَقْتُ حَتَّى كُنْتُ فِي أَعْلَى هَذَا الشِّعْبِ حَيْثُ أَمَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا أَصْبَحْتُ اطَّلَعْتُ الشِّعْبَيْنِ كِلَيْهِمَا فَنَظَرْتُ فَلَمْ أَرَ أَحَدًا . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم : " هَلْ نَزَلْتَ اللَّيْلَةَ " . قَالَ : لاَ إِلاَّ مُصَلِّيًا أَوْ قَاضِيًا حَاجَةً . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم : " قَدْ أَوْجَبْتَ فَلاَ عَلَيْكَ أَنْ لاَ تَعْمَلَ بَعْدَهَا " .
Nous a rapporté Abu Tawba, nous a rapporté Mu'awiya – c'est-à-dire Ibn Sallam –, d'après Zayd – c'est-à-dire Ibn Sallam –, qu'il a entendu Abu Sallam dire : Le Sululi Abu Kabsha m'a rapporté qu'il lui a été rapporté par Sahl ibn al-Hanzaliyya, qu'ils marchèrent avec le Messager d'Allah (ﷺ) le jour de Hunayn et firent une longue marche jusqu'au soir. J'étais présent à la prière auprès du Messager d'Allah (ﷺ) lorsqu'un cavalier vint et dit : « Ô Messager d'Allah, je suis parti devant vous jusqu'à atteindre telle et telle montagne, et j'ai vu les Hawazin avec tous leurs chameaux, leurs femmes, leurs troupeaux et leurs moutons, rassemblés à Hunayn. » Le Messager d'Allah (ﷺ) sourit et dit : « Ce sera le butin des musulmans demain, si Allah le veut. » Puis il dit : « Qui nous garde cette nuit ? » Anas ibn Abi Marthad al-Ghanawi dit : « Moi, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Monte à cheval. » Il monta son cheval et vint auprès du Messager d'Allah (ﷺ), qui lui dit : « Dirige-toi vers ce défilé jusqu'à en atteindre le sommet, et que nous ne soyons pas surpris de ton côté cette nuit. » Au matin, le Messager d'Allah (ﷺ) sortit vers son lieu de prière, fit deux rak'a, puis dit : « Avez-vous vu votre cavalier ? » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, nous ne l'avons pas vu. » On fit l'appel à la prière, et le Messager d'Allah (ﷺ) pria tout en se tournant vers le défilé. Lorsqu'il eut terminé sa prière et prononcé le salut, il dit : « Réjouissez-vous, car votre cavalier est arrivé. » Nous commençâmes à regarder entre les arbres du défilé, et le voilà qui arrivait jusqu'à se tenir devant le Messager d'Allah (ﷺ), salua et dit : « Je suis parti jusqu'à atteindre le sommet de ce défilé où tu m'as ordonné de me rendre. Au matin, j'ai observé les deux défilés et n'ai vu personne. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : « Es-tu descendu cette nuit ? » Il répondit : « Non, sauf pour prier ou satisfaire un besoin. » Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : « Tu as mérité (la récompense), et il ne t'incombera plus de faire des œuvres après cela. »
Nous a rapporté 'Abdah ibn Sulaymân al-Marwazî qui a dit : Nous a informé Ibn al-Mubârak, qui nous a informé Wuhaïb – 'Abdah a précisé : c’est-à-dire Ibn al-Ward – qui nous a informé 'Umar ibn Muhammad ibn al-Munkadir, d’après Sumayy, d’après Abû Sâlih, d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Celui qui meurt sans avoir combattu [dans le sentier d’Allah] et sans avoir eu l’intention de le faire meurt sur une branche d’hypocrisie. »*
Nous a rapporté 'Amr ibn 'Uthmân – et je l’ai lu moi-même à Yazîd ibn 'Abd Rabbih al-Jurjusî – qui ont dit : Nous a rapporté al-Walîd ibn Muslim, d’après Yahyâ ibn al-Hârith, d’après al-Qâsim Abû 'Abd ar-Rahmân, d’après Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Celui qui ne combat pas, n’équipe pas un combattant ou ne remplace pas un combattant auprès de sa famille en bien, Allah le frappera d’un malheur. »* Yazîd ibn 'Abd Rabbih a ajouté dans sa version : *« avant le Jour de la Résurrection. »*
Hadiths 2504https://sunnah.com/abudawud:2504
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ حُمَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ : " جَاهِدُوا الْمُشْرِكِينَ بِأَمْوَالِكُمْ وَأَنْفُسِكُمْ وَأَلْسِنَتِكُمْ " .
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl qui a dit : Nous a rapporté Hammâd, d’après Humayd, d’après Anas (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Combattez les associateurs avec vos biens, vos personnes et vos langues. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad al-Marwazî qui a dit : M’a rapporté 'Alî ibn al-Husayn, d’après son père, d’après Yazîd an-Nahwî, d’après 'Ikrimah, d’après Ibn 'Abbâs (qu’Allah les agrée) qui a dit : *« [Le verset] {Si vous ne partez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux} [Coran 9:39] et [le passage] {Il n’appartient pas aux habitants de Médine…} [Coran 9:120] jusqu’à {qui œuvrent} [Coran 9:121] ont été abrogés par le verset qui le suit : {Il n’est pas possible aux croyants de partir tous [au combat]} [Coran 9:122]. »*
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shaybah qui a dit : Nous a rapporté Zayd ibn al-Hubâb, d’après 'Abd al-Mu’min ibn Khâlid al-Hanafî, qui m’a rapporté Najdah ibn Nufay', qui a dit : J’ai interrogé Ibn 'Abbâs au sujet de ce verset : *« {Si vous ne partez pas au combat, Il vous châtiera d’un châtiment douloureux} »* [Coran 9:39]. Il répondit : *« La pluie fut retenue pour eux, et ce fut leur châtiment. »*
Hadiths 2507https://sunnah.com/abudawud:2507
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مَنْصُورٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي الزِّنَادِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ خَارِجَةَ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، قَالَ : كُنْتُ إِلَى جَنْبِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَغَشِيَتْهُ السَّكِينَةُ فَوَقَعَتْ فَخِذُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَخِذِي، فَمَا وَجَدْتُ ثِقَلَ شَىْءٍ أَثْقَلَ مِنْ فَخِذِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ سُرِّيَ عَنْهُ فَقَالَ : " اكْتُبْ " . فَكَتَبْتُ فِي كَتِفٍ : لاَ يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُجَاهِدُونَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ . إِلَى آخِرِ الآيَةِ، فَقَامَ ابْنُ أُمِّ مَكْتُومٍ - وَكَانَ رَجُلاً أَعْمَى - لَمَّا سَمِعَ فَضِيلَةَ الْمُجَاهِدِينَ فَقَالَ : يَا رَسُولَ اللَّهِ فَكَيْفَ بِمَنْ لاَ يَسْتَطِيعُ الْجِهَادَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فَلَمَّا قَضَى كَلاَمَهُ غَشِيَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم السَّكِينَةُ فَوَقَعَتْ فَخِذُهُ عَلَى فَخِذِي وَوَجَدْتُ مِنْ ثِقَلِهَا فِي الْمَرَّةِ الثَّانِيَةِ كَمَا وَجَدْتُ فِي الْمَرَّةِ الأُولَى ثُمَّ سُرِّيَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ : " اقْرَأْ يَا زَيْدُ " . فَقَرَأْتُ { لاَ يَسْتَوِي الْقَاعِدُونَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ } فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم { غَيْرُ أُولِي الضَّرَرِ } الآيَةَ كُلَّهَا . قَالَ زَيْدٌ : فَأَنْزَلَهَا اللَّهُ وَحْدَهَا فَأَلْحَقْتُهَا، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَكَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى مُلْحَقِهَا عِنْدَ صَدْعٍ فِي كَتِفٍ .
Nous a rapporté Sa'îd ibn Mansûr qui a dit : Nous a rapporté 'Abd ar-Rahmân ibn Abî az-Zinâd, d’après son père, d’après Khârijah ibn Zayd, d’après Zayd ibn Thâbit (qu’Allah l’agrée) qui a dit : J’étais assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) lorsqu’une sérénité divine l’enveloppa, et sa cuisse se posa sur la mienne. Je n’ai jamais ressenti un poids plus lourd que celui de la cuisse du Messager d’Allah (ﷺ). Puis, cela se dissipa, et il dit : *« Écris. »* J’écrivis alors sur une omoplate : *« Les croyants qui restent assis sans excuse ne sont pas égaux à ceux qui combattent dans le sentier d’Allah… »* [Coran 4:95] jusqu’à la fin du verset. Ibn Umm Maktûm – un homme aveugle – se leva lorsqu’il entendit la préférence accordée aux combattants et dit : *« Ô Messager d’Allah, que dire de celui qui, parmi les croyants, ne peut combattre ? »* Lorsqu’il eut fini de parler, une sérénité divine enveloppa à nouveau le Messager d’Allah (ﷺ), et sa cuisse se posa sur la mienne. Je ressentis le même poids que la première fois. Puis, cela se dissipa, et le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Lis, ô Zayd. »* Je lus : *« Les croyants qui restent assis… »* [Coran 4:95], et le Messager d’Allah (ﷺ) ajouta : *« …à l’exception des handicapés »* [Coran 4:95]. Zayd dit : *« Allah la révéla alors séparément, et je l’ajoutai. Par Celui qui détient mon âme en Sa main, j’ai l’impression de voir encore son ajout près d’une fissure de l’omoplate. »*
Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl qui a dit : Nous a rapporté Hammâd, d’après Humayd, d’après Mûsâ ibn Anas ibn Mâlik, d’après son père (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Vous avez laissé à Médine des gens qui ne parcourent aucune distance, ne dépensent aucun bien et ne traversent aucune vallée sans qu’ils ne soient avec vous. »* Ils dirent : *« Ô Messager d’Allah, comment peuvent-ils être avec nous alors qu’ils sont à Médine ? »* Il répondit : *« Un empêchement les a retenus. »*
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn 'Amr ibn Abî al-Hajjâj Abû Ma'mar qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-Wârith, qui nous a rapporté al-Husayn, qui m’a rapporté Yahyâ, qui m’a rapporté Abû Salamah, qui m’a rapporté Busr ibn Sa'îd, qui m’a rapporté Zayd ibn Khâlid al-Juhanî (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui équipe un combattant dans le sentier d’Allah a combattu, et celui qui le remplace auprès de sa famille en bien a combattu. »*
Nous a rapporté Sa'îd ibn Mansûr qui a dit : Nous a informé Ibn Wahb, qui nous a informé 'Amr ibn al-Hârith, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après Yazîd ibn Abî Sa'îd, mawlâ des Muharîq, d’après son père, d’après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) : Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya [une expédition] vers les Banû Lahyân et dit : *« Qu’un homme sur deux parte. »* Puis, il dit aux restants : *« Celui d’entre vous qui remplace celui qui est parti auprès de sa famille et de ses biens en bien aura la moitié de la récompense de celui qui est parti. »*
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn al-Jarrâh, d’après 'Abd Allah ibn Yazîd, d’après Mûsâ ibn 'Ulayy ibn Rabâh, d’après son père, d’après 'Abd al-'Azîz ibn Marwân qui a dit : J’ai entendu Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Le pire défaut chez un homme est une avarice insatiable et une lâcheté paralysante. »*
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Amr ibn as-Sarh qui a dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, d’après Haywah ibn Shurayh et Ibn Lahî'ah, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après Aslam Abû 'Imrân qui a dit : Nous avons participé à une expédition depuis Médine pour attaquer Constantinople. À la tête du groupe se trouvait 'Abd ar-Rahmân ibn Khâlid ibn al-Walîd, et les Byzantins avaient collé leurs dos au rempart de la ville. Un homme chargea l’ennemi, et les gens dirent : *« Halte ! Halte ! Il n’y a de divinité qu’Allah ! Il se jette lui-même à la perdition. »* Abû Ayyûb dit alors : *« Ce verset a été révélé à notre sujet, nous les Ansâr, lorsque Allah a donné la victoire à Son Prophète et affermi l’islam. Nous nous dîmes : “Allons-nous nous occuper de nos biens et les faire prospérer ?” Allah révéla alors : {Et dépensez dans le sentier d’Allah et ne vous jetez pas par vos propres mains à la perdition} [Coran 2:195]. Se jeter par ses propres mains à la perdition, c’est rester à s’occuper de nos biens et les faire prospérer en délaissant le jihâd. »* Abû 'Imrân ajouta : *« Abû Ayyûb ne cessa de combattre dans le sentier d’Allah jusqu’à ce qu’il soit enterré à Constantinople. »*
Nous a rapporté Sa'îd ibn Mansûr qui a dit : Nous a rapporté 'Abd Allah ibn al-Mubârak, qui m’a rapporté 'Abd ar-Rahmân ibn Yazîd ibn Jâbir, qui m’a rapporté Abû Salam, d’après Khâlid ibn Zayd, d’après 'Uqbah ibn 'Âmir (qu’Allah l’agrée) qui a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : *« Certes, Allah fait entrer au Paradis trois personnes grâce à une seule flèche : celui qui la fabrique en cherchant la récompense d’Allah, celui qui la lance, et celui qui la lui tend. Tirez à l’arc et montez à cheval, mais tirer à l’arc m’est plus cher que monter à cheval. Il n’y a de divertissement licite qu’en trois choses : dresser son cheval, jouer avec son épouse, et tirer à l’arc et aux flèches. Celui qui délaisse le tir à l’arc après l’avoir appris par aversion pour celui-ci a rejeté une grâce »* – ou il dit : *« l’a reniée. »*
Nous a rapporté Sa'îd ibn Mansûr qui a dit : Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Wahb, qui nous a informé 'Amr ibn al-Hârith, d’après Abû 'Alî – c’est-à-dire Thumâmah ibn Shu'ay al-Hamdânî – qu’il a entendu 'Uqbah ibn 'Âmir al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était sur le minbar, dire : *« {Et préparez [pour lutter] contre eux tout ce que vous pouvez comme force} [Coran 8:60]. Certes, la force, c’est le tir à l’arc ! Certes, la force, c’est le tir à l’arc ! Certes, la force, c’est le tir à l’arc ! »*
Nous a rapporté Haywah ibn Shurayh al-Hadramî qui a dit : Nous a rapporté Baqiyyah, qui nous a rapporté Bahîr, d’après Khâlid ibn Ma'dân, d’après Abû Bahrîyah, d’après Mu'âdh ibn Jabal (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Le jihâd est de deux sortes : Celui qui cherche la Face d’Allah, obéit à l’imam, dépense ce qui est précieux, facilite la tâche à son compagnon et évite la corruption, son sommeil et son éveil sont entièrement récompensés. Quant à celui qui combat par ostentation, pour être vu ou entendu, désobéit à l’imam et corrompt sur terre, il ne reviendra pas indemne. »*
Nous a rapporté Abû Tawbah – c’est-à-dire ar-Rabî' ibn Nâfi' – d’après Ibn al-Mubârak, d’après Ibn Abî Dhi'b, d’après al-Qâsim, d’après Bukayr ibn 'Abd Allah ibn al-Ashajj, d’après Ibn Mikraz – un homme de Syrie –, d’après Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) : Un homme dit : *« Ô Messager d’Allah, un homme veut combattre dans le sentier d’Allah tout en cherchant un bien de ce monde. »* Le Messager d’Allah (ﷺ) répondit : *« Il n’aura aucune récompense. »* Les gens furent choqués et dirent à l’homme : *« Retourne vers le Messager d’Allah (ﷺ), peut-être ne t’a-t-il pas bien compris. »* L’homme répéta : *« Ô Messager d’Allah, un homme veut combattre dans le sentier d’Allah tout en cherchant un bien de ce monde. »* Il répondit : *« Il n’aura aucune récompense. »* Ils dirent à l’homme : *« Retourne vers le Messager d’Allah (ﷺ). »* Il lui posa la question une troisième fois, et le Prophète (ﷺ) lui répondit : *« Il n’aura aucune récompense. »*