حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ قُدَامَةَ، وَمُؤَمَّلُ بْنُ هِشَامٍ، - قَالَ ابْنُ قُدَامَةَ - حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ، عَنْ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، - قَالَ ابْنُ قُدَامَةَ - إِنَّ أَخَاهُ أَوْ عَمَّهُ وَقَالَ مُؤَمَّلٌ - إِنَّهُ قَامَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يَخْطُبُ فَقَالَ جِيرَانِي بِمَا أَخَذُوا . فَأَعْرَضَ عَنْهُ مَرَّتَيْنِ ثُمَّ ذَكَرَ شَيْئًا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خَلُّوا لَهُ عَنْ جِيرَانِهِ " . لَمْ يَذْكُرْ مُؤَمَّلٌ وَهُوَ يَخْطُبُ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Qudâmah et Mu’ammal ibn Hichâm – Ibn Qudâmah dit : M’a rapporté Ismâ‘îl, d’après Bahz ibn Hakîm, d’après son père, d’après son grand-père – Ibn Qudâmah dit : Son frère ou son oncle. Mu’ammal dit : Il se leva vers le Prophète (ﷺ) alors qu’il prêchait et dit : « Mes voisins m’ont pris [mes droits]. » Le Prophète (ﷺ) se détourna de lui à deux reprises, puis il mentionna quelque chose. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Laissez-lui ses voisins. » Mu’ammal ne mentionna pas : « alors qu’il prêchait. »
Nous a rapporté ‘Ubayd Allah ibn Sa‘d ibn Ibrâhîm, nous a rapporté mon oncle, nous a rapporté mon père, d’après Ibn Ishâq, d’après Abû Nu‘aym Wahb ibn Kaysân, d’après Jâbir ibn ‘Abd Allah, qu’il l’entendit raconter : Je voulais partir pour Khaybar, alors je vins auprès du Messager d’Allah (ﷺ), je le saluai et lui dis : « Je veux partir pour Khaybar. » Il dit : « Quand tu iras voir mon représentant, prends de lui quinze *wasq*. S’il te demande un signe, pose ta main sur sa clavicule. »
Hadiths 3633https://sunnah.com/abudawud:3633
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْمُثَنَّى بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ كَعْبٍ الْعَدَوِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا تَدَارَأْتُمْ فِي طَرِيقٍ فَاجْعَلُوهُ سَبْعَةَ أَذْرُعٍ " .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm, nous a rapporté Al-Muthannâ ibn Sa‘îd, nous a rapporté Qatâdah, d’après Bushayr ibn Ka‘b Al-‘Adawî, d’après Abû Hurayrah, que le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque vous vous disputez pour un chemin, faites-le large de sept coudées. »
Nous a rapporté Musaddad et Ibn Abî Khalaf, qui dirent : Nous a rapporté Sufyân, d’après Az-Zuhrî, d’après Al-A‘raj, d’après Abû Hurayrah, qui dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si l’un de vous demande à son frère la permission de planter un pieu dans son mur, qu’il ne le lui refuse pas. » Ils baissèrent la tête, alors il dit : « Pourquoi vous vois-je détournés ? Je vais vous le jeter entre les épaules ! » Abû Dâwûd dit : Ce hadith est celui d’Ibn Abî Khalaf, et il est plus complet.
Hadiths 3635https://sunnah.com/abudawud:3635
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنْ لُؤْلُؤَةَ، عَنْ أَبِي صِرْمَةَ، - قَالَ أَبُو دَاوُدَ قَالَ غَيْرُ قُتَيْبَةَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ عَنْ أَبِي صِرْمَةَ صَاحِبِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم - عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ " مَنْ ضَارَّ أَضَرَّ اللَّهُ بِهِ وَمَنْ شَاقَّ شَاقَّ اللَّهُ عَلَيْهِ " .
Nous a rapporté Qutaybah ibn Sa‘îd, nous a rapporté Al-Layth, d’après Yahyâ, d’après Muhammad ibn Yahyâ ibn Habbân, d’après Lu’lu’ah, d’après Abû Sirmah – Abû Dâwûd dit : D’autres que Qutaybah ont dit dans ce hadith : d’après Abû Sirmah, Compagnon du Prophète (ﷺ) – que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui nuit, Allah lui nuira, et celui qui rend les choses difficiles, Allah les lui rendra difficiles. »
Hadiths 3636https://sunnah.com/abudawud:3636
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ الْعَتَكِيُّ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا وَاصِلٌ، مَوْلَى أَبِي عُيَيْنَةَ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا جَعْفَرٍ، مُحَمَّدَ بْنَ عَلِيٍّ يُحَدِّثُ عَنْ سَمُرَةَ بْنِ جُنْدُبٍ، أَنَّهُ كَانَتْ لَهُ عَضُدٌ مِنْ نَخْلٍ فِي حَائِطِ رَجُلٍ مِنَ الأَنْصَارِ قَالَ وَمَعَ الرَّجُلِ أَهْلُهُ قَالَ فَكَانَ سَمُرَةُ يَدْخُلُ إِلَى نَخْلِهِ فَيَتَأَذَّى بِهِ وَيَشُقُّ عَلَيْهِ فَطَلَبَ إِلَيْهِ أَنْ يَبِيعَهُ فَأَبَى فَطَلَبَ إِلَيْهِ أَنْ يُنَاقِلَهُ فَأَبَى فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهُ فَطَلَبَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَبِيعَهُ فَأَبَى فَطَلَبَ إِلَيْهِ أَنْ يُنَاقِلَهُ فَأَبَى . قَالَ " فَهَبْهُ لَهُ وَلَكَ كَذَا وَكَذَا " . أَمْرًا رَغَّبَهُ فِيهِ فَأَبَى فَقَالَ " أَنْتَ مُضَارٌّ " . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلأَنْصَارِيِّ " اذْهَبْ فَاقْلَعْ نَخْلَهُ " .
Nous a rapporté Sulaymân ibn Dâwûd Al-‘Atakî, nous a rapporté Hammâd, nous a rapporté Wâsil, mawlâ d’Abî ‘Uyaynah, qui dit : J’ai entendu Abû Ja‘far Muhammad ibn ‘Alî rapporter d’après Samurah ibn Jundub, qu’il possédait un palmier dans le jardin d’un homme des Ansâr. Cet homme avait sa famille avec lui. Samurah entrait dans son palmier et cela lui causait du tort et lui pesait. Il lui demanda de le lui vendre, mais l’homme refusa. Il lui demanda de le lui échanger, mais il refusa. Il vint alors auprès du Prophète (ﷺ) et lui mentionna cela. Le Prophète (ﷺ) lui demanda de le lui vendre, mais il refusa. Il lui demanda de le lui échanger, mais il refusa. Le Prophète (ﷺ) dit : « Fais-le-lui don, et tu auras telle et telle chose » – une chose qui l’incita –, mais il refusa. Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu es un nuisible. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) dit à l’Ansârî : « Va et arrache son palmier. »
Nous a rapporté Abû Al-Walîd At-Tayâlisî, nous a rapporté Al-Layth, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Urwah, qu’‘Abd Allah ibn Az-Zubayr lui rapporta qu’un homme contesta Az-Zubayr au sujet des canaux de la Harrah par lesquels ils irriguaient. L’Ansârî dit : « Laisse couler l’eau. » Mais Az-Zubayr refusa. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit à Az-Zubayr : « Irrigue, ô Zubayr, puis envoie l’eau à ton voisin. » L’Ansârî s’emporta et dit : « Ô Messager d’Allah, est-ce parce qu’il est le fils de ta tante ? » Le visage du Messager d’Allah (ﷺ) changea, puis il dit : « Irrigue, puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle revienne au mur. » Az-Zubayr dit : « Par Allah, je pense que ce verset est descendu à ce propos : *{Non ! Par ton Seigneur, ils ne seront pas croyants tant qu’ils ne t’auront pas pris pour juge de leurs différends…}* » (Sourate 4, verset 65).
Hadiths 3638https://sunnah.com/abudawud:3638
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنِ الْوَلِيدِ، - يَعْنِي ابْنَ كَثِيرٍ - عَنْ أَبِي مَالِكِ بْنِ ثَعْلَبَةَ، عَنْ أَبِيهِ، ثَعْلَبَةَ بْنِ أَبِي مَالِكٍ أَنَّهُ سَمِعَ كُبَرَاءَهُمْ، يَذْكُرُونَ أَنَّ رَجُلاً، مِنْ قُرَيْشٍ كَانَ لَهُ سَهْمٌ فِي بَنِي قُرَيْظَةَ فَخَاصَمَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَهْزُورٍ - يَعْنِي السَّيْلَ الَّذِي يَقْتَسِمُونَ مَاءَهُ - فَقَضَى بَيْنَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّ الْمَاءَ إِلَى الْكَعْبَيْنِ لاَ يَحْبِسُ الأَعْلَى عَلَى الأَسْفَلِ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-‘Alâ’, nous a rapporté Abû Usâmah, d’après Al-Walîd – c’est-à-dire Ibn Kathîr – d’après Abû Mâlik ibn Tha‘labah, d’après son père Tha‘labah ibn Abî Mâlik, qu’il entendit leurs notables mentionner qu’un homme de Quraysh, qui avait une part chez les Banû Quraydhah, contesta auprès du Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de Mahzûr – c’est-à-dire le cours d’eau dont ils partageaient l’eau. Le Messager d’Allah (ﷺ) jugea entre eux que l’eau devait atteindre les chevilles, et que l’amont ne devait pas retenir l’eau au détriment de l’aval.
Nous a rapporté Ahmad ibn ‘Abdah, nous a rapporté Al-Mughîrah ibn ‘Abd Ar-Rahmân, m’a rapporté mon père ‘Abd Ar-Rahmân ibn Al-Hârith, d’après ‘Amr ibn Shu‘ayb, d’après son père, d’après son grand-père, que le Messager d’Allah (ﷺ) a jugé concernant le cours d’eau de Mahzûr qu’il devait être retenu jusqu’à ce qu’il atteigne les chevilles, puis que l’amont devait envoyer l’eau à l’aval.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Khâlid, que Muhammad ibn ‘Uthmân leur a rapporté, nous a rapporté ‘Abd Al-‘Azîz ibn Muhammad, d’après Abû Tuwâlah et ‘Amr ibn Yahyâ, d’après son père, d’après Abû Sa‘îd Al-Khudrî, qui dit : Deux hommes contestèrent auprès du Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de la limite d’un palmier. Dans le hadith de l’un d’eux, il ordonna de le mesurer et on trouva sept coudées. Dans le hadith de l’autre, on trouva cinq coudées, et il jugea en conséquence. ‘Abd Al-‘Azîz dit : Il ordonna de prendre une branche de ce palmier et de la mesurer.