Nous a rapporté ‘Abd ibn Ḥumayd, nous a rapporté Abū Nu‘aym, nous a rapporté Fuḍayl ibn Marzūq, d’après ‘Adī ibn Thābit, d’après Abī Ḥāzim, d’après Abū Hurayra, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Ô gens, Allah est Bon et n’accepte que ce qui est bon. Allah a ordonné aux croyants ce qu’Il a ordonné aux messagers. Il a dit : « Ô messagers, mangez des bonnes choses et accomplissez le bien, car Je suis Informé de ce que vous faites. »* (Coran 23:51) et Il a dit : *« Ô vous qui avez cru, mangez des bonnes choses que Nous vous avons attribuées. »* (Coran 2:172) »* Puis il mentionna l’homme qui prolonge son voyage, les cheveux ébouriffés et couverts de poussière, tendant les mains vers le ciel : *« Ô Seigneur, ô Seigneur ! »* alors que sa nourriture est illicite, sa boisson est illicite, ses vêtements sont illicites, et il a été nourri de l’illicite. *« Comment pourrait-il être exaucé ? »* Abū ‘Īsā a dit : *« Ce hadith est ḥasan gharīb. Nous ne le connaissons que par le hadith de Fuḍayl ibn Marzūq. Abū Ḥāzim al-Ashja‘ī s’appelle Salmān, mawlā de ‘Azza al-Ashja‘iyya. »*
Nous a rapporté ‘Abd ibn Ḥumayd, nous a rapporté ‘Ubayd Allāh ibn Mūsā, d’après Isrā’īl, d’après al-Suddī, qui a dit : Celui qui m’a rapporté a entendu ‘Alī dire : Lorsque fut révélé ce verset : *« Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. »* (Coran 2:284), cela nous affligea profondément. Nous dîmes : *« L’un de nous parle à lui-même et en sera tenu responsable, sans savoir ce qui sera pardonné et ce qui ne le sera pas. »* Puis fut révélé ce verset après celui-ci, qui l’abrogea : *« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »* (Coran 2:286)
Nous a rapporté ‘Abd ibn Ḥumayd, nous a rapporté al-Ḥasan ibn Mūsā et Rawḥ ibn ‘Ubāda, d’après Ḥammād ibn Salama, d’après ‘Alī ibn Zayd, d’après Umayya, qu’elle interrogea ‘Ā’isha au sujet de la parole d’Allah (ﷻ) : *« Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. »* (Coran 2:284) et de Sa parole : *« Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela. »* (Coran 4:123) Elle dit : *« Personne ne m’a interrogée à ce sujet depuis que j’ai interrogé le Messager d’Allah (ﷺ). Il dit : « C’est le reproche d’Allah à Son serviteur pour ce qui l’atteint comme fièvre, malheur, jusqu’à la pièce de monnaie qu’il met dans la poche de sa chemise et qu’il perd, s’en inquiétant. Le serviteur sortira de ses péchés comme l’or rouge sort du creuset. »* Abū ‘Īsā a dit : *« Ce hadith est ḥasan gharīb, rapporté d’après ‘Ā’isha. Nous ne le connaissons que par le hadith de Ḥammād ibn Salama. »*
Nous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté Wakī‘, nous a rapporté Sufyān, d’après Ādam ibn Sulaymān, d’après Sa‘īd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbās, qui a dit : Lorsque fut révélé ce verset : *« Que vous manifestiez ce qui est en vous ou que vous le cachiez, Allah vous en demandera compte. »* (Coran 2:284), cela pénétra leurs cœurs comme rien d’autre ne l’avait fait. Ils dirent au Prophète (ﷺ) : *« Dis : « Nous avons entendu et nous avons obéi. »* » Alors Allah fit descendre la foi dans leurs cœurs, et Il révéla : *« Le Messager a cru en ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur, ainsi que les croyants… »* (Coran 2:285) jusqu’au verset : *« Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité. »* (Coran 2:286) Il dit : *« J’ai fait cela. »* *« Notre Seigneur, ne nous châtie pas si nous oublions ou si nous commettons une erreur. »* Il dit : *« J’ai fait cela. »* *« Notre Seigneur, ne nous charge pas d’un fardeau comme Tu l’as chargé à ceux qui nous ont précédés. »* Il dit : *« J’ai fait cela. »* *« Notre Seigneur, ne nous impose pas ce que nous ne pouvons supporter. Pardonne-nous, absous-nous et fais-nous miséricorde. »* Il dit : *« J’ai fait cela. »* Abū ‘Īsā a dit : *« Ce hadith est ḥasan. Il a été rapporté d’une autre voie d’après Ibn ‘Abbās. Ādam ibn Sulaymān est le père de Yaḥyā ibn Ādam. Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d’après Abū Hurayra (رضي الله عنه). »*
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshār, nous a rapporté Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, nous a rapporté Abū ‘Āmir – qui est al-Khazzāz – et Yazīd ibn Ibrāhīm, tous deux d’après Ibn Abī Mulayka. Yazīd a dit : d’après Ibn Abī Mulayka, d’après al-Qāsim ibn Muḥammad, d’après ‘Ā’isha. Abū ‘Āmir n’a pas mentionné al-Qāsim. Elle dit : J’interrogeai le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet de Sa parole : *« Quant à ceux dont les cœurs penchent vers l’égarement, ils suivent ce qui est équivoque, cherchant la fitna et cherchant à l’interpréter. »* (Coran 3:7) Il dit : *« Lorsque tu les vois, reconnais-les. »* Yazīd a dit : *« Lorsque vous les voyez, reconnaissez-les. »* Il le répéta deux ou trois fois. Abū ‘Īsā a dit : *« Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ. »*
Nous a rapporté ‘Abd ibn Ḥumayd, nous a informé Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, nous a rapporté Yazīd ibn Ibrāhīm, nous a rapporté Ibn Abī Mulayka, d’après al-Qāsim ibn Muḥammad, d’après ‘Ā’isha, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) fut interrogé au sujet de ce verset : *« C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque… »* (Coran 3:7) jusqu’à la fin du verset. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Lorsque vous voyez ceux qui suivent ce qui est équivoque, ce sont ceux qu’Allah a nommés, méfiez-vous d’eux. »* Abū ‘Īsā a dit : *« Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ. Il a été rapporté d’après Ayyūb, d’après Ibn Abī Mulayka, d’après ‘Ā’isha, de la même manière. Plusieurs ont rapporté ce hadith d’après Ibn Abī Mulayka, d’après ‘Ā’isha, sans mentionner al-Qāsim ibn Muḥammad. Yazīd ibn Ibrāhīm al-Tustarī est le seul à avoir mentionné al-Qāsim dans ce hadith. Ibn Abī Mulayka est ‘Abd Allāh ibn ‘Ubayd Allāh ibn Abī Mulayka, qui a aussi entendu ‘Ā’isha. »*
Nous a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté Abū Aḥmad, nous a rapporté Sufyān, d'après son père, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq, d'après ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd), qui a dit : Le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : *« Certes, chaque prophète a des alliés parmi les prophètes, et mon allié est mon père (Abraham) et l'ami intime de mon Seigneur. »* Puis il récita : *« Certes, les plus dignes d’Ibrāhīm sont ceux qui l’ont suivi, ainsi que ce Prophète et ceux qui ont cru. Et Allāh est le Protecteur des croyants. »* (Sourate 3, verset 68).
Nous a rapporté Hannād, nous a rapporté Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après Shaqīq ibn Salama, d'après ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd), qui a dit : Le Messager d'Allāh (ﷺ) a dit : *« Quiconque prête un serment mensonger pour s'approprier injustement le bien d'un musulman rencontrera Allāh alors qu'Il est courroucé contre lui. »* Al-Ashʿath ibn Qays dit alors : *« Par Allāh, cela m'est arrivé ! Il y avait entre moi et un homme des Banū Isrāʾīl un différend au sujet d'une terre. Il m'a renié, alors je l'ai présenté au Prophète (ﷺ). Le Messager d'Allāh (ﷺ) me dit : "As-tu un témoignage ?" Je répondis : "Non." Il dit alors au juif : "Jure." Je dis : "Ô Messager d'Allāh, s'il jure, il emportera mon bien !" Alors Allāh (ﷻ) fit descendre : *« Ceux qui troquent à vil prix leur engagement avec Allāh et leurs serments... »* jusqu'à la fin du verset. »*
Nous a rapporté Isḥāq ibn Manṣūr, nous a informé ʿAbd Allāh ibn Bakr al-Sahmī, nous a rapporté Ḥumayd, d'après Anas, qui a dit : Lorsque fut révélée cette parole d'Allāh : *« Vous n’atteindrez la piété que si vous faites largesse de ce que vous chérissez... »* ou *« Qui donc fera à Allāh un prêt généreux... »*, Abū Ṭalḥa dit : *« Ô Messager d'Allāh, mon jardin est pour Allāh. Si j'avais pu le cacher, je ne l'aurais pas divulgué. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Donne-le à tes proches parents. »*
Nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a informé ʿAbd al-Razzāq, nous a informé Ibrāhīm ibn Yazīd, qui a dit : J'ai entendu Muḥammad ibn ʿAbbād ibn Jaʿfar al-Makhzūmī rapporter d'après Ibn ʿUmar, qui a dit : Un homme se leva et demanda au Prophète (ﷺ) : *« Qui sont les pèlerins, ô Messager d'Allāh ? »* Il répondit : *« Ceux aux cheveux ébouriffés et à l'aspect négligé. »* Un autre homme se leva et demanda : *« Quel est le meilleur pèlerinage ? »* Il répondit : *« Les cris (talbiya) et les sacrifices (d'immolation). »* Un autre homme se leva et demanda : *« Qu'est-ce que le chemin (vers Allāh), ô Messager d'Allāh ? »* Il répondit : *« Les provisions et la monture. »*
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Ḥātim ibn Ismāʿīl, d'après Bukayr ibn Mismār – un médinois digne de confiance –, d'après ʿĀmir ibn Saʿd ibn Abī Waqqāṣ, d'après son père, qui a dit : Lorsque Allāh révéla ce verset : *« Appelons nos fils et vos fils... »*, le Messager d'Allāh (ﷺ) appela ʿAlī, Fāṭima, Ḥasan et Ḥusayn et dit : *« Ô Allāh, ceux-ci sont les gens de ma famille. »*
Nous a rapporté Abū Kurayb, nous a rapporté Wakīʿ, d'après al-Rabīʿ ibn Ṣabīḥ et Ḥammād ibn Salama, d'après Abū Ghālib, qui a dit : Abū Umāma vit des têtes exposées sur les marches de la mosquée de Damas et dit : *« Les chiens de l'Enfer sont les pires tués sous le ciel, et les meilleurs tués sont ceux qu'ils ont tués. »* Puis il récita : *« Le jour où certains visages s’éclaireront et d’autres s’assombriront... »* jusqu'à la fin du verset. Je lui dis : *« L'as-tu entendu du Messager d'Allāh (ﷺ) ? »* Il répondit : *« Si je ne l'avais entendu qu'une, deux, trois, quatre, jusqu'à sept fois, je ne vous l'aurais pas rapporté. »*
Nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a rapporté ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après Bahz ibn Ḥakīm, d'après son père, d'après son grand-père, qu'il a entendu le Prophète (ﷺ) dire à propos de Sa parole : *« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes... »* : *« Vous complétez soixante-dix communautés, vous êtes la meilleure d'entre elles et la plus honorée auprès d'Allāh. »*
Nous a rapporté Aḥmad ibn Manīʿ, nous a rapporté Hushaym, nous a informé Ḥumayd, d'après Anas, que le Prophète (ﷺ) eut une incisive brisée le jour de Uḥud et son visage fut blessé au front, au point que le sang coula sur son visage. Il dit alors : *« Comment prospérerait un peuple qui a fait cela à son prophète alors qu'il les appelle à Allāh ? »* Puis fut révélé : *« Tu n’as aucune part dans ce qui leur arrive, soit qu’Il se repente envers eux, soit qu’Il les châtie... »* jusqu'à la fin du verset.
Nous a rapporté Aḥmad ibn Manīʿ et ʿAbd ibn Ḥumayd, qui ont dit : Nous a rapporté Yazīd ibn Hārūn, nous a informé Ḥumayd, d'après Anas, que le Messager d'Allāh (ﷺ) fut blessé au visage, eut une incisive brisée et reçut une pierre sur l'épaule le jour de Uḥud, si bien que le sang coulait sur son visage. Il essuyait le sang et disait : *« Comment prospérerait une communauté qui a fait cela à son prophète alors qu'il les appelle à Allāh ? »* Alors Allāh (ﷻ) fit descendre : *« Tu n’as aucune part dans ce qui leur arrive, soit qu’Il accepte leur repentir, soit qu’Il les châtie, car ce sont des injustes. »*
Nous a rapporté Abū al-Sāʾib, Salm ibn Junāda al-Kūfī, nous a rapporté Aḥmad ibn Bashīr, d'après ʿUmar ibn Ḥamza, d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, d'après son père, qui a dit : Le Messager d'Allāh (ﷺ) dit le jour de Uḥud : *« Ô Allāh, maudis Abū Sufyān ! Ô Allāh, maudis al-Ḥārith ibn Hishām ! Ô Allāh, maudis Ṣafwān ibn Umayya ! »* Puis fut révélé : *« Tu n’as aucune part dans ce qui leur arrive, soit qu’Il accepte leur repentir, soit qu’Il les châtie... »* Alors Allāh accepta leur repentir, ils embrassèrent l'islam et leur islam fut excellent.
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Ḥabīb ibn ʿArabī al-Baṣrī, nous a rapporté Khālid ibn al-Ḥārith, d'après Muḥammad ibn ʿAjlān, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, que le Messager d'Allāh (ﷺ) invoquait contre quatre personnes. Puis Allāh fit descendre : *« Tu n’as aucune part dans ce qui leur arrive, soit qu’Il accepte leur repentir, soit qu’Il les châtie, car ce sont des injustes. »* Alors Allāh les guida vers l'islam.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Abū ʿAwāna, d'après ʿUthmān ibn al-Mughīra, d'après ʿAlī ibn Rabīʿa, d'après Asmāʾ ibn al-Ḥakam al-Fazārī, qui a dit : J'ai entendu ʿAlī dire : *« J'étais un homme qui, lorsque j'entendais un hadith du Messager d'Allāh (ﷺ), Allāh m'en faisait profiter comme Il le voulait. Et lorsque l'un de ses compagnons me rapportait un hadith, je lui demandais de jurer. S'il jurait, je le croyais. Abū Bakr m'a rapporté un hadith – et Abū Bakr disait vrai – : J'ai entendu le Messager d'Allāh (ﷺ) dire : "Il n'est pas un homme qui commet un péché, puis se lève, fait ses ablutions, prie et demande pardon à Allāh, sans qu'Allāh ne lui pardonne." Puis il récita ce verset : *« Ceux qui, s’ils commettent une turpitude ou font du tort à eux-mêmes, se souviennent d’Allāh et demandent pardon pour leurs péchés... »* jusqu'à la fin du verset. »*
Nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a rapporté Rawḥ ibn ʿUbāda, d'après Ḥammād ibn Salama, d'après Thābit, d'après Anas, d'après Abū Ṭalḥa, qui a dit : *« J'ai levé la tête le jour de Uḥud et j'ai vu que chacun d'eux oscillait sous son bouclier à cause de la somnolence. »* Cela correspond à la parole d'Allāh (ﷻ) : *« Puis, après l’angoisse, Il fit descendre sur vous la sécurité, une somnolence qui enveloppa une partie d’entre vous... »*
Nous a rapporté Yūsuf ibn Ḥammād, nous a rapporté ʿAbd al-Aʿlā ibn ʿAbd al-Aʿlā, d'après Saʿīd (ibn Abī ʿArūba), d'après Qatāda, d'après Anas, qu'Abū Ṭalḥa a dit : *« Nous fûmes enveloppés par la somnolence alors que nous étions en rangs le jour de Uḥud. »* Il raconta qu'il faisait partie de ceux que la somnolence enveloppa ce jour-là. *« Mon épée tombait de ma main et je la reprenais, elle tombait et je la reprenais. »* Quant à l'autre groupe, les hypocrites, ils n'avaient d'autre souci que leur propre personne. *« C'est le peuple le plus lâche, le plus peureux et le plus déloyal envers la vérité. »*