Al-Hârith ibn Miskîn a dit, en me le lisant alors que je l'écoutais, d'après Ibn al-Qâsim : M'a informé Mâlik, d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, qui a dit : "Toute boisson enivrante est du vin, et toute boisson enivrante est illicite."
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd al-A'lâ, qui a dit : Nous a rapporté al-Mu'tamir, qui a dit : J'ai entendu Chabîb – c'est-à-dire Ibn 'Abd al-Malik – dire : M'a rapporté Muqâtil ibn Hayyân, d'après Sâlim ibn 'Abdullah, d'après son père, d'après le Messager d'Allah (ﷺ), qui a dit : *"Allah a interdit le vin, et toute boisson enivrante est illicite."*
Nous a rapporté al-Husayn ibn Mansûr – c'est-à-dire Ibn Ja'far al-Naysâbûrî –, qui a dit : Nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, qui a dit : Nous a informé Muhammad ibn 'Amr, d'après Abû Salama, d'après Ibn 'Umar, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *"Toute boisson enivrante est illicite, et toute boisson enivrante est du vin."* Abû 'Abd al-Rahmân a dit : "Ces hommes sont des autorités reconnues et justes, célèbres pour la fiabilité de leur transmission. 'Abd al-Malik ne saurait égaler l'un d'eux, même si un groupe de son niveau le soutenait. Et c'est à Allah que revient le succès."
Nous a rapporté Suwayd, qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après 'Ubaydullah ibn 'Umar al-Sa'îdî, qui m'a rapporté Ruqayya bint 'Amr ibn Sa'îd, qui a dit : "J'étais sous la tutelle d'Ibn 'Umar. On lui préparait des raisins trempés, et il en buvait le lendemain. Puis on séchait les raisins, on en ajoutait d'autres avec de l'eau, et il en buvait le lendemain. Mais au surlendemain, il le jetait." Ils s'appuyèrent aussi sur le hadith d'Abû Mas'ûd 'Uqba ibn 'Amr.
Nous a rapporté al-Hasan ibn Ismâ'îl ibn Sulaymân, qui a dit : Nous a informé Yahyâ ibn Yamân, d'après Sufyân, d'après Mansûr, d'après Khâlid ibn Sa'd, d'après Abû Mas'ûd, qui a dit : "Le Prophète (ﷺ) eut soif autour de la Ka'ba et demanda à boire. On lui apporta un *nabîdh* de la *Siqâya* (réservoir). Il le sentit, fit une grimace et dit : *'Apportez-moi un seau d'eau de Zamzam.'* On lui en versa, puis il but. Un homme du groupe dit : 'Ô Messager d'Allah, est-ce illicite ?' Il répondit : *'Non.'*" Ce hadith est faible, car Yahyâ ibn Yamân en est le seul transmetteur parmi les compagnons de Sufyân, et son hadith ne fait pas autorité en raison de sa mauvaise mémoire et de ses nombreuses erreurs.
Nous a rapporté 'Alî ibn Hujr, qui a dit : Nous a rapporté 'Uthmân ibn Hisn, qui a dit : Nous a rapporté Zayd ibn Wâqid, d'après Khâlid ibn Husayn, qui a dit : J'ai entendu Abû Hurayra dire : "Je savais que le Messager d'Allah (ﷺ) jeûnait certains jours. J'attendis donc la rupture de son jeûne avec un *nabîdh* que j'avais préparé dans une courge. Le soir venu, je vins le lui apporter et dis : 'Ô Messager d'Allah, je savais que tu jeûnais aujourd'hui, alors j'ai préparé cette boisson pour ta rupture.' Il dit : *'Approche-la de moi, ô Abû Hurayra.'* Je la lui tendis, et il constata qu'elle fermentait. Il dit : *'Prends cela et jette-le contre le mur, car c'est la boisson de celui qui ne croit ni en Allah ni au Jour dernier.'*" Parmi les arguments qu'ils invoquèrent, il y a aussi l'acte de 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée).
Nous a rapporté Suwayd, qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après al-Sarî ibn Yahyâ, qui a dit : Nous a rapporté Abû Hafs – un imam pour nous, du même âge que al-Hasan –, d'après Abû Râfi', que 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) a dit : "Si vous craignez la force d'un *nabîdh*, cassez-la avec de l'eau." – 'Abdullah ajouta : "Avant qu'il ne devienne fort."
Nous a rapporté Zakariyyâ ibn Yahyâ, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-A'lâ, qui a dit : Nous a rapporté Sufyân, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, qui a entendu Sa'îd ibn al-Musayyab dire : "Les Thaqîf accueillirent 'Umar avec une boisson. Il la demanda, mais lorsqu'il l'approcha de sa bouche, il la détesta. Il demanda de l'eau et la mélangea, puis dit : 'Faites ainsi.'"
Nous a rapporté Abû Bakr ibn 'Alî, qui a dit : Nous a rapporté Abû Khaythama, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-Samad, qui a dit : Mon père m'a rapporté, d'après Muhammad ibn Juhâda, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après Qays ibn Abî Hâzim, d'après 'Utba ibn Farqad, qui a dit : "Le *nabîdh* que buvait 'Umar ibn al-Khattâb était déjà fermenté." Parmi les preuves de la validité de cela, il y a le hadith d'al-Sâ'ib.
Al-Hârith ibn Miskîn a dit, en me le lisant alors que je l'écoutais, d'après Ibn al-Qâsim : M'a rapporté Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après al-Sâ'ib ibn Yazîd, qui l'a informé que 'Umar ibn al-Khattâb sortit vers eux et dit : "J'ai senti chez untel une odeur de boisson. Il prétend qu'il s'agit de la boisson du *tilâ'* (résidu de datte). Je vais m'enquérir de ce qu'il a bu. S'il s'agit d'une boisson enivrante, je le flagellerai." 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) le flagella donc pleinement.
Hadiths 5710https://sunnah.com/nasai:5709
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ غَزِيَّةَ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ جَيْشَانَ - وَجَيْشَانُ مِنَ الْيَمَنِ - قَدِمَ فَسَأَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ شَرَابٍ يَشْرَبُونَهُ بِأَرْضِهِمْ مِنَ الذُّرَةِ يُقَالُ لَهُ الْمِزْرُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمُسْكِرٌ هُوَ " . قَالَ نَعَمْ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ عَهِدَ لِمَنْ شَرِبَ الْمُسْكِرَ أَنْ يَسْقِيَهُ مِنْ طِينَةِ الْخَبَالِ " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَا طِينَةُ الْخَبَالِ قَالَ " عَرَقُ أَهْلِ النَّارِ أَوْ قَالَ عُصَارَةُ أَهْلِ النَّارِ " .
Nous a rapporté Qutayba, qui a dit : Nous a rapporté 'Abd al-'Azîz, d'après 'Umâra ibn Ghaziyya, d'après Abû al-Zubayr, d'après Jâbir, qu'un homme de Jaychân – Jaychân est au Yémen – vint et interrogea le Messager d'Allah (ﷺ) au sujet d'une boisson qu'ils consommaient dans leur pays, faite de maïs, appelée *al-mizr*. Le Prophète (ﷺ) demanda : *"Est-elle enivrante ?"* Il répondit : "Oui." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *"Toute boisson enivrante est illicite. Allah, Puissant et Majestueux, a fait le serment que quiconque boit une boisson enivrante, Il lui fera boire de la *tînat al-khabâl*."* Ils dirent : "Ô Messager d'Allah, qu'est-ce que la *tînat al-khabâl* ?" Il répondit : *"La sueur des gens de l'Enfer"* – ou il dit : *"l'écume des gens de l'Enfer."*
Nous a rapporté Humayd ibn Mas'ada, d'après Yazîd – c'est-à-dire Ibn Zuray' –, d'après Ibn 'Awn, d'après al-Sha'bî, d'après al-Nu'mân ibn Bashîr, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *"Certes, le licite est clair, et l'illicite est clair. Entre les deux, il y a des choses douteuses."* – Et parfois il disait : *"Entre les deux, il y a des choses ambiguës. Je vais vous donner un exemple à ce sujet : Allah a délimité un territoire interdit. Or, le territoire interdit d'Allah, ce sont Ses interdits. Quiconque paît autour du territoire interdit risque d'y pénétrer."* – Et parfois il disait : *"Quiconque s'approche des choses douteuses risque de commettre l'illicite."*
Nous a rapporté Muhammad ibn Abân qui a dit : Nous a raconté 'Abdullah ibn Idrîs qui a dit : Nous a informé Shu'ba, d'après Burayd ibn Abî Maryam, d'après Abû al-Hawrâ' al-Sa'dî, qui a dit : J'ai demandé à al-Hasan ibn 'Alî (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) : "Qu'as-tu retenu du Messager d'Allah (ﷺ) ?" Il répondit : "J'ai retenu de lui : *Laisse ce qui te rend douteux pour ce qui ne te rend pas douteux.*"
Nous a rapporté al-Jârûd ibn Mu'âdh – qui est Bâwardî – qui a dit : Nous a raconté Abû Sufyân, Muhammad ibn Humayd, d'après Ma'mar, d'après Ibn Tâwûs, d'après son père, qu'il répugnait de vendre des raisins secs à quiconque en faisait du nabîdh (boisson fermentée).
Nous a rapporté Suwayd qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Sufyân ibn Dînâr, d'après Mus'ab ibn Sa'd, qui a dit : Sa'd possédait de nombreux vignobles et vergers, et il avait un intendant pour les gérer. Les vignes produisirent beaucoup de raisins, alors [l'intendant] lui écrivit : "Je crains que les raisins ne se perdent. Si tu le permets, je les presserai." Sa'd lui répondit : "Lorsque tu recevras cette lettre, quitte la gestion de mes biens. Par Allah, je ne te confierai plus jamais rien après cela." Il le destitua donc de la gestion de ses biens.
Nous a rapporté Suwayd qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Hârûn ibn Ibrâhîm, d'après Ibn Sîrîn, qui a dit : "Vends le jus à celui qui en fait du *tilâ'* (vinaigre ou sirop épais) et non à celui qui en fait du vin."
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd al-A'lâ qui a dit : Nous a raconté al-Mu'tamir qui a dit : J'ai entendu Mansûr, d'après Ibrâhîm, d'après Nubâta, d'après Suwayd ibn Ghafla, qui a dit : 'Umar ibn al-Khattâb écrivit à l'un de ses gouverneurs : "Donne aux musulmans du *tilâ'* (boisson cuite) dont les deux tiers se sont évaporés et dont il reste un tiers."
Nous a rapporté Suwayd qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Sulaymân al-Taymî, d'après Abû Mijlaz, d'après 'Âmir ibn 'Abdullah, qu'il a dit : J'ai lu une lettre de 'Umar ibn al-Khattâb à Abû Mûsâ : "Une caravane en provenance de Syrie est arrivée chez moi, transportant une boisson épaisse et noire comme le *tilâ'* des chameaux. Je leur ai demandé à quel degré ils la cuisaient, et ils m'ont informé qu'ils la cuisaient jusqu'à ce que les deux tiers – les deux tiers les plus mauvais, un tiers à cause de sa perversion et un tiers à cause de son odeur – s'évaporent. Ordonne donc à ceux qui sont sous ton autorité d'en boire."
Nous a rapporté Suwayd qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Hishâm, d'après Ibn Sîrîn, que 'Abdullah ibn Yazîd al-Khatmî a dit : 'Umar ibn al-Khattâb (qu'Allah soit satisfait de lui) nous écrivit : "Faites cuire votre boisson jusqu'à ce que la part du diable en soit éliminée, car il en a deux parts et vous n'en avez qu'une."
Nous a rapporté Suwayd qui a dit : Nous a informé 'Abdullah, d'après Jarîr, d'après al-Mughîra, d'après al-Sha'bî, qui a dit : 'Alî (qu'Allah soit satisfait de lui) distribuait aux gens du *tilâ'* dans lequel tombaient des mouches sans pouvoir les en retirer.