Nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Alî, qui a dit : Nous a informé Ibrâhîm ibn Ḥajjâj, qui a dit : Nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Simâk, d'après Qurṣâfa – une femme parmi eux –, d'après 'Â'isha, qui a dit : *« Buvez, mais ne vous enivrez pas. »* Abû 'Abd Ar-Raḥmân a dit : *« Ce hadith n'est pas non plus authentifié. Nous ne savons pas qui est cette Qurṣâfa. La version célèbre de 'Â'isha contredit ce qu'elle rapporte. »*
Nous a rapporté Suwayd ibn Naṣr, qui a dit : Nous a informé 'Abd Allah, d'après Qudâma Al-'Âmirî, que Jasra bint Dajâja Al-'Âmiriyya lui a rapporté, disant : *« J'ai entendu 'Â'isha – des gens l'interrogeaient, chacun posant des questions sur le nabîdh (boisson fermentée) : 'Nous faisons fermenter les dattes le matin et les buvons le soir, ou nous les faisons fermenter le soir et les buvons le matin.' Elle répondit : 'Je ne permets pas ce qui enivre, fût-ce du pain ou de l'eau.' Elle le répéta trois fois. »*
Nous a rapporté Suwayd ibn Naṣr, qui a dit : Nous a informé 'Abd Allah, d'après 'Alî ibn Al-Mubârak, qui a dit : M'a rapporté Karîma bint Hammâm, qu'elle a entendu 'Â'isha, la Mère des Croyants, dire : *« Vous avez été interdits d'utiliser les récipients en courge (ad-dubbâ'), en terre cuite non vernissée (al-ḥantam), et en cuir enduit de poix (al-muzaffat). »* Puis, se tournant vers les femmes, elle ajouta : *« Méfiez-vous du récipient vert (al-jarr al-akhdar). Même si l'eau de votre affection vous enivre, ne la buvez pas. »*
Nous a rapporté Ismâ'îl ibn Mas'ûd, qui a dit : Nous a rapporté Khâlid, qui a dit : Nous a rapporté Abân ibn Ṣam'a, qui a dit : Ma mère m'a rapporté, d'après 'Â'isha, qu'on l'interrogea sur les boissons. Elle répondit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) interdisait toute boisson enivrante. »* Ils objectèrent en citant le hadith de 'Abd Allah ibn Chaddâd, d'après 'Abd Allah ibn 'Abbâs.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Alî, qui a dit : Nous a informé Al-Qawârîrî, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd Al-Wârith, qui a dit : J'ai entendu Ibn Chubruma le mentionner, d'après 'Abd Allah ibn Chaddâd ibn Al-Hâd, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : *« Le vin a été interdit, qu'il soit peu ou beaucoup, ainsi que l'ivresse causée par toute boisson. »* Ibn Chubruma ne l'a pas entendu directement de 'Abd Allah ibn Chaddâd.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Alî, qui a dit : Nous a rapporté Surayj ibn Yûnus, qui a dit : Nous a rapporté Huchaym, d'après Ibn Chubruma, qui a dit : M'a rapporté un homme digne de confiance, d'après 'Abd Allah ibn Chaddâd, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : *« Le vin a été interdit en lui-même, qu'il soit peu ou beaucoup, ainsi que l'ivresse causée par toute boisson. »* Abû 'Awn Muḥammad ibn 'Ubayd Allâh Aṯ-Ṯaqafî l'a contredit.
Nous a rapporté Aḥmad ibn 'Abd Allâh ibn Al-Ḥakam, qui a dit : Nous a rapporté Muḥammad, et nous a informé Al-Ḥusayn ibn Manṣûr, qui a dit : Nous a rapporté Aḥmad ibn Ḥanbal, qui a dit : Nous a rapporté Muḥammad ibn Ja'far, qui a dit : Nous a rapporté Chu'ba, d'après Mis'ar, d'après Abî 'Awn, d'après 'Abd Allâh ibn Chaddâd, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : *« Le vin a été interdit en lui-même, qu'il soit peu ou beaucoup, ainsi que l'ivresse causée par toute boisson. »* Ibn Al-Ḥakam n'a pas mentionné *« qu'il soit peu ou beaucoup »*.
Nous a rapporté Al-Ḥusayn ibn Manṣûr, qui a dit : Nous a rapporté Aḥmad ibn Ḥanbal, qui a dit : Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Abî Al-'Abbâs, qui a dit : Nous a rapporté Charîk, d'après 'Abbâs ibn Dharîḥ, d'après Abî 'Awn, d'après 'Abd Allâh ibn Chaddâd, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : *« Le vin a été interdit, qu'il soit peu ou beaucoup, ainsi que ce qui enivre de toute boisson. »* Abû 'Abd Ar-Raḥmân a dit : *« Ce hadith est plus proche de la vérité que celui d'Ibn Chubruma. Huchaym ibn Bachîr pratiquait la tadlîs (occultation de la chaîne de transmission) et son hadith ne mentionne pas la transmission directe d'Ibn Chubruma. La version d'Abî 'Awn correspond mieux à ce que les transmetteurs dignes de confiance ont rapporté d'Ibn 'Abbâs. »*
Nous a rapporté Qutayba, d'après Sufyân, d'après Abî Al-Juwayriyya Al-Jarmî, qui a dit : *« J'ai interrogé Ibn 'Abbâs – alors qu'il appuyait son dos contre la Ka'ba – au sujet du bâdhaq (vin de dattes). Il répondit : 'Muḥammad (ﷺ) a devancé le bâdhaq. Tout ce qui enivre est illicite.' Il ajouta : 'Je suis le premier Arabe à l'avoir interrogé à ce sujet.' »*
Nous a rapporté Isḥâq ibn Ibrâhîm, qui a dit : Nous a informé Abû 'Âmir, An-Naḍr ibn Chumayl et Wahb ibn Jarîr, qui ont dit : Nous a rapporté Chu'ba, d'après Salama ibn Kuhayl, qui a dit : *« J'ai entendu Abâ Al-Ḥakam raconter qu'Ibn 'Abbâs disait : 'Que celui qui souhaite interdire – s'il est en mesure d'interdire ce qu'Allah et Son Messager ont interdit – interdise le nabîdh (boisson fermentée).' »*
Nous a rapporté Suwayd ibn Naṣr, qui a dit : Nous a informé 'Abd Allâh, d'après 'Uyayna ibn 'Abd Ar-Raḥmân, d'après son père, qui a dit : *« Un homme dit à Ibn 'Abbâs : 'Je suis originaire du Khurâsân, et notre terre est froide. Nous préparons une boisson que nous buvons, à base de raisins secs, de raisins frais et d'autres choses. Cela me pose problème.' Il lui cita plusieurs types de boissons, multipliant les questions au point que je crus qu'il ne l'avait pas compris. Ibn 'Abbâs lui dit alors : 'Tu m'as beaucoup interrogé. Évite ce qui enivre, qu'il soit à base de dattes, de raisins secs ou d'autre chose.' »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Alî, qui a dit : Nous a rapporté Al-Qawârîrî, qui a dit : Nous a rapporté Ḥammâd, qui a dit : Nous a rapporté Ayyûb, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : *« Le nabîdh de dattes fraîches (busr) pur n'est pas licite. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, qui a dit : Nous a rapporté Muhammad, qui a dit : Nous a rapporté Chu'ba, d'après Abû Jamra, qui a dit : Je servais d'interprète entre Ibn 'Abbâs et les gens. Une femme vint lui demander au sujet du *nabîdh* (boisson fermentée) préparé dans une jarre. Il le lui interdit. Je dis alors : "Ô Abû 'Abbâs, je prépare dans une jarre verte un *nabîdh* sucré, j'en bois et mon ventre gargouille." Il répondit : "N'en bois pas, même s'il était plus doux que le miel."
Nous a rapporté Abû Dâwûd, qui a dit : Nous a rapporté Abû 'Attâb – c'est-à-dire Sahl ibn Hammâd –, qui a dit : Nous a rapporté Qurra, qui a dit : Nous a rapporté Abû Jamra Nasr, qui a dit : J'ai dit à Ibn 'Abbâs : "Ma grand-mère prépare un *nabîdh* dans une jarre, et j'en bois sucré. Si j'en bois trop, je crains de m'enivrer devant les gens." Il répondit : "La délégation de 'Abd al-Qays est venue auprès du Messager d'Allah (ﷺ) et il leur dit : *'Bienvenue à cette délégation, sans honte ni regret.'* Ils dirent : 'Ô Messager d'Allah, entre nous et toi se trouvent les associateurs, et nous ne pouvons te rejoindre que durant les mois sacrés. Enseigne-nous donc un commandement que si nous appliquons, nous entrerons au Paradis, et que nous pourrons transmettre à ceux qui sont derrière nous.' Il dit : *'Je vous ordonne trois choses et vous interdis quatre : Je vous ordonne la foi en Allah. Savez-vous ce qu'est la foi en Allah ?'* Ils répondirent : 'Allah et Son Messager le savent mieux.' Il dit : *'Le témoignage qu'il n'y a de divinité qu'Allah, l'accomplissement de la prière, l'acquittement de la zakât, et que vous donniez le cinquième du butin. Et je vous interdis quatre choses : ce qui est fermenté dans les courges, les troncs évidés, les jarres en terre cuite et les récipients enduits de poix.'*"
Nous a rapporté Suwayd, qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Sulaymân al-Taymî, d'après Qays ibn Hunân, qui a dit : J'ai interrogé Ibn 'Abbâs en disant : "J'ai une petite jarre dans laquelle je prépare une boisson fermentée. Quand elle bout puis se calme, je la bois." Il demanda : "Depuis combien de temps bois-tu cette boisson ?" Je répondis : "Depuis vingt ans" – ou il dit : "depuis quarante ans." Il dit : "Depuis trop longtemps tes veines s'abreuvent d'impureté." Parmi les arguments qu'ils invoquèrent, il y a le hadith de 'Abd al-Malik ibn Nâfi', d'après 'Abdullah ibn 'Umar.
Nous a rapporté Ziyâd ibn Ayyûb, qui a dit : Nous a rapporté Hushaym, qui a dit : Nous a informé al-'Awwâm, d'après 'Abd al-Malik ibn Nâfi', qui a dit : Ibn 'Umar a dit : "J'ai vu un homme venir auprès du Messager d'Allah (ﷺ) avec une coupe contenant du *nabîdh*, alors qu'il se trouvait près du *Rukn* (angle de la Ka'ba). Il lui tendit la coupe, mais le Prophète (ﷺ) la porta à sa bouche, la trouva forte et la rendit à son propriétaire. Un homme du groupe dit alors : 'Ô Messager d'Allah, est-ce illicite ?' Il répondit : *'Faites venir l'homme.'* On le lui amena, et il prit la coupe, puis demanda de l'eau et en versa dans la coupe. Il la porta à sa bouche, fit une grimace, puis demanda encore de l'eau et en versa. Puis il dit : *'Lorsque ces récipients deviennent trop forts, cassez leur force avec de l'eau.'*"
Nous a rapporté Ziyâd ibn Ayyûb, d'après Abû Mu'âwiya, qui a dit : Nous a rapporté Abû Ishâq al-Shaybânî, d'après 'Abd al-Malik ibn Nâfi', d'après Ibn 'Umar, d'après le Prophète (ﷺ), de manière similaire. Abû 'Abd al-Rahmân a dit : "'Abd al-Malik ibn Nâfi' n'est pas connu et son hadith ne fait pas autorité. Le hadith célèbre d'Ibn 'Umar contredit son récit."
Nous a rapporté Suwayd ibn Nasr, qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Abû 'Awâna, d'après Zayd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Umar, qu'un homme l'interrogea au sujet des boissons. Il répondit : "Évite tout ce qui enivre."
Nous a rapporté Qutayba, qui a dit : Nous a informé Abû 'Awâna, d'après Zayd ibn Jubayr, qui a dit : J'ai interrogé Ibn 'Umar au sujet des boissons. Il répondit : "Évite tout ce qui enivre."
Nous a rapporté Suwayd, qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Sulaymân al-Taymî, d'après Muhammad ibn Sîrîn, d'après Ibn 'Umar, qui a dit : "Ce qui enivre, qu'il soit peu ou beaucoup, est illicite."