Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad, nous a informé 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, nous a informé Ma'mar, d'après Ibn Shihâb, nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Abî Bakr ibn Hazm, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha qui a dit : Une femme entra avec ses deux filles pour demander l'aumône, et je ne trouvai chez moi qu'une seule datte que je lui donnai. Elle la partagea entre ses deux filles sans en manger elle-même, puis se leva et sortit. Le Prophète (ﷺ) entra et je l'en informai. Il dit alors : *« Quiconque est éprouvé par des filles comme celles-ci, elles lui serviront de bouclier contre le Feu. »* Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad, nous a informé 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, nous a informé Ibn 'Uyayna, d'après Suhayl ibn Abî Sâlih, d'après Ayyûb ibn Bashîr, d'après Sa'îd al-A'ashâ, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Quiconque a trois filles, ou trois sœurs, ou deux filles, ou deux sœurs, et qu'il se montre bienveillant envers elles et craint Allah à leur sujet, aura le Paradis. »* Ce hadith est *gharîb*.
Nous a rapporté Sa'îd ibn Ya'qûb al-Tâlaqânî, nous a rapporté al-Mu'tamir ibn Sulaymân qui dit : J'ai entendu mon père rapporter d'après Hanash, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Quiconque accueille un orphelin parmi les musulmans, pourvoit à sa nourriture et à sa boisson, Allah le fera entrer au Paradis sans aucun doute, à moins qu'il ne commette un péché impardonnable. »* Abû 'Îsâ a dit : « Hanash est Husayn ibn Qays, connu sous le nom d'Abû 'Alî al-Rahabî. Sulaymân al-Taymî dit "Hanash", mais il est faible selon les gens du hadith. »
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn 'Imrân Abû al-Qâsim al-Makkî al-Qurashî, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Abî Hâzim, d'après son père, d'après Sahl ibn Sa'd qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Moi et le tuteur de l'orphelin serons au Paradis comme ces deux-là »*, et il indiqua avec ses deux doigts, l'index et le majeur. Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Marzûq al-Basrî, nous a rapporté 'Ubayd ibn Wâqid, d'après Zarbî qui dit : J'ai entendu Anas ibn Mâlik dire : Un vieil homme vint trouver le Prophète (ﷺ), mais les gens tardèrent à lui faire de la place. Le Prophète (ﷺ) dit alors : *« Ne fait pas partie des nôtres celui qui n'a pas de miséricorde pour notre petit et ne respecte pas notre aîné. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *gharîb*. Zarbî a des hadiths *manâkîr* rapportés d'après Anas ibn Mâlik et d'autres. »
Nous a rapporté Abû Bakr Muhammad ibn Abân, nous a rapporté Muhammad ibn Fudayl, d'après Muhammad ibn Ishâq, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, d'après son père, d'après son grand-père qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Ne fait pas partie des nôtres celui qui n'a pas de miséricorde pour notre petit et ne reconnaît pas la dignité de notre aîné. »* Hannâd nous a rapporté un hadith similaire d'après 'Abda, d'après Muhammad ibn Ishâq, sauf qu'il dit : *« et ne reconnaît pas le droit de notre aîné. »*
Nous a rapporté Abû Bakr Muhammad ibn Abân, nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, d'après Sharîk, d'après Layth, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Ne fait pas partie des nôtres celui qui n'a pas de miséricorde pour notre petit, ne respecte pas notre aîné, n'ordonne pas le bien et n'interdit pas le mal. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan gharîb*. Le hadith de Muhammad ibn Ishâq, d'après 'Amr ibn Shu'ayb, est *hasan sahîh*. Il a aussi été rapporté d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr par une autre voie. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, nous a rapporté Qays ibn Abî Hâzim, nous a rapporté Jarîr ibn 'Abd Allâh qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui n'a pas de miséricorde pour les gens, Allah ne lui fera pas miséricorde. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a informé Shu'ba qui dit : Mansûr m'a écrit cela et je le lui ai lu : J'ai entendu Abû 'Uthmân, client de al-Mughîra ibn Shu'ba, rapporter d'après Abû Hurayra qu'il a entendu Abû al-Qâsim (ﷺ) dire : *« La miséricorde n'est ôtée qu'à un malheureux. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan*. Abû 'Uthmân, qui rapporte d'après Abû Hurayra, n'est pas connu par son nom. On dit qu'il est le père de Mûsâ ibn Abî 'Uthmân, qui a rapporté d'après lui Abû al-Zinâd. »
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, nous a rapporté Sufyân, d'après 'Amr ibn Dînâr, d'après Abû Qâbûs, d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Les miséricordieux, le Miséricordieux leur fera miséricorde. Soyez miséricordieux envers ceux qui sont sur terre, et Celui qui est au ciel vous fera miséricorde. Le lien de parenté est une branche de la miséricorde : quiconque le maintient, Allah le maintiendra, et quiconque le rompt, Allah le rompra. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Ismâ'îl ibn Abî Khâlid, d'après Qays ibn Abî Hâzim, d'après Jarîr ibn 'Abd Allâh qui a dit : J'ai prêté serment d'allégeance au Messager d'Allah (ﷺ) pour l'accomplissement de la prière, l'acquittement de la zakât et le conseil sincère à tout musulman. Ce hadith est *hasan sahîh*.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Safwân ibn 'Îsâ, d'après Muhammad ibn 'Ajlân, d'après al-Qa'qâ' ibn Hakîm, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« La religion, c'est le conseil sincère »*, trois fois. Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, envers qui ? » Il dit : *« Envers Allah, envers Son Livre, envers Ses imams et envers l'ensemble des musulmans. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
Nous a rapporté 'Ubayd ibn Asbât ibn Muhammad al-Qurashî, m'a rapporté mon père, d'après Hishâm ibn Sa'd, d'après Zayd ibn Aslam, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Le musulman est le frère du musulman : il ne le trahit pas, ne lui ment pas et ne l'abandonne pas. Tout musulman est sacré pour le musulman : son honneur, ses biens et son sang. La piété est ici »* – et il désigna sa poitrine – *« Il suffit à un homme de mal de mépriser son frère musulman. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan gharîb*. »
Nous a rapporté al-Hasan ibn 'Alî al-Khallâl et d'autres, qui ont dit : Nous a rapporté Abû Usâma, d'après Burayd ibn 'Abd Allâh ibn Abî Burda, d'après son grand-père Abû Burda, d'après Abû Mûsâ al-Ash'arî qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Le croyant pour le croyant est comme un édifice dont les parties se soutiennent mutuellement. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
M'a rapporté Ahmad ibn Muhammad, nous a informé 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, nous a informé Yahyâ ibn 'Ubayd Allâh, d'après son père, d'après Abû Hurayra qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Chacun d'entre vous est le miroir de son frère : s'il voit en lui un défaut, qu'il l'enlève. »* Abû 'Îsâ a dit : « Yahyâ ibn 'Ubayd Allâh a été considéré comme faible par Shu'ba. »
Nous a rapporté 'Ubayd ibn Asbât ibn Muhammad al-Qurashî, m'a rapporté mon père, d'après al-A'mash qui dit : On m'a rapporté d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ) qui a dit : *« Quiconque soulage un musulman d'une peine parmi les peines de ce monde, Allah le soulagera d'une peine parmi les peines du Jour de la Résurrection. Quiconque facilite les choses à un endetté dans ce monde, Allah lui facilitera les choses dans ce monde et dans l'au-delà. Quiconque couvre un musulman dans ce monde, Allah le couvrira dans ce monde et dans l'au-delà. Allah vient en aide au serviteur tant que le serviteur vient en aide à son frère. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan*. »
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad, nous a informé 'Abd Allâh ibn al-Mubârak, d'après Abû Bakr al-Nahshalî, d'après Marzûq Abû Bakr al-Taymî, d'après Umm al-Dardâ', d'après Abû al-Dardâ' que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Quiconque défend l'honneur de son frère, Allah détournera le Feu de son visage au Jour de la Résurrection. »* Abû 'Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan*. »
Nous a rapporté Ibn Abī ‘Umar, nous a rapporté Sufyān, nous a rapporté Al-Zuhrī, et il a dit aussi : nous a rapporté Sa‘īd ibn ‘Abd Al-Rahmān, nous a rapporté Sufyān, d’après Al-Zuhrī, d’après ‘Atā’ ibn Yazīd Al-Laythī, d’après Abū Ayyūb Al-Ansārī, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman de rompre avec son frère au-delà de trois jours. Ils se rencontrent et chacun se détourne de l’autre, mais le meilleur des deux est celui qui commence par le salām. » Dans ce chapitre, des hadiths sont également rapportés d’après ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd, Anas, Abū Hurayra, Hishām ibn ‘Āmir et Abū Hind Al-Dārī. Abū ‘Īsā a dit : ce hadith est *hasan sahīh*.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manī‘, nous a rapporté Ismā‘īl ibn Ibrāhīm, nous a rapporté Humayd, d’après Anas, qui a dit : Lorsque ‘Abd Al-Rahmān ibn ‘Awf arriva à Médine, le Prophète (ﷺ) établit un pacte de fraternité entre lui et Sa‘d ibn Al-Rabī‘. Ce dernier lui dit : « Viens, je vais partager mes biens avec toi en deux parts égales. J’ai deux épouses, j’en divorcerai une, et quand elle aura accompli sa période de viduité, tu pourras l’épouser. » ‘Abd Al-Rahmān répondit : « Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens ! Montrez-moi plutôt le marché. » Ils l’y conduisirent, et il revint ce jour-là avec du fromage et du beurre qu’il avait gagnés. Le Messager d’Allah (ﷺ) le vit plus tard avec des traces de safran sur lui et lui demanda : « Qu’as-tu fait ? » Il répondit : « J’ai épousé une femme des Ansār. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Quel *mahr* (dot) lui as-tu donné ? » Il répondit : « Un noyau de datte. » Humayd dit : ou « le poids d’un noyau d’or ». Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Offre un banquet, ne serait-ce qu’avec un mouton. » Abū ‘Īsā a dit : ce hadith est *hasan sahīh*. Ahmad ibn Hanbal a dit : le poids d’un noyau d’or équivaut à trois dirhams et un tiers. Ishāq ibn Ibrāhīm a dit : le poids d’un noyau d’or équivaut à cinq dirhams. J’ai entendu Ishāq ibn Mansūr rapporter cela d’eux deux.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté ‘Abd Al-‘Azīz ibn Muhammad, d’après Al-‘Alā’ ibn ‘Abd Al-Rahmān, d’après son père, d’après Abū Hurayra, qui a dit : On demanda : « Ô Messager d’Allah, qu’est-ce que la médisance (*ghība*) ? » Il répondit : « C’est le fait de mentionner ton frère en ce qu’il déteste. » On demanda : « Et si ce que je dis est vrai ? » Il répondit : « Si ce que tu dis est vrai, tu as médit de lui, et si ce n’est pas vrai, tu as calomnié (*buht*). » Dans ce chapitre, des hadiths sont également rapportés d’après Abū Barza, Ibn ‘Umar et ‘Abd Allāh ibn ‘Amr. Abū ‘Īsā a dit : ce hadith est *hasan sahīh*.