Nous a rapporté Abou 'Ammar al-Husayn ibn Hurayth, nous a rapporté al-Fadl ibn Moussa, d'après 'Isa ibn 'Ubayd, d'après ar-Rabi' ibn Anas, d'après Abou al-'Aliya qui a dit : Ubayy ibn Ka'b m'a rapporté : Le jour de la bataille de Uhud, soixante-quatre hommes des Ansar furent tués, ainsi que six des Muhajirun, parmi lesquels Hamza. Ils mutilèrent leurs corps. Les Ansar dirent : "Si un jour nous infligeons à nos ennemis une telle défaite, nous les mutilerons encore plus." Lorsque vint le jour de la conquête de La Mecque, Allah révéla : *"Et si vous punissez, infligez [à l'agresseur] une punition égale au tort qu'il vous a fait. Et si vous endurez... cela est certes meilleur pour les endurants."* (Coran 16:126) Un homme dit alors : "Il n'y aura plus de Quraysh après aujourd'hui." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Épargnez-les, sauf quatre."
Nous a rapporté Mahmud ibn Ghaylan, nous a rapporté 'Abd ar-Razzaq, nous a informé Ma'mar, d'après az-Zuhri, m'a informé Sa'id ibn al-Musayyab, d'après Abou Hourayra qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Lors de mon voyage nocturne, je rencontrai Moïse." Il le décrivit et dit : "C'était un homme, je pense qu'il dit, aux cheveux bouclés, chevelu, comme s'il était des hommes de Shanu'a." Il dit : "Et je rencontrai Jésus." Il le décrivit et dit : "De taille moyenne, rougeaud, comme s'il sortait du hammam." Il dit : "Et je vis Abraham." Il dit : "Et je suis celui de ses enfants qui lui ressemble le plus." Il dit : "On m'apporta deux récipients, l'un contenant du lait et l'autre du vin. On me dit : 'Prends celui que tu veux.' Je pris le lait et le bus. On me dit : 'Tu as été guidé vers la fitra, ou tu as atteint la fitra. Si tu avais pris le vin, ta communauté se serait égarée.'"
Nous a rapporté Ishaq ibn Mansour, nous a informé 'Abd ar-Razzaq, nous a informé Ma'mar, d'après Qatada, d'après Anas : Le Prophète (ﷺ) fut amené al-Bouraq la nuit de son voyage nocturne, bridé et sellé. Il se montra rétif. Gabriel lui dit : "Fais-tu cela avec Muhammad ? Personne de plus honoré auprès d'Allah que lui ne t'a monté." Il dit : "Alors il se couvrit de sueur."
Nous a rapporté Ya'qoub ibn Ibrahim ad-Dawraqi, nous a rapporté Abou Tumayla, d'après az-Zubayr ibn Junada, d'après Ibn Burayda, d'après son père qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, Gabriel mit son doigt dans une pierre et y attacha al-Bouraq."
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après az-Zuhri, d'après Abou Salama, d'après Jabir ibn 'Abdullah que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Lorsque les Quraysh me traitèrent de menteur, je me tins dans al-Hijr et Allah me montra Jérusalem. Je me mis alors à leur décrire ses signes tout en la regardant."
Nous a rapporté Ibn Abi 'Umar, nous a rapporté Sufyan, d'après 'Amr ibn Dinar, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbas concernant Sa parole : *"Et Nous n'avons fait de la vision que Nous t'avons montrée qu'une tentation pour les gens."* (Coran 17:60), il dit : "C'est une vision oculaire que le Prophète (ﷺ) a vue la nuit où il fut transporté à Jérusalem." Il dit : *"Et l'arbre maudit dans le Coran"* (Coran 17:60), c'est l'arbre de Zaqqoum.
Nous a rapporté 'Ubayd ibn Asbât ibn Muhammad – un Qurashite de Koufa – d'après son père, d'après Al-A'mash, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit, concernant le verset : *« Et par le Coran de l'aube, car le Coran de l'aube a des témoins »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 78) : « Les anges de la nuit et les anges du jour y assistent. » Ce hadith est jugé *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique). 'Alî ibn Mushir l'a également rapporté d'après Al-A'mash, d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra et Abû Sa'îd, selon une formulation similaire.
Nous a rapporté 'Abdullâh ibn 'Abd Ar-Rahmân, qui nous a informés d'après 'Ubaydullâh ibn Mûsâ, d'après Isrâ'îl, d'après As-Suddî, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Prophète (ﷺ) a dit, concernant le verset d'Allâh : *« Le jour où Nous appellerons chaque groupe d’hommes avec leur guide »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 71) : « L’un d’eux sera appelé, on lui remettra son livre dans sa main droite, son corps sera allongé de soixante coudées, son visage deviendra blanc, et on posera sur sa tête une couronne de perles étincelantes. Il partira alors vers ses compagnons, qui le verront de loin et diront : 'Ô Allâh, fais-nous parvenir à cet homme et bénis-nous par lui !' Lorsqu’il les rejoindra, il leur dira : 'Réjouissez-vous, car chacun d’entre vous aura une récompense semblable.' Quant au mécréant, son visage sera noirci, son corps allongé de soixante coudées à l’image d’Âdam, et on lui posera une couronne. Ses compagnons le verront et diront : 'Nous cherchons refuge auprès d’Allâh contre le mal de cet homme ! Ô Allâh, ne nous fais pas parvenir à lui !' Lorsqu’il les rejoindra, ils lui diront : 'Ô Allâh, couvre-le de honte !' Il répondra : 'Qu’Allâh vous éloigne, car chacun d’entre vous aura un sort semblable.' » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon) et *gharîb* (étrange). As-Suddî s’appelle Ismâ'îl ibn 'Abd Ar-Rahmân.
Nous a rapporté Abû Kurayb, d'après Wakî', d'après Dâwûd ibn Yazîd Az-Za'âfirî, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit, concernant le verset : *« Peut-être ton Seigneur te ressuscitera-t-Il en une position de louange »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 79) : On lui demanda ce que cela signifiait, et il répondit : « C’est l’intercession. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon). Dâwûd Az-Za'âfirî est Dâwûd Al-Awdî, fils de Yazîd ibn 'Abd Ar-Rahmân, et il est l’oncle de 'Abdullâh ibn Idrîs.
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, d'après Sufyân, d'après Ibn Abî Najîh, d'après Mujâhid, d'après Abû Ma'mar, d'après Ibn Mas'ûd, qui a dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) entra à La Mecque lors de la conquête, et autour de la Ka'ba se trouvaient trois cent soixante idoles. Le Prophète (ﷺ) se mit à les frapper avec un bâton qu’il tenait à la main – parfois il dit : avec un roseau – en disant : *« La vérité est venue et le mensonge a disparu, car le mensonge est destiné à disparaître »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 81) et *« La vérité est venue, et le mensonge ne peut rien créer ni rien faire renaître »* (Sourate 34, Saba', verset 49). Ce hadith est jugé *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique), et il existe également une version d’après Ibn 'Umar.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî', d'après Jarîr, d'après Qâbûs ibn Abî Dhabyân, d'après son père, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) était à La Mecque, puis il reçut l’ordre d’émigrer. Alors fut révélé le verset : *« Dis : 'Seigneur, fais-moi entrer par une entrée de vérité et fais-moi sortir par une sortie de vérité, et accorde-moi de Ta part un pouvoir secourable.' »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 80). Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté Qutayba, d'après Yahyâ ibn Zakariyyâ ibn Abî Zâ'ida, d'après Dâwûd ibn Abî Hind, d'après 'Ikrimah, d'après Ibn 'Abbâs, qui a dit : Les Qurayshites dirent aux Juifs : « Donnez-nous quelque chose que nous pourrons demander à cet homme (le Prophète). » Ils répondirent : « Interrogez-le sur l’âme. » Ils lui posèrent donc la question, et Allâh révéla : *« Ils t’interrogent au sujet de l’âme. Dis : 'L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur, et vous n’avez reçu que peu de science.' »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 85). Ils dirent : « On nous a donné une grande science : la Torah. Or, celui à qui la Torah est donnée a reçu un grand bien. » Alors fut révélé : *« Dis : 'Si la mer était une encre pour écrire les paroles de mon Seigneur, la mer s’épuiserait avant que ne s’épuisent les paroles de mon Seigneur.' »* (Sourate 18, Al-Kahf, verset 109) jusqu’à la fin du verset. Ce hadith est jugé *hasan* (bon), *sahîh* (authentique) et *gharîb* (étrange) sous cet angle.
Nous a rapporté 'Alî ibn Khashram, d'après 'Îsâ ibn Yûnus, d'après Al-A'mash, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqamah, d'après 'Abdullâh, qui a dit : Je marchais avec le Prophète (ﷺ) dans un champ près de Médine, alors qu’il s’appuyait sur un bâton de palmier. Nous passâmes près d’un groupe de Juifs, et l’un d’eux dit : « Si seulement vous l’interrogiez ! » Un autre répondit : « Ne l’interrogez pas, car il vous fera entendre ce que vous détestez. » Ils lui dirent : « Ô Abû Al-Qâsim, parle-nous de l’âme. » Le Prophète (ﷺ) se leva un moment et leva les yeux vers le ciel. Je sus alors qu’une révélation lui était faite, jusqu’à ce que la révélation descende. Puis il dit : *« L’âme relève de l’ordre de mon Seigneur, et vous n’avez reçu que peu de science. »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 85). Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, d'après Al-Hasan ibn Mûsâ et Sulaymân ibn Harb, qui ont dit : Nous a rapporté Hammâd ibn Salamah, d'après 'Alî ibn Zayd, d'après Aws ibn Khâlid, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Les gens seront rassemblés le Jour de la Résurrection en trois catégories : certains marcheront à pied, d’autres seront montés, et d’autres marcheront sur leurs visages. » On demanda : « Ô Messager d’Allâh, comment marcheront-ils sur leurs visages ? » Il répondit : « Celui qui les a fait marcher sur leurs pieds est capable de les faire marcher sur leurs visages. Ils se protégeront avec leurs visages contre chaque aspérité et épine. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon). Wahayb l’a également rapporté d’après Ibn Tâwûs, d’après son père, d’après Abû Hurayra, selon une partie de ce hadith.
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî', d'après Yazîd ibn Hârûn, qui nous a informés d'après Bahz ibn Hakîm, d'après son père, d'après son grand-père, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Vous serez rassemblés le Jour de la Résurrection, certains marchant, d’autres montés, et d’autres traînés sur leurs visages. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon).
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, d'après Abû Dâwûd, Yazîd ibn Hârûn et Abû Al-Walîd – la formulation est celle de Yazîd, mais le sens est identique –, d'après Shu'bah, d'après 'Amr ibn Murrah, d'après 'Abdullâh ibn Salimah, d'après Safwân ibn 'Assâl Al-Murâdî, que deux Juifs dirent, l’un à l’autre : « Allons voir ce Prophète pour l’interroger. » L’autre répondit : « Ne l’appelle pas Prophète, car s’il nous entend dire cela, il aura quatre yeux. » Ils vinrent donc trouver le Prophète (ﷺ) et l’interrogèrent sur le verset d’Allâh : *« Nous avons donné à Moïse neuf signes évidents »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 101). Le Messager d'Allâh (ﷺ) répondit : « Ne donnez pas d’associé à Allâh, ne commettez pas l’adultère, ne tuez pas la vie qu’Allâh a rendue sacrée sauf à bon droit, ne volez pas, ne pratiquez pas la sorcellerie, ne conduisez pas un innocent devant un gouvernant pour qu’il le tue, ne consommez pas l’usure, ne calomniez pas une femme chaste, ne fuyez pas le combat – Shu'bah doutait de cette partie –, et surtout, ô Juifs, ne transgressez pas le jour du Sabbat. » Ils embrassèrent alors ses mains et ses pieds et dirent : « Nous attestons que tu es un Prophète. » Il demanda : « Qu’est-ce qui vous empêche de vous convertir ? » Ils répondirent : « David a invoqué Allâh pour que sa descendance ne cesse d’avoir un Prophète, et nous craignons que les Juifs ne nous tuent si nous nous convertissons. » Ce hadith est jugé *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, d'après Sulaymân ibn Dâwûd, d'après Shu'bah, d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr – sans mentionner Ibn 'Abbâs –, et Hushaym, d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs, concernant le verset : *« Ne fais pas entendre ta prière à voix haute »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 110), qui dit : Ce verset fut révélé à La Mecque. Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) élevait la voix en récitant le Coran, les polythéistes l’insultaient, ainsi que Celui qui l’avait révélé et celui qui l’avait apporté. Allâh révéla alors : *« Ne fais pas entendre ta prière à voix haute »* pour éviter qu’ils n’insultent le Coran, Celui qui l’a révélé et celui qui l’a apporté, *« et ne la fais pas non plus à voix basse »* pour que tes compagnons ne l’entendent pas et puissent apprendre le Coran de toi. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté Ahmad ibn Manî', d'après Hushaym, d'après Abû Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs, concernant le verset : *« Ne fais pas entendre ta prière à voix haute, et ne la fais pas non plus à voix basse, mais cherche un juste milieu entre les deux »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 110), qui dit : Ce verset fut révélé alors que le Messager d'Allâh (ﷺ) se cachait à La Mecque. Lorsqu’il priait avec ses compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran. Les polythéistes, lorsqu’ils l’entendaient, insultaient le Coran, Celui qui l’avait révélé et celui qui l’avait apporté. Allâh dit alors à Son Prophète : *« Ne fais pas entendre ta prière à voix haute »*, c’est-à-dire ta récitation, pour que les polythéistes ne l’entendent pas et n’insultent pas le Coran, *« et ne la fais pas non plus à voix basse »* pour tes compagnons, *« mais cherche un juste milieu entre les deux »*. Ce hadith est jugé *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, d'après Sufyân, d'après Mis'ar, d'après 'Âsim ibn Abî An-Najûd, d'après Zirr ibn Hubaysh, qui a dit : Je demandai à Hudhayfah ibn Al-Yamân : « Le Messager d'Allâh (ﷺ) a-t-il prié dans la Mosquée Al-Aqsâ ? » Il répondit : « Non. » Je dis : « Si, il l’a fait. » Il rétorqua : « Toi, le chauve, tu dis cela ? Pourquoi affirmes-tu cela ? » Je répondis : « Par le Coran, entre toi et moi. » Hudhayfah dit : « Celui qui s’appuie sur le Coran a réussi. » Sufyân dit qu’il voulait dire : « Il a argumenté. » Parfois il disait : « Il a triomphé. » Puis Hudhayfah cita : *« Gloire à Celui qui a fait voyager de nuit Son serviteur de la Mosquée sacrée à la Mosquée Al-Aqsâ »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 1). Il demanda : « Penses-tu qu’il y ait prié ? » Je répondis : « Non. » Il dit : « S’il y avait prié, la prière y aurait été prescrite pour vous, comme elle l’est dans la Mosquée sacrée. » Hudhayfah ajouta : « Le Messager d'Allâh (ﷺ) reçut une monture au dos long et étendu, dont chaque pas couvrait la distance de son regard. Ils ne quittèrent pas le dos de Al-Burâq jusqu’à ce qu’ils voient le Paradis, l’Enfer et la promesse de l’au-delà dans son ensemble, puis ils revinrent comme ils étaient venus. » On raconte qu’il l’attacha. Pourquoi aurait-il fui ? Celui qui connaît le visible et l’invisible l’avait soumis à lui. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon) et *sahîh* (authentique).
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, d'après Sufyân, d'après 'Alî ibn Zayd ibn Jud'ân, d'après Abû Nadrah, d'après Abû Sa'îd, que le Messager d'Allâh (ﷺ) a dit : « Je suis le maître des fils d’Âdam au Jour de la Résurrection, et je ne m’en vante pas. Dans ma main sera l’étendard de la louange, et je ne m’en vante pas. Il n’y aura aucun Prophète ce jour-là – ni Âdam ni un autre – qui ne sera sous mon étendard. Je serai le premier pour qui la terre s’ouvrira, et je ne m’en vante pas. » Il dit : Les gens seront pris de panique à trois reprises. Ils iront trouver Âdam et diront : « Ô notre père Âdam, intercède pour nous auprès de ton Seigneur. » Il répondra : « J’ai commis un péché qui m’a fait descendre sur terre, mais allez trouver Noé. » Ils iront trouver Noé, qui dira : « J’ai invoqué contre les habitants de la terre une invocation qui les a fait périr, mais allez trouver Abraham. » Ils iront trouver Abraham, qui dira : « J’ai menti à trois reprises. » Puis le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : « Aucune de ces mensonges n’était un mensonge qui éloignait de la religion d’Allâh, mais allez trouver Moïse. » Ils iront trouver Moïse, qui dira : « J’ai tué une âme, mais allez trouver Jésus. » Ils iront trouver Jésus, qui dira : « J’ai été adoré en dehors d’Allâh, mais allez trouver Muhammad. » Ils viendront donc à moi, et je partirai avec eux. Ibn Jud'ân dit : Anas ajouta : « Il me semble voir le Messager d'Allâh (ﷺ) dire : 'Je saisirai l’anneau de la porte du Paradis et je le secouerai. On demandera : 'Qui est-ce ?' On répondra : 'Muhammad.' On m’ouvrira et on me souhaitera la bienvenue. Je me prosternerai, et Allâh m’inspirera des louanges et des éloges. On me dira : 'Relève la tête, demande et tu seras exaucé, intercède et ton intercession sera acceptée, parle et on t’écoutera.' Ce sera la position de louange dont Allâh a dit : *« Peut-être ton Seigneur te ressuscitera-t-Il en une position de louange »* (Sourate 17, Al-Isrâ', verset 79). » Sufyân dit : D’après Anas, seule cette phrase a été rapportée : « Je saisirai l’anneau de la porte du Paradis et je le secouerai. » Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan* (bon). Certains l’ont rapporté d’après Abû Nadrah, d’après Ibn 'Abbâs, dans son intégralité.