Le mal et le remède
Remèdes et guérison spirituelle
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وَقَالَ تَعَالَى:
وَأَنْذِرْ بِهِ الَّذِينَ يَخَافُونَ أَنْ يُحْشَرُوا إِلَى رَبِّهِمْ لَيْسَ لَهُمْ مِنْ دُونِهِ وَلِيٌّ وَلَا شَفِيعٌ لَعَلَّهُمْ يَتَّقُونَ
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وَقَالَ تَعَالَى:
مِنْ وَرَائِهِمْ جَهَنَّمُ وَلَا يُغْنِي عَنْهُمْ مَا كَسَبُوا شَيْئًا وَلَا مَا اتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَوْلِيَاءَ وَلَهُمْ عَذَابٌ عَظِيمٌ
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فَإِذَا وَالَى الْعَبْدُ رَبَّهُ وَحْدَهُ أَقَامَ لَهُ الشُّفَعَاءَ، وَعَقَدَ الْمُوَالَاةَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ عِبَادِهِ الْمُؤْمِنِينَ فَصَارُوا أَوْلِيَاءَهُ فِي اللَّهِ، بِخِلَافِ مَنِ اتَّخَذَ مَخْلُوقًا وَلِيًّا مِنْ دُونِ اللَّهِ. فَهَذَا لَوْنٌ وَذَاكَ لَوْنٌ، كَمَا أَنَّ الشَّفَاعَةَ الشَّرِكِيَّةَ الْبَاطِلَةَ لَوْنٌ، وَالشَّفَاعَةَ الْحَقَّ الثَّابِتَةَ الَّتِي إِنَّمَا تُنَالُ بِالتَّوْحِيدِ لَوْنٌ، وَهَذَا مَوْضِعُ فُرْقَانٍ بَيْنَ أَهْلِ التَّوْحِيدِ وَأَهْلِ الْإِشْرَاكِ، وَاللَّهُ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ إِلَى صِرَاطٍ مُسْتَقِيمٍ.
وَالْمَقْصُودُ: أَنَّ حَقِيقَةَ الْعُبُودِيَّةِ لَا تَحْصُلُ مَعَ الْإِشْرَاكِ بِاللَّهِ فِي الْمَحَبَّةِ، بِخِلَافِ الْمَحَبَّةِ لِلَّهِ، فَإِنَّهَا مِنْ لَوَازِمِ الْعُبُودِيَّةِ وَمُوجِبَاتِهَا، فَإِنَّ مَحَبَّةَ الرَّسُولِ - بَلْ تَقْدِيمُهُ فِي الْحُبِّ عَلَى الْأَنْفُسِ وَالْآبَاءِ وَالْأَبْنَاءِ - لَا يَتِمُّ الْإِيمَانُ إِلَّا بِهَا، إِذْ مَحَبَّتُهُ مِنْ مَحَبَّةِ اللَّهِ، وَكَذَلِكَ كَلُّ حُبٍّ فِي اللَّهِ وَلِلَّهِ، كَمَا فِي الصَّحِيحَيْنِ عَنْهُ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «ثَلَاثٌ مَنْ كُنَّ فِيهِ وَجَدَ بِهِنَّ حَلَاوَةَ الْإِيمَانِ» .
وَفِي لَفْظٍ فِي الصَّحِيحَيْنِ: «لَا يَجِدُ حَلَاوَةَ الْإِيمَانِ إِلَّا مَنْ كَانَ فِيهِ ثَلَاثُ خِصَالٍ: أَنْ يَكُونَ اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِمَّا سِوَاهُمَا، وَأَنْ يُحِبَّ الْمَرْءَ لَا يُحِبُّهُ إِلَّا لِلَّهِ، وَأَنْ يَكْرَهَ أَنْ يَرْجِعَ فِي الْكُفْرِ بَعْدَ إِذْ أَنْقَذَهُ اللَّهُ مِنْهُ، كَمَا يَكْرَهُ أَنْ يُلْقَى فِي النَّارِ» .
وَفِي الْحَدِيثِ الَّذِي فِي السُّنَنِ: «مَنْ أَحَبَّ لِلَّهِ، وَأَبْغَضَ لِلَّهِ، وَأَعْطَى لِلَّهِ، وَمَنَعَ لِلَّهِ، فَقَدِ اسْتَكْمَلَ الْإِيمَانَ» .
وَفِي حَدِيثٍ آخَرَ: «مَا تَحَابَّ رَجُلَانِ فِي اللَّهِ إِلَّا كَانَ أَفْضَلُهُمَا أَشَدَّهُمَا حُبًّا لِصَاحِبِهِ» .
فَإِنَّ هَذِهِ الْمَحَبَّةَ مِنْ لَوَازِمِ مَحَبَّةِ اللَّهِ تَعَالَى وَمُوجِبَاتِهَا، وَكُلَّمَا كَانَتْ أَقْوَى كَانَ أَصْلُهَا كَذَلِكَ.
فَصْلٌ أَنْوَاعُ الْمَحَبَّةِ
وَهَاهُنَا أَرْبَعَةُ أَنْوَاعٍ مِنَ الْمَحَبَّةِ يَجِبُ التَّفْرِيقُ بَيْنَهَا، وَإِنَّمَا ضَلَّ مَنْ ضَلَّ بِعَدَمِ التَّمْيِيزِ بَيْنَهَا.
Traduction
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Et le Très-Haut a dit :
Et le Très-Haut a dit :
Ainsi, lorsque le serviteur voue son allégeance à son Seigneur, à Lui seul, Il lui accorde des intercesseurs et scelle un pacte d’alliance entre lui et Ses serviteurs croyants, de sorte qu’ils deviennent ses alliés en Allah. Cela est à l’opposé de celui qui prend une créature comme allié en dehors d’Allah.
Voilà donc une distinction claire : d’un côté, une intercession idolâtre et vaine, et de l’autre, une intercession vraie et établie, qui ne s’obtient que par le tawhîd (l’unicité divine). C’est là un critère de discernement entre les gens du tawhîd et les gens de l’association (shirk). Et Allah guide qui Il veut vers le droit chemin.
L’essentiel est que la réalité de l’‘ubûdiyyah (servitude envers Allah) ne peut se réaliser avec l’association à Allah dans l’amour, contrairement à l’amour pour Allah, qui est une conséquence nécessaire et une exigence de cette servitude. En effet, l’amour du Messager – voire le fait de le préférer en amour à soi-même, à ses parents et à ses enfants – est une condition indispensable à la perfection de la foi. Car son amour découle de l’amour d’Allah, tout comme tout amour voué pour Allah et en Allah, comme le rapportent les deux Sahîh (Al-Bukhârî et Muslim) d’après lui – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – lorsqu’il a dit :
« Trois qualités : quiconque les possède goûtera la douceur de la foi. »
Et dans une autre version des deux Sahîh :
« On ne goûte la douceur de la foi que si l’on possède trois qualités : que Allah et Son Messager soient plus aimés que tout autre ; que l’on aime une personne uniquement pour Allah ; et que l’on déteste retourner à la mécréance après qu’Allah nous en a sauvés, comme on déteste être jeté dans le Feu. »
Dans un hadith rapporté par les Sunan (recueils de traditions prophétiques) :
« Celui qui aime pour Allah, déteste pour Allah, donne pour Allah et s’abstient pour Allah, a parfait sa foi. »
Et dans un autre hadith :
« Deux hommes ne s’aiment en Allah sans que le meilleur d’entre eux ne soit celui qui aime le plus son compagnon. »
En effet, cet amour fait partie des conséquences nécessaires et des exigences de l’amour d’Allah le Très-Haut. Et plus il est fort, plus sa source l’est également.
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Chapitre : Les différentes formes d’amour
Chapitre
Les différentes formes d’amour
Il existe ici quatre types d’amour qu’il est impératif de distinguer, car l’égarement de ceux qui s’égarent provient précisément de leur incapacité à les différencier.
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أَحَدُهَا: مَحَبَّةُ اللَّهِ، وَلَا تَكْفِي وَحْدَهَا فِي النَّجَاةِ مِنْ عَذَابِ اللَّهِ وَالْفَوْزِ بِثَوَابِهِ، فَإِنَّ الْمُشْرِكِينَ وَعُبَّادَ الصَّلِيبِ وَالْيَهُودَ وَغَيْرَهُمْ يُحِبُّونَ اللَّهَ. الثَّانِي: مَحَبَّةُ مَا يُحِبُّ اللَّهُ، وَهَذِهِ هِيَ الَّتِي تُدْخِلُهُ فِي الْإِسْلَامِ، وَتُخْرِجُهُ مِنَ الْكُفْرِ، وَأَحَبُّ النَّاسِ إِلَى اللَّهِ أَقْوَمُهُمْ بِهَذِهِ الْمَحَبَّةِ وَأَشَدُّهُمْ فِيهَا. الثَّالِثُ: الْحُبُّ لِلَّهِ وَفِيهِ، وَهِيَ مِنْ لَوَازِمِ مَحَبَّةِ مَا يُحِبُّ، وَلَا تَسْتَقِيمُ مَحَبَّةُ مَا يُحِبُّ إِلَّا فِيهِ وَلَهُ. الرَّابِعُ: الْمَحَبَّةُ مَعَ اللَّهِ، وَهِيَ الْمَحَبَّةُ الشِّرِكِيَّةُ، وَكُلُّ مَنْ أَحَبَّ شَيْئًا مَعَ اللَّهِ لَا لِلَّهِ، وَلَا مِنْ أَجْلِهِ، وَلَا فِيهِ، فَقَدِ اتَّخَذَهُ نِدًّا مِنْ دُونِ اللَّهِ، وَهَذِهِ مَحَبَّةُ الْمُشْرِكِينَ.
وَبَقِيَ قِسْمٌ خَامِسٌ لَيْسَ مِمَّا نَحْنُ فِيهِ: وَهِيَ الْمَحَبَّةُ الطَّبِيعِيَّةُ، وَهِيَ مَيْلُ الْإِنْسَانِ إِلَى مَا يُلَائِمُ طَبْعَهُ، كَمَحَبَّةِ الْعَطْشَانِ لِلْمَاءِ، وَالْجَائِعِ لِلطَّعَامِ، وَمَحَبَّةِ النَّوْمِ وَالزَّوْجَةِ وَالْوَلَدِ، فَتِلْكَ لَا تُذَمُّ إِلَّا إِذَا أَلْهَتْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ، وَشَغَلَتْ عَنْ مَحَبَّتِهِ، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
يَاأَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تُلْهِكُمْ أَمْوَالُكُمْ وَلَا أَوْلَادُكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ
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وَقَالَ تَعَالَى
رِجَالٌ لَا تُلْهِيهِمْ تِجَارَةٌ وَلَا بَيْعٌ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ
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فَصْلٌ كَمَالُ الْمَحَبَّةِ
ثُمَّ الْخُلَّةُ وَهِيَ تَتَضَمَّنُ كَمَالَ الْمَحَبَّةِ وَنِهَايَتَهَا، بِحَيْثُ لَا يَبْقَى فِي الْقَلْبِ سَعَةٌ لِغَيْرِ مَحْبُوبِهِ، وَهِيَ مَنْصِبٌ لَا يَقْبَلُ الْمُشَارَكَةَ بِوَجْهٍ مَا، وَهَذَا الْمَنْصِبُ خَاصٌّ لِلْخَلِيلَيْنِ - صَلَوَاتُ اللَّهِ وَسَلَامُهُ عَلَيْهِمَا -: إِبْرَاهِيمَ وَمُحَمَّدٍ، كَمَا قَالَ ﷺ: «إِنَّ اللَّهَ اتَّخَذَنِي خَلِيلًا كَمَا اتَّخَذَ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلًا» .
وَفِي الصَّحِيحِ عَنْهُ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «لَوْ كُنْتُ مُتَّخِذًا مِنْ أَهْلِ الْأَرْضِ خَلِيلًا لَاتَّخَذْتُ أَبَا بَكْرٍ خَلِيلًا، وَلَكِنَّ صَاحِبَكُمْ خَلِيلُ اللَّهِ» .
وَفِي حَدِيثٍ آخَرَ: «إِنِّي أَبْرَأُ إِلَى كُلِّ خَلِيلٍ مِنْ خُلَّتِهِ» وَلَمَّا سَأَلَ إِبْرَاهِيمُ عَلَيْهِ السَّلَامُ الْوَلَدَ فَأُعْطِيَهُ، وَتَعَلَّقَ حُبُّهُ بِقَلْبِهِ، فَأَخَذَ مِنْهُ شُعْبَةً، غَارَ الْحَبِيبُ عَلَى خَلِيلِهِ أَنْ يَكُونَ فِي قَلْبِهِ مَوْضِعٌ لِغَيْرِهِ، فَأَمَرَهُ بِذَبْحِهِ، وَكَانَ الْأَمْرُ فِي الْمَنَامِ لِيَكُونَ
Traduction
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L’une d’elles : l’amour d’Allah. Cependant, celui-ci seul ne suffit pas pour être préservé du châtiment d’Allah et obtenir Sa récompense, car les associateurs, les adorateurs de la croix, les juifs et autres aiment Allah.
La deuxième : l’amour de ce qu’Allah aime. C’est cet amour qui fait entrer dans l’Islam et sortir de l’infidélité. Les plus aimés d’Allah sont ceux qui s’y conforment le plus parfaitement et qui s’y attachent avec le plus d’ardeur.
La troisième : l’amour pour Allah et en Allah. Il s’agit d’une conséquence nécessaire de l’amour de ce qu’Il aime, et cet amour ne peut se réaliser correctement qu’en Lui et pour Lui.
La quatrième : l’amour avec Allah, c’est-à-dire l’amour associateur. Quiconque aime quelque chose avec Allah, non pour Allah, ni à cause de Lui, ni en Lui, en a fait un égal en dehors d’Allah. Tel est l’amour des associateurs.
Il reste une cinquième catégorie, qui ne relève pas de notre propos : il s’agit de l’amour naturel, c’est-à-dire l’inclination de l’homme vers ce qui convient à sa nature, comme l’amour de l’assoiffé pour l’eau, de l’affamé pour la nourriture, ou l’amour du sommeil, de l’épouse et des enfants. Cet amour n’est pas blâmable, sauf s’il détourne du souvenir d’Allah et occupe [le cœur] au détriment de Son amour, comme le dit le Très-Haut : « Ô vous qui avez cru ! Que vos biens et vos enfants ne vous distraient pas du souvenir d’Allah. » (Sourate Al-Munāfiqūn, 63:9). Et Il dit également : « Des hommes que ni le commerce ni la vente ne distraient du souvenir d’Allah. » (Sourate An-Nūr, 24:37).
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Chapitre : La perfection de l’amour
La khoulla (amitié intime) implique la perfection et l’aboutissement de l’amour, au point qu’il ne reste plus dans le cœur de place pour autre que l’Aimé. Cette station ne tolère aucune association, sous quelque forme que ce soit. Elle est réservée aux deux Khalīl (intimes d’Allah) – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur eux – : Ibrāhīm et Muḥammad, comme l’a dit le Prophète ﷺ : « Certes, Allah m’a pris pour intime, comme Il a pris Ibrāhīm pour intime. »
Dans un hadith authentique, il est rapporté qu’il ﷺ a dit : « Si je devais prendre un intime parmi les habitants de la terre, j’aurais pris Abū Bakr pour intime. Mais votre compagnon est l’intime d’Allah. »
Dans un autre hadith, il ﷺ a déclaré : « Je me désavoue de toute amitié intime en dehors de la mienne. »
Lorsque Ibrāhīm (que la paix soit sur lui) demanda un enfant et qu’il lui fut accordé, son amour s’attacha à son cœur. Une partie de cet amour fut alors retirée, car l’Aimé (Allah) fut jaloux pour Son intime qu’il y eût dans son cœur une place pour autre que Lui. Il lui ordonna donc de l’immoler. Cet ordre lui fut donné en songe, afin que…
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تَنْفِيذُ الْمَأْمُورِ بِهِ أَعْظَمَ ابْتِلَاءً وَامْتِحَانًا، وَلَمْ يَكُنِ الْمَقْصُودُ ذَبْحَ الْوَلَدِ، وَلَكِنَّ الْمَقْصُودَ ذَبْحُهُ مِنْ قَلْبِهِ؛ لِيَخْلُصَ الْقَلْبُ لِلرَّبِّ، فَلَمَّا بَادَرَ الْخَلِيلُ عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ إِلَى الِامْتِثَالِ، وَقَدَّمَ مَحَبَّةَ اللَّهِ عَلَى مَحَبَّةِ وَلَدِهِ، حَصَلَ الْمَقْصُودُ فَرُفِعَ الذَّبْحُ، وَفُدِيَ بِذِبْحٍ عَظِيمٍ، فَإِنَّ الرَّبَّ تَعَالَى مَا أَمَرَ بِشَيْءٍ، ثُمَّ أَبْطَلَهُ رَأْسًا، بَلْ لَا بُدَّ أَنْ يُبْقِيَ بَعْضَهُ أَوْ بَدَلَهُ، كَمَا أَبْقَى شَرِيعَةَ الْفِدَاءِ، وَكَمَا أَبْقَى اسْتِحْبَابَ الصَّدَقَةِ بَيْنَ يَدَيِ الْمُنَاجَاةِ، وَكَمَا أَبْقَى الْخَمْسَ الصَّلَوَاتِ بَعْدَ رَفْعِ الْخَمْسِينَ وَأَبْقَى ثَوَابَهَا، وَقَالَ: «وَلَا يُبَدَّلُ الْقَوْلُ لَدَيَّ، هِيَ خَمْسٌ فِي الْفِعْلِ، وَهِيَ خَمْسُونَ فِي الْأَجْرِ ".»
فَصْلٌ الْمَحَبَّةُ وَالْخُلَّةُ
وَأَمَّا مَا يَظُنُّهُ بَعْضُ الْغَالِطِينَ - أَنَّ الْمَحَبَّةَ أَكْمَلُ مِنَ الْخُلَّةِ، وَأَنَّ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلُ اللَّهِ، وَمُحَمَّدًا حَبِيبُ اللَّهِ - فَمِنْ جَهْلِهِ، فَإِنَّ الْمَحَبَّةَ عَامَّةٌ، وَالْخُلَّةَ خَاصَّةٌ، وَالْخُلَّةَ نِهَايَةُ الْمَحَبَّةِ، وَقَدْ أَخْبَرَ النَّبِيُّ ﷺ أَنَّ اللَّهَ اتَّخَذَهُ خَلِيلًا كَمَا اتَّخَذَ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلًا وَنَفَى أَنْ يَكُونَ لَهُ خَلِيلٌ غَيْرُ رَبِّهِ مَعَ إِخْبَارِهِ بِحُبِّهِ لِعَائِشَةَ وَلِأَبِيهَا وَلِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ وَغَيْرِهِمْ.
وَأَيْضًا فَإِنَّ اللَّهَ سُبْحَانَهُ:
يُحِبُّ التَّوَّابِينَ وَيُحِبُّ الْمُتَطَهِّرِينَ
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وَ
يُحِبُّ الصَّابِرِينَ
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وَ
يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ
.
وَ
يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ
.
وَالشَّابُّ التَّائِبُ حَبِيبُ اللَّهِ، وَخُلَّتُهُ خَاصَّةٌ بِالْخَلِيلَيْنِ، وَإِنَّمَا هَذَا مِنْ قِلَّةِ الْعِلْمِ وَالْفَهْمِ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ ﷺ.
فَصْلٌ إِيثَارُ الْأَعْلَى
وَقَدْ تَقَدَّمَ أَنَّ الْعَبْدَ لَا يَتْرُكُ مَا يُحِبُّهُ وَيَهْوَاهُ، وَلَكِنْ يَتْرُكُ أَضْعَفَهُمَا مَحَبَّةً لِأَقْوَاهُمَا مَحَبَّةً،
Traduction
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L’exécution de l’ordre divin constitue la plus grande épreuve et mise à l’épreuve.
Il ne s’agissait point, en réalité, d’immoler le fils, mais bien d’immoler son attachement à lui depuis le cœur, afin que ce dernier soit entièrement consacré au Seigneur. Lorsque le bien-aimé d’Allah – sur lui la prière et le salut – s’empressa d’obéir et fit primer l’amour d’Allah sur l’amour de son enfant, le but fut atteint : l’immolation fut levée, et un grand sacrifice fut offert en rançon. En effet, le Seigneur Très-Haut ne donne jamais un ordre pour ensuite l’annuler purement et simplement ; Il en maintient toujours une partie ou en établit un substitut. Ainsi, Il a perpétué la loi du rachat (al-fidā’), tout comme Il a maintenu la recommandation de l’aumône avant l’invocation secrète (munājāt), et comme Il a conservé les cinq prières après avoir abrogé les cinquante, tout en préservant leur récompense. Le Très-Haut a dit : « Ma parole ne saurait être changée : elles sont cinq dans l’accomplissement, mais cinquante dans la rétribution. »
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Chapitre : L’amour et l’intimité divine
Chapitre
L’amour (*al-maḥabbah*) et l’intimité (*al-khullah*)
Quant à ce que croient certains égarés – à savoir que l’amour serait plus parfait que l’intimité divine, et qu’Ibrāhīm (Abraham) serait l’ami intime (khalīl) d’Allah tandis que Muḥammad serait Son bien-aimé (ḥabīb) –, cela relève de leur ignorance. En vérité, l’amour est général, tandis que l’intimité est particulière ; l’intimité représente l’apogée de l’amour. Le Prophète – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui – a d’ailleurs annoncé qu’Allah l’avait pris pour ami intime, tout comme Il avait pris Ibrāhīm pour ami intime, et il a nié qu’il pût avoir un autre ami intime que son Seigneur, bien qu’il ait attesté de son amour pour ‘Ā’ishah, pour son père, pour ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb et pour d’autres encore.
De plus, Allah – gloire à Lui – dit : « Il aime les repentants et Il aime ceux qui se purifient. » (Sourate al-Baqarah, 2:222) « Il aime les endurants. » (Sourate Āl ‘Imrān, 3:146) « Il aime les bienfaisants. » (Sourate Āl ‘Imrān, 3:148) « Il aime les équitables. » (Sourate al-Mā’idah, 5:42)
Le jeune repentant est certes un bien-aimé d’Allah, mais l’intimité divine (khullah) est une prérogative réservée aux deux amis intimes (al-khalīlayn). Cette confusion ne provient que d’un manque de science et de compréhension de la part d’Allah et de Son Messager – que la prière et le salut d’Allah soient sur lui.
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Chapitre : La préférence de ce qui est supérieur
Chapitre
La préférence de ce qui est supérieur (*Īthār al-a‘lā*)
Il a déjà été mentionné que le serviteur ne délaisse pas ce qu’il aime et désire en soi, mais qu’il abandonne ce qui est le moins aimé au profit de ce qui l’est davantage.
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كَمَا أَنَّهُ يَفْعَلُ مَا يَكْرَهُهُ؛ لِحُصُولِ مَا مَحَبَّتُهُ أَقْوَى عِنْدَهُ مِنْ كَرَاهَةِ مَا يَفْعَلُهُ، أَوْ لِخَلَاصِهِ مِنْ مَكْرُوهٍ. وَتَقَدَّمَ أَنَّ خَاصِّيَّةَ الْعَقْلِ إِيثَارُ أَعْلَى الْمَحْبُوبَيْنِ عَلَى أَدْنَاهُمَا، وَأَيْسَرِ الْمَكْرُوهَيْنِ عَلَى أَقْوَاهُمَا، وَتَقَدَّمَ أَنَّ هَذَا مِنْ كَمَالِ قُوَّةِ الْحُبِّ وَالْبُغْضِ. وَلَا يَتِمُّ لَهُ هَذَا إِلَّا بِأَمْرَيْنِ: قُوَّةِ الْإِدْرَاكِ، وَشَجَاعَةِ الْقَلْبِ، فَإِنَّ التَّخَلُّفَ عَنْ ذَلِكَ وَالْعَمَلَ بِخِلَافِهِ يَكُونُ إِمَّا لِضَعْفِ الْإِدْرَاكِ بِحَيْثُ إِنَّهُ لَمْ يُدْرِكْ مَرَاتِبَ الْمَحْبُوبِ وَالْمَكْرُوهِ عَلَى مَا هِيَ عَلَيْهِ، إِمَّا لِضَعْفٍ فِي النَّفْسِ، وَعَجْزٍ فِي الْقَلْبِ، بِحَيْثُ لَا يُطَاوِعُهُ عَلَى إِيثَارِ الْأَصْلَحِ؛ لِرَفْعِ عِلْمِهِ بِأَنَّهُ الْأَصْلَحُ، فَإِذَا صَحَّ إِدْرَاكُهُ، وَقَوِيَتْ نَفْسُهُ، وَتَشَجَّعَ قَلْبُهُ عَلَى إِيثَارِ الْمَحْبُوبِ الْأَعْلَى وَالْمَكْرُوهِ الْأَدْنَى فَقَدْ وُفِّقَ لِأَسْبَابِ السَّعَادَةِ. فَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَكُونُ سُلْطَانُ شَهْوَتِهِ أَقْوَى مِنْ سُلْطَانِ عَقْلِهِ وَإِيمَانِهِ، فَيَقْهَرُ الْغَالِبُ الضَّعِيفَ، وَمِنْهُمْ مَنْ يَكُونُ سُلْطَانُ إِيمَانِهِ وَعَقْلِهِ أَقْوَى مِنْ سُلْطَانِ شَهْوَتِهِ، وَإِذَا كَانَ كَثِيرٌ مِنَ الْمَرْضَى يَحْمِيهِ الطَّبِيبُ عَمَّا يَضُرُّهُ، فَتَأْبَى عَلَيْهِ نَفْسُهُ وَشَهْوَتُهُ إِلَّا تَنَاوُلَهُ، وَيُقَدِّمُ شَهْوَتَهُ عَلَى عَقْلِهِ، وَتُسَمِّيهِ الْأَطِبَّاءُ: عَدِيمَ الْمُرُوءَةِ، فَهَكَذَا أَكْثَرُ مَرْضَى الْقُلُوبِ يُؤْثِرُونَ مَا يَزِيدُ مَرَضَهُمْ، لِقُوَّةِ شَهْوَتِهِمْ لَهُ. فَأَصْلُ الشَّرِّ مِنْ ضَعْفِ الْإِدْرَاكِ وَضَعْفِ النَّفْسِ وَدَنَاءَتِهَا، وَأَصْلُ الْخَيْرِ مِنْ كَمَالِ الْإِدْرَاكِ وَقُوَّةِ النَّفْسِ وَشَرَفِهَا وَشَجَاعَتِهَا. فَالْحُبُّ وَالْإِرَادَةُ أَصْلُ كُلِّ فِعْلٍ وَمَبْدَؤُهُ، وَالْبُغْضُ وَالْكَرَاهَةُ أَصْلُ كُلِّ تَرْكٍ وَمَبْدَؤُهُ، وَهَاتَانِ الْقُوَّتَانِ فِي الْقَلْبِ، أَصْلُ سَعَادَةِ الْعَبْدِ وَشَقَاوَتِهِ. وَوُجُودُ الْفِعْلِ الِاخْتِيَارِيِّ لَا يَكُونُ إِلَّا بِوُجُودِ سَبَبِهِ مِنَ الْحُبِّ وَالْإِرَادَةِ. وَأَمَّا عَدَمُ الْفِعْلِ: فَتَارَةً يَكُونُ لِعَدَمِ مُقْتَضِيهِ وَسَبَبِهِ، وَتَارَةً يَكُونُ لِوُجُودِ الْبُغْضِ وَالْكَرَاهَةِ الْمَانِعَةِ مِنْهُ، وَهَذَا مُتَعَلِّقُ الْأَمْرِ وَالنَّهْيِ وَهُوَ الَّذِي يُسَمَّى الْكَفَّ، وَهُوَ مُتَعَلِّقُ الثَّوَابِ وَالْعِقَابِ، وَبِهَذَا يَزُولُ الِاشْتِبَاهُ فِي مَسْأَلَةِ التَّرْكِ وَهَلْ هُوَ أَمْرٌ وُجُودِيٌّ أَوْ عَدَمِيٌّ؟ وَالتَّحْقِيقُ أَنَّهُ قِسْمَانِ: فَالتَّرْكُ الْمُضَافُ إِلَى عَدَمِ السَّبَبِ الْمُقْتَضِي عَدَمِيٌّ، وَالْمُضَافُ إِلَى السَّبَبِ الْمَانِعِ مِنَ الْفِعْلِ وُجُودِيٌّ.
فَصْلٌ إِيثَارُ الْأَنْفَعِ
وَكُلُّ وَاحِدٍ مِنَ الْفِعْلِ وَالتَّرْكِ الِاخْتِيَارِيَّيْنِ إِنَّمَا يُؤْثِرُهُ الْحَيُّ لِمَا فِيهِ مِنْ حُصُولِ الْمَنْفَعَةِ
Traduction
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Traduction
De même qu’il accomplit ce qu’il déteste, afin d’obtenir ce qu’il aime davantage, ou pour se libérer d’un mal plus grand. Il a été précédemment établi que la caractéristique de la raison (al-‘aql) consiste à préférer le plus aimé des deux objets de désir et le moindre des deux maux. Il a également été mentionné que cela relève de la perfection de la force de l’amour (al-ḥubb) et de l’aversion (al-buġḍ).
Cette capacité ne se réalise pleinement que par deux conditions : la force de la perception (quwwat al-idrāk) et le courage du cœur (shajā‘at al-qalb). En effet, le fait de manquer à cela ou d’agir à son encontre provient soit d’une faiblesse de la perception, au point de ne pas saisir les degrés des choses aimées et détestées telles qu’elles sont réellement, soit d’une faiblesse de l’âme (nafs) et d’une incapacité du cœur, qui ne se soumet pas à la préférence de ce qui est le plus profitable, malgré la connaissance qu’il en a. Ainsi, lorsque sa perception est juste et que son âme se renforce, que son cœur se montre courageux dans la préférence du plus grand amour et du moindre mal, il est alors guidé vers les causes du bonheur (asbāb al-sa‘āda).
Parmi les hommes, certains voient le pouvoir de leur passion (shahwa) l’emporter sur celui de leur raison et de leur foi (īmān), si bien que le plus fort domine le plus faible. D’autres, en revanche, voient le pouvoir de leur foi et de leur raison prévaloir sur celui de leur passion. De même que beaucoup de malades, bien que le médecin leur interdise ce qui leur est nuisible, leur âme et leur passion (nafs wa shahwa) refusent de s’y soumettre et privilégient leur désir sur leur raison. Les médecins appellent cela un « manque de noblesse d’âme » (‘adīm al-murū’a). Ainsi en est-il de la plupart des cœurs malades : ils préfèrent ce qui aggrave leur maladie, en raison de la force de leur passion pour cela.
La racine du mal (sharr) réside donc dans la faiblesse de la perception et la faiblesse de l’âme, ainsi que dans sa bassesse. Quant à la racine du bien (khayr), elle provient de la perfection de la perception, de la force de l’âme, de sa noblesse et de son courage.
L’amour (al-ḥubb) et la volonté (al-irāda) sont à l’origine de tout acte et en constituent le principe. De même, l’aversion (al-buġḍ) et la répugnance (al-karāha) sont à l’origine de toute abstention et en constituent le principe. Ces deux forces, présentes dans le cœur, sont la source du bonheur (sa‘āda) ou du malheur (shaqāwa) du serviteur.
L’existence d’un acte volontaire ne se réalise que par la présence de sa cause, à savoir l’amour et la volonté. Quant à l’absence d’acte, elle peut provenir soit de l’absence de sa cause motivante, soit de la présence d’une aversion et d’une répugnance qui l’empêchent. Cela relève du commandement (amr) et de l’interdiction (nahy), et c’est ce que l’on appelle la retenue (al-kaff). Cela est également lié à la récompense (thawāb) et au châtiment (‘iqāb). Ainsi s’éclaircit l’ambiguïté concernant la question de l’abstention : est-elle une réalité existentielle (wujūdiyya) ou une simple absence (‘adamiyya) ? En vérité, elle se divise en deux catégories : l’abstention liée à l’absence de la cause motivante est une absence, tandis que celle liée à la présence d’une cause empêchant l’acte est une réalité existentielle.
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Chapitre : La préférence de l’utile
Fasl : Ithār al-anfa‘ (La préférence de l’utile)
Tout acte ou abstention volontaire n’est préféré par l’être vivant que parce qu’il y voit l’obtention d’un profit (manfa‘a).
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Si vous souhaitez des ajustements sur certains termes ou une explicitation supplémentaire, n'hésitez pas à me le préciser.
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الَّتِي يَلْتَذُّ بِحُصُولِهَا، أَوْ زَوَالِ الْأَلَمِ الَّذِي يَحْصُلُ لَهُ الشِّفَاءُ بِزَوَالِهِ، وَلِهَذَا يُقَالُ: شَفَى صَدْرَهُ، وَشَفَى قَلْبَهُ، وَقَالَ: هِيَ الشِّفَاءُ لِدَائِي لَوْ ظَفِرْتُ بِهَا ... وَلَيْسَ مِنْهَا شِفَاءُ الدَّاءِ مَبْذُولُ وَهَذَا مَطْلُوبٌ يُؤْثِرُهُ الْعَاقِلُ بَلِ الْحَيَوَانُ الْبَهِيمُ، وَلَكِنْ يَغْلَطُ فِيهِ أَكْثَرُ النَّاسِ غَلَطًا قَبِيحًا، فَيَقْصِدُ حُصُولَ اللَّذَّةِ بِمَا يُعَقِّبُ عَلَيْهِ أَعْظَمَ الْأَلَمِ، فَيُؤْلِمُ نَفْسَهُ مِنْ حَيْثُ يَظُنُّ أَنَّهُ يُحَصِّلُ لَذَّتَهَا، وَيَشْفِي قَلْبَهُ بِمَا يُعَقِّبُ عَلَيْهِ غَايَةَ الْمَرَضِ، وَهَذَا شَأْنُ مَنْ قَصَرَ نَظَرَهُ عَلَى الْعَاجِلِ وَلَمْ يُلَاحِظِ الْعَوَاقِبَ، وَخَاصَّةً الْعَقْلُ النَّاظِرُ فِي الْعَوَاقِبِ، فَأَعْقَلُ النَّاسِ مَنْ آثَرَ لَذَّتَهُ وَرَاحَتَهُ فِي الْآجِلَةِ الدَّائِمَةِ عَلَى الْعَاجِلَةِ الْمُنْقَضِيَةِ الزَّائِلَةِ، وَأَسْفَهُ الْخَلْقِ مَنْ بَاعَ نَعِيمَ الْأَبَدِ وَطَيِّبَ الْحَيَاةِ الدَّائِمَةِ وَاللَّذَّةَ الْعُظْمَى الَّتِي لَا تَنْغِيصَ فِيهَا وَلَا نَقْصَ بِوَجْهٍ مَا، بِلَذَّةٍ مُنْقَضِيَةٍ مَشُوبَةٍ بِالْآلَامِ وَالْمَخَاوِفِ، وَهِيَ سَرِيعَةُ الزَّوَالِ وَشِيكَةُ الِانْقِضَاءِ. قَالَ بَعْضُ الْعُلَمَاءِ: " فَكَّرْتُ فِيمَا يَسْعَى فِيهِ الْعُقَلَاءُ، فَرَأَيْتُ سَعْيَهُمْ كُلِّهِمْ فِي مَطْلُوبٍ وَاحِدٍ وَإِنِ اخْتَلَفَتْ طُرُقُهُمْ فِي تَحْصِيلِهِ، رَأَيْتَهُمْ جَمِيعَهُمْ إِنَّمَا يَسْعَوْنَ فِي دَفْعِ الْهَمِّ وَالْغَمِّ عَنْ نُفُوسِهِمْ، فَهَذَا بِالْأَكْلِ وَالشُّرْبِ، وَهَذَا بِالتِّجَارَةِ وَالْكَسْبِ، وَهَذَا بِالنِّكَاحِ، وَهَذَا بِسَمَاعِ الْغِنَاءِ وَالْأَصْوَاتِ الْمُطْرِبَةِ، وَهَذَا بِاللَّهْوِ وَاللَّعِبِ، فَقُلْتُ: هَذَا الْمَطْلُوبُ مَطْلُوبُ الْعُقَلَاءِ، وَلَكِنَّ الطُّرُقَ كُلَّهَا غَيْرُ مُوَصِّلَةٍ إِلَيْهِ، بَلْ لَعَلَّ أَكْثَرَهَا إِنَّمَا يُوَصِّلُ إِلَى ضِدِّهِ، وَلَمْ أَرَ فِي جَمِيعِ هَذِهِ الطُّرُقِ طَرِيقًا مُوَصِّلَةً إِلَيْهِ إِلَّا الْإِقْبَالَ عَلَى اللَّهِ وَحْدَهُ، وَمُعَامَلَتَهُ وَحْدَهُ، وَإِيثَارَ مَرْضَاتِهِ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ ". فَإِنَّ سَالِكَ هَذَا الطَّرِيقِ إِنْ فَاتَهُ حَظُّهُ مِنَ الدُّنْيَا فَقَدْ ظَفِرَ بِالْحَظِّ الْعَالِي الَّذِي لَا فَوْتَ مَعَهُ، وَإِنْ حَصَلَ لِلْعَبْدِ حَصَلَ لَهُ كُلُّ شَيْءٍ، وَإِنْ فَاتَهُ فَاتَهُ كُلُّ شَيْءٍ، وَإِنْ ظَفِرَ بِحَظِّهِ مِنَ الدُّنْيَا نَالَهُ عَلَى أَهْنَأِ الْوُجُوهِ، فَلَيْسَ لِلْعَبْدِ أَنْفَعُ مِنْ هَذِهِ الطُّرُقِ، وَلَا أَوْصَلُ مِنْهَا إِلَى لَذَّتِهِ وَبَهْجَتِهِ وَسَعَادَتِهِ، وَبِاللَّهِ التَّوْفِيقُ.
فَصْلٌ أَقْسَامُ الْمَحْبُوبِ
وَالْمَحْبُوبُ قِسْمَانِ: مَحْبُوبٌ لِنَفْسِهِ، وَمَحْبُوبٌ لِغَيْرِهِ، وَالْمَحْبُوبُ لِغَيْرِهِ، لَا بُدَّ أَنْ يَنْتَهِيَ إِلَى الْمَحْبُوبِ لِنَفْسِهِ، دَفْعًا لِلتَّسَلْسُلِ الْمُحَالِ، وَكُلُّ مَا سِوَى الْمَحْبُوبِ الْحَقِّ فَهُوَ مَحْبُوبٌ لِغَيْرِهِ، وَلَيْسَ شَيْءٌ يُحَبُّ لِذَاتِهِ إِلَّا اللَّهَ وَحْدَهُ، وَكُلُّ مَا سِوَاهُ مِمَّا يُحَبُّ فَإِنَّمَا مَحَبَّتُهُ تَبَعٌ لِمَحَبَّةِ الرَّبِّ تَبَارَكَ وَتَعَالَى، كَمَحَبَّةِ مَلَائِكَتِهِ وَأَنْبِيَائِهِ وَأَوْلِيَائِهِ، فَإِنَّهَا تَبَعٌ لِمَحَبَّتِهِ سُبْحَانَهُ، وَهِيَ مِنْ لَوَازِمِ مَحَبَّتِهِ،
Traduction
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Ce qui est source de plaisir – qu’il s’agisse de l’obtention d’un bien ou de la disparition d’une douleur par laquelle l’homme trouve la guérison – est ainsi désigné. On dit en effet : « Il a guéri son cœur » ou « Il a apaisé son âme ». Le poète a dit :
Ce but est recherché par l’homme raisonnable, et même par l’animal privé de raison. Pourtant, la plupart des gens s’y trompent d’une manière grossière : ils visent le plaisir par ce qui leur apporte ensuite une douleur plus grande encore. Ils se tourmentent là où ils croient trouver leur jouissance, et ils apaisent leur cœur par ce qui engendre en réalité la pire des maladies. Tel est le sort de celui dont le regard se limite à l’immédiat, sans considérer les conséquences, surtout lorsque la raison, qui médite sur les aboutissements, fait défaut. Ainsi, le plus sage des hommes est celui qui préfère son plaisir et son repos dans l’au-delà éternel à ceux de ce monde éphémère et passager. Et le plus insensé des êtres est celui qui troque la félicité éternelle, la vie délicieuse et permanente, et la jouissance suprême, exempte de toute amertume et de toute imperfection, contre un plaisir fugace, mêlé de douleurs et de craintes, prompt à disparaître et proche de s’évanouir.
Un savant a dit : « J’ai réfléchi à ce vers quoi tendent les hommes doués de raison, et j’ai constaté que tous leurs efforts visent un seul et même but, bien que leurs voies pour l’atteindre diffèrent. Je les ai vus tous s’efforcer de repousser l’inquiétude et la tristesse loin de leurs âmes : l’un par la nourriture et la boisson, un autre par le commerce et le gain, un autre par le mariage, un autre encore par l’écoute des chants et des mélodies envoûtantes, et un autre par les divertissements et les jeux. Je me suis alors dit : ce but est bien celui des gens raisonnables, mais aucune de ces voies ne mène véritablement à lui. Bien plus, la plupart d’entre elles conduisent peut-être à son contraire. Et je n’ai trouvé, parmi toutes ces voies, aucune qui y mène si ce n’est le fait de se tourner exclusivement vers Allah, de ne traiter qu’avec Lui, et de préférer Son agrément à toute autre chose. »
En effet, celui qui emprunte cette voie, s’il lui échappe une part des biens de ce monde, a néanmoins obtenu la part sublime, dont la perte est impossible. Si le serviteur l’atteint, il obtient tout ; s’il la manque, il perd tout. Et s’il obtient sa part des biens de ce monde, il les acquiert de la manière la plus agréable. Il n’est pour le serviteur de voie plus profitable ni plus à même de lui procurer sa jouissance, sa joie et son bonheur. Et c’est à Allah qu’appartient le succès.
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Chapitre : Les catégories de l’aimé
L’aimé se divise en deux catégories : 1. Ce qui est aimé pour lui-même ; 2. Ce qui est aimé pour autre chose que lui.
Or, ce qui est aimé pour autre chose doit nécessairement aboutir à ce qui est aimé pour lui-même, afin d’éviter une régression à l’infini, impossible. Tout ce qui est en dehors de l’Aimé véritable (Allah) est aimé pour autre chose que lui. Rien n’est aimé pour sa propre essence si ce n’est Allah, Lui seul. Tout ce qui est aimé en dehors de Lui ne l’est que par voie de conséquence de l’amour du Seigneur, béni et exalté soit-Il. C’est le cas de l’amour pour Ses anges, Ses prophètes et Ses saints, car cet amour est une conséquence de Son amour à Lui, glorifié soit-Il, et fait partie de Ses attributs nécessaires.
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فَإِنَّ مَحَبَّةَ الْمَحْبُوبِ تُوجِبُ مَحَبَّةَ مَا يُحِبُّهُ، وَهَذَا مَوْضِعٌ يَجِبُ الِاعْتِنَاءُ بِهِ، فَإِنَّهُ مَحَلُّ فُرْقَانٍ بَيْنَ الْمَحَبَّةِ النَّافِعَةِ لِغَيْرِهِ، وَالَّتِي لَا تَنْفَعُ بَلْ قَدْ تَضُرُّ. فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا يُحَبُّ لِذَاتِهِ إِلَّا مَنْ كَانَ كَمَالُهُ مِنْ لَوَازِمِ ذَاتِهِ، وَإِلَهِيَّتُهُ وَرُبُوبِيَّتُهُ وَغِنَاهُ مِنْ لَوَازِمِ ذَاتِهِ، وَمَا سِوَاهُ فَإِنَّمَا يُبْغَضُ وَيُكْرَهُ لِمُنَافَاتِهِ مَحَابِّهُ وَمُضَادَّتِهِ لَهَا، وَبُغْضُهُ وَكَرَاهَتُهُ بِحَسَبِ قُوَّةِ هَذِهِ الْمُنَافَاةِ وَضَعْفِهَا، فَمَا كَانَ أَشَدَّ مُنَافَاةً لِمَحَابِّهِ، كَانَ أَشَدَّ كَرَاهَةً مِنَ الْأَعْيَانِ وَالْأَوْصَافِ وَالْأَفْعَالِ وَالْإِرَادَاتِ وَغَيْرِهَا، فَهَذَا مِيزَانٌ عَادِلٌ تُوزَنُ بِهِ مُوَافَقَةُ الرَّبِّ وَمُخَالَفَتُهُ وَمُوَالَاتُهُ وَمُعَادَاتُهُ، فَإِذَا رَأَيْنَا شَخْصًا يُحِبُّ مَا يَكْرَهُهُ الرَّبُّ تَعَالَى وَيَكْرَهُ مَا يُحِبُّهُ، عَلِمْنَا أَنَّ فِيهِ مِنْ مُعَادَاتِهِ بِحَسَبِ ذَلِكَ، وَإِذَا رَأَيْنَا الشَّخْصَ يُحِبُّ مَا يُحِبُّهُ الرَّبُّ وَيَكْرَهُ مَا يَكْرَهُهُ، وَكُلَّمَا كَانَ الشَّيْءُ أَحَبَّ إِلَى الرَّبِّ كَانَ أَحَبَّ إِلَيْهِ وَآثَرَهُ عِنْدَهُ، وَكُلَّمَا كَانَ أَبْغَضَ إِلَيْهِ كَانَ أَبْغَضَ إِلَيْهِ وَأَبْعَدَ مِنْهُ، عَلِمْنَا أَنَّ فِيهِ مِنْ مُوَالَاةِ الرَّبِّ بِحَسَبِ ذَلِكَ. فَتَمَسَّكْ بِهَذَا الْأَصْلِ فِي نَفْسِكَ وَفِي غَيْرِكَ، فَالْوِلَايَةُ عِبَارَةٌ عَنْ مُوَافَقَةِ الْوَلِيِّ الْحَمِيدِ فِي مَحَابِّهِ وَمَسَاخِطِهِ، وَلَيْسَتْ بِكَثْرَةِ صَوْمٍ وَلَا صَلَاةٍ وَلَا تَمَزُّقٍ وَلَا رِيَاضَةٍ. وَالْمَحْبُوبُ لِغَيْرِهِ قِسْمَانِ أَيْضًا: أَحَدُهُمَا: مَا يَلْتَذُّ الْمُحِبُّ بِإِدْرَاكِهِ وَحُصُولِهِ.
وَالثَّانِي: مَا يَتَأَلَّمُ بِهِ وَلَكِنْ يَحْتَمِلُهُ لِإِفْضَائِهِ إِلَى الْمَحْبُوبِ، كَشُرْبِ الدَّوَاءِ الْكَرِيهِ، قَالَ تَعَالَى:
كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِتَالُ وَهُوَ كُرْهٌ لَكُمْ وَعَسَى أَنْ تَكْرَهُوا شَيْئًا وَهُوَ خَيْرٌ لَكُمْ وَعَسَى أَنْ تُحِبُّوا شَيْئًا وَهُوَ شَرٌّ لَكُمْ وَاللَّهُ يَعْلَمُ وَأَنْتُمْ لَا تَعْلَمُونَ
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فَأَخْبَرَ سُبْحَانَهُ أَنَّ الْقِتَالَ مَكْرُوهٌ لَهُمْ مَعَ أَنَّهُ خَيْرٌ لَهُمْ لِإِفْضَائِهِ إِلَى أَعْظَمِ مَحْبُوبٍ وَأَنْفَعِهِ، وَالنُّفُوسُ تَحْتَ الرَّاحَةِ وَالدَّعَةِ وَالرَّفَاهِيَةِ، ذَلِكَ شَرٌّ لَهَا لِإِفْضَائِهِ إِلَى فَوَاتِ الْمَحْبُوبِ، فَالْعَاقِلُ لَا يَنْظُرُ إِلَى لَذَّةِ الْمَحْبُوبِ الْعَاجِلِ فَيُؤْثِرُهَا، وَأَلَمِ الْمَكْرُوهِ الْعَاجِلِ فَيَرْغَبُ عَنْهُ، فَإِنَّ ذَلِكَ قَدْ يَكُونُ شَرًّا لَهُ، بَلْ قَدْ يَجْلِبُ عَلَيْهِ غَايَةَ الْأَلَمِ وَيُفَوِّتُهُ أَعْظَمَ اللَّذَّةِ، بَلْ عُقَلَاءُ الدُّنْيَا يَتَحَمَّلُونَ الْمَشَاقَّ الْمَكْرُوهَةَ لِمَا يُعْقِبُهُمْ مِنَ اللَّذَّةِ بَعْدَهَا، وَإِنْ كَانَتْ مُنْقَطِعَةً. فَالْأُمُورُ أَرْبَعَةٌ: مَكْرُوهٌ يُوَصِّلُ إِلَى مَكْرُوهٍ، وَمَكْرُوهٌ يُوَصِّلُ إِلَى مَحْبُوبٍ، وَمَحْبُوبٌ يُوَصِّلُ إِلَى مَحْبُوبٍ، وَمَحْبُوبٌ يُوَصِّلُ إِلَى مَكْرُوهٍ، فَالْمَحْبُوبُ الْمُوَصِّلُ إِلَى الْمَحْبُوبِ قَدِ اجْتَمَعَ فِيهِ دَاعِيَ الْفِعْلِ مِنْ وَجْهَيْنِ، وَالْمَكْرُوهُ الْمُوَصِّلُ إِلَى مَكْرُوهٍ، قَدِ اجْتَمَعَ فِيهِ دَاعِي التَّرْكِ مِنْ وَجْهَيْنِ. بَقِيَ الْقِسْمَانِ الْآخَرَانِ يَتَجَاذَبُهُمَا الدَّاعِيَانِ - وَهُمَا مُعْتَرَكُ الِابْتِلَاءِ وَالِامْتِحَانِ - فَالنَّفْسُ تُؤْثِرُ أَقْرَبَهُمَا جِوَارًا مِنْهَا، وَهُوَ الْعَاجِلُ، وَالْعَقْلُ وَالْإِيمَانُ يُؤْثِرُ أَنْفَعَهُمَا وَأَبْقَاهُمَا، وَالْقَلْبُ بَيْنَ الدَّاعِيَيْنِ، وَهُوَ إِلَى هَذَا مَرَّةً، وَإِلَى هَذَا مَرَّةً، وَهَاهُنَا مَحَلُّ الِابْتِلَاءِ شَرْعًا وَقَدَرًا، فَدَاعِي الْعَقْلِ
Traduction
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Car l’amour de l’Aimé implique nécessairement l’amour de ce qu’Il aime, et ceci est un point qui exige une attention particulière, car il constitue le critère de distinction entre l’amour bénéfique pour autrui et celui qui n’apporte aucun profit, voire peut nuire.
Sache donc qu’on n’aime pour Lui-même que Celui dont la perfection est une conséquence nécessaire de Son essence, et dont la divinité, la seigneurie et la richesse absolue sont des attributs inhérents à Son être. Quant à tout autre que Lui, on ne le déteste et ne le réprouve qu’en raison de son opposition à Ses préférences et de sa contradiction avec elles. La haine et l’aversion envers lui sont proportionnelles à l’intensité ou à la faiblesse de cette opposition. Ainsi, plus une chose s’oppose à Ses préférences, plus elle est détestable, qu’il s’agisse d’êtres, de qualités, d’actes, de volontés ou d’autres choses encore. Voici une balance équitable permettant de mesurer l’accord ou le désaccord avec le Seigneur, l’alliance ou l’hostilité envers Lui. Si nous voyons une personne aimer ce que le Seigneur Très-Haut déteste et détester ce qu’Il aime, nous savons qu’elle manifeste envers Lui une hostilité proportionnelle à cela. En revanche, si nous voyons une personne aimer ce que le Seigneur aime et détester ce qu’Il déteste, et que plus une chose est aimée du Seigneur, plus elle l’est d’elle et lui est préférée, tandis que plus une chose Lui est odieuse, plus elle l’est d’elle et lui est éloignée, nous savons qu’elle manifeste envers le Seigneur une alliance proportionnelle à cela.
Attache-toi donc à ce principe en toi-même et chez autrui, car la wilâya (alliance spirituelle) consiste en l’accord avec le Saint Protecteur dans Ses préférences et Ses aversions, et non en la multiplication des jeûnes, des prières, des mortifications ou des exercices ascétiques.
L’aimé pour autrui se divise également en deux catégories : 1. Ce dont l’amant tire plaisir par sa perception et son obtention. 2. Ce qui lui cause de la souffrance, mais qu’il supporte car cela mène à l’Aimé, comme l’absorption d’un remède amer. Le Très-Haut a dit : « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien, et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est un mal. Allah sait, alors que vous ne savez pas. » (Sourate Al-Baqara, 2:216).
Il nous informe ainsi, gloire à Lui, que le combat leur est pénible, bien qu’il soit un bien pour eux, car il mène à un bien-aimé plus grand et plus profitable. Quant aux âmes qui s’abandonnent au confort, à la tranquillité et à l’aisance, cela leur est un mal, car cela les prive de l’Aimé. L’homme raisonnable ne considère donc pas le plaisir immédiat de l’aimé pour le préférer, ni la douleur immédiate du détesté pour le fuir, car cela peut lui être nuisible, voire lui attirer la souffrance ultime et lui faire perdre le plaisir suprême. Bien plus, les sages de ce monde supportent les peines et les désagréments en vue du plaisir qui les suivra, même s’il est éphémère.
Les choses se répartissent donc en quatre catégories : 1. Un désagrément menant à un désagrément. 2. Un désagrément menant à un bien-aimé. 3. Un bien-aimé menant à un bien-aimé. 4. Un bien-aimé menant à un désagrément.
Dans le cas du bien-aimé menant à un bien-aimé, la motivation à agir se trouve renforcée sous deux aspects. Dans celui du désagrément menant à un désagrément, la motivation à s’abstenir se trouve également renforcée sous deux aspects.
Restent les deux autres catégories, tiraillées entre deux motivations – et c’est là le champ de l’épreuve et de l’examen. L’âme penche pour ce qui lui est le plus proche, c’est-à-dire l’immédiat, tandis que la raison et la foi privilégient ce qui est le plus utile et le plus durable. Le cœur oscille entre ces deux motivations, tantôt penchant vers l’une, tantôt vers l’autre. C’est ici que réside le lieu de l’épreuve, tant sur le plan légal que providentiel. La motivation de la raison…
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وَالْإِيمَانِ يُنَادِي كُلَّ وَقْتٍ: حَيَّ عَلَى الْفَلَاحِ، عِنْدَ الصَّبَاحِ يَحْمَدُ الْقَوْمُ السُّرَى، وَفِي الْمَمَاتِ يَحْمَدُ الْعَبْدُ التُّقَى، فَإِنِ اشْتَدَّ ظَلَامُ لَيْلِ الْمَحَبَّةِ، وَتَحَكَّمَ سُلْطَانُ الشَّهْوَةِ وَالْإِرَادَةِ، يَقُولُ: يَا نَفْسُ اصْبِرِي فَمَا هِيَ إِلَّا سَاعَةٌ ثُمَّ تَنْقَضِي وَيَذْهَبُ هَذَا كُلُّهُ وَيَزُولُ.
فَصْلٌ الْحُبُّ أَصْلُ كُلِّ عَمَلٍ
وَإِذَا كَانَ الْحُبُّ أَصْلَ كُلِّ عَمَلٍ مِنْ حَقٍّ وَبَاطِلٍ، فَأَصْلُ الْأَعْمَالِ الدِّينِيَّةِ حُبُّ اللَّهِ وَرَسُولِهِ، كَمَا أَصْلُ الْأَقْوَالِ الدِّينِيَّةِ تَصْدِيقُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ، وَكُلُّ إِرَادَةٍ تَمْنَعُ كَمَالَ الْحُبِّ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ وَتُزَاحِمُ هَذِهِ الْمَحَبَّةَ أَوْ شُبْهَةٍ تَمْنَعُ كَمَالَ التَّصْدِيقِ، فَهِيَ مُعَارِضَةٌ لِأَصْلِ الْإِيمَانِ أَوْ مُضْعِفَةٌ لَهُ، فَإِنْ قَوِيَتْ حَتَّى عَارَضَتْ أَصْلَ الْحُبِّ وَالتَّصْدِيقِ كَانَتْ كُفْرًا أَوْ شِرْكًا أَكْبَرَ، وَإِنْ لَمْ تُعَارِضْهُ قَدَحَتْ فِي كَمَالِهِ، وَأَثَّرَتْ فِيهِ ضَعْفًا وَفُتُورًا فِي الْعَزِيمَةِ وَالطَّلَبِ، وَهِيَ تَحْجُبُ الْوَاصِلَ، وَتَقْطَعُ الطَّالِبَ، وَتُنَكِّسُ الرَّاغِبَ، فَلَا تَصِحُّ الْمُوَالَاةُ إِلَّا بِالْمُعَادَاةِ كَمَا قَالَ تَعَالَى عَنْ إِمَامِ الْحُنَفَاءِ الْمُحِبِّينَ أَنَّهُ قَالَ لِقَوْمِهِ:
أَفَرَأَيْتُمْ مَا كُنْتُمْ تَعْبُدُونَ - أَنْتُمْ وَآبَاؤُكُمُ الْأَقْدَمُونَ - فَإِنَّهُمْ عَدُوٌّ لِي إِلَّا رَبَّ الْعَالَمِينَ
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فَلَمْ يَصِحَّ لِخَلِيلِ اللَّهِ هَذِهِ الْمُوَالَاةُ وَالْخُلَّةُ إِلَّا بِتَحْقِيقِ هَذِهِ الْمُعَادَاةِ، فَإِنَّهُ لَا وَلَاءَ إِلَّا بِالْبَرَاءَةِ مِنْ كُلِّ مَعْبُودٍ سِوَاهُ، قَالَ تَعَالَى:
قَدْ كَانَتْ لَكُمْ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ فِي إِبْرَاهِيمَ وَالَّذِينَ مَعَهُ إِذْ قَالُوا لِقَوْمِهِمْ إِنَّا بُرَآءُ مِنْكُمْ وَمِمَّا تَعْبُدُونَ مِنْ دُونِ اللَّهِ كَفَرْنَا بِكُمْ وَبَدَا بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمُ الْعَدَاوَةُ وَالْبَغْضَاءُ أَبَدًا حَتَّى تُؤْمِنُوا بِاللَّهِ وَحْدَهُ
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وَقَالَ تَعَالَى:
وَإِذْ قَالَ إِبْرَاهِيمُ لِأَبِيهِ وَقَوْمِهِ إِنَّنِي بَرَاءٌ مِمَّا تَعْبُدُونَ إِلَّا الَّذِي فَطَرَنِي فَإِنَّهُ سَيَهْدِينِ - وَجَعَلَهَا كَلِمَةً بَاقِيَةً فِي عَقِبِهِ لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُونَ
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أَيْ جَعَلَ هَذِهِ الْمُوَالَاةَ لِلَّهِ، وَالْبَرَاءَةَ مِنْ كُلِّ مَعْبُودٍ سِوَاهُ كَلِمَةً بَاقِيَةً فِي عَقِبِهِ يَتَوَارَثُهَا الْأَنْبِيَاءُ وَأَتْبَاعُهُمْ بَعْضُهُمْ عَنْ بَعْضٍ وَهِيَ كَلِمَةُ: لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، وَهِيَ الَّتِي وَرَّثَهَا إِمَامُ الْحُنَفَاءِ لِأَتْبَاعِهِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ. كَلِمَةُ التَّوْحِيدِ
Traduction
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Chapitre : L’amour est la racine de toute action
L’amour est la racine de toute action
Si l’amour est la racine de toute action, qu’elle soit de vérité ou de fausseté, alors la racine des œuvres religieuses est l’amour d’Allah et de Son Messager, tout comme la racine des paroles religieuses est la foi en Allah et en Son Messager. Toute volonté qui entrave la perfection de l’amour pour Allah et Son Messager, ou qui rivalise avec cet amour, ou tout doute qui empêche la perfection de la foi, s’oppose à la racine de la foi ou l’affaiblit. Si elle se renforce au point de contredire la racine même de l’amour et de la foi, elle devient mécréance ou association majeure (shirk akbar). Si elle ne la contredit pas, elle en altère la perfection et y introduit faiblesse et tiédeur dans la détermination et la quête. Elle voile celui qui aspire à l’union, coupe le chemin du chercheur et renverse l’aspirant. La loyauté (al-walā’) ne se réalise que par l’hostilité (al-barā’), comme le Très-Haut le rapporte au sujet de l’imam des monothéistes aimants (imām al-ḥunafā’ al-muḥibbīn), lorsqu’il dit à son peuple : « Que pensez-vous de ce que vous adoriez, vous et vos ancêtres ? Ils sont tous pour moi des ennemis, sauf le Seigneur de l’univers. » (Sourate Al-Shu‘arā’ : 75-77).
Ainsi, cette loyauté et cette intimité (al-khullah) ne furent confirmées pour l’ami d’Allah (khalīl Allāh) qu’à travers la réalisation de cette hostilité. Car il n’y a de loyauté qu’avec le désaveu de tout objet d’adoration en dehors de Lui. Le Très-Haut dit : « Certes, vous avez eu un bel exemple en Ibrahim et en ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : “Nous nous désolidarisons de vous et de ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions. Entre vous et nous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah, Unique.” » (Sourate Al-Mumtaḥanah : 4).
Et le Très-Haut dit : « Et lorsque Ibrahim dit à son père et à son peuple : “Je me désolidarise de ce que vous adorez, à l’exception de Celui qui m’a créé, car c’est Lui qui me guidera.” Et Il en fit une parole pérenne dans sa descendance, afin qu’ils reviennent [à la vérité]. » (Sourate Al-Zukhruf : 26-28).
C’est-à-dire qu’Il fit de cette loyauté envers Allah et de ce désaveu de tout objet d’adoration en dehors de Lui une parole pérenne dans sa descendance, que se transmettent les prophètes et leurs disciples les uns aux autres. Il s’agit de la parole : « Il n’y a de divinité qu’Allah », celle que l’imam des monothéistes a léguée à ses disciples jusqu’au Jour de la Résurrection.
La parole de l’unicité (*Kalimat al-Tawḥīd*)
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وَهِيَ الْكَلِمَةُ الَّتِي قَامَتْ بِهَا الْأَرْضُ وَالسَّمَاوَاتُ، وَفَطَرَ اللَّهُ عَلَيْهَا جَمِيعَ الْمَخْلُوقَاتِ، وَعَلَيْهَا أُسِّسَتِ الْمِلَّةُ وَنُصِبَتِ الْقِبْلَةُ، وَجُرِّدَتْ سُيُوفُ الْجِهَادِ، وَهِيَ مَحْضُ حَقِّ اللَّهِ عَلَى جَمِيعِ الْعِبَادِ، وَهِيَ الْكَلِمَةُ الْعَاصِمَةُ لِلدَّمِ وَالْمَالِ وَالذُّرِّيَّةِ فِي هَذِهِ الدَّارِ، وَالْمُنْجِيَةُ مِنْ عَذَابِ الْقَبْرِ وَعَذَابِ النَّارِ، وَهِيَ الْمَنْشُورُ الَّذِي لَا يُدْخَلُ الْجَنَّةُ إِلَّا بِهِ، وَالْحَبْلُ الَّذِي لَا يَصِلُ إِلَى اللَّهِ مَنْ لَمْ يَتَعَلَّقْ بِسَبَبِهِ، وَهِيَ كَلِمَةُ الْإِسْلَامِ، وَمِفْتَاحُ دَارِ السَّلَامِ، وَبِهَا انْقَسَمَ النَّاسُ إِلَى شَقِيٍّ وَسَعِيدٍ، وَمَقْبُولٍ وَطَرِيدٍ، وَبِهَا انْفَصَلَتْ دَارُ الْكُفْرِ مِنْ دَارِ الْإِيمَانِ، وَتَمَيَّزَتْ دَارُ النَّعِيمِ مِنْ دَارِ الشَّقَاءِ وَالْهَوَانِ، وَهِيَ الْعَمُودُ الْحَامِلُ لِلْفَرْضِ وَالسُّنَّةِ، وَ «مَنْ كَانَ آخِرُ كَلَامِهِ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ دَخَلَ الْجَنَّةَ» .
رُوحُ كَلِمَةِ التَّوْحِيدِ
وَرُوحُ هَذِهِ الْكَلِمَةِ وَسِرُّهَا: إِفْرَادُ الرَّبِّ - جَلَّ ثَنَاؤُهُ، وَتَقَدَّسَتْ أَسْمَاؤُهُ، وَتَبَارَكَ اسْمُهُ، وَتَعَالَى جَدُّهُ، وَلَا إِلَهَ غَيْرُهُ - بِالْمَحَبَّةِ وَالْإِجْلَالِ وَالتَّعْظِيمِ وَالْخَوْفِ وَالرَّجَاءِ وَتَوَابِعِ ذَلِكَ: مِنَ التَّوَكُّلِ وَالْإِنَابَةِ وَالرَّغْبَةِ وَالرَّهْبَةِ، فَلَا يُحَبُّ سِوَاهُ، وَكُلُّ مَا كَانَ يُحَبُّ غَيْرَهُ فَإِنَّمَا يُحَبُّ تَبَعًا لِمَحَبَّتِهِ، وَكَوْنِهِ وَسِيلَةً إِلَى زِيَادَةِ مَحَبَّتِهِ، وَلَا يُخَافُ سِوَاهُ، وَلَا يُرْجَى سِوَاهُ، وَلَا يُتَوَكَّلُ إِلَّا عَلَيْهِ، وَلَا يُرْغَبُ إِلَّا إِلَيْهِ، وَلَا يُرْهَبُ إِلَّا مِنْهُ، وَلَا يُحْلَفُ إِلَّا بِاسْمِهِ، وَلَا يُنْظَرُ إِلَّا لَهُ، وَلَا يُتَابُ إِلَّا إِلَيْهِ، وَلَا يُطَاعُ إِلَّا أَمْرُهُ، وَلَا يُتَحَسَّبُ إِلَّا بِهِ، وَلَا يُسْتَغَاثُ فِي الشَّدَائِدِ إِلَّا بِهِ، وَلَا يُلْتَجَأُ إِلَّا إِلَيْهِ، وَلَا يُسْجَدُ إِلَّا لَهُ، وَلَا يُذْبَحُ إِلَّا لَهُ وَبِاسْمِهِ، وَيَجْتَمِعُ ذَلِكَ فِي حَرْفٍ وَاحِدٍ، وَهُوَ: أَنْ لَا يُعْبَدَ إِلَّا إِيَّاهُ بِجَمِيعِ أَنْوَاعِ الْعِبَادَةِ، فَهَذَا هُوَ تَحْقِيقُ شَهَادَةِ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ، وَلِهَذَا حَرَّمَ اللَّهُ عَلَى النَّارِ مَنْ شَهِدَ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ حَقِيقَةَ الشَّهَادَةِ، وَمُحَالٌ أَنْ يَدْخُلَ النَّارَ مَنْ تَحَقَّقَ بِحَقِيقَةِ هَذِهِ الشَّهَادَةِ وَقَامَ بِهَا، كَمَا قَالَ تَعَالَى:
وَالَّذِينَ هُمْ بِشَهَادَاتِهِمْ قَائِمُونَ
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فَيَكُونُ قَائِمًا بِشَهَادَتِهِ فِي ظَاهِرِهِ وَبَاطِنِهِ، فِي قَلْبِهِ وَقَالَبِهِ، فَإِنَّ مِنَ النَّاسِ مَنْ تَكُونُ شَهَادَتُهُ مَيِّتَةً، وَمِنْهُمْ مَنْ تَكُونُ نَائِمَةً، إِذَا نُبِّهَتِ انْتَبَهَتْ، وَمِنْهُمْ مَنْ تَكُونُ مُضْطَجِعَةً، وَمِنْهُمْ مَنْ تَكُونُ إِلَى الْقِيَامِ أَقْرَبَ، وَهِيَ فِي الْقَلْبِ بِمَنْزِلَةِ الرُّوحِ فِي الْبَدَنِ، فَرُوحٌ مَيِّتَةٌ، وَرُوحٌ مَرِيضَةٌ إِلَى الْمَوْتِ أَقْرَبُ، وَرُوحٌ إِلَى الْحَيَاةِ أَقْرَبُ، وَرُوحٌ صَحِيحَةٌ قَائِمَةٌ بِمَصَالِحِ الْبَدَنِ.
وَفِي الْحَدِيثِ الصَّحِيحِ عَنْهُ ﷺ: «إِنِّي لَأَعْلَمُ كَلِمَةً لَا يَقُولُهَا عَبْدٌ عِنْدَ الْمَوْتِ إِلَّا وَجَدَتْ رُوحُهُ لَهَا رَوْحًا» فَحَيَاةُ هَذِهِ الرُّوحِ بِحَيَاةِ هَذِهِ الْكَلِمَةِ فِيهَا، فَكَمَا أَنَّ حَيَاةَ الْبَدَنِ بِوُجُودِ الرُّوحِ فِيهِ،
Traduction
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Le Mot par lequel subsistent la terre et les cieux
C’est la Parole par laquelle la terre et les cieux furent établis, par laquelle Allah créa l’ensemble des créatures, sur laquelle fut fondée la religion (milla), dressée la Qibla, et dégainés les sabres du jihad. Elle est l’essence du droit d’Allah sur tous Ses serviteurs, la Parole qui préserve le sang, les biens et la descendance en cette vie, et qui sauve du châtiment de la tombe et du feu de l’Enfer. C’est le décret sans lequel nul n’entrera au Paradis, le lien auquel nul ne parviendra à Allah s’il ne s’y accroche. Elle est la parole de l’Islam, la clé de la Demeure de la Paix (Dâr as-Salâm). Par elle, les hommes se divisent en malheureux et bienheureux, en agréés et rejetés. Par elle, la demeure de l’infidélité se sépare de celle de la foi, et la demeure des délices se distingue de celle du malheur et de l’avilissement. Elle est le pilier qui porte l’obligation (fard) et la Sunna. « Quiconque aura pour dernières paroles : "Il n’y a de divinité qu’Allah" entrera au Paradis. »
L’esprit de la parole de l’unicité (*tawhîd*)
L’esprit et le secret de cette Parole résident dans l’unicité du Seigneur – gloire à Sa louange, sanctifiés soient Ses noms, béni soit Son nom, exalté soit Son pouvoir, et il n’y a de divinité que Lui – par l’amour, la vénération, la magnification, la crainte, l’espérance et ce qui en découle : la confiance (tawakkul), le retour repentant (inâba), l’aspiration et la crainte révérencielle. On n’aime que Lui, et tout ce qui est aimé en dehors de Lui ne l’est qu’en conséquence de Son amour et comme moyen d’accroître cet amour. On ne craint que Lui, on n’espère qu’en Lui, on ne se confie qu’en Lui, on ne désire qu’auprès de Lui, on ne redoute que Lui, on ne prête serment qu’en Son nom, on ne regarde qu’à Lui, on ne se repent qu’à Lui, on n’obéit qu’à Son ordre, on ne se prépare qu’en Lui, on ne demande secours dans les épreuves qu’à Lui, on ne se réfugie qu’en Lui, on ne se prosterne que pour Lui, on n’immole que pour Lui et en Son nom. Tout cela se résume en une seule chose : qu’on ne Lui voue d’adoration sous aucune de ses formes. Tel est le sens véritable du témoignage (shahâda) qu’il n’y a de divinité qu’Allah. C’est pourquoi Allah a interdit le Feu à quiconque atteste cette parole avec la vérité du témoignage. Il est impossible que celui qui a réalisé la vérité de ce témoignage et s’en est acquitté entre dans le Feu, comme l’a dit le Très-Haut : « Ceux qui s’acquittent de leurs témoignages » (Sourate Al-Ma‘ârij, 33).
Ainsi, il s’acquitte de son témoignage en apparence et en son for intérieur, dans son cœur et dans son enveloppe corporelle. Parmi les hommes, certains ont un témoignage mort, d’autres endormi – qui s’éveille lorsqu’on le réveille –, d’autres encore couché, et d’autres plus proches de se tenir debout. Dans le cœur, ce témoignage est à l’âme ce que l’esprit est au corps : un esprit mort, un esprit malade plus proche de la mort, un esprit plus proche de la vie, ou un esprit sain qui assume les fonctions du corps.
Dans le hadith authentique, le Prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui – a dit : « Je connais une parole qu’un serviteur ne prononce à l’agonie sans que son âme n’y trouve une délivrance. » La vie de cet esprit dépend de la vie de cette Parole en lui, tout comme la vie du corps dépend de la présence de l’esprit en son sein.
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وَكَمَا أَنَّ مَنْ مَاتَ عَلَى هَذِهِ الْكَلِمَةِ فَهُوَ فِي الْجَنَّةِ يَتَقَلَّبُ فِيهَا، فَمَنْ عَاشَ عَلَى تَحْقِيقِهَا وَالْقِيَامِ بِهَا فَرُوحُهُ تَتَقَلَّبُ فِي جَنَّةِ الْمَأْوَى وَعَيْشُهُ وَأَطْيَبُ عَيْشٍ قَالَ:
وَأَمَّا مَنْ خَافَ مَقَامَ رَبِّهِ وَنَهَى النَّفْسَ عَنِ الْهَوَى - فَإِنَّ الْجَنَّةَ هِيَ الْمَأْوَى
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فَالْجَنَّةُ مَأْوَاهُ يَوْمَ اللِّقَاءِ.
وَجَنَّةُ الْمَعْرِفَةِ وَالْمَحَبَّةِ وَالْأُنْسِ بِاللَّهِ وَالشَّوْقِ إِلَى لِقَائِهِ وَالْفَرَحِ بِهِ وَالرِّضَا بِهِ، وَعَنْهُ مَأْوَى رُوحِهِ فِي هَذِهِ الدَّارِ، فَمَنْ كَانَتْ هَذِهِ الْجَنَّةُ مَأْوَاهُ هَاهُنَا، كَانَتْ جَنَّةُ الْخُلْدِ مَأْوَاهُ يَوْمَ الْمِيعَادِ، وَمَنْ حُرِمَ هَذِهِ الْجَنَّةَ فَهُوَ لِتِلْكَ الْجَنَّةِ أَشَدُّ حِرْمَانًا، وَالْأَبْرَارُ فِي النَّعِيمِ وَإِنِ اشْتَدَّ بِهِمُ الْعَيْشَ، وَضَاقَتْ عَلَيْهِمُ الدُّنْيَا، وَالْفُجَّارُ فِي جَحِيمٍ وَإِنِ اتَّسَعَتْ عَلَيْهِمُ الدُّنْيَا، قَالَ تَعَالَى:
مَنْ عَمِلَ صَالِحًا مِنْ ذَكَرٍ أَوْ أُنْثَى وَهُوَ مُؤْمِنٌ فَلَنُحْيِيَنَّهُ حَيَاةً طَيِّبَةً
وَطِيبُ الْحَيَاةِ جَنَّةُ الدُّنْيَا، قَالَ تَعَالَى:
فَمَنْ يُرِدِ اللَّهُ أَنْ يَهدِيَهُ يَشْرَحْ صَدْرَهُ لِلْإِسْلَامِ وَمَنْ يُرِدْ أَنْ يُضِلَّهُ يَجْعَلْ صَدْرَهُ ضَيِّقًا حَرَجًا
.
فَأَيُّ نَعِيمٍ أَطْيَبُ مِنْ شَرْحِ الصَّدْرِ؟ وَأَيُّ عَذَابٍ أَمَرُّ مِنْ ضِيقِ الصَّدْرِ؟
وَقَالَ تَعَالَى:
أَلَا إِنَّ أَوْلِيَاءَ اللَّهِ لَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ - الَّذِينَ آمَنُوا وَكَانُوا يَتَّقُونَ - لَهُمُ الْبُشْرَى فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَفِي الْآخِرَةِ لَا تَبْدِيلَ لِكَلِمَاتِ اللَّهِ ذَلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ
فَالْمُؤْمِنُ الْمُخْلِصُ لِلَّهِ مِنْ أَطْيَبِ النَّاسِ عَيْشًا، وَأَنْعَمِهِمْ بَالًا، وَأَشْرَحِهِمْ صَدْرًا، وَأَسَرِّهِمْ قَلْبًا، وَهَذِهِ جَنَّةٌ عَاجِلَةٌ قَبْلَ الْجَنَّةِ الْآجِلَةِ.
وَقَالَ النَّبِيُّ ﷺ: «إِذَا مَرَرْتُمْ بِرِيَاضِ الْجَنَّةِ فَارْتَعُوا، قَالُوا: وَمَا رِيَاضُ الْجَنَّةِ؟ قَالَ: حِلَقُ الذِّكْرِ» .
وَمِنْ هَذَا قَوْلُهُ ﷺ: «مَا بَيْنَ بَيْتِي وَمِنْبَرِي رَوْضَةٌ مِنْ رِيَاضِ الْجَنَّةِ» .
وَمِنْ هَذَا قَوْلُهُ وَقَدْ سَأَلُوهُ عَنْ وِصَالِهِ فِي الصَّوْمِ: «إِنِّي لَسْتُ كَهَيْئَتِكُمْ إِنِّي أَظَلُّ عِنْدَ رَبِّي يُطْعِمُنِي وَيَسْقِينِي» .
فَأَخْبَرَ ﷺ أَنَّ مَا يَحْصُلُ لَهُ مِنَ الْغِذَاءِ عِنْدَ رَبِّهِ يَقُومُ مَقَامَ الطَّعَامِ
Traduction
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Traduction
Et de même que celui qui meurt en attestant de cette parole (la shahâda) sera dans le Paradis, où il évoluera en son sein, de même celui qui vit en la réalisant et en s’y conformant verra son âme évoluer dans le Jannat al-Ma’wâ (le Paradis du Refuge), et sa vie sera la plus douce des vies. Allah dit : « Quant à celui qui aura redouté de comparaître devant son Seigneur et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge. » [Sourate An-Nâzi‘ât : 40-41].
Ainsi, le Paradis sera son refuge au Jour de la Rencontre.
Et le Paradis de la connaissance, de l’amour, de l’intimité avec Allah, du désir de Le rencontrer, de la joie en Lui et du contentement par Lui est le refuge de son âme en cette demeure (d’ici-bas). Quiconque a ce Paradis pour refuge ici-bas verra le Jannat al-Khuld (le Paradis éternel) être son refuge au Jour du Rendez-vous. Quant à celui qui est privé de ce Paradis, il sera encore plus privé de l’autre. Les vertueux sont dans la félicité, même si la vie se durcit pour eux et que ce monde leur semble étroit, tandis que les pervers sont dans un enfer, même si ce monde s’élargit pour eux. Allah dit : « Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une vie excellente. » [Sourate An-Nahl : 97]. Or, la douceur de la vie est le Paradis de ce monde. Allah dit encore : « Celui qu’Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l’Islam. Et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et oppressée. » [Sourate Al-An‘âm : 125].
Quel bonheur est plus doux que l’ouverture de la poitrine ? Et quel châtiment est plus amer que son étroitesse ?
Allah dit aussi : « Certes, les alliés d’Allah n’ont rien à craindre et ils ne seront point affligés. Ceux qui croient et qui craignent [Allah]. À eux la bonne annonce dans la vie d’ici-bas et dans l’au-delà. Il n’y a point de changement aux paroles d’Allah. Voilà l’énorme succès ! » [Sourate Yûnus : 62-64]. Ainsi, le croyant sincère envers Allah est parmi les hommes celui dont la vie est la plus douce, le cœur le plus serein, la poitrine la plus ouverte et l’âme la plus apaisée. Et ceci est un Paradis immédiat, avant le Paradis différé.
Le Prophète (ﷺ) a dit : « Lorsque vous passez près des jardins du Paradis, paissez-y. » On lui demanda : « Quels sont les jardins du Paradis ? » Il répondit : « Les cercles de rappel (d’Allah). »
C’est dans ce sens qu’il (ﷺ) a dit : « Entre ma maison et mon minbar se trouve un jardin parmi les jardins du Paradis. »
Et c’est aussi dans ce sens qu’il (ﷺ) a répondu lorsqu’on l’interrogea sur son jeûne ininterrompu : « Je ne suis pas comme vous : je passe la nuit auprès de mon Seigneur, qui me nourrit et m’abreuve. »
Il (ﷺ) a ainsi indiqué que la nourriture spirituelle qu’il recevait auprès de son Seigneur tenait lieu de nourriture matérielle.
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وَالشَّرَابِ الْحُسْنَى، وَأَنَّ مَا يَحْصُلُ لَهُ مِنْ ذَلِكَ أَمْرٌ يَخْتَصُّ بِهِ وَلَا يُشَارِكُهُ فِيهِ غَيْرُهُ، فَإِذَا أَمْسَكَ عَنِ الطَّعَامِ وَالشَّرَابِ فَلَهُ عَنْهُ عِوَضٌ يَقُومُ مَقَامَهُ وَيَنُوبُ مَنَابَهُ، وَيُغْنِي عَنْهُ، كَمَا قِيلَ: لَهَا أَحَادِيثُ مِنْ ذِكْرَاكَ تَشْغَلُهَا ... عَنِ الشَّرَابِ وَتُلْهِيهَا عَنِ الزَّادِ لَهَا بِوَجْهِكَ نُورٌ تَسْتَضِيءُ بِهِ ... وَمِنْ حَدِيثِكَ فِي أَعْقَابِهَا حَادِي إِذَا اشْتَكَتْ مِنْ كَلَالِ السَّيْرِ أُوعِدُهَا ... رَوْحَ اللِّقَاءِ فَتَحْيَا عِنْدَ مِيعَادِ وَكُلَّمَا كَانَ وُجُودُ الشَّيْءِ أَنْفَعَ لِلْعَبْدِ وَهُوَ إِلَيْهِ أَحْوَجُ، كَانَ تَأَلُّمُهُ بِفَقْدِهِ أَشَدَّ، وَكُلَّمَا كَانَ عَدَمُهُ أَنْفَعَ لَهُ كَانَ تَأَلُّمُهُ بِوُجُودِهِ أَشَدَّ، وَلَا شَيْءَ عَلَى الْإِطْلَاقِ أَنْفَعُ لِلْعَبْدِ مِنْ إِقْبَالِهِ عَلَى اللَّهِ، وَاشْتِغَالِهِ بِذِكْرِهِ، وَتَنَعُّمِهِ بِحُبِّهِ، وَإِيثَارِهِ لِمَرْضَاتِهِ، بَلْ لَا حَيَاةَ لَهُ وَلَا نَعِيمَ وَلَا سُرُورَ وَلَا بَهْجَةَ إِلَّا بِذَلِكَ، فَعَدَمُهُ آلَمُ شَيْءٍ لَهُ، وَأَشَدُّهُ عَلَيْهِ، وَإِنَّمَا تَغِيبُ الرُّوحُ عَنْ شُهُودِ هَذَا الْعَذَابِ وَالْأَلَمِ لِاشْتِغَالِهَا بِغَيْرِهِ، وَاسْتِغْرَاقِهَا فِي ذَلِكَ الْغَيْرِ، تَتَغَيَّبُ بِهِ عَنْ شُهُودِ مَا هِيَ فِيهِ مِنْ أَلَمِ الْفَوَاتِ بِفِرَاقِ أَحَبِّ شَيْءٍ إِلَيْهَا، وَأَنْفَعِهِ لَهَا، وَهَذِهِ مَنْزِلَةُ السَّكْرَانِ الْمُسْتَغْرِقِ فِي سُكْرِهِ، الَّذِي احْتَرَقَتْ دَارُهُ وَأَمْوَالُهُ وَأَهْلُهُ وَأَوْلَادُهُ، وَهُوَ لِاسْتِغْرَاقِهِ فِي السُّكْرِ لَا يَشْعُرُ بِأَلَمِ ذَلِكَ الْفَوَاتِ وَحَسْرَتِهِ، حَتَّى إِذَا صَحَا، وَكُشِفَ عَنْهُ غِطَاءُ السُّكْرِ، وَانْتَبَهَ مِنْ رَقْدَةِ الْخَمْرِ، فَهُوَ أَعْلَمُ بِحَالِهِ حِينَئِذٍ. وَهَكَذَا الْحَالُ سَوَاءً عِنْدَ كَشْفِ الْغِطَاءِ، وَمُعَايَنَةِ طَلَائِعِ الْآخِرَةِ، وَالْإِشْرَافِ عَلَى مُفَارَقَةِ الدُّنْيَا وَالِانْتِقَالِ مِنْهَا إِلَى اللَّهِ، بَلِ الْأَلَمُ وَالْحَسْرَةُ وَالْعَذَابُ هُنَا أَشَدُّ بِأَضْعَافٍ مُضَاعَفَةٍ، فَإِنَّ الْمُصَابَ فِي الدُّنْيَا يَرْجُو جَبْرَ مُصِيبَتِهِ بِالْعِوَضِ، وَيَعْلَمُ أَنَّهُ قَدْ أُصِيبَ بِشَيْءٍ زَائِلٍ لَا بَقَاءَ لَهُ، فَكَيْفَ بِمَنْ مُصِيبَتُهُ بِمَا لَا عِوَضَ عَنْهُ، وَلَا بَدَلَ مِنْهُ، وَلَا نِسْبَةَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الدُّنْيَا جَمِيعِهَا؟ فَلَوْ قَضَى اللَّهُ سُبْحَانَهُ عَلَيْهِ بِالْمَوْتِ مِنْ هَذِهِ الْحَسْرَةِ وَالْأَلَمِ لَكَانَ الْعَبْدُ جَدِيرًا بِهِ، فَإِنَّ الْمَوْتَ لَيَعُودُ أَعْظَمَ أُمْنِيَتِهِ وَأَكْبَرَ حَسَرَاتِهِ، هَذَا لَوْ كَانَ الْأَلَمُ عَلَى مُجَرَّدِ الْفَوَاتِ، فَكَيْفَ وَهُنَاكَ مِنَ الْعَذَابِ عَلَى الرُّوحِ وَالْبَدَنِ بِأُمُورٍ أُخْرَى وُجُودِيَّةٍ مَا لَا يُقَدِّرُهُ قَدْرَهُ؟ فَتَبَارَكَ مَنْ حَمَّلَ هَذَا الْخَلْقَ الضَّعِيفَ هَذَيْنِ الْأَلَمَيْنِ الْعَظِيمَيْنِ اللَّذَيْنِ لَا تَحْمِلُهُمَا الْجِبَالُ الرَّوَاسِي. فَاعْرِضْ عَلَى نَفْسِكَ الْآنَ أَعْظَمَ مَحْبُوبٍ لَكَ فِي الدُّنْيَا، بِحَيْثُ لَا تَطِيبُ لَكَ الْحَيَاةُ إِلَّا مَعَهُ، فَأَصْبَحْتَ وَقَدْ أُخِذَ مِنْكَ، وَحِيلَ بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ أَحْوَجَ مَا كُنْتَ إِلَيْهِ، كَيْفَ يَكُونُ حَالُكَ؟ هَذَا وَمِنْهُ كُلُّ عِوَضٍ، فَكَيْفَ بِمَنْ لَا عِوَضَ عَنْهُ؟ كَمَا قِيلَ: مِنْ كُلِّ شَيْءٍ إِذَا ضَيَّعْتَهُ عِوَضُ ... وَمَا مِنَ اللَّهِ إِنْ ضَيَّعْتَهُ عِوَضُ
وَفِي أَثَرٍ إِلَهِيٍّ: " «ابْنَ آدَمَ، خَلَقْتُكَ لِعِبَادَتِي فَلَا تَلْعَبْ، وَتَكَفَّلْتُ بِرِزْقِكَ فَلَا تَتْعَبْ، ابْنَ آدَمَ، اطْلُبْنِي تَجِدْنِي، فَإِنْ وَجَدْتَنِي وَجَدْتَ كُلَّ شَيْءٍ، وَإِنْ فُتُّكَ فَاتَكَ كُلُّ شَيْءٍ، وَأَنَا أَحَبُّ إِلَيْكَ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ» ".
فَصْلٌ الْمَحَبَّةُ الْمَحْمُودَةُ وَالْمَحَبَّةُ الْمَذْمُومَةُ
Traduction
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Par la plus noble des boissons, et par le fait que ce qu’il en obtient est une chose qui lui est propre et à laquelle nul autre ne participe. Ainsi, lorsqu’il s’abstient de nourriture et de boisson, il en reçoit une compensation qui en tient lieu, qui en prend la place et qui s’y substitue, comme il a été dit :
Plus l’existence d’une chose est bénéfique pour le serviteur et plus il en a besoin, plus sa souffrance à en être privé est intense. Et plus son absence lui est profitable, plus sa douleur à la posséder est grande. Or, rien, absolument rien, n’est plus profitable au serviteur que de se tourner vers Allah, de s’occuper de Son souvenir, de se délecter de Son amour et de préférer ce qui Lui plaît. Bien plus, il n’a ni vie, ni félicité, ni joie, ni allégresse en dehors de cela. Son absence est donc la chose la plus douloureuse pour lui, la plus pénible, bien que l’âme soit distraite de la perception de ce tourment et de cette souffrance en raison de son occupation par autre chose et de son absorption dans cette autre chose. Elle est ainsi détournée de la conscience de la douleur de la perte, de la séparation d’avec ce qu’elle aime le plus et qui lui est le plus utile. Tel est l’état de l’ivrogne plongé dans son ivresse, dont la maison, les biens, sa famille et ses enfants ont brûlé, mais qui, en raison de son absorption dans l’ivresse, ne ressent pas la douleur de cette perte ni son amertume, jusqu’à ce qu’il se réveille, que le voile de l’ivresse se lève et qu’il émerge de son sommeil éthylique. Alors, il prend pleinement conscience de son état.
Il en va de même lorsque le voile se déchire, que les prémices de l’Au-delà se manifestent et que l’on se trouve au seuil de quitter ce monde pour rejoindre Allah. La douleur, le regret et le châtiment y sont alors multipliés à l’infini. En effet, celui qui est frappé d’un malheur en ce monde espère en être consolé par une compensation, et il sait qu’il a été éprouvé par une chose éphémère, sans permanence. Mais qu’en est-il de celui dont le malheur réside en ce qui n’a ni compensation, ni substitut, et dont la valeur n’a aucune commune mesure avec ce monde tout entier ? Si Allah, glorifié soit-Il, décidait de le faire mourir de ce regret et de cette douleur, le serviteur le mériterait bien, car la mort deviendrait alors son plus grand souhait et son plus profond regret. Cela, dans le cas où la douleur ne proviendrait que de la privation. Mais comment serait-ce si, en plus, il y avait un châtiment pour l’âme et le corps en raison d’autres choses existentielles dont l’ampleur est incommensurable ? Béni soit Celui qui a chargé cette créature faible de ces deux douleurs immenses, que les montagnes les plus solides ne pourraient supporter.
Médite donc maintenant sur ce que tu aimes le plus en ce monde, au point que la vie ne te soit agréable qu’en sa compagnie. Imagine que tu te réveilles un matin et qu’on te l’ait arraché, qu’on t’en ait séparé au moment où tu en avais le plus besoin. Comment serait ton état ? Et pourtant, il existe une compensation pour cette perte. Mais qu’en est-il de Celui pour qui il n’y a aucune compensation ? Comme il a été dit :
Et dans un hadith divin : « Ô fils d’Adam, Je t’ai créé pour Mon adoration, ne t’amuse donc pas. J’ai pris en charge ta subsistance, ne te fatigue donc pas. Ô fils d’Adam, cherche-Moi et tu Me trouveras. Si tu Me trouves, tu auras tout trouvé. Si tu Me manques, tu auras tout manqué. Et Je suis plus aimé de toi que toute chose. »
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Chapitre : L’amour louable et l’amour blâmable
Chapitre
L’amour louable et l’amour blâmable
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وَلَمَّا كَانَتِ الْمَحَبَّةُ جِنْسًا تَحْتَهُ أَنْوَاعٌ مُتَفَاوِتَةٌ فِي الْقَدْرِ وَالْوَصْفِ، كَانَ أَغْلَبَ مَا يُذْكَرُ فِيهَا فِي حَقِّ اللَّهِ تَعَالَى مَا يُخْتَصُّ بِهِ وَيَلِيقُ بِهِ مِنْ أَنْوَاعِهَا، وَمَا لَا تَصْلُحُ إِلَّا لَهُ وَحْدَهُ، مِثْلَ الْعِبَادَةِ وَالْإِنَابَةِ وَنَحْوِهَا، فَإِنَّ الْعِبَادَةَ لَا تَصْلُحُ إِلَّا لَهُ وَحْدَهُ، وَكَذَا الْإِنَابَةُ، وَقَدْ ذَكَرَ الْمَحَبَّةَ بِاسْمِهَا الْمُطْلَقِ كَقَوْلِهِ تَعَالَى:
فَسَوْفَ يَأْتِي اللَّهُ بِقَوْمٍ يُحِبُّهُمْ وَيُحِبُّونَهُ
.
وَقَوْلِهِ تَعَالَى:
وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَتَّخِذُ مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْدَادًا يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللَّهِ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَشَدُّ حُبًّا لِلَّهِ
.
وَأَعْظَمُ أَنْوَاعِ الْمَحَبَّةِ الْمَذْمُومَةِ: الْمَحَبَّةُ مَعَ اللَّهِ الَّتِي يُسَوِّي الْمُحِبُّ فِيهَا بَيْنَ مَحَبَّتِهِ لِلَّهِ وَمَحَبَّتِهِ لِلنِّدِّ الَّذِي اتَّخَذَهُ مِنْ دُونِهِ. وَأَعْظَمُ أَنْوَاعِهَا الْمَحْمُودَةِ: مَحَبَّةُ اللَّهِ وَحْدَهُ، وَهَذِهِ الْمَحَبَّةُ هِيَ أَصْلُ السَّعَادَةِ وَرَأْسُهَا الَّتِي لَا يَنْجُو أَحَدٌ مِنَ الْعَذَابِ إِلَّا بِهَا، وَالْمَحَبَّةُ الْمَذْمُومَةُ الشِّرْكِيَّةُ هِيَ أَصْلُ الشَّقَاوَةِ وَرَأْسُهَا الَّتِي لَا يَبْقَى فِي الْعَذَابِ إِلَّا أَهْلُهَا، فَأَهْلُ الْمَحَبَّةِ الَّذِينَ أَحَبُّوا اللَّهَ وَعَبَدُوهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ لَا يَدْخُلُونَ النَّارَ، وَمَنْ دَخَلَهَا مِنْهُمْ بِذُنُوبِهِ فَإِنَّهُ لَا يَبْقَى فِيهَا مِنْهُمْ أَحَدٌ. وَمَدَارُ الْقُرْآنِ عَلَى الْأَمْرِ بِتِلْكَ الْمَحَبَّةِ وَلَوَازِمِهَا، وَالنَّهْيِ عَنِ الْمَحَبَّةِ الْأُخْرَى وَلَوَازِمِهَا، وَضَرَبَ الْأَمْثَالَ وَالْمَقَايِيسَ لِلنَّوْعَيْنِ، وَذَكَرَ قَصَصَ النَّوْعَيْنِ، وَتَفْصِيلَ أَعْمَالِ النَّوْعَيْنِ وَأَوْلِيَائِهِمْ وَمَعْبُودَ كُلٍّ مِنْهُمَا، وَإِخْبَارِهِ عَنْ فِعْلِهِ بِالنَّوْعَيْنِ، وَعَنْ حَالِ النَّوْعَيْنِ فِي الدُّورِ الثَّلَاثَةِ: دَارِ الدُّنْيَا، وَدَارِ الْبَرْزَخِ، وَدَارِ الْقَرَارِ، وَالْقُرْآنُ جَاءَ فِي شَأْنِ النَّوْعَيْنِ. وَأَصْلُ دَعْوَةِ جَمِيعِ الرُّسُلِ مِنْ أَوَّلِهِمْ إِلَى آخِرِهِمْ، إِنَّمَا هِيَ عِبَادَةُ اللَّهِ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، الْمُتَضَمِّنَةُ لِكَمَالِ حُبِّهِ، وَكَمَالِ الْخُضُوعِ وَالذُّلِّ لَهُ، وَالْإِجْلَالِ وَالتَّعْظِيمِ، وَلَوَازِمِ ذَلِكَ مِنَ الطَّاعَةِ وَالتَّقْوَى.
وَقَدْ ثَبَتَ فِي الصَّحِيحَيْنِ مِنْ حَدِيثِ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ ﷺ أَنَّهُ قَالَ: «وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَا يُؤْمِنُ أَحَدُكُمْ حَتَّى أَكُونَ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنْ وَالِدِهِ وَوَلَدِهِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ» .
وَفِي صَحِيحِ الْبُخَارِيِّ أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - قَالَ: «يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ
Traduction
Et puisque l’amour est un genre qui englobe des espèces variées, différant en degré et en description, ce qui est le plus souvent mentionné à son sujet concernant Allah, exalté soit-Il, ce sont les types qui Lui sont propres et Lui conviennent, et qui ne conviennent qu’à Lui seul, comme l’adoration (al-‘ibādah), le retour repentant (al-inābah) et autres. En effet, l’adoration ne convient qu’à Lui seul, tout comme le retour repentant. Allah a mentionné l’amour par son nom absolu, comme dans Sa parole, exalté soit-Il : « Allah va faire venir des gens qu’Il aime et qui L’aiment » (Sourate Al-Mā’idah, 5:54). Et Sa parole, exalté soit-Il : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or, les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah » (Sourate Al-Baqarah, 2:165).
Le plus grave des types d’amour blâmables est l’amour associé à Allah, où l’amant égalise entre son amour pour Allah et son amour pour l’égal qu’il s’est choisi en dehors de Lui. Quant au plus noble des types d’amour louables, c’est l’amour exclusif pour Allah. Cet amour est la racine du bonheur et son fondement, sans lequel nul n’échappe au châtiment. Quant à l’amour blâmable, celui qui relève du polythéisme (shirk), il est la racine du malheur et son fondement, et nul ne demeure dans le châtiment si ce n’est ses adeptes. Ainsi, les gens de l’amour, ceux qui ont aimé Allah et L’ont adoré Seul, sans associé, n’entreront pas dans le Feu. Et si certains d’entre eux y entrent à cause de leurs péchés, aucun d’eux n’y restera éternellement.
Le pivot du Coran repose sur l’ordre de cet amour et de ses corollaires, ainsi que sur l’interdiction de l’autre amour et de ses conséquences. Il a établi des exemples et des comparaisons pour ces deux types, relaté les récits des deux catégories, détaillé les actes des deux groupes, leurs alliés et ce qu’ils adorent, et informé de Son action envers ces deux catégories, ainsi que de leur état dans les trois demeures : la demeure d’ici-bas (dār al-dunyā), la demeure intermédiaire (dār al-barzakh) et la demeure de la rétribution (dār al-qarār). Le Coran traite ainsi des deux catégories.
La base de l’appel de tous les messagers, du premier au dernier, n’est autre que l’adoration d’Allah Seul, sans associé, ce qui implique l’amour parfait pour Lui, la soumission totale, l’humilité, la vénération et la glorification, ainsi que les corollaires de cela, comme l’obéissance et la piété.
Il est établi dans les deux Sahīh (Al-Bukhārī et Muslim), d’après le hadith d’Anas, que le Prophète (ﷺ) a dit :
« Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, aucun de vous ne sera croyant jusqu’à ce que je sois plus aimé de lui que son père, son enfant et tous les hommes. »
Dans le Sahīh d’Al-Bukhārī, ‘Umar ibn Al-Khattāb (qu’Allah soit satisfait de lui) a dit : « Ô Messager d’Allah, par Allah… » [le reste du hadith suit].
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لَأَنْتَ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ إِلَّا مِنْ نَفْسِي، فَقَالَ: لَا يَا عُمَرُ حَتَّى أَكُونَ أَحَبَّ إِلَيْكَ مِنْ نَفْسِكَ، قَالَ: وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لَأَنْتَ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ نَفْسِي، قَالَ: الْآنَ يَا عُمَرُ. » فَإِذَا كَانَ هَذَا شَأْنَ مَحَبَّةِ عَبْدِهِ وَرَسُولِهِ ﷺ وَوُجُوبِ تَقْدِيمِهَا عَلَى مَحَبَّةِ نَفْسِ الْإِنْسَانِ وَوَلَدِهِ وَوَالِدِهِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، فَمَا الظَّنُّ بِمَحَبَّةِ مُرْسِلِهِ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى، وَوُجُوبِ تَقْدِيمِهَا عَلَى مَحَبَّةِ مَا سِوَاهُ؟ .
وَمَحَبَّةُ الرَّبِّ سُبْحَانَهُ تَخْتَصُّ عَنْ مَحَبَّةِ غَيْرِهِ فِي قَدْرِهَا وَصِفَتِهَا وَإِفْرَادِهِ سُبْحَانَهُ بِهَا: فَإِنَّ الْوَاجِبَ لَهُ مِنْ ذَلِكَ كُلِّهِ أَنْ يَكُونَ أَحَبَّ إِلَى الْعَبْدِ مِنْ وَلَدِهِ وَوَالِدِهِ، بَلْ مِنْ سَمْعِهِ وَبَصَرِهِ وَنَفْسِهِ الَّتِي بَيْنَ جَنْبَيْهِ، فَيَكُونُ إِلَهُهُ الْحَقُّ وَمَعْبُودُهُ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنْ ذَلِكَ كُلِّهِ، وَالشَّيْءُ قَدْ يُحَبُّ مِنْ وَجْهٍ دُونَ وَجْهٍ، وَقَدْ يُحَبُّ بِغَيْرِهِ، وَلَيْسَ شَيْءٌ يُحَبُّ لِذَاتِهِ مِنْ كُلِّ وَجْهٍ إِلَّا اللَّهَ وَحْدَهُ، وَلَا تَصْلُحُ الْأُلُوهِيَّةُ إِلَّا لَهُ، وَ
لَوْ كَانَ فِيهِمَا آلِهَةٌ إِلَّا اللَّهُ لَفَسَدَتَا
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وَالتَّأَلُّهُ: هُوَ الْمَحَبَّةُ وَالطَّاعَةُ وَالْخُضُوعُ.
فَصْلٌ الْحُبُّ أَصْلُ الْحَرَكَةِ
وَكُلُّ حَرَكَةٍ فِي الْعَالَمِ الْعُلْوِيِّ وَالسُّفْلِيِّ فَأَصْلُهَا الْمَحَبَّةُ، فَهِيَ عَلَيْهَا الْفَاعِلِيَّةُ وَالْغَائِيَّةُ، وَذَلِكَ لِأَنَّ الْحَرَكَاتِ ثَلَاثَةُ أَنْوَاعٍ: حَرَكَةٌ اخْتِيَارِيَّةٌ إِرَادِيَّةٌ، وَحَرَكَةٌ طَبِيعِيَّةٌ، وَحَرَكَةٌ قَسْرِيَّةٌ. وَالْحَرَكَةُ الطَّبِيعِيَّةُ أَصْلُهَا السُّكُونُ، وَإِنَّمَا يَتَحَرَّكُ الْجِسْمُ إِذَا خَرَجَ عَنْ مُسْتَقَرِّهِ وَمَرْكَزِهِ الطَّبِيعِيِّ، فَهُوَ يَتَحَرَّكُ لِلْعَوْدِ إِلَيْهِ، وَخُرُوجُهُ عَنْ مَرْكَزِهِ وَمُسْتَقَرِّهِ إِنَّمَا هُوَ بِتَحْرِيكِ الْقَاصِرِ الْمُحَرِّكِ لَهُ، فَلَهُ حَرَكَةٌ قَسْرِيَّةٌ تَتَحَرَّكُ بِتَحْرِيكِ مُحَرِّكِهِ وَقَاسِرِهِ، وَحَرَكَةٌ طَبِيعِيَّةٌ بِذَاتِهَا يَطْلُبُ بِهَا الْعَوْدَ إِلَى مَرْكَزِهِ، وَكِلَا حَرَكَتَيْهِ تَابِعَةٌ لِلْقَاسِرِ الْمُحَرِّكِ، فَهُوَ أَصْلُ الْحَرَكَتَيْنِ. وَالْحَرَكَةُ الِاخْتِيَارِيَّةُ الْإِرَادِيَّةُ هِيَ أَصْلُ الْحَرَكَتَيْنِ الْأُخْرَيَيْنِ، وَهِيَ تَابِعَةٌ لِلْإِرَادَةِ وَالْمَحَبَّةِ. وَالدَّلِيلُ عَلَى انْحِصَارِ الْحَرَكَاتِ فِي هَذِهِ الثَّلَاثِ: أَنَّ الْمُتَحَرِّكَ إِنْ كَانَ لَهُ شُعُورٌ بِالْحَرَكَةِ فَهِيَ الْإِرَادِيَّةُ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ شُعُورٌ بِهَا، فَإِمَّا أَنْ تَكُونَ عَلَى وَفْقِ طَبْعِهِ أَوْ لَا، فَالْأُولَى هِيَ الطَّبِيعِيَّةُ، وَالثَّانِيَةُ الْقَسْرِيَّةُ، إِذَا ثَبَتَ هَذَا فَمَا فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا مِنْ حَرَكَاتِ الْأَفْلَاكِ وَالشَّمْسِ وَالْقَمَرِ وَالنُّجُومِ وَالرِّيَاحِ وَالسَّحَابِ وَالْمَطَرِ وَالنَّبَاتِ وَحَرَكَاتِ الْأَجِنَّةِ فِي
Traduction
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« Tu es plus aimé de moi que toute chose, sauf moi-même. » Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : « Non, ô ‘Umar, [il ne sera parfait] que lorsque je serai plus aimé de toi que toi-même. » ‘Umar répondit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, tu es désormais plus aimé de moi que moi-même. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Maintenant, ô ‘Umar ! »
Ainsi, si telle est la nature de l’amour que le serviteur doit vouer à Son Messager (ﷺ) – amour qui doit primer sur celui porté à soi-même, à ses enfants, à ses parents et à l’ensemble des hommes –, que dire alors de l’amour dû à Celui qui l’a envoyé, glorifié et exalté soit-Il, et de l’obligation de le placer au-dessus de tout autre amour ?
L’amour du Seigneur, glorifié soit-Il, se distingue de tout autre amour par son degré, sa nature et le fait qu’Il en soit l’unique objet. En effet, ce qui Lui est dû à cet égard, c’est que le serviteur L’aime plus que ses enfants, ses parents, et même plus que son ouïe, sa vue et sa propre âme qui réside en lui. Ainsi, son Dieu véritable et son Adoré doit être plus aimé de lui que tout cela. Une chose peut être aimée sous un certain aspect et non sous un autre, ou aimée pour autre chose qu’elle-même. Cependant, rien n’est aimé pour lui-même sous tous ses aspects, si ce n’est Allah seul. L’adoration (ulūhiyya) ne convient qu’à Lui, et « si, en dehors d’Allah, il y avait eu des divinités dans [le ciel et la terre], tous deux seraient certes dans le désordre » (Sourate Al-Anbiyā’, 22).
Et l’adoration (ta’alluh) consiste en l’amour, l’obéissance et la soumission.
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Chapitre : L’amour est la source du mouvement
L’amour est la source du mouvement
Tout mouvement, dans les mondes supérieur et inférieur, trouve son origine dans l’amour. Celui-ci en est à la fois le principe actif et la finalité. Cela s’explique par le fait que les mouvements se divisent en trois catégories : le mouvement volontaire et intentionnel, le mouvement naturel, et le mouvement forcé.
Le mouvement naturel a pour origine l’état de repos. Un corps ne se meut que lorsqu’il est sorti de son lieu et de son centre naturel ; il se meut alors pour y retourner. Or, son éloignement de son centre et de son lieu naturel ne se produit que par l’action d’un moteur contraignant qui le pousse à bouger. Ainsi, il connaît deux types de mouvement : un mouvement forcé, provoqué par son moteur et son contraignant, et un mouvement naturel, par lequel il cherche à revenir à son centre. Ces deux mouvements dépendent du moteur contraignant, qui en est donc la source.
Quant au mouvement volontaire et intentionnel, il est la source des deux autres types de mouvement, et il dépend lui-même de la volonté et de l’amour.
La preuve que les mouvements se limitent à ces trois catégories est la suivante : si l’être en mouvement a conscience de son mouvement, il s’agit alors d’un mouvement intentionnel. S’il n’en a pas conscience, ce mouvement est soit conforme à sa nature, soit non. Le premier cas est un mouvement naturel, le second un mouvement forcé. Cela étant établi, tous les mouvements des cieux, de la terre et de ce qui se trouve entre eux – mouvements des sphères célestes, du soleil, de la lune, des étoiles, des vents, des nuages, de la pluie, des plantes, ainsi que les mouvements des fœtus dans…*
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