Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr et Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui ont dit : nous a rapporté Muhammad ibn Ja‘far, nous a rapporté Shu‘bah, d’après Simâk ibn Harb, qui a entendu Mus‘ab ibn Sa‘d raconter d’après son père Sa‘d : « Quatre versets furent révélés à mon sujet. » Il mentionna une histoire où la mère de Sa‘d dit : « Allâh n’a-t-Il pas ordonné la bienfaisance ? Par Allâh, je ne mangerai ni ne boirai jusqu’à ce que je meure ou que tu renies ta foi. » Chaque fois qu’ils voulaient la nourrir, ils devaient lui ouvrir la bouche de force. Alors fut révélé ce verset : *« Et Nous avons enjoint à l’homme la bienfaisance envers ses parents… »* (Sourate 29, Al-‘Ankabût, verset 8). Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh*. »
Nous a rapporté Mahmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Abû Usâmah et ‘Abd Allâh ibn Bakr As-Sahmî, d’après Hâtim ibn Abî Saghîrah, d’après Simâk ibn Harb, d’après Abû Sâlih, d’après Umm Hâni’, d’après le Prophète (ﷺ), au sujet de la parole d’Allâh : *« Commettriez-vous le blâmable dans vos assemblées ? »* (Sourate 29, Al-‘Ankabût, verset 29), il a dit : « Ils lançaient des cailloux sur les gens de la terre et se moquaient d’eux. » Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan*, nous ne le connaissons que par le hadith de Hâtim ibn Abî Saghîrah, d’après Simâk. »
Nous a rapporté Abû Mûsâ, Muhammad ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Muhammad ibn Khâlid ibn ‘Athmah, nous a rapporté ‘Abd Allâh ibn ‘Abd Ar-Rahmân Al-Jumahî, nous a rapporté Ibn Shihâb Az-Zuhrî, d’après ‘Ubayd Allâh ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Utbah, d’après Ibn ‘Abbâs, que le Messager d’Allâh (ﷺ) dit à Abû Bakr, lors d’une discussion sur le verset : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus »* (Sourate 30, Ar-Rûm, versets 1-2) : « Ne devrais-tu pas être plus prudent, ô Abû Bakr ? Car *al-bid‘* (le nombre d’années) est entre trois et neuf. » Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est *gharîb* d’après le hadith de Az-Zuhrî, d’après ‘Ubayd Allâh, d’après Ibn ‘Abbâs. »
Nous a rapporté Nasr ibn ‘Alî Al-Jahdamî, nous a rapporté Al-Mu‘tamir ibn Sulaymân, d’après son père, d’après Sulaymân Al-A‘mash, d’après ‘Atiyyah, d’après Abû Sa‘îd, qui a dit : « Le jour de Badr, les Romains vainquirent les Perses, ce qui réjouit les croyants. Alors fut révélé : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin… »* jusqu’à : *« … les croyants se réjouiront du secours d’Allâh »* (Sourate 30, Ar-Rûm, versets 1-4). Les croyants se réjouirent donc de la victoire des Romains sur les Perses. » Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan gharîb* par cette voie. C’est ainsi que Nasr ibn ‘Alî a lu : *« Les Romains ont été vaincus »*. »
Nous a rapporté Al-Husayn ibn Hurayth, nous a rapporté Mu‘âwiyah ibn ‘Amr, d’après Abû Ishâq Al-Fazârî, d’après Sufyân Ath-Thawrî, d’après Habîb ibn Abî ‘Amrah, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs, au sujet de la parole d’Allâh : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin »* (Sourate 30, Ar-Rûm, versets 1-3), il a dit : « Ils furent vaincus puis vainqueurs. Les associateurs aimaient que les Perses l’emportent sur les Romains, car eux et les Perses étaient des adorateurs d’idoles. Les musulmans aimaient que les Romains l’emportent sur les Perses, car eux étaient des Gens du Livre. Cela fut mentionné à Abû Bakr, qui en parla au Messager d’Allâh (ﷺ). Celui-ci dit : « Ils seront certes victorieux. » Abû Bakr en parla aux associateurs, qui dirent : « Fixons un délai entre nous. Si nous gagnons, nous aurons ceci et cela, et si vous gagnez, vous aurez ceci et cela. » Ils fixèrent un délai de cinq ans, mais les Romains ne l’emportèrent pas. Ils en parlèrent au Prophète (ﷺ), qui dit : « Pourquoi ne l’as-tu pas fixé à moins ? » – il pensait à dix ans. » Sa‘îd dit : « *Al-bid‘* (le nombre d’années) est inférieur à dix. » Puis les Romains l’emportèrent. Cela est mentionné dans la parole d’Allâh : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus… »* jusqu’à : *« … les croyants se réjouiront du secours d’Allâh »* (Sourate 30, Ar-Rûm, versets 1-5). Sufyân dit : « J’ai entendu dire qu’ils l’emportèrent le jour de Badr. » Abû ‘Îsâ a dit : « Ce hadith est *hasan sahîh gharîb*, nous ne le connaissons que par le hadith de Sufyân Ath-Thawrî, d’après Habîb ibn Abî ‘Amrah. »
Nous a rapporté Muhammad ibn Ismâ‘îl, nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Abî Uways, nous a rapporté Ibn Abî Az-Zinâd, d’après Abû Az-Zinâd, d’après ‘Urwah ibn Az-Zubayr, d’après Niyâr ibn Mukram Al-Aslamî, qui a dit : « Lorsque fut révélé : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin, et après leur défaite, ils seront victorieux, en quelques années »* (Sourate 30, Ar-Rûm, versets 1-4), les Perses dominaient les Romains. Les musulmans aimaient que les Romains l’emportent sur eux, car eux et les Romains étaient des Gens du Livre. Quant aux Quraysh, ils aimaient que les Perses l’emportent, car eux et les Perses n’étaient ni Gens du Livre ni croyants en la résurrection. Lorsque Allâh révéla ce verset, Abû Bakr As-Siddîq (qu’Allâh l’agrée) sortit en criant dans les alentours de La Mecque : *« Alif, Lâm, Mîm. Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin, et après leur défaite, ils seront victorieux, en quelques années »*. Des gens parmi les Quraysh dirent à Abû Bakr : « Voici donc entre nous et vous un pari. Ton compagnon prétend que les Romains vaincront les Perses en quelques années. Veux-tu parier avec nous ? » Il répondit : « Oui. » – cela avant l’interdiction des paris. Abû Bakr et les associateurs parient et convinrent d’un enjeu. Ils dirent à Abû Bakr : « Combien de temps fixes-tu pour *al-bid‘* ? Entre trois et neuf ans. Choisis un nombre entre nous. » Ils fixèrent six ans. Six ans passèrent sans que les Romains ne l’emportent, et les associateurs prirent l’enjeu d’Abû Bakr. Lorsque la septième année arriva, les Romains vainquirent les Perses. Les musulmans reprochèrent alors à Abû Bakr d’avoir fixé six ans, car Allâh avait dit : *« en quelques années »*. Beaucoup de gens embrassèrent l’islam à cette occasion. » Ce hadith est *sahîh hasan gharîb*, d’après le hadith de Niyâr ibn Mukram, nous ne le connaissons que par le hadith de ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Az-Zinâd.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Bakr ibn Mudar, d'après 'Ubayd Allah ibn Zahr, d'après 'Ali ibn Yazid, d'après al-Qasim ibn 'Abd al-Rahman – qui est 'Abd al-Rahman, affranchi de 'Abd al-Rahman – d'après Abu Umama, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne vendez pas les chanteuses (qaynat), ne les achetez pas, ne leur enseignez pas [le chant], et il n'y a aucun bien dans le commerce les concernant, et leur prix est illicite. » C'est à propos de cela que fut révélée cette parole d'Allah : *« Et parmi les hommes, il en est qui achètent des discours frivoles pour égarer hors du chemin d'Allah... »* (Luqman, 31:6) jusqu'à la fin du verset.
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Abi Ziyad, nous a rapporté 'Abd al-'Aziz ibn 'Abd Allah al-Uwaysi, d'après Sulayman ibn Bilal, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après Anas ibn Malik, que ce verset : *« Leurs flancs s’écartent de leurs couches... »* (As-Sajda, 32:16) fut révélé à propos de l'attente de cette prière appelée al-'atama (la prière de la nuit).
Nous a rapporté Ibn Abi 'Umar, nous a rapporté Sufyan, d'après Abu al-Zinad, d'après al-A'raj, d'après Abu Hurayra, rapportant que le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah le Très-Haut a dit : J'ai préparé pour Mes serviteurs vertueux ce qu'aucun œil n'a vu, aucune oreille n'a entendu, et ce qui n'est jamais venu à l'esprit d'un être humain. » Et la confirmation de cela se trouve dans le Livre d'Allah : *« Aucune âme ne sait ce qu’on a caché pour eux comme réjouissance pour les yeux, en récompense de ce qu’ils œuvraient. »* (As-Sajda, 32:17)
Nous a rapporté Ibn Abi 'Umar, nous a rapporté Sufyan, d'après Mutarrif ibn Tarif et 'Abd al-Malik (qui est Ibn Abjar), qu'ils ont entendu al-Sha'bi dire : J'ai entendu al-Mughira ibn Shu'ba, du haut de la chaire, rapporter que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Moïse (que la paix soit sur lui) demanda à son Seigneur : "Ô Seigneur, quel est parmi les habitants du Paradis celui qui a la plus basse position ?" Allah dit : "Un homme viendra après que les gens du Paradis y soient entrés, et il lui sera dit : 'Entre au Paradis.' Il répondra : 'Comment entrerais-je alors qu'ils ont pris leurs places et leurs demeures ?' On lui dira : 'Te contenterais-tu d'avoir ce qu'avait un roi parmi les rois de ce monde ?' Il répondra : 'Oui, Seigneur, j'en suis satisfait.' On lui dira : 'Cela est à toi, et son semblable, et son semblable, et son semblable.' Il dira : 'Je suis satisfait, Seigneur.' On lui dira : 'Cela est à toi, et dix fois son semblable.' Il dira : 'Je suis satisfait, Seigneur.' On lui dira : 'Cela est à toi, ainsi que ce que ton âme désire et ce qui réjouit ton regard.'" »
Nous a rapporté 'Abd Allah ibn 'Abd al-Rahman, nous a informé Sa'id al-Harrani, nous a rapporté Zuhayr, nous a informé Qabus ibn Abi Dhibyan, que son père lui a rapporté : Nous dîmes à Ibn 'Abbas : « Que penses-tu de la parole d'Allah le Puissant et Majestueux : *« Allah n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine d’un homme »* (Al-Ahzab, 33:4) ? Que voulait-Il dire par cela ? » Il répondit : « Un jour, le Prophète d'Allah (ﷺ) était en prière lorsqu'une pensée lui traversa l'esprit. Les hypocrites qui priaient avec lui dirent : "Ne vois-tu pas qu'il a deux cœurs, un cœur avec vous et un cœur avec eux." Alors Allah révéla : *« Allah n’a pas placé deux cœurs dans la poitrine d’un homme. »* »
Hadiths 3283https://sunnah.com/tirmidhi:3200
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، أَخْبَرَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ قَالَ عَمِّي أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ سُمِّيتُ بِهِ لَمْ يَشْهَدْ بَدْرًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَكَبُرَ عَلَيْهِ فَقَالَ أَوَّلُ مَشْهَدٍ شَهِدَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غِبْتُ عَنْهُ أَمَا وَاللَّهِ لَئِنْ أَرَانِيَ اللَّهُ مَشْهَدًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيَرَيَنَّ اللَّهُ مَا أَصْنَعُ . قَالَ فَهَابَ أَنْ يَقُولَ غَيْرَهَا فَشَهِدَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ مِنَ الْعَامِ الْقَابِلِ فَاسْتَقْبَلَهُ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ فَقَالَ يَا أَبَا عَمْرٍو أَيْنَ قَالَ وَاهًا لِرِيحِ الْجَنَّةِ أَجِدُهَا دُونَ أُحُدٍ فَقَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ فَوُجِدَ فِي جَسَدِهِ بِضْعٌ وَثَمَانُونَ مِنْ بَيْنِ ضَرْبَةٍ وَطَعْنَةٍ وَرَمْيَةٍ فَقَالَتْ عَمَّتِي الرُّبَيِّعُ بِنْتُ النَّضْرِ فَمَا عَرَفْتُ أَخِي إِلاَّ بِبَنَانِهِ . وَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةَُ : (رجالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ فَمِنْهُمْ مَنْ قَضَى نَحْبَهُ وَمِنْهُمْ مَنْ يَنْتَظِرُ وَمَا بَدَّلُوا تَبْدِيلاً ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Ahmad ibn Muhammad, nous a rapporté 'Abd Allah ibn al-Mubarak, nous a informé Sulayman ibn al-Mughira, d'après Thabit, d'après Anas, qui dit : Mon oncle Anas ibn al-Nadr – dont je porte le nom – n'avait pas assisté à la bataille de Badr avec le Messager d'Allah (ﷺ), ce qui lui pesa. Il dit : « La première bataille à laquelle le Messager d'Allah (ﷺ) a assisté, je l'ai manquée. Par Allah, si Allah me donne de participer à une bataille avec le Messager d'Allah (ﷺ), Allah verra ce que je ferai. » Il n'osa pas dire autre chose. Il participa ensuite à la bataille de Uhud avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année suivante. Sa'd ibn Mu'adh vint à sa rencontre et lui dit : « Ô Abu 'Amr, où vas-tu ? » Il répondit : « Ah ! Je sens le parfum du Paradis du côté de Uhud. » Il combattit jusqu'à ce qu'il fût tué. On trouva sur son corps plus de quatre-vingts blessures, entre coups d'épée, coups de lance et flèches. Ma tante al-Rubayyi' bint al-Nadr dit : « Je n'ai reconnu mon frère que par ses doigts. » Et ce verset fut révélé : *« Parmi les croyants, il est des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah : certains d’entre eux ont accompli leur vœu, et d’autres attendent encore, sans jamais changer. »* (Al-Ahzab, 33:23)
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté Yazid ibn Harun, nous a informé Humayd al-Tawil, d'après Anas ibn Malik, que son oncle avait manqué le combat de Badr. Il dit : « J'ai manqué le premier combat auquel le Messager d'Allah (ﷺ) a participé contre les associateurs. Si Allah me donne de participer à un combat contre les associateurs, Allah verra ce que je ferai. » Lorsque ce fut le jour de Uhud et que les musulmans furent mis en déroute, il dit : « Ô Allah, je Te déclare innocent de ce que ces gens (les associateurs) ont apporté, et je m'excuse auprès de Toi pour ce que ceux-ci (ses compagnons) ont fait. » Puis il s'avança et rencontra Sa'd qui lui dit : « Ô mon frère, que t'est-il arrivé ? Moi, je n'ai pas pu faire ce que tu as fait. » On trouva sur lui plus de quatre-vingts blessures, entre coups d'épée, coups de lance et flèches. Nous disions que ce verset fut révélé à son sujet et au sujet de ses compagnons : *« Parmi eux, il en est qui ont accompli leur vœu, et d’autres qui attendent encore. »* (Al-Ahzab, 33:23)
Nous a rapporté 'Abd al-Quddus ibn Muhammad al-'Attar al-Basri, nous a rapporté 'Amr ibn 'Asim, d'après Ishaq ibn Yahya ibn Talha, d'après Musa ibn Talha, qui dit : Je suis entré chez Mu'awiya, et il me dit : « Ne veux-tu pas que je t'annonce une bonne nouvelle ? » Je répondis : « Si. » Il dit : « J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : "Talha fait partie de ceux qui ont accompli leur vœu." »
Hadiths 3286https://sunnah.com/tirmidhi:3203
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ بُكَيْرٍ، عَنْ طَلْحَةَ بْنِ يَحْيَى، عَنْ مُوسَى، وَعِيسَى، ابْنَىْ طَلْحَةَ عَنْ أَبِيهِمَا، طَلْحَةَ أَنَّ أَصْحَابَ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا لأَعْرَابِيٍّ جَاهِلٍ سَلْهُ عَمَّنْ قَضَى نَحْبَهُ مَنْ هُوَ وَكَانُوا لاَ يَجْتَرِئُونَ عَلَى مَسْأَلَتِهِ يُوَقِّرُونَهُ وَيَهَابُونَهُ فَسَأَلَهُ الأَعْرَابِيُّ فَأَعْرَضَ عَنْهُ ثُمَّ سَأَلَهُ فَأَعْرَضَ عَنْهُ ثُمَّ سَأَلَهُ فَأَعْرَضَ عَنْهُ ثُمَّ إِنِّي اطَّلَعْتُ مِنْ بَابِ الْمَسْجِدِ وَعَلَىَّ ثِيَابٌ خُضْرٌ فَلَمَّا رَآنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَيْنَ السَّائِلُ عَمَّنْ قَضَى نَحْبَهُ " . قَالَ الأَعْرَابِيُّ أَنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا مِمَّنْ قَضَى نَحْبَهُ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ يُونُسَ بْنِ بُكَيْرٍ .
Nous a rapporté Abu Kurayb, nous a rapporté Yunus ibn Bukayr, d'après Talha ibn Yahya, d'après Musa et 'Isa, fils de Talha, d'après leur père Talha, que les compagnons du Messager d'Allah (ﷺ) dirent à un bédouin ignorant : « Demande-lui qui sont ceux qui ont accompli leur vœu. » Ils n'osaient pas l'interroger eux-mêmes par respect et crainte envers lui. Le bédouin l'interrogea, mais le Prophète (ﷺ) se détourna de lui. Il l'interrogea une deuxième fois, puis une troisième, mais il se détourna encore. Puis je me montrai à la porte de la mosquée, vêtu d'habits verts. Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) me vit, il dit : « Où est celui qui demande qui sont ceux qui ont accompli leur vœu ? » Le bédouin répondit : « C'est moi, ô Messager d'Allah. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « Celui-ci fait partie de ceux qui ont accompli leur vœu. »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté 'Uthman ibn 'Umar, d'après Yunus ibn Yazid, d'après al-Zuhri, d'après Abu Salama, d'après 'Aisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) fut ordonné de donner le choix à ses épouses, il commença par moi et me dit : « Ô 'Aisha, je vais te mentionner une chose, mais ne te hâte pas avant d'avoir consulté tes parents. » Elle dit : Il savait que mes parents ne m'ordonneraient pas de me séparer de lui. Puis il dit : « Allah le Très-Haut dit : *« Ô Prophète ! Dis à tes épouses : "Si vous désirez la vie d’ici-bas et ses parures..." »* (Al-Ahzab, 33:28) jusqu'à *« ...pour les bienfaisantes parmi vous, une récompense immense. »* (Al-Ahzab, 33:29) Je répondis : « Pourquoi consulterais-je mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure dernière. » Les autres épouses du Prophète (ﷺ) firent de même.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Muhammad ibn Sulayman al-Asbahani, d'après Yahya ibn 'Ubayd, d'après 'Ata ibn Abi Rabah, d'après 'Umar ibn Abi Salama, le beau-fils du Prophète (ﷺ), qui dit : Lorsque ce verset fut révélé au Prophète (ﷺ) : *« Allah ne veut que dissiper toute souillure de vous, gens de la Maison, et vous purifier pleinement. »* (Al-Ahzab, 33:33) dans la maison de Umm Salama, il appela Fatima, Hasan et Husayn, les couvrit d'un manteau, et 'Ali était derrière lui ; il les couvrit aussi du manteau, puis dit : « Ô Allah, ceux-ci sont les gens de ma Maison, dissipe d'eux toute souillure et purifie-les pleinement. » Umm Salama dit : « Et moi avec eux, ô Prophète d'Allah ? » Il répondit : « Tu es à ta place, et tu es sur le bien. »
Nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté 'Affan ibn Muslim, nous a rapporté Hammad ibn Salama, nous a informé 'Ali ibn Zayd, d'après Anas ibn Malik, que le Messager d'Allah (ﷺ) passait devant la porte de Fatima pendant six mois, lorsqu'il sortait pour la prière de l'aube, et disait : « La prière, ô gens de la Maison ! *« Allah ne veut que dissiper toute souillure de vous, gens de la Maison, et vous purifier pleinement. »* » (Al-Ahzab, 33:33)
Nous a rapporté 'Ali ibn Hujr, nous a informé Dawud ibn al-Zibriqan, d'après Dawud ibn Abi Hind, d'après al-Sha'bi, d'après 'Aisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui dit : Si le Messager d'Allah (ﷺ) avait caché quelque chose de la révélation, il aurait caché ce verset : *« Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits »* (c'est-à-dire l'islam) *« et que toi aussi tu avais comblé »* (par l'affranchissement) *« : "Garde pour toi ton épouse et crains Allah", et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, alors qu’Allah est plus digne que tu Le craignes. »* (Al-Ahzab, 33:37) jusqu'à *« ...et le décret d’Allah doit s’accomplir. »* Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) l'épousa, ils dirent : « Il a épousé la femme de son fils. » Alors Allah révéla : *« Muhammad n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais le messager d’Allah et le sceau des prophètes. »* (Al-Ahzab, 33:40) Le Messager d'Allah (ﷺ) l'avait adopté alors qu'il était petit, et il fut appelé Zayd ibn Muhammad jusqu'à ce qu'Allah révèle : *« Appelez-les du nom de leurs pères : c’est plus équitable devant Allah. »* (Al-Ahzab, 33:5)
Hadiths 3291https://sunnah.com/tirmidhi:3208
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبَانَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ أَبِي هِنْدٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ، رضى الله عنها قَالَتْ لَوْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَاتِمًا شَيْئًا مِنَ الْوَحْىِ لَكَتَمَ هَذِهِ الآيَةَِ : ( إذْ تَقُولُ لِلَّذِي أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِ وَأَنْعَمْتَ عَلَيْهِ ) الآيَةَ . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
Nous a rapporté Muhammad ibn Aban, nous a rapporté Ibn Abi 'Adi, d'après Dawud ibn Abi Hind, d'après al-Sha'bi, d'après Masruq, d'après 'Aisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui dit : Si le Prophète (ﷺ) avait caché quelque chose de la révélation, il aurait caché ce verset : *« Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfaits et que toi aussi tu avais comblé... »* (Al-Ahzab, 33:37)