حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُرْقِبُوا وَلاَ تُعْمِرُوا فَمَنْ أُرْقِبَ شَيْئًا أَوْ أُعُمِرَهُ فَهُوَ لِوَرَثَتِهِ " .
Nous a rapporté Ishâq ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Sufyân, d'après Ibn Jurayj, d'après 'Atâ', d'après Jâbir, que le Prophète (ﷺ) a dit : "Ne donnez pas en viager (turqibû) ni en usufruit (tu'mirû), car celui à qui est donné quelque chose en viager ou en usufruit, cela revient à ses héritiers."
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba, nous a rapporté Mu'âwiya ibn Hishâm, nous a rapporté Sufyân, d'après Habîb – c'est-à-dire ibn Abî Thâbit –, d'après Humayd al-A'raj, d'après Târiq al-Makkî, d'après Jâbir ibn 'Abd Allâh, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a jugé concernant une femme des Ansâr à qui son fils avait donné un jardin de palmiers, puis elle mourut. Son fils dit : "Je ne lui avais donné que pour sa vie, et il a des frères." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Cela lui appartient de son vivant et après sa mort." Il dit : "Je lui en avais fait aumône." Il (ﷺ) dit : "Cela est encore plus éloigné pour toi."
Hadiths 3558https://sunnah.com/abudawud:3558
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا دَاوُدُ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ صلى الله عليه وسلم " الْعُمْرَى جَائِزَةٌ لأَهْلِهَا وَالرُّقْبَى جَائِزَةٌ لأَهْلِهَا " .
Nous a rapporté Ahmad ibn Hanbal, nous a rapporté Hushaym, nous a informé Dâwûd, d'après Abî al-Zubayr, d'après Jâbir, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "L'usufruit (al-'umrâ) est permis pour ses bénéficiaires, et le viager (al-ruqbâ) est permis pour ses bénéficiaires."
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Muhammad al-Nufaylî, qui a dit : Je l'ai lu à Ma'qil, d'après 'Amr ibn Dînâr, d'après Tâwûs, d'après Hujr, d'après Zayd ibn Thâbit, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Celui qui donne un usufruit (a'mara), celui-ci appartient à celui à qui il a été donné, de son vivant et après sa mort. Ne donnez pas en viager (turqibû), car celui qui donne quelque chose en viager, cela devient une aumône."
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn al-Jarrâh, d'après 'Ubayd Allâh ibn Mûsâ, d'après 'Uthmân ibn al-Aswad, d'après Mujâhid, qui a dit : L'usufruit (al-'umrâ) consiste à dire : "Ceci est à toi tant que tu vivras." S'il dit cela, cela lui appartient ainsi qu'à ses héritiers. Le viager (al-ruqbâ) consiste à dire : "Ceci est pour le dernier de nous deux à mourir."
Nous a rapporté Musaddad ibn Musarhad, nous a rapporté Yahyâ, d'après Ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, d'après al-Hasan, d'après Samura, que le Prophète (ﷺ) a dit : "La main est responsable de ce qu'elle prend jusqu'à ce qu'elle le restitue." Ensuite, al-Hasan oublia et dit : "Il est ton dépositaire, il n'y a pas de garantie sur lui."
Nous a rapporté Al-Hasan ibn Muhammad et Salama ibn Shabib, ils ont dit : Nous a rapporté Yazid ibn Haroun, nous a rapporté Charik, d'après Abd al-Aziz ibn Roufay', d'après Oumayya ibn Safwan ibn Oumayya, d'après son père, que le Messager d'Allah (ﷺ) lui emprunta des cuirasses le jour de Hunayn. Safwan dit : "Est-ce une spoliation, ô Muhammad ?" Il répondit : "Non, c'est plutôt un prêt garanti."
Hadiths 3563https://sunnah.com/abudawud:3563
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ رُفَيْعٍ، عَنْ أُنَاسٍ، مِنْ آلِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَفْوَانَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَا صَفْوَانُ هَلْ عِنْدَكَ مِنْ سِلاَحٍ " . قَالَ عَارِيَةً أَمْ غَصْبًا قَالَ " لاَ بَلْ عَارِيَةً " . فَأَعَارَهُ مَا بَيْنَ الثَّلاَثِينَ إِلَى الأَرْبَعِينَ دِرْعًا وَغَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُنَيْنًا فَلَمَّا هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ جُمِعَتْ دُرُوعُ صَفْوَانَ فَفَقَدَ مِنْهَا أَدْرَاعًا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِصَفْوَانَ " إِنَّا قَدْ فَقَدْنَا مِنْ أَدْرَاعِكَ أَدْرَاعًا فَهَلْ نَغْرَمُ لَكَ " . قَالَ لاَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لأَنَّ فِي قَلْبِي الْيَوْمَ مَا لَمْ يَكُنْ يَوْمَئِذٍ . قَالَ أَبُو دَاوُدَ وَكَانَ أَعَارَهُ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ ثُمَّ أَسْلَمَ .
Nous a rapporté Abou Bakr ibn Abi Shayba, nous a rapporté Jarir, d'après Abd al-Aziz ibn Roufay', d'après des gens de la famille de Abd Allah ibn Safwan, que le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Ô Safwan, as-tu des armes ?" Il répondit : "Est-ce un prêt ou une spoliation ?" Le Prophète (ﷺ) dit : "Non, plutôt un prêt." Il lui prêta entre trente et quarante cuirasses, et le Messager d'Allah (ﷺ) partit pour la bataille de Hunayn. Lorsque les polythéistes furent vaincus, les cuirasses de Safwan furent rassemblées, mais il en manqua quelques-unes. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit à Safwan : "Nous avons perdu certaines de tes cuirasses, devons-nous t'en dédommager ?" Il répondit : "Non, ô Messager d'Allah, car aujourd'hui mon cœur est tel qu'il n'était pas ce jour-là." Abou Dawoud ajouta : Il les lui avait prêtées avant qu'il n'embrasse l'Islam, puis il se convertit.
Hadiths 3564https://sunnah.com/abudawud:3564
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ رُفَيْعٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ نَاسٍ، مِنْ آلِ صَفْوَانَ قَالَ اسْتَعَارَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ مَعْنَاهُ .
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Abou al-Ahwas, nous a rapporté Abd al-Aziz ibn Roufay', d'après Ata', d'après des gens de la famille de Safwan, que le Prophète (ﷺ) emprunta... et il mentionna le même sens.
Nous a rapporté Abd al-Wahhab ibn Najda al-Hawti, nous a rapporté Ibn Ayyaash, d'après Chourahbil ibn Muslim, qui dit : J'ai entendu Abou Umama dire : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Certes, Allah le Puissant et Majestueux a donné à chaque ayant droit son droit. Il n'y a donc pas de testament pour un héritier. Une femme ne doit rien dépenser de sa maison sans l'autorisation de son époux." On lui demanda : "Ô Messager d'Allah, même pas la nourriture ?" Il répondit : "C'est le meilleur de nos biens." Puis il dit : "Le prêt doit être restitué, le don doit être rendu, la dette doit être acquittée, et le garant est redevable."
Nous a rapporté Ibrahim ibn al-Moustamir al-Ousfouri, nous a rapporté Habban ibn Hilal, nous a rapporté Hammam, d'après Qatada, d'après Ata' ibn Abi Rabah, d'après Safwan ibn Ya'la, d'après son père, qui dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) me dit : "Lorsque mes émissaires viendront à toi, donne-leur trente cuirasses et trente chameaux." Je dis : "Ô Messager d'Allah, est-ce un prêt garanti ou un prêt à restituer ?" Il répondit : "Plutôt à restituer." Abou Dawoud ajouta : Habban est l'oncle maternel de Hilal al-Ra'y.
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahya, et nous a rapporté Muhammad ibn al-Mouthanna, nous a rapporté Khalid, d'après Houmayd, d'après Anas, que le Messager d'Allah (ﷺ) était chez l'une de ses épouses lorsqu'une des Mères des Croyants envoya, par l'intermédiaire de son serviteur, un plat contenant de la nourriture. Elle frappa le plat de sa main et le cassa. (Ibn al-Mouthanna dit : Le Prophète (ﷺ) prit les deux morceaux, en rapprocha un de l'autre, et se mit à y rassembler la nourriture en disant : "Votre mère est jalouse." Ibn al-Mouthanna ajouta : "Mangez." Ils mangèrent jusqu'à ce que vienne le plat qui était dans sa maison. Puis nous sommes revenus à la version de Musaddad, qui dit : "Mangez." Il retint le messager et le plat jusqu'à ce qu'ils aient fini, puis il donna le plat intact au messager et garda le plat cassé chez lui.
Hadiths 3568https://sunnah.com/abudawud:3568
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنِي فُلَيْتٌ الْعَامِرِيُّ، عَنْ جَسْرَةَ بِنْتِ دِجَاجَةَ، قَالَتْ قَالَتْ عَائِشَةُ رضى الله عنها مَا رَأَيْتُ صَانِعًا طَعَامًا مِثْلَ صَفِيَّةَ صَنَعَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَعَامًا فَبَعَثَتْ بِهِ فَأَخَذَنِي أَفْكَلٌ فَكَسَرْتُ الإِنَاءَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا كَفَّارَةُ مَا صَنَعْتُ قَالَ " إِنَاءٌ مِثْلُ إِنَاءٍ وَطَعَامٌ مِثْلُ طَعَامٍ " .
Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yahya, d'après Soufyan, nous a rapporté Foulayt al-Amiri, d'après Jasra bint Dijaja, qui dit : Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle) dit : "Je n'ai jamais vu quelqu'un préparer un repas comme Safiyya. Elle prépara un repas pour le Messager d'Allah (ﷺ) et l'envoya. La jalousie s'empara de moi et je cassai le récipient." Je dis : "Ô Messager d'Allah, quelle est l'expiation de ce que j'ai fait ?" Il répondit : "Un récipient semblable à ce récipient et un repas semblable à ce repas."
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad ibn Thabit al-Marwazi, nous a rapporté Abd al-Razzaq, nous a informé Ma'mar, d'après al-Zuhri, d'après Haram ibn Mouhayyisa, d'après son père, qu'une chamelle de al-Bara' ibn Azib entra dans le jardin d'un homme et y causa des dégâts. Le Messager d'Allah (ﷺ) jugea que les propriétaires des biens devaient veiller sur eux le jour, et que les propriétaires du bétail devaient veiller sur lui la nuit.
Nous a rapporté Mahmoud ibn Khalid, nous a rapporté al-Firyabi, d'après al-Awza'i, d'après al-Zuhri, d'après Haram ibn Mouhayyisa al-Ansari, d'après al-Bara' ibn Azib, qui dit : Il avait une chamelle agressive qui entra dans un jardin et y causa des dégâts. On en parla au Messager d'Allah (ﷺ), qui jugea que la garde des jardins le jour incombait à leurs propriétaires, et que la garde du bétail la nuit incombait à ses propriétaires, et que les propriétaires du bétail devaient réparer les dégâts causés par leur bétail la nuit.