Nous a rapporté Abû Sa'îd al-Ashajj, nous a rapporté Abû Usâma, d'après 'Awf, d'après Ibn Sîrîn et Khilâs, d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ), un hadith similaire ou approchant. Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés d'après Abû Sa'îd et Umm Ishâq al-Ghanawiyya. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d'Abû Hurayra est un hadith *hasan sahîh*. La majorité des gens de science agissent selon ce hadith, et c'est l'avis de Sufyân al-Thawrî, al-Shâfi'î, Ahmad et Ishâq. Mâlik ibn Anas a dit : Si quelqu'un mange par oubli pendant Ramadan, il doit rattraper. Mais le premier avis est plus correct.
Nous a rapporté Muhammad ibn Bashshâr, nous a rapporté Yaḥyâ ibn Sa'îd et 'Abd al-Raḥmân ibn Mahdî, ils ont dit : Nous a rapporté Sufyân, d'après Ḥabîb ibn Abî Thâbit, nous a rapporté Abû al-Muṭawwis, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui rompt un jour de Ramadan sans excuse ni maladie, le jeûne de toute une vie ne compensera pas ce jour, même s'il le jeûne. »* Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d'Abû Hurayra n'est connu que par cette voie. J'ai entendu Muhammad [al-Bukhârî] dire : Abû al-Muṭawwis s'appelle Yazîd ibn al-Muṭawwis, et je ne lui connais que ce hadith.
Nous a rapporté Naṣr ibn 'Alî al-Jahḍamî et Abû 'Ammâr – le sens est le même, mais la formulation est celle d'Abû 'Ammâr – ils ont dit : Nous a informé Sufyân ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrî, d'après Ḥumayd ibn 'Abd al-Raḥmân, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Un homme vint à lui et dit : « Ô Messager d'Allah, je suis perdu ! » Il demanda : *« Qu'est-ce qui t'a perdu ? »* Il répondit : « J'ai eu des rapports avec ma femme pendant Ramadan. » Il dit : *« As-tu les moyens d'affranchir un esclave ? »* Il répondit : Non. Il dit : *« Peux-tu jeûner deux mois consécutifs ? »* Il répondit : Non. Il dit : *« As-tu les moyens de nourrir soixante pauvres ? »* Il répondit : Non. Il dit : *« Assieds-toi. »* Il s'assit, puis le Prophète (ﷺ) fut apporté un *'araq* (grand panier) contenant des dattes. Il dit : *« Donnes-en en aumône. »* L'homme dit : « Il n'y a personne entre les deux *lâba* (déserts de Médine) plus pauvre que nous. » Le Prophète (ﷺ) rit jusqu'à ce que ses canines apparaissent, puis dit : *« Prends-les et nourris-en ta famille. »* Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés d'après Ibn 'Umar, 'Â'isha et 'Abd Allâh ibn 'Amr. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d'Abû Hurayra est un hadith *hasan sahîh*. Les gens de science agissent selon ce hadith concernant celui qui rompt volontairement son jeûne pendant Ramadan par un rapport sexuel. Quant à celui qui rompt volontairement son jeûne en mangeant ou buvant, les gens de science ont divergé à ce sujet : certains ont dit qu'il doit rattraper et faire une expiation, assimilant le fait de manger et boire à celui d'avoir des rapports. C'est l'avis de Sufyân al-Thawrî, Ibn al-Mubârak et Ishâq. D'autres ont dit qu'il doit seulement rattraper, sans expiation, car l'expiation n'a été mentionnée que pour les rapports, et non pour le fait de manger ou boire. Ils ont dit que manger et boire ne sont pas comparables aux rapports. C'est l'avis d'al-Shâfi'î et d'Aḥmad. Al-Shâfi'î a dit : La parole du Prophète (ﷺ) à l'homme qui avait rompu son jeûne et à qui il avait donné en aumône *« Prends-le et nourris-en ta famille »* peut avoir plusieurs sens. Il se peut que l'expiation soit obligatoire pour celui qui en a les moyens, et cet homme n'avait pas les moyens de l'expiation. Lorsque le Prophète (ﷺ) lui donna quelque chose et qu'il en devint propriétaire, l'homme dit : « Il n'y a personne qui en ait plus besoin que nous. » Alors le Prophète (ﷺ) dit : *« Prends-le et nourris-en ta famille. »* Car l'expiation n'est due qu'après avoir assuré sa subsistance. Al-Shâfi'î a préféré que celui qui est dans une situation similaire mange ce qui lui est donné, et que l'expiation reste une dette pour lui, qu'il s'en acquittera lorsqu'il en aura les moyens.
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshâr, nous a rapporté 'Abd al-Raḥmân ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d'après 'Âṣim ibn 'Ubayd Allâh, d'après 'Abd Allâh ibn 'Âmir ibn Rabî'a, d'après son père, qui a dit : J'ai vu le Prophète (ﷺ) se brosser les dents avec le *siwâk* un nombre incalculable de fois alors qu'il jeûnait. Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d'après 'Â'isha. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de 'Âmir ibn Rabî'a est un hadith *hasan*. Les gens de science agissent selon ce hadith et ne voient pas d'inconvénient à ce que le jeûneur utilise le *siwâk*. Cependant, certains savants ont détesté l'usage du *siwâk* avec un bâtonnet humide pour le jeûneur, et ont aussi détesté qu'il l'utilise en fin de journée. Al-Shâfi'î n'a pas vu d'inconvénient à utiliser le *siwâk* ni au début ni à la fin de la journée. Aḥmad et Isḥâq ont détesté l'usage du *siwâk* en fin de journée.
Nous a rapporté 'Abd al-A'lâ ibn Wâṣil al-Kûfî, nous a rapporté al-Ḥasan ibn 'Aṭiyya, nous a rapporté Abû 'Âtika, d'après Anas ibn Mâlik, qui a dit : Un homme vint au Prophète (ﷺ) et dit : « Mon œil me fait mal, puis-je utiliser du *kohl* alors que je jeûne ? » Il dit : *« Oui. »* Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d'après Abû Râfi'. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d'Anas n'a pas une chaîne de transmission solide, et rien de valide n'est rapporté du Prophète (ﷺ) sur ce sujet. Abû 'Âtika est considéré comme faible. Les gens de science ont divergé sur l'usage du *kohl* pour le jeûneur : certains l'ont détesté, c'est l'avis de Sufyân, Ibn al-Mubârak, Aḥmad et Isḥâq. D'autres ont permis l'usage du *kohl* pour le jeûneur, c'est l'avis d'al-Shâfi'î.
Nous a rapporté Hannâd et Qutayba, ils ont dit : Nous a rapporté Abû al-Aḥwaṣ, d'après Ziyâd ibn 'Ilâqa, d'après 'Amr ibn Maymûn, d'après 'Â'isha, que le Prophète (ﷺ) embrassait pendant le mois de jeûne. Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés d'après 'Umar ibn al-Khaṭṭâb, Ḥafṣa, Abû Sa'îd, Umm Salama, Ibn 'Abbâs, Anas et Abû Hurayra. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de 'Â'isha est un hadith *hasan sahîh*. Les compagnons du Prophète (ﷺ) et d'autres ont divergé sur le baiser pour le jeûneur : certains compagnons du Prophète (ﷺ) ont permis le baiser pour le vieillard, mais ne l'ont pas permis pour le jeune homme, par crainte qu'il ne préserve pas son jeûne. Pour eux, les attouchements sont plus graves. Certains savants ont dit que le baiser diminue la récompense mais ne rompt pas le jeûne. Ils ont considéré que le jeûneur, s'il se maîtrise, peut embrasser, mais s'il ne se fait pas confiance, il doit s'abstenir pour préserver son jeûne. C'est l'avis de Sufyân al-Thawrî et d'al-Shâfi'î.
Hadiths 728https://sunnah.com/tirmidhi:728
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي مَيْسَرَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُبَاشِرُنِي وَهُوَ صَائِمٌ وَكَانَ أَمْلَكَكُمْ لإِرْبِهِ .
Nous a rapporté Ibn Abî 'Umar, nous a rapporté Wakî', nous a rapporté Isrâ'îl, d'après Abû Isḥâq, d'après Abû Maysara, d'après 'Â'isha, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) m'embrassait et me touchait alors qu'il jeûnait, et il était parmi vous celui qui maîtrisait le mieux ses désirs.
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après al-A'mash, d'après Ibrâhîm, d'après 'Alqama et al-Aswad, d'après 'Â'isha, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) embrassait et touchait alors qu'il jeûnait, et il était parmi vous celui qui maîtrisait le mieux ses désirs. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan sahîh*. Abû Maysara s'appelle 'Amr ibn Shuraḥbîl. Le sens de *« li-irbihi »* est « pour lui-même ».
Nous a rapporté Isḥâq ibn Manṣûr, nous a informé Ibn Abî Maryam, nous a informé Yaḥyâ ibn Ayyûb, d'après 'Abd Allâh ibn Abî Bakr, d'après Ibn Shihâb, d'après Sâlim ibn 'Abd Allâh, d'après son père, d'après Ḥafṣa, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« Celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube, son jeûne n'est pas valide. »* Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de Ḥafṣa n'est connu comme *marfû'* que par cette voie. Il a aussi été rapporté d'après Nâfi', d'après Ibn 'Umar, comme parole de ce dernier, et c'est plus authentique. Ce hadith a aussi été rapporté d'après al-Zuhrî de manière *mawqûfa*, et nous ne connaissons personne qui l'ait rapporté comme *marfû'* sauf Yaḥyâ ibn Ayyûb. Le sens de ce hadith, selon les gens de science, est qu'il n'y a pas de jeûne pour celui qui n'a pas l'intention de jeûner avant l'aube, que ce soit pour Ramadan, pour rattraper Ramadan, ou pour un jeûne de vœu. S'il ne l'a pas formulé la nuit, son jeûne n'est pas valide. Quant au jeûne surérogatoire, il lui est permis de le formuler après le début de la journée. C'est l'avis d'al-Shâfi'î, d'Aḥmad et d'Isḥâq.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Abû al-Aḥwaṣ, d'après Simâk ibn Ḥarb, d'après Ibn Umm Hâni', d'après Umm Hâni', qui a dit : J'étais assise près du Prophète (ﷺ) lorsqu'on lui apporta une boisson. Il en but, puis me la tendit et j'en bus. Je dis : « J'ai commis une faute, demande pardon pour moi. » Il dit : *« Quelle est-elle ? »* Je répondis : « J'étais en jeûne et j'ai rompu. » Il dit : *« Était-ce un jeûne de rattrapage ? »* Je répondis : Non. Il dit : *« Cela ne te nuit pas. »* Dans ce chapitre, il y a aussi des hadiths rapportés d'après Abû Sa'îd et 'Â'isha.
Nous a rapporté Maḥmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a rapporté Shu'ba, qui a dit : J'entendais Simâk ibn Ḥarb dire que l'un des deux fils de Umm Hâni' me l'avait rapporté. Je rencontrai alors le meilleur des deux, qui s'appelait Ja'da et dont Umm Hâni' était la grand-mère, et il me rapporta d'après sa grand-mère que le Messager d'Allah (ﷺ) entra chez elle, demanda une boisson, but, puis la lui tendit et elle but. Elle dit : « Ô Messager d'Allah, j'étais en jeûne. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : *« Le jeûneur surérogatoire est le dépositaire de lui-même : s'il veut, il jeûne, et s'il veut, il rompt. »* Shu'ba dit : Je lui demandai : « L'as-tu entendu directement de Umm Hâni' ? » Il répondit : « Non, Abû Ṣâliḥ et notre famille me l'ont rapporté d'après Umm Hâni'. » Ḥammâd ibn Salama a rapporté ce hadith d'après Simâk ibn Ḥarb, en disant : d'après Hârûn, le fils de la fille de Umm Hâni', d'après Umm Hâni'. La version de Shu'ba est meilleure. C'est ainsi que Maḥmûd ibn Ghaylân nous l'a rapporté d'après Abû Dâwûd, en disant *« amîn nafsihi »* (dépositaire de lui-même). D'autres que Maḥmûd nous l'ont rapporté d'après Abû Dâwûd, en disant *« amîr nafsihi ou amîn nafsihi »* (maître ou dépositaire de lui-même), avec un doute. Il a aussi été rapporté par d'autres voies d'après Shu'ba avec *« amîn ou amîr nafsihi »*, avec un doute. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de Umm Hâni' a une chaîne de transmission discutée. Certains gens de science parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) et d'autres agissent selon ce hadith : le jeûneur surérogatoire, s'il rompt son jeûne, n'a pas à rattraper, sauf s'il souhaite le faire. C'est l'avis de Sufyân al-Thawrî, Aḥmad, Isḥâq et al-Shâfi'î.
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté Wakî', d'après Ṭalḥa ibn Yaḥyâ, d'après sa tante, 'Â'isha bint Ṭalḥa, d'après 'Â'isha, la Mère des Croyants, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) entra chez moi un jour et dit : *« Avez-vous quelque chose [à manger] ? »* Je répondis : Non. Il dit : *« Alors je jeûne. »*
Nous a rapporté Maḥmûd ibn Ghaylân, nous a rapporté Bishr ibn al-Sarî, d'après Sufyân, d'après Ṭalḥa ibn Yaḥyâ, d'après 'Â'isha bint Ṭalḥa, d'après 'Â'isha, la Mère des Croyants, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) venait me voir et disait : *« As-tu un repas ? »* Je répondais : Non. Il disait : *« Alors je jeûne. »* Elle dit : Un jour, il vint me voir et je lui dis : « Ô Messager d'Allah, on nous a offert un cadeau. » Il dit : *« Qu'est-ce que c'est ? »* Je répondis : Du *ḥays* (un plat à base de dattes et de beurre). Il dit : *« Certes, je me suis levé en jeûne. »* Puis il mangea. Abû 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan*.
Nous a rapporté Aḥmad ibn Manî', nous a rapporté Kathîr ibn Hishâm, nous a rapporté Ja'far ibn Burqân, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha, qui a dit : Ḥafṣa et moi jeûnions, puis on nous présenta un plat que nous désirions, et nous en mangeâmes. Le Messager d'Allah (ﷺ) arriva, et Ḥafṣa, qui était la fille de son père, me devança et dit : « Ô Messager d'Allah, nous jeûnions, puis on nous présenta un plat que nous désirions, et nous en avons mangé. » Il dit : *« Rattrapez un autre jour à la place. »* Abû 'Îsâ a dit : Ṣâliḥ ibn Abî al-Akhḍar et Muḥammad ibn Abî Ḥafṣa ont rapporté ce hadith d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha, de la même manière. Mâlik ibn Anas, Ma'mar, 'Ubayd Allâh ibn 'Umar, Ziyâd ibn Sa'd et d'autres traditionnistes l'ont rapporté d'après al-Zuhrî, d'après 'Â'isha, de manière *mursala*, sans mentionner 'Urwa. Cette version est plus authentique, car il a été rapporté d'après Ibn Jurayj qu'il a dit : J'ai demandé à al-Zuhrî : « 'Urwa t'a-t-il rapporté d'après 'Â'isha ? » Il répondit : « Je n'ai rien entendu de 'Urwa à ce sujet, mais j'ai entendu, à l'époque du califat de Sulaymân ibn 'Abd al-Malik, des gens rapporter d'après certains qui avaient interrogé 'Â'isha sur ce hadith. » 'Alî ibn 'Îsâ ibn Yazîd al-Baghdâdî nous a rapporté cela, nous a rapporté Rawḥ ibn 'Ubâda, d'après Ibn Jurayj, qui a mentionné le hadith. Certains gens de science parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) et d'autres ont suivi ce hadith et ont considéré qu'il fallait rattraper si on rompait le jeûne. C'est l'avis de Mâlik ibn Anas.
Nous a rapporté Muḥammad ibn Bashshâr, nous a rapporté 'Abd al-Raḥmân ibn Mahdî, d'après Sufyân, d'après Manṣûr, d'après Sâlim ibn Abî al-Ja'd, d'après Abû Salama, d'après Umm Salama, qui a dit : Je n'ai pas vu le Prophète (ﷺ) jeûner deux mois consécutifs, sauf Sha'bân et Ramadan. Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d'après 'Â'isha. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de Umm Salama est *hasan*. Ce hadith a aussi été rapporté d'après Abû Salama, d'après 'Â'isha, qui a dit : Je n'ai pas vu le Prophète (ﷺ) jeûner autant dans un mois que pendant Sha'bân ; il le jeûnait presque entièrement, voire entièrement.
Nous a rapporté Hannâd, nous a rapporté 'Abda, d'après Muḥammad ibn 'Amr, nous a rapporté Abû Salama, d'après 'Â'isha, d'après le Prophète (ﷺ), de la même manière. Il a été rapporté d'après Ibn al-Mubârak qu'il a dit à propos de ce hadith : Cela est permis dans la langue arabe : si quelqu'un jeûne la majeure partie du mois, on peut dire qu'il a jeûné le mois entier. On dit aussi : « Un tel a veillé toute sa nuit », même s'il a soupé et s'est occupé d'une partie de ses affaires. Ibn al-Mubârak semble avoir considéré que les deux hadiths concordent, en disant que le sens de ce hadith est qu'il jeûnait la majeure partie du mois. Abû 'Îsâ a dit : Sâlim Abû al-Naḍr et d'autres ont rapporté ce hadith d'après Abû Salama, d'après 'Â'isha, de manière similaire à la version de Muḥammad ibn 'Amr.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Muḥammad, d'après al-'Alâ' ibn 'Abd al-Raḥmân, d'après son père, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : *« Lorsque la moitié de Sha'bân est passée, ne jeûnez pas. »* Abû 'Îsâ a dit : Le hadith d'Abû Hurayra est *hasan ṣaḥîḥ*, nous ne le connaissons que par cette voie et avec cette formulation. Certains gens de science ont interprété ce hadith comme signifiant que si un homme n'a pas jeûné et qu'il reste une partie de Sha'bân, il commence à jeûner en prévision de Ramadan. Il a été rapporté d'après Abû Hurayra, d'après le Prophète (ﷺ), quelque chose qui ressemble à leur propos, où il a dit (ﷺ) : *« Ne devancez pas Ramadan en jeûnant, sauf si cela coïncide avec un jeûne que l'un de vous avait l'habitude de faire. »* Ce hadith indique que la réprobation concerne celui qui jeûne délibérément en prévision de Ramadan.
Nous a rapporté Aḥmad ibn Manî', nous a rapporté Yazîd ibn Hârûn, nous a informé al-Ḥajjâj ibn Arṭâh, d'après Yaḥyâ ibn Abî Kathîr, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha, qui a dit : Une nuit, je cherchai le Messager d'Allah (ﷺ) et ne le trouvai pas. Je sortis et le trouvai au cimetière de Baqî'. Il dit : *« Craignais-tu qu'Allah et Son Messager te lèsent ? »* Je répondis : « Ô Messager d'Allah, je pensais que tu étais allé chez l'une de tes épouses. » Il dit : *« Allah, Puissant et Majestueux, descend au ciel de ce monde la nuit du milieu de Sha'bân et pardonne à plus [de gens] que le nombre de poils des moutons de la tribu de Kalb. »* Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith rapporté d'après Abû Bakr al-Ṣiddîq. Abû 'Îsâ a dit : Le hadith de 'Â'isha n'est connu que par cette voie, d'après al-Ḥajjâj. J'ai entendu Muḥammad [al-Bukhârî] considérer ce hadith comme faible et dire : Yaḥyâ ibn Abî Kathîr n'a pas entendu de 'Urwa, et al-Ḥajjâj ibn Arṭâh n'a pas entendu de Yaḥyâ ibn Abî Kathîr.
Nous a rapporté Qutayba, nous a rapporté Abu 'Awâna, d'après Abu Bishr, d'après Humayd ibn 'Abd al-Rahmân al-Himyarî, d'après Abu Hurayra, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le meilleur jeûne après celui du mois de Ramadan est le mois d'Allah, al-Muharram. » Abu 'Îsâ a dit : Le hadith d'Abu Hurayra est un hadith *hasan*.
Nous a rapporté 'Alî ibn Hujr, qui a dit : Nous a informé 'Alî ibn Mushir, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Ishâq, d'après al-Nu'mân ibn Sa'd, d'après 'Alî, qui a dit : Un homme l'interrogea en disant : « Quel mois m'ordonnes-tu de jeûner après le mois de Ramadan ? » Il lui répondit : « Je n'ai entendu personne poser cette question, si ce n'est un homme que j'ai entendu interroger le Messager d'Allah (ﷺ) alors que j'étais assis. Il dit : "Ô Messager d'Allah, quel mois m'ordonnes-tu de jeûner après le mois de Ramadan ?" Il répondit : "Si tu veux jeûner après le mois de Ramadan, jeûne al-Muharram, car c'est le mois d'Allah. Il s'y trouve un jour où Allah a accepté le repentir d'un peuple et en acceptera d'autres." » Abu 'Îsâ a dit : Ce hadith est *hasan gharîb*.