Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté ‘Abbâd ibn ‘Abbâd Al-Muhallabî, d’après Abû Jamra, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée) que le Prophète (ﷺ) dit à la délégation de ‘Abd Al-Qays : *« Je vous ordonne de verser le cinquième de ce que vous avez pris comme butin. »* Ce hadith comporte une histoire. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Abû Al-Ahwas, d’après Sa‘îd ibn Masrûq, d’après ‘Abâya ibn Rifâ‘a, d’après son père, d’après son grand-père, Râfi‘ ibn Khadîj (qu'Allah l'agrée), qui a dit : Nous étions en voyage avec le Messager d'Allah (ﷺ) lorsque les plus rapides des gens avancèrent et se précipitèrent sur le butin. Ils firent cuire [leur prise] alors que le Messager d'Allah (ﷺ) était à l’arrière des gens. Il passa près des marmites, ordonna qu’on les renverse, puis partagea entre eux en équivalant un chameau à dix moutons. Abû ‘Îsâ a dit : Sufyân Ath-Thawrî a rapporté ce hadith d’après son père, d’après ‘Abâya, d’après son grand-père Râfi‘ ibn Khadîj, sans mentionner son père. Mahmûd ibn Ghaylân nous l’a rapporté ainsi, d’après Wakî‘, d’après Sufyân. Cette version est plus authentique, et ‘Abâya ibn Rifâ‘a a entendu son grand-père Râfi‘ ibn Khadîj. Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Tha‘laba ibn Al-Hakam, Anas, Abû Rayhâna, Abû Ad-Dardâ’, ‘Abd Ar-Rahmân ibn Samura, Zayd ibn Khâlid, Jâbir, Abû Hurayra et Abû Ayyûb.
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté ‘Abd Ar-Razzâq, d’après Ma‘mar, d’après Thâbit, d’après Anas (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui pille [le butin avant le partage] n’est pas des nôtres. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh gharîb* d’après le hadith d’Anas.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté ‘Abd Al-‘Azîz ibn Muhammad, d’après Suhayl ibn Abî Sâlih, d’après son père, d’après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Ne saluez pas les Juifs et les Chrétiens les premiers. Et lorsque vous en rencontrez un sur la route, contraignez-les à emprunter l’endroit le plus étroit. »* Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Ibn ‘Umar, Anas et Abû Basra Al-Ghifârî, Compagnon du Prophète (ﷺ). Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. Certains savants ont expliqué que la signification de ce hadith est que cela constitue une marque de respect envers eux, alors que les musulmans ont reçu l’ordre de les humilier.
Nous a rapporté ‘Alî ibn Hujr, nous a informé Ismâ‘îl ibn Ja‘far, d’après ‘Abdullâh ibn Dînâr, d’après Ibn ‘Umar (qu'Allah les agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Lorsque l’un des Juifs vous salue, il dit en réalité : “Que la mort soit sur vous.” Répondez-lui donc : “Et sur toi.” »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Hadiths 1978https://sunnah.com/tirmidhi:1604
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ جَرِيرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ سَرِيَّةً إِلَى خَثْعَمٍ فَاعْتَصَمَ نَاسٌ بِالسُّجُودِ فَأَسْرَعَ فِيهِمُ الْقَتْلُ فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَمَرَ لَهُمْ بِنِصْفِ الْعَقْلِ وَقَالَ " أَنَا بَرِيءٌ مِنْ كُلِّ مُسْلِمٍ يُقِيمُ بَيْنَ أَظْهُرِ الْمُشْرِكِينَ " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَلِمَ قَالَ " لاَ تَرَايَا نَارَاهُمَا " .
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Abû Mu‘âwiya, d’après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après Qays ibn Abî Hâzim, d’après Jarîr ibn ‘Abdullâh (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) envoya une expédition vers Khath‘am. Des gens se protégèrent en se prosternant, mais on les tua rapidement. Cela parvint au Prophète (ﷺ), qui ordonna qu’on leur verse la moitié du prix du sang (diyah) et dit : *« Je désavoue tout musulman qui réside parmi les associateurs. »* Ils dirent : Ô Messager d'Allah, pourquoi ? Il répondit : *« Que leurs feux ne se voient pas mutuellement. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est rapporté de manière similaire par ‘Abda, d’après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après Qays ibn Abî Hâzim, sans mentionner Jarîr. Cette version est plus authentique. Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté par Samura.
[Suite du commentaire] La plupart des compagnons d’Ismâ‘îl ont rapporté d’après Qays ibn Abî Hâzim que le Messager d'Allah (ﷺ) envoya une expédition, sans mentionner Jarîr. Hammâd ibn Salama l’a rapporté d’après Al-Hajjâj ibn Arta’a, d’après Ismâ‘îl ibn Abî Khâlid, d’après Qays, d’après Jarîr, de manière similaire au hadith d’Abû Mu‘âwiya. J’ai entendu Muhammad dire : La version authentique est celle de Qays, rapportée de manière *mursala* du Prophète (ﷺ). Samura ibn Jundub a rapporté du Prophète (ﷺ) : *« Ne cohabitez pas avec les associateurs et ne vous mêlez pas à eux, car quiconque cohabite avec eux ou se mêle à eux leur est semblable. »*
Nous a rapporté Mûsâ ibn ‘Abd Ar-Rahmân Al-Kindî, nous a rapporté Zayd ibn Al-Hubâb, nous a informé Sufyân Ath-Thawrî, d’après Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir, d’après ‘Umar ibn Al-Khattâb (qu'Allah l'agrée) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Si je vis, si Allah le veut, je chasserai les Juifs et les Chrétiens de la péninsule arabique. »*
Nous a rapporté Al-Hasan ibn ‘Alî Al-Khallâl, nous a rapporté Abû ‘Âsim et ‘Abd Ar-Razzâq, tous deux ont dit : Nous a informé Ibn Jurayj, qui a dit : M’a informé Abû Az-Zubayr, qu’il a entendu Jâbir ibn ‘Abdullâh (qu'Allah les agrée) dire : ‘Umar ibn Al-Khattâb m’a informé qu’il a entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : *« Je chasserai les Juifs et les Chrétiens de la péninsule arabique, et je n’y laisserai que des musulmans. »* Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Abû Al-Walîd, nous a rapporté Hammâd ibn Salama, d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Fâtima vint trouver Abû Bakr et dit : *« Qui hérite de toi ? »* Il répondit : *« Ma famille et mes enfants. »* Elle dit : *« Pourquoi donc ne puis-je pas hériter de mon père ? »* Abû Bakr répondit : *« J’ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : “Nous [les Prophètes] ne laissons pas d’héritage.” Mais j’entretiendrai ceux que le Messager d'Allah (ﷺ) entretenait et je dépenserai pour ceux pour qui il dépensait. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par ‘Umar, Talha, Az-Zubayr, ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf, Sa‘d et ‘Â’isha. Le hadith d’Abû Hurayra est *hasan gharîb* par cette voie. Seuls Hammâd ibn Salama et ‘Abd Al-Wahhâb ibn ‘Atâ’ l’ont rapporté *musnad* d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra.
Hadiths 1998https://sunnah.com/tirmidhi:1609
حَدَّثَنَا بِذَلِكَ، عَلِيُّ بْنُ عِيسَى الْبَغْدَادِيُّ قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ بْنُ عَطَاءٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ فَاطِمَةَ، جَاءَتْ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ رضى الله عنهما تَسْأَلُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالاَ سَمِعْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنِّي لاَ أُورَثُ " . قَالَتْ وَاللَّهِ لاَ أُكَلِّمُكُمَا أَبَدًا . فَمَاتَتْ وَلاَ تُكَلِّمُهُمَا . قَالَ عَلِيُّ بْنُ عِيسَى مَعْنَى لاَ أُكَلِّمُكُمَا تَعْنِي فِي هَذَا الْمِيرَاثِ أَبَدًا أَنْتُمَا صَادِقَانِ . وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنْ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم .
Nous a rapporté ‘Alî ibn ‘Îsâ Al-Baghdâdî à ce sujet, nous a rapporté ‘Abd Al-Wahhâb ibn ‘Atâ’, nous a rapporté Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salama, d’après Abû Hurayra (qu'Allah l'agrée) que Fâtima vint trouver Abû Bakr et ‘Umar (qu'Allah les agrée) pour réclamer son héritage du Messager d'Allah (ﷺ). Ils lui dirent : *« Nous avons entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : “Je ne laisse pas d’héritage.” »* Elle dit : *« Par Allah, je ne vous adresserai plus jamais la parole ! »* Elle mourut sans leur avoir reparlé. ‘Alî ibn ‘Îsâ a dit : Le sens de *« je ne vous adresserai plus jamais la parole »* signifie dans cette affaire d’héritage, tout en reconnaissant leur véracité. Ce hadith a été rapporté par d’autres voies d’après Abû Bakr As-Siddîq, d’après le Prophète (ﷺ).
Nous a rapporté Al-Hasan ibn ‘Alî Al-Khallâl, nous a informé Bishr ibn ‘Umar, nous a rapporté Mâlik ibn Anas, d’après Ibn Shihâb, d’après Mâlik ibn Aws ibn Al-Hadathân qui a dit : J’entrai chez ‘Umar ibn Al-Khattâb, et ‘Uthmân ibn ‘Affân, Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm, ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf et Sa‘d ibn Abî Waqqâs y étaient aussi. Puis ‘Alî et Al-‘Abbâs vinrent en disputant. ‘Umar leur dit : *« Je vous adjure par Allah, sous l’autorité de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons est une aumône” ? »* Ils répondirent : *« Oui. »* ‘Umar dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) mourut, Abû Bakr dit : *« Je suis le successeur du Messager d'Allah. »* Toi, ‘Alî, et cet homme [Al-‘Abbâs] êtes venus trouver Abû Bakr : toi réclamant l’héritage de ton neveu, et lui celui de sa femme, de son père. Abû Bakr dit : *« Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : “Nous ne laissons pas d’héritage, ce que nous laissons est une aumône.” »* Et Allah sait qu’il était véridique, pieux, droit et suivant la vérité. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith comporte une longue histoire. Il est *hasan sahîh gharîb* d’après le hadith de Mâlik ibn Anas.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa‘îd, nous a rapporté Zakariyyâ ibn Abî Zâ’ida, d’après Ash-Sha‘bî, d’après Al-Hârith ibn Mâlik ibn Al-Barsâ’ qui a dit : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire le jour de la conquête de La Mecque : *« Cette ville ne sera plus combattue à partir d’aujourd’hui jusqu’au Jour de la Résurrection. »* Abû ‘Îsâ a dit : Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés par Ibn ‘Abbâs, Sulaymân ibn Surad et Mutî‘. Ce hadith est *hasan sahîh*, et c’est le hadith de Zakariyyâ ibn Abî Zâ’ida d’après Ash-Sha‘bî, nous ne le connaissons que par son hadith.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Mu‘âdh ibn Hishâm, m’a rapporté mon père, d’après Qatâda, d’après An-Nu‘mân ibn Muqarrin qui a dit : J’ai participé à une expédition avec le Prophète (ﷺ). Lorsqu’apparaissait l’aube, il s’abstenait de combattre jusqu’au lever du soleil. Lorsque le soleil se levait, il combattait. À midi, il s’abstenait jusqu’à ce que le soleil décline. Lorsque le soleil déclinait, il combattait jusqu’à la prière de l’après-midi, puis s’abstenait jusqu’à l’accomplir, avant de reprendre le combat. On disait alors que les vents de la victoire se levaient, et les croyants invoquaient pour leurs armées durant leurs prières. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith a été rapporté d’après An-Nu‘mân ibn Muqarrin avec une chaîne de transmission plus complète que celle-ci. Qatâda n’a pas rencontré An-Nu‘mân ibn Muqarrin, qui est mort durant le califat de ‘Umar.
Nous a rapporté Al-Hasan ibn ‘Alî Al-Khallâl, nous a rapporté ‘Affân ibn Muslim et Al-Hajjâj ibn Minhâl, tous deux ont dit : Nous a rapporté Hammâd ibn Salama, nous a rapporté Abû ‘Imrân Al-Jawnî, d’après ‘Alqama ibn ‘Abdullâh Al-Muzanî, d’après Ma‘qil ibn Yasâr (qu'Allah l'agrée) que ‘Umar ibn Al-Khattâb envoya An-Nu‘mân ibn Muqarrin chez Al-Hurmuzân. [Le hadith mentionne ensuite une longue histoire où] An-Nu‘mân ibn Muqarrin dit : J’ai été témoin avec le Messager d'Allah (ﷺ) : lorsqu’il ne combattait pas en début de journée, il attendait que le soleil décline, que les vents se lèvent et que la victoire descende. Abû ‘Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. ‘Alqama ibn ‘Abdullâh est le frère de Bakr ibn ‘Abdullâh Al-Muzanî.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté 'Abd ar-Rahmân ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d'après Salama ibn Kuhayl, d'après 'Îsâ ibn 'Âsim, d'après Zirr, d'après 'Abd Allah ibn Mas'ûd qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« La superstition (at-tiyara) relève du polythéisme. »* Et il n'est personne parmi nous qui n'en soit touché, mais Allah l'efface par la confiance en Lui (at-tawakkul). Abû 'Îsâ a dit : Ce chapitre contient également des hadiths rapportés par Abû Hurayra, Hâbis at-Tamîmî, 'Â'isha, Ibn 'Umar et Sa'd. Ce hadith est hasan sahîh, et nous ne le connaissons que par le biais de Salama ibn Kuhayl. Shu'ba l'a également rapporté d'après Salama. J'ai entendu Muhammad ibn Ismâ'îl dire : Sulaymân ibn Harb disait à propos de ce hadith : *« Et il n'est personne parmi nous qui n'en soit touché, mais Allah l'efface par la confiance en Lui »*, et selon lui, cette partie est une parole de 'Abd Allah ibn Mas'ûd.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté Ibn Abî 'Adiyy, d'après Hichâm ad-Dastawâ'î, d'après Qatâda, d'après Anas, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Il n'y a pas de contagion (adwa), ni de mauvais augure (tiyara), et j'aime le bon présage (al-fa'l). »* Ils dirent : Ô Messager d'Allah, et qu'est-ce que le bon présage ? Il répondit : *« Une bonne parole. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan sahîh.
Nous a rapporté Muhammad ibn Râfi', nous a rapporté Abû 'Âmir al-'Aqadî, d'après Hammâd ibn Salama, d'après Humayd, d'après Anas ibn Mâlik, que le Prophète (ﷺ) aimait, lorsqu'il sortait pour un besoin, entendre : *« Ô toi qui es bien guidé, ô toi qui réussis ! »* Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est hasan gharîb sahîh.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bachchâr, nous a rapporté 'Abd ar-Rahmân ibn Mahdî, d'après Sufyân, d'après 'Alqama ibn Marthad, d'après Sulaymân ibn Burayda, d'après son père, qui a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) envoyait un émir à la tête d'une armée, il lui recommandait, pour lui-même, la crainte d'Allah et le bien envers les musulmans qui l'accompagnaient, puis il disait : *« Combattez au nom d'Allah, dans le sentier d'Allah. Combattez ceux qui ne croient pas en Allah. Ne volez pas, ne trahissez pas, ne mutilez pas, et ne tuez pas d'enfant. Lorsque tu rencontres ton ennemi parmi les polythéistes, appelle-les à l'une de ces trois choses, et celle qu'ils accepteront, accepte-la d'eux et cesse de les combattre : appelle-les à l'islam et à quitter leur terre pour la terre des émigrés (muhâjirûn). Informe-les que s'ils le font, ils auront les mêmes droits et devoirs que les émigrés. S'ils refusent de quitter leur terre, informe-les qu'ils seront comme les bédouins musulmans : les mêmes règles s'appliqueront à eux, mais ils n'auront pas part au butin (ghanîma) ni au fay' (fay'), à moins qu'ils ne combattent. S'ils refusent, demande l'aide d'Allah contre eux et combats-les. Si tu assièges une forteresse et qu'ils te demandent de leur accorder la protection d'Allah et de Son Prophète, ne leur accorde pas la protection d'Allah ni celle de Son Prophète, mais accorde-leur ta protection et celle de tes compagnons, car il est préférable que vous manquiez à votre engagement plutôt qu'à celui d'Allah et de Son Messager. Si tu assièges les habitants d'une forteresse et qu'ils te demandent de les soumettre au jugement d'Allah, ne les soumets pas à celui-ci, mais soumets-les à ton propre jugement, car tu ne sais pas si tu atteindras le jugement d'Allah à leur égard. »* Abû 'Îsâ a dit : Ce chapitre contient également un hadith rapporté par an-Nu'mân ibn Muqarrin. Le hadith de Burayda est hasan sahîh.