Sunan Abi Dawud
La Fonction de Juge (Kitab Al-Aqdiyah)
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ دَاوُدَ الإِسْكَنْدَرَانِيُّ، حَدَّثَنَا زِيَادٌ، - يَعْنِي ابْنَ يُونُسَ - حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ رَبِيعَةَ، بِإِسْنَادِ أَبِي مُصْعَبٍ وَمَعْنَاهُ . قَالَ سُلَيْمَانُ فَلَقِيتُ سُهَيْلاً فَسَأَلْتُهُ عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ فَقَالَ مَا أَعْرِفُهُ . فَقُلْتُ لَهُ إِنَّ رَبِيعَةَ أَخْبَرَنِي بِهِ عَنْكَ . قَالَ فَإِنْ كَانَ رَبِيعَةُ أَخْبَرَكَ عَنِّي فَحَدِّثْ بِهِ عَنْ رَبِيعَةَ عَنِّي .
Nous a rapporté Muhammad ibn Dâwûd al-Iskandarânî, qui nous a rapporté de la part de Ziyâd – c'est-à-dire Ibn Yûnus – qui m'a rapporté de la part de Sulaymân ibn Bilâl, d'après Rabî'a, avec la même chaîne de transmission qu'Abû Mus'ab et le même sens. Sulaymân a dit : *« Je rencontrai Suhayl et l'interrogeai sur ce hadith. Il me répondit : "Je ne le connais pas." Je lui dis : "Rabî'a m'a informé de ta part." Il dit : "Si Rabî'a t'a informé de ma part, alors rapporte-le de Rabî'a, d'après moi." »*
Narrateur The tradition mentioned above has also been transmitted by Rabi'ah through the chain of Abu Mus'ab and to the same effect. Sulaiman
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ عَبْدَةَ، حَدَّثَنَا عَمَّارُ بْنُ شُعَيْبِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْبِ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، سَمِعْتُ جَدِّيَ الزُّبَيْبَ، يَقُولُ بَعَثَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَيْشًا إِلَى بَنِي الْعَنْبَرِ فَأَخَذُوهُمْ بِرُكْبَةٍ مِنْ نَاحِيَةِ الطَّائِفِ فَاسْتَاقُوهُمْ إِلَى نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَكِبْتُ فَسَبَقْتُهُمْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ السَّلاَمُ عَلَيْكَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ وَرَحْمَةُ اللَّهِ وَبَرَكَاتُهُ أَتَانَا جُنْدُكَ فَأَخَذُونَا وَقَدْ كُنَّا أَسْلَمْنَا وَخَضْرَمْنَا آذَانَ النَّعَمِ فَلَمَّا قَدِمَ بَلْعَنْبَرُ قَالَ لِي نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم
اذْهَبُوا فَقَاسِمُوهُمْ أَنْصَافَ الأَمْوَالِ وَلاَ تَمَسُّوا ذَرَارِيَهُمْ لَوْلاَ أَنَّ اللَّهَ لاَ يُحِبُّ ضَلاَلَةَ الْعَمَلِ مَا رَزَيْنَاكُمْ عِقَالاً
Nous a rapporté Ahmad ibn 'Abda, qui nous a rapporté de la part de 'Ammâr ibn Shu'ayb ibn 'Abd Allâh ibn al-Zubayb al-'Anbarî, qui nous a rapporté de la part de son père, qui a dit : J'ai entendu mon grand-père al-Zubayb dire : *« Le Prophète d'Allah (ﷺ) envoya une armée vers les Banû al-'Anbar. Ils les capturèrent près de Rukba, du côté de Tâ'if, et les conduisirent au Prophète d'Allah (ﷺ). Je montai à cheval et les devançai auprès du Prophète (ﷺ). Je lui dis : "Que la paix soit sur toi, ô Prophète d'Allah, ainsi que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions. Ton armée est venue à nous et nous a capturés, alors que nous avions déjà embrassé l'islam et marqué les oreilles de notre bétail." Lorsque les gens de Bal'anbar arrivèrent, le Prophète d'Allah (ﷺ) me dit : "As-tu un témoignage prouvant que vous aviez embrassé l'islam avant d'être capturés ces jours-ci ?" Je répondis : "Oui." Il demanda : "Qui est ton témoin ?" Je répondis : "Samura, un homme des Banû al-'Anbar, et un autre homme que je lui nommai." L'homme témoigna, mais Samura refusa de témoigner. Le Prophète d'Allah (ﷺ) dit : "Puisqu'il refuse de témoigner pour toi, prête serment avec ton autre témoin." Je répondis : "Oui." Il me fit donc prêter serment, et je jurai par Allah que nous avions embrassé l'islam tel jour et marqué les oreilles de notre bétail. Le Prophète d'Allah (ﷺ) dit alors : "Allez, partagez leurs biens en deux parts égales, mais ne touchez pas à leurs enfants. Si Allah n'aimait pas que les œuvres soient perdues, je ne vous aurais pas laissé même la valeur d'une corde." »*
Narrateur Narrated Zubayb ibn Tha'labah al-Anbari: The Messenger of Allah (ﷺ) sent an army to Banu al-Anbar. They captured them at Rukbah in the suburbs of at-Ta'if and drove them to the Holy Prophet (ﷺ). I rode hurriedly to the Holy Prophet (ﷺ) and
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مِنْهَالٍ الضَّرِيرُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ، أَنَّ رَجُلَيْنِ، ادَّعَيَا بَعِيرًا أَوْ دَابَّةً إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيْسَتْ لِوَاحِدٍ مِنْهُمَا بَيِّنَةٌ فَجَعَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُمَا .
Nous a rapporté Muhammad ibn Minhâl al-Darîr, qui nous a rapporté de la part de Yazîd ibn Zuray', qui nous a rapporté de la part d'Ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, d'après Sa'îd ibn Abî Burda, d'après son père, d'après son grand-père Abû Mûsâ al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) que deux hommes revendiquèrent un chameau ou une monture auprès du Prophète (ﷺ), sans que l'un d'eux n'ait de preuve. Le Prophète (ﷺ) attribua alors l'animal à parts égales entre eux.
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحِيمِ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ سَعِيدٍ، بِإِسْنَادِهِ وَمَعْنَاهُ .
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî, qui nous a rapporté de la part de Yahyâ ibn Âdam, qui nous a rapporté de la part de 'Abd al-Rahîm ibn Sulaymân, d'après Sa'îd, avec la même chaîne de transmission et le même sens.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، بِمَعْنَى إِسْنَادِهِ أَنَّ رَجُلَيْنِ، ادَّعَيَا بَعِيرًا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَبَعَثَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا شَاهِدَيْنِ فَقَسَمَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَهُمَا نِصْفَيْنِ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, qui nous a rapporté de la part de Hajjâj ibn Minhâl, qui nous a rapporté de la part de Hammâm, d'après Qatâda, avec le même sens de la chaîne de transmission, que deux hommes revendiquèrent un chameau à l'époque du Prophète (ﷺ). Chacun d'eux produisit deux témoins, et le Prophète (ﷺ) partagea le chameau entre eux en deux moitiés.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ خِلاَسٍ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَجُلَيْنِ، اخْتَصَمَا فِي مَتَاعٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيْسَ لِوَاحِدٍ مِنْهُمَا بَيِّنَةٌ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
اسْتَهِمَا عَلَى الْيَمِينِ مَا كَانَ أَحَبَّا ذَلِكَ أَوْ كَرِهَا
Nous a rapporté Muhammad ibn Minhâl, qui nous a rapporté de la part de Yazîd ibn Zuray', qui nous a rapporté de la part d'Ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, d'après Khilâs, d'après Abû Râfi', d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que deux hommes se disputèrent un bien auprès du Prophète (ﷺ), sans que l'un d'eux n'ait de preuve. Le Prophète (ﷺ) leur dit : *« Tirez au sort pour le serment, qu'ils l'acceptent ou non. »*
Narrateur Narrated AbuHurayrah: Two men disputed about some property and brought the case to the Holy Prophet (ﷺ), but neither of them could produce any proof. So the Holy Prophet (ﷺ)
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، وَسَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، - قَالَ أَحْمَدُ قَالَ - حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ
إِذَا كَرِهَ الاِثْنَانِ الْيَمِينَ أَوِ اسْتَحَبَّاهَا فَلْيَسْتَهِمَا عَلَيْهَا
Nous a rapporté Ahmad ibn Hanbal et Salama ibn Shabîb, qui ont dit : Nous a rapporté 'Abd al-Razzâq – Ahmad a dit : Il nous a rapporté – qui nous a rapporté de la part de Ma'mar, d'après Hammâm ibn Munabbih, d'après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée), d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« Si les deux parties répugnent à prêter serment ou y consentent, qu'elles tirent au sort pour cela. »* Salama a dit : *« Ma'mar nous a informés et a dit : "Si les deux parties sont contraintes de prêter serment." »*
Narrateur Abu hurairah reported the holy prophet (peace be upon him) as saying: When two men dislike the oath or like it,lots will be cost about it. Salamah said on the authority of Ma’mar who
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي عَرُوبَةَ، بِإِسْنَادِ ابْنِ مِنْهَالٍ مِثْلَهُ قَالَ فِي دَابَّةٍ وَلَيْسَ لَهُمَا بَيِّنَةٌ فَأَمَرَهُمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَسْتَهِمَا عَلَى الْيَمِينِ .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté de la part de Khâlid ibn al-Hârith, d'après Sa'îd ibn Abî 'Arûba, avec la même chaîne de transmission qu'Ibn Minhâl, dans le même sens. Il a mentionné une monture, sans preuve pour aucun des deux, et le Messager d'Allah (ﷺ) leur ordonna de tirer au sort pour le serment.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ عُمَرَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ كَتَبَ إِلَىَّ ابْنُ عَبَّاسٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضَى بِالْيَمِينِ عَلَى الْمُدَّعَى عَلَيْهِ .
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama al-Qa'nabî, qui nous a rapporté de la part de Nâfi' ibn 'Umar, d'après Ibn Abî Mulayka, qui a dit : *« Ibn 'Abbâs m'a écrit que le Messager d'Allah (ﷺ) a rendu un jugement sur la base du serment du défendeur. »*
Narrateur Ibn Abi Mulaikah
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، حَدَّثَنَا عَطَاءُ بْنُ السَّائِبِ، عَنْ أَبِي يَحْيَى، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ - يَعْنِي لِرَجُلٍ حَلَّفَهُ -
احْلِفْ بِاللَّهِ الَّذِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ مَا لَهُ عِنْدَكَ شَىْءٌ
Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté de la part d'Abû al-Ahwas, qui nous a rapporté de la part de 'Atâ' ibn al-Sâ'ib, d'après Abû Yahyâ, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée) que le Prophète (ﷺ) dit – c'est-à-dire à un homme qu'il fit jurer – : *« Jure par Allah, l'Unique, sans associé, qu'il ne possède rien de ce que tu réclames. »* (Il s'adressait au demandeur.) Abû Dâwûd a dit : *« Abû Yahyâ s'appelait Ziyâd, il était de Kûfa et digne de confiance. »*
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عِيسَى، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنِ الأَشْعَثِ، قَالَ كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَ رَجُلٍ مِنَ الْيَهُودِ أَرْضٌ فَجَحَدَنِي فَقَدَّمْتُهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
أَلَكَ بَيِّنَةٌ
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Îsâ, qui nous a rapporté de la part d'Abû Mu'âwiya, qui nous a rapporté de la part d'al-A'mash, d'après Shaqîq, d'après al-Ash'ath, qui a dit : *« J'avais un différend avec un homme des Juifs au sujet d'une terre. Il me nia mon droit, alors je le présentai au Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) me dit : "As-tu une preuve ?" Je répondis : "Non." Il dit alors au Juif : "Prête serment." Je dis : "Ô Messager d'Allah, s'il prête serment, il emportera mon bien !" Allah révéla alors : {Ceux qui échangent à vil prix le pacte d'Allah et leurs serments...} (Coran, 3:77) jusqu'à la fin du verset. »*
Narrateur Al-Ash’ath b. Qais
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا الْفِرْيَابِيُّ، حَدَّثَنَا الْحَارِثُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي كُرْدُوسٌ، عَنِ الأَشْعَثِ بْنِ قَيْسٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ كِنْدَةَ وَرَجُلاً مِنْ حَضْرَمَوْتَ اخْتَصَمَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي أَرْضٍ مِنَ الْيَمَنِ فَقَالَ الْحَضْرَمِيُّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَرْضِي اغْتَصَبَنِيهَا أَبُو هَذَا وَهِيَ فِي يَدِهِ . قَالَ
هَلْ لَكَ بَيِّنَةٌ
Nous a rapporté Mahmoud ibn Khâlid, nous a rapporté Al-Firyâbî, nous a rapporté Al-Hârith ibn Soulaymân, m’a rapporté Kourdous, d’après Al-Ach‘ath ibn Qays, qu’un homme de Kindah et un homme de Hadramawt se disputèrent auprès du Prophète (ﷺ) au sujet d’une terre au Yémen. Le Hadramî dit : « Ô Messager d’Allah, cet homme m’a usurpé la terre de mon père, et elle est entre ses mains. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « As-tu un témoignage ? » Il répondit : « Non, mais je lui fais prêter serment par Allah qu’il sait que cette terre est la mienne et que son père me l’a usurpée. » Le Kindî se prépara alors à prêter serment.
Narrateur Al-Ash’ath b. Qais
حَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنْ سِمَاكٍ، عَنْ عَلْقَمَةَ بْنِ وَائِلِ بْنِ حُجْرٍ الْحَضْرَمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ مِنْ حَضْرَمَوْتَ وَرَجُلٌ مِنْ كِنْدَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ الْحَضْرَمِيُّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ هَذَا غَلَبَنِي عَلَى أَرْضٍ كَانَتْ لأَبِي فَقَالَ الْكِنْدِيُّ هِيَ أَرْضِي فِي يَدِي أَزْرَعُهَا لَيْسَ لَهُ فِيهَا حَقٌّ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِلْحَضْرَمِيِّ
لَيْسَ لَكَ مِنْهُ إِلاَّ ذَلِكَ
Nous a rapporté Hannâd ibn As-Sarî, nous a rapporté Abou Al-Ahwas, d’après Simâk, d’après ‘Alqamah ibn Wâ’il ibn Hujr Al-Hadramî, d’après son père, qui dit : Un homme de Hadramawt et un homme de Kindah vinrent auprès du Messager d’Allah (ﷺ). Le Hadramî dit : « Ô Messager d’Allah, celui-ci m’a pris de force une terre qui appartenait à mon père. » Le Kindî répondit : « C’est ma terre, elle est entre mes mains, je la cultive, et il n’y a aucun droit pour lui dessus. » Le Prophète (ﷺ) demanda au Hadramî : « As-tu un témoignage ? » Il répondit : « Non. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Alors, il devra prêter serment. » Le Hadramî dit : « Ô Messager d’Allah, il est pervers, il ne craint pas de prêter un faux serment et ne s’abstient de rien. » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Tu n’as pas d’autre recours que cela. »
Narrateur ‘Alqamah b. Wa’il b. Hujr al-Hadrami said on the authority of the father: A man from Hadramaw and a man from kindah came to the Messenger of Allah (ﷺ). The hadrami
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ فَارِسٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنَا رَجُلٌ، مِنْ مُزَيْنَةَ - وَنَحْنُ عِنْدَ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ - عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعْنِي لِلْيَهُودِ
أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي أَنْزَلَ التَّوْرَاةَ عَلَى مُوسَى مَا تَجِدُونَ فِي التَّوْرَاةِ عَلَى مَنْ زَنَى
Nous a rapporté Muhammad ibn Yahyâ ibn Fâris, nous a rapporté ‘Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma‘mar, d’après Az-Zuhrî, nous a rapporté un homme de Muzaynah – alors que nous étions chez Sa‘îd ibn Al-Mousayyib – d’après Abû Hurayrah, qui dit : Le Prophète (ﷺ) dit aux Juifs : « Je vous prends à témoin par Allah, qui a révélé la Torah à Moïse, que trouvez-vous dans la Torah concernant celui qui commet l’adultère ? » Puis il poursuivit le hadith concernant l’histoire de la lapidation.
Narrateur Abu Hurairah
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ يَحْيَى أَبُو الأَصْبَغِ، حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، - يَعْنِي ابْنَ سَلَمَةَ - عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، بِهَذَا الْحَدِيثِ وَبِإِسْنَادِهِ قَالَ حَدَّثَنِي رَجُلٌ، مِنْ مُزَيْنَةَ مِمَّنْ كَانَ يَتَّبِعُ الْعِلْمَ وَيَعِيهِ يُحَدِّثُ سَعِيدَ بْنَ الْمُسَيَّبِ وَسَاقَ الْحَدِيثَ بِمَعْنَاهُ .
Nous a rapporté ‘Abd Al-‘Azîz ibn Yahyâ Abû Al-Asbagh, m’a rapporté Muhammad – c’est-à-dire Ibn Salamah – d’après Muhammad ibn Ishâq, d’après Az-Zuhrî, avec ce même hadith et sa chaîne de transmission. Il dit : M’a rapporté un homme de Muzaynah, parmi ceux qui suivaient la science et la retenaient, qui racontait à Sa‘îd ibn Al-Mousayyib, et il rapporta le hadith dans le même sens.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَهُ يَعْنِي لاِبْنِ صُورِيَا
أُذَكِّرُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي نَجَّاكُمْ مِنْ آلِ فِرْعَوْنَ وَأَقْطَعَكُمُ الْبَحْرَ وَظَلَّلَ عَلَيْكُمُ الْغَمَامَ وَأَنْزَلَ عَلَيْكُمُ الْمَنَّ وَالسَّلْوَى وَأَنْزَلَ عَلَيْكُمُ التَّوْرَاةَ عَلَى مُوسَى أَتَجِدُونَ فِي كِتَابِكُمُ الرَّجْمَ
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Mouthannâ, nous a rapporté ‘Abd Al-A‘lâ, nous a rapporté Sa‘îd, d’après Qatâdah, d’après ‘Ikrimah, que le Prophète (ﷺ) dit à Ibn Sûriyâ : « Je te rappelle par Allah qui vous a sauvés de la famille de Pharaon, qui vous a fait traverser la mer, qui vous a ombragés de nuages, qui vous a fait descendre la manne et les cailles, et qui a révélé la Torah à Moïse : trouvez-vous dans votre Livre la lapidation ? » Il répondit : « Tu m’as rappelé une chose immense, et il ne m’est pas permis de te mentir. » Puis il poursuivit le hadith.
Narrateur Narrated Ikrimah: The Holy Prophet (ﷺ) said to Ibn Suriya': I remind you by Allah Who saved you from the people of Pharaoh, made you cover the sea, gave you the shade of clouds, sent down to you manna and quails, sent down you Torah to Moses, do you find stoning (for adultery) in your Book? He
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ بْنُ نَجْدَةَ، وَمُوسَى بْنُ مَرْوَانَ الرَّقِّيُّ، قَالاَ حَدَّثَنَا بَقِيَّةُ بْنُ الْوَلِيدِ، عَنْ بَحِيرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ مَعْدَانَ، عَنْ سَيْفٍ، عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَضَى بَيْنَ رَجُلَيْنِ . فَقَالَ الْمَقْضِيُّ عَلَيْهِ لَمَّا أَدْبَرَ حَسْبِيَ اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم
إِنَّ اللَّهَ يَلُومُ عَلَى الْعَجْزِ وَلَكِنْ عَلَيْكَ بِالْكَيْسِ فَإِذَا غَلَبَكَ أَمْرٌ فَقُلْ حَسْبِيَ اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ
Nous a rapporté ‘Abd Al-Wahhâb ibn Najdah et Mûsâ ibn Marwân Ar-Raqqî, qui dirent : Nous a rapporté Baqiyyah ibn Al-Walîd, d’après Bahîr ibn Sa‘d, d’après Khâlid ibn Ma‘dân, d’après Sayf, d’après ‘Awf ibn Mâlik, qu’il leur rapporta que le Prophète (ﷺ) jugea entre deux hommes. Celui contre qui le jugement fut rendu dit en s’éloignant : « Allah me suffit, et quel excellent Protecteur ! » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Allah blâme la faiblesse, mais agis avec intelligence. Si une affaire te dépasse, dis : *Allah me suffit, et quel excellent Protecteur !* »
Narrateur Narrated Awf ibn Malik: The Holy Prophet (ﷺ) gave a decision between two men, and the one against whom the decision was given turned away and
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ النُّفَيْلِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ وَبْرِ بْنِ أَبِي دُلَيْلَةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ
لَىُّ الْوَاجِدِ يُحِلُّ عِرْضَهُ وَعُقُوبَتَهُ
Nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Muhammad An-Nufaylî, nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Al-Mubârak, d’après Wabr ibn Abî Dulaylah, d’après Muhammad ibn Maymûn, d’après ‘Amr ibn Ash-Sharîd, d’après son père, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le refus du débiteur solvable de s’acquitter de sa dette permet de porter atteinte à son honneur et de le punir. » Ibn Al-Mubârak expliqua : « Porter atteinte à son honneur signifie le blâmer sévèrement, et le punir signifie l’emprisonner. »
Narrateur Narrated Ash-Sharid: The Prophet (ﷺ)
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ، أَخْبَرَنَا هِرْمَاسُ بْنُ حَبِيبٍ، - رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْبَادِيَةِ - عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِغَرِيمٍ لِي فَقَالَ لِي
يَا أَخَا بَنِي تَمِيمٍ مَا تُرِيدُ أَنْ تَفْعَلَ بِأَسِيرِكَ
Nous a rapporté Mu‘âdh ibn Asad, nous a rapporté An-Nadr ibn Shumayl, nous a informé Hirmâs ibn Habîb – un homme du désert – d’après son père, d’après son grand-père, qui dit : Je vins auprès du Prophète (ﷺ) avec un débiteur à moi. Il me dit : « Tiens-le. » Puis il me dit : « Ô frère des Banû Tamîm, que veux-tu faire de ton prisonnier ? »
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى الرَّازِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ بَهْزِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حَبَسَ رَجُلاً فِي تُهْمَةٍ .
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ Ar-Râzî, nous a informé ‘Abd Ar-Razzâq, d’après Ma‘mar, d’après Bahz ibn Hakîm, d’après son père, d’après son grand-père, que le Prophète (ﷺ) emprisonna un homme sous l’effet d’une accusation.