Il m’a été rapporté par Abû Ar-Rabî‘ Az-Zahrânî, qui nous a rapporté Ismâ‘îl ibn Zakariyyâ, qui nous a rapporté Al-A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après Al-Aswad, d’après ‘Â’ishah, et d’après Al-A‘mash, d’après Muslim, d’après Masrûq, d’après ‘Â’ishah, un récit similaire.
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb, qui nous a rapporté Rawh ibn ‘Ubâdah, qui nous a rapporté Zakariyyâ ibn Ishâq, qui nous a rapporté Abû Az-Zubayr, d’après Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah les agrée) qui a dit : Abû Bakr vint demander la permission d’entrer chez le Messager d’Allah (ﷺ) et trouva les gens assis devant sa porte, sans qu’aucune permission ne leur fût accordée. Puis la permission fut donnée à Abû Bakr, qui entra. Ensuite, ‘Umar vint demander la permission, et elle lui fut accordée. Il trouva le Prophète (ﷺ) assis, entouré de ses épouses, silencieux et soucieux. ‘Umar dit : *« Je vais dire quelque chose qui fera rire le Prophète (ﷺ). »* Puis il dit : *« Ô Messager d’Allah, si tu avais vu la fille de Khârijah me demander une dépense, je me serais levé vers elle et lui aurais tordu le cou ! »* Le Messager d’Allah (ﷺ) rit et dit : *« Elles sont autour de moi, comme tu le vois, et me demandent des dépenses. »* Abû Bakr se leva alors vers ‘Â’ishah pour lui tordre le cou, et ‘Umar se leva vers Hafsah pour lui tordre le cou, tous deux disant : *« Vous demandez au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il ne possède pas ! »* Elles dirent : *« Par Allah, nous ne demanderons plus jamais au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il ne possède pas. »* Puis il s’isola d’elles pendant un mois, ou vingt-neuf jours. Ensuite, ce verset lui fut révélé : *« Ô Prophète ! Dis à tes épouses… »* jusqu’à *« …pour les bienfaisantes parmi vous, une récompense immense. »* (Sourate 33, versets 28-29). Il commença par ‘Â’ishah et lui dit : *« Ô ‘Â’ishah, je veux te proposer une affaire, et j’aimerais que tu ne te hâtes pas avant d’avoir consulté tes parents. »* Elle demanda : *« Quelle est cette affaire, ô Messager d’Allah ? »* Il lui récita le verset. Elle dit : *« Dois-je consulter mes parents à ton sujet, ô Messager d’Allah ? Je choisis plutôt Allah, Son Messager et la demeure dernière. Et je te demande de ne pas informer tes autres épouses de ce que j’ai dit. »* Il répondit : *« Aucune d’entre elles ne me demandera sans que je l’informe. Allah ne m’a pas envoyé pour être dur ou difficile, mais pour enseigner et faciliter. »*
Hadiths 2225https://sunnah.com/muslim:1479a
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ يُونُسَ الْحَنَفِيُّ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، عَنْ سِمَاكٍ أَبِي زُمَيْلٍ، حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، قَالَ لَمَّا اعْتَزَلَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ - قَالَ - دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ فَإِذَا النَّاسُ يَنْكُتُونَ بِالْحَصَى وَيَقُولُونَ طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُؤْمَرْنَ بِالْحِجَابِ فَقَالَ عُمَرُ فَقُلْتُ لأَعْلَمَنَّ ذَلِكَ الْيَوْمَ قَالَ فَدَخَلْتُ عَلَى عَائِشَةَ فَقُلْتُ يَا بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ أَقَدْ بَلَغَ مِنْ شَأْنِكِ أَنْ تُؤْذِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ مَا لِي وَمَا لَكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ عَلَيْكَ بِعَيْبَتِكَ . قَالَ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ بِنْتِ عُمَرَ فَقُلْتُ لَهَا يَا حَفْصَةُ أَقَدْ بَلَغَ مِنْ شَأْنِكِ أَنْ تُؤْذِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاللَّهِ لَقَدْ عَلِمْتِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لاَ يُحِبُّكِ . وَلَوْلاَ أَنَا لَطَلَّقَكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَبَكَتْ أَشَدَّ الْبُكَاءِ فَقُلْتُ لَهَا أَيْنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ هُوَ فِي خِزَانَتِهِ فِي الْمَشْرُبَةِ . فَدَخَلْتُ فَإِذَا أَنَا بِرَبَاحٍ غُلاَمِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَاعِدًا عَلَى أُسْكُفَّةِ الْمَشْرُبَةِ مُدَلٍّ رِجْلَيْهِ عَلَى نَقِيرٍ مِنْ خَشَبٍ وَهُوَ جِذْعٌ يَرْقَى عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَيَنْحَدِرُ فَنَادَيْتُ يَا رَبَاحُ اسْتَأْذِنْ لِي عِنْدَكَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَنَظَرَ رَبَاحٌ إِلَى الْغُرْفَةِ ثُمَّ نَظَرَ إِلَىَّ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا ثُمَّ قُلْتُ يَا رَبَاحُ اسْتَأْذِنْ لِي عِنْدَكَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَنَظَرَ رَبَاحٌ إِلَى الْغُرْفَةِ ثُمَّ نَظَرَ إِلَىَّ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا ثُمَّ رَفَعْتُ صَوْتِي فَقُلْتُ يَا رَبَاحُ اسْتَأْذِنْ لِي عِنْدَكَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي أَظُنُّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ظَنَّ أَنِّي جِئْتُ مِنْ أَجْلِ حَفْصَةَ وَاللَّهِ لَئِنْ أَمَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِضَرْبِ عُنُقِهَا لأَضْرِبَنَّ عُنُقَهَا . وَرَفَعْتُ صَوْتِي فَأَوْمَأَ إِلَىَّ أَنِ ارْقَهْ فَدَخَلْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى حَصِيرٍ فَجَلَسْتُ فَأَدْنَى عَلَيْهِ إِزَارَهُ وَلَيْسَ عَلَيْهِ غَيْرُهُ وَإِذَا الْحَصِيرُ قَدْ أَثَّرَ فِي جَنْبِهِ فَنَظَرْتُ بِبَصَرِي فِي خِزَانَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا أَنَا بِقَبْضَةٍ مِنْ شَعِيرٍ نَحْوِ الصَّاعِ وَمِثْلِهَا قَرَظًا فِي نَاحِيَةِ الْغُرْفَةِ وَإِذَا أَفِيقٌ مُعَلَّقٌ - قَالَ - فَابْتَدَرَتْ عَيْنَاىَ قَالَ " مَا يُبْكِيكَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ " . قُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ وَمَا لِي لاَ أَبْكِي وَهَذَا الْحَصِيرُ قَدْ أَثَّرَ فِي جَنْبِكَ وَهَذِهِ خِزَانَتُكَ لاَ أَرَى فِيهَا إِلاَّ مَا أَرَى وَذَاكَ قَيْصَرُ وَكِسْرَى فِي الثِّمَارِ وَالأَنْهَارِ وَأَنْتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَصَفْوَتُهُ وَهَذِهِ خِزَانَتُكَ . فَقَالَ " يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أَلاَ تَرْضَى أَنْ تَكُونَ لَنَا الآخِرَةُ وَلَهُمُ الدُّنْيَا " . قُلْتُ بَلَى - قَالَ - وَدَخَلْتُ عَلَيْهِ حِينَ دَخَلْتُ وَأَنَا أَرَى فِي وَجْهِهِ الْغَضَبَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا يَشُقُّ عَلَيْكَ مِنْ شَأْنِ النِّسَاءِ فَإِنْ كُنْتَ طَلَّقْتَهُنَّ فَإِنَّ اللَّهَ مَعَكَ وَمَلاَئِكَتَهُ وَجِبْرِيلَ وَمِيكَائِيلَ وَأَنَا وَأَبُو بَكْرٍ وَالْمُؤْمِنُونَ مَعَكَ وَقَلَّمَا تَكَلَّمْتُ وَأَحْمَدُ اللَّهَ بِكَلاَمٍ إِلاَّ رَجَوْتُ أَنْ يَكُونَ اللَّهُ يُصَدِّقُ قَوْلِي الَّذِي أَقُولُ وَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ آيَةُ التَّخْيِيرِ { عَسَى رَبُّهُ إِنْ طَلَّقَكُنَّ أَنْ يُبْدِلَهُ أَزْوَاجًا خَيْرًا مِنْكُنَّ} { وَإِنْ تَظَاهَرَا عَلَيْهِ فَإِنَّ اللَّهَ هُوَ مَوْلاَهُ وَجِبْرِيلُ وَصَالِحُ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمَلاَئِكَةُ بَعْدَ ذَلِكَ ظَهِيرٌ} وَكَانَتْ عَائِشَةُ بِنْتُ أَبِي بَكْرٍ وَحَفْصَةُ تَظَاهَرَانِ عَلَى سَائِرِ نِسَاءِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَهُنَّ قَالَ " لاَ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي دَخَلْتُ الْمَسْجِدَ وَالْمُسْلِمُونَ يَنْكُتُونَ بِالْحَصَى يَقُولُونَ طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ أَفَأَنْزِلُ فَأُخْبِرَهُمْ أَنَّكَ لَمْ تُطَلِّقْهُنَّ قَالَ " نَعَمْ إِنْ شِئْتَ " . فَلَمْ أَزَلْ أُحَدِّثُهُ حَتَّى تَحَسَّرَ الْغَضَبُ عَنْ وَجْهِهِ وَحَتَّى كَشَرَ فَضَحِكَ وَكَانَ مِنْ أَحْسَنِ النَّاسِ ثَغْرًا ثُمَّ نَزَلَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَزَلْتُ فَنَزَلْتُ أَتَشَبَّثُ بِالْجِذْعِ وَنَزَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَأَنَّمَا يَمْشِي عَلَى الأَرْضِ مَا يَمَسُّهُ بِيَدِهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّمَا كُنْتَ فِي الْغُرْفَةِ تِسْعَةً وَعِشْرِينَ . قَالَ " إِنَّ الشَّهْرَ يَكُونُ تِسْعًا وَعِشْرِينَ " . فقُمْتُ عَلَى بَابِ الْمَسْجِدِ فَنَادَيْتُ بِأَعْلَى صَوْتِي لَمْ يُطَلِّقْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ . وَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُ { وَإِذَا جَاءَهُمْ أَمْرٌ مِنَ الأَمْنِ أَوِ الْخَوْفِ أَذَاعُوا بِهِ وَلَوْ رَدُّوهُ إِلَى الرَّسُولِ وَإِلَى أُولِي الأَمْرِ مِنْهُمْ لَعَلِمَهُ الَّذِينَ يَسْتَنْبِطُونَهُ مِنْهُمْ} فَكُنْتُ أَنَا اسْتَنْبَطْتُ ذَلِكَ الأَمْرَ وَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ آيَةَ التَّخْيِيرِ .
Il m’a été rapporté par Zuhayr ibn Harb, qui nous a rapporté ‘Umar ibn Yûnus Al-Hanafî, qui nous a rapporté ‘Ikrimah ibn ‘Ammâr, d’après Simâk Abû Zumayl, qui m’a rapporté d’après ‘Abdullah ibn ‘Abbâs, qui m’a rapporté d’après ‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah les agrée) qui a dit : Lorsque le Prophète d’Allah (ﷺ) s’isola de ses épouses, j’entrai dans la mosquée et vis les gens frapper le sol avec des cailloux en disant : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé ses épouses. »* Cela se passait avant que l’ordre du voile ne leur fût donné. ‘Umar dit : *« Je me suis dit : Aujourd’hui, je saurai la vérité. »* Il entra chez ‘Â’ishah et dit : *« Ô fille d’Abû Bakr, as-tu atteint le point de nuire au Messager d’Allah (ﷺ) ? »* Elle répondit : *« Que me veux-tu, ô Ibn Al-Khattâb ? Occupe-toi de ta propre affaire. »* Il entra ensuite chez Hafsah bint ‘Umar et lui dit : *« Ô Hafsah, as-tu atteint le point de nuire au Messager d’Allah (ﷺ) ? Par Allah, je sais que le Messager d’Allah (ﷺ) ne t’aime pas. Sans moi, il t’aurait déjà divorcée. »* Elle pleura amèrement. Il demanda : *« Où est le Messager d’Allah (ﷺ) ? »* Elle répondit : *« Il est dans sa réserve, dans la chambre haute. »* Il entra et trouva Rabâh, le serviteur du Messager d’Allah (ﷺ), assis sur le seuil de la chambre haute, les jambes pendantes sur un tronc de palmier évidé, sur lequel le Messager d’Allah (ﷺ) montait et descendait. Il appela : *« Ô Rabâh, demande la permission pour moi auprès du Messager d’Allah (ﷺ). »* Rabâh regarda vers la chambre, puis vers lui, sans rien dire. Il répéta : *« Ô Rabâh, demande la permission pour moi. »* Rabâh regarda à nouveau vers la chambre, puis vers lui, sans rien dire. Il éleva la voix : *« Ô Rabâh, demande la permission pour moi, car je pense que le Messager d’Allah (ﷺ) croit que je suis venu pour Hafsah. Par Allah, si le Messager d’Allah (ﷺ) m’ordonne de lui trancher le cou, je le ferai. »* Rabâh lui fit signe de monter. Il entra et trouva le Messager d’Allah (ﷺ) allongé sur une natte de palmier, qui avait laissé des marques sur son côté. Il s’assit, et le Messager d’Allah (ﷺ) ramena son izâr sur lui, n’ayant rien d’autre. La natte avait marqué son flanc. Il regarda autour de lui dans la réserve et vit une poignée d’orge, environ un sâ‘, et une quantité similaire de feuilles de samur dans un coin de la pièce, ainsi qu’une outre suspendue. Ses yeux s’emplirent de larmes. Le Messager d’Allah (ﷺ) demanda : *« Qu’est-ce qui te fait pleurer, ô Ibn Al-Khattâb ? »* Il répondit : *« Ô Prophète d’Allah, comment ne pas pleurer ? Cette natte a marqué ton côté, et je ne vois dans ta réserve que ce que je vois. César et Kisrâ vivent dans les fruits et les rivières, tandis que toi, le Messager d’Allah et Son élu, voici ta réserve. »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Ô Ibn Al-Khattâb, ne te contentes-tu pas que l’au-delà soit pour nous et ce monde pour eux ? »* Il répondit : *« Si. »* Il dit : *« Lorsque j’entrai, je vis la colère sur ton visage. »* Il dit : *« Ô Messager d’Allah, ce qui t’afflige dans l’affaire de tes épouses m’attriste. Si tu les as divorcées, Allah est avec toi, ainsi que Ses anges, Jibrîl, Mîkâ’îl, moi-même, Abû Bakr et les croyants. »* Il parla peu, mais loua Allah avec des paroles en espérant qu’Allah confirmerait ses dires. Puis fut révélé le verset du choix : *« Peut-être que son Seigneur, s’il vous répudie, lui donnera en échange des épouses meilleures que vous… »* (Sourate 66, verset 5) et *« Si vous vous soutenez mutuellement contre lui, Allah est son Maître, ainsi que Jibrîl et les croyants vertueux, et les anges sont ses soutiens. »* (Sourate 66, verset 4). ‘Â’ishah bint Abî Bakr et Hafsah s’étaient soutenues contre les autres épouses du Prophète (ﷺ). Il dit : *« Ô Messager d’Allah, les as-tu divorcées ? »* Il répondit : *« Non. »* Il dit : *« Ô Messager d’Allah, je suis entré dans la mosquée, et les musulmans frappaient le sol avec des cailloux en disant : Le Messager d’Allah (ﷺ) a divorcé ses épouses. Dois-je descendre leur annoncer que tu ne les as pas divorcées ? »* Il répondit : *« Oui, si tu le souhaites. »* Il continua à lui parler jusqu’à ce que la colère disparaisse de son visage, et il sourit. Il avait l’un des plus beaux sourires. Puis le Prophète (ﷺ) descendit, et ‘Umar descendit en s’accrochant au tronc, tandis que le Messager d’Allah (ﷺ) descendait comme s’il marchait sur le sol sans s’aider de ses mains. Il dit : *« Ô Messager d’Allah, tu es resté dans la chambre haute vingt-neuf jours. »* Il répondit : *« Le mois peut compter vingt-neuf jours. »* Il se tint à la porte de la mosquée et cria de toutes ses forces : *« Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas divorcé ses épouses. »* Puis fut révélé ce verset : *« Lorsqu’une nouvelle de sécurité ou de crainte leur parvient, ils la divulguent. S’ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs de l’autorité parmi eux, ceux qui cherchent à en comprendre le sens l’auraient su. »* (Sourate 4, verset 83). C’est moi qui avais compris cette affaire, et Allah, Puissant et Majestueux, révéla le verset du choix.
Nous a rapporté Hârûn ibn Sa‘îd Al-Aylî, qui nous a rapporté ‘Abdullah ibn Wahb, qui nous a informé Sulaymân – c’est-à-dire Ibn Bilâl – qui nous a informé Yahyâ, qui nous a informé ‘Ubayd ibn Hunayn, qui a entendu ‘Abdullah ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) dire : J’ai attendu une année entière, voulant interroger ‘Umar ibn Al-Khattâb au sujet d’un verset, mais je n’osais pas le faire. Puis il partit en pèlerinage, et je partis avec lui. Lorsqu’il revint et que nous étions sur une partie du chemin, il s’écarta vers les arbres d’arak pour un besoin. Je m’arrêtai pour l’attendre jusqu’à ce qu’il eût terminé, puis je marchai avec lui. Je dis : *« Ô Commandeur des croyants, quelles sont les deux femmes parmi les épouses du Messager d’Allah (ﷺ) qui se sont soutenues contre lui ? »* Il répondit : *« C’étaient Hafsah et ‘Â’ishah. »* Je dis : *« Par Allah, je voulais te poser cette question depuis un an, mais je n’osais pas par respect pour toi. »* Il dit : *« Ne fais pas cela. Si tu penses que je détiens une connaissance, interroge-moi. Si je la connais, je te l’apprendrai. »* Puis ‘Umar dit : *« Par Allah, à l’époque de la Jâhiliyyah, nous ne donnions aucune importance aux femmes, jusqu’à ce qu’Allah révèle à leur sujet ce qu’Il a révélé et leur attribue ce qu’Il leur a attribué. »* Il dit : *« Alors que j’étais en train de réfléchir à une affaire, mon épouse me dit : Si tu faisais ceci ou cela. Je lui dis : Qu’as-tu à voir avec cela ? Pourquoi te mêles-tu d’une affaire que je veux régler ? Elle me dit : Étonnant de ta part, ô Ibn Al-Khattâb ! Tu ne veux pas qu’on te contredise, alors que ta fille contredit le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste en colère toute la journée. »* ‘Umar prit son manteau et sortit jusqu’à entrer chez Hafsah. Il lui dit : *« Ô ma fille, tu contredis le Messager d’Allah (ﷺ) au point qu’il reste en colère toute la journée. »* Hafsah répondit : *« Par Allah, nous le contredisons. »* Il dit : *« Sache que je te mets en garde contre le châtiment d’Allah et la colère de Son Messager. Ô ma fille, ne te laisse pas tromper par celle dont la beauté t’éblouit et que le Messager d’Allah (ﷺ) aime »* – il voulait dire ‘Â’ishah. Puis il sortit et entra chez Umm Salamah en raison de sa parenté avec elle. Il lui parla, et elle lui dit : *« Étonnant de ta part, ô Ibn Al-Khattâb ! Tu t’immisces en toute chose, au point de vouloir t’immiscer entre le Messager d’Allah (ﷺ) et ses épouses. »* Ces paroles le frappèrent si fort qu’elles brisèrent une partie de ce qu’il ressentait. Il sortit de chez elle. Il avait un ami parmi les Ansâr qui, lorsqu’il s’absentait, lui apportait les nouvelles, et lorsqu’il s’absentait, c’était lui qui les lui apportait. Nous craignions alors un roi des rois de Ghassân, dont on nous avait dit qu’il voulait marcher contre nous. Mon ami vint un soir frapper à ma porte et dit : *« Ouvre, ouvre ! »* Je dis : *« Ghassân est venu ? »* Il répondit : *« C’est plus grave et plus long : le Prophète (ﷺ) s’est isolé de ses épouses. »* Je dis : *« Que Hafsah et ‘Â’ishah soient humiliées ! »* Puis je pris mon vêtement et sortis jusqu’à arriver chez le Messager d’Allah (ﷺ), qui était dans une chambre haute à laquelle on accédait par une échelle. Un serviteur noir du Messager d’Allah (ﷺ) se tenait en haut des marches. Je dis : *« C’est ‘Umar. »* On me donna la permission. ‘Umar raconta cette histoire au Messager d’Allah (ﷺ). Lorsqu’il arriva au récit d’Umm Salamah, le Messager d’Allah (ﷺ) sourit. Il était allongé sur une natte de palmier, sans rien entre elle et lui. Sous sa tête se trouvait un coussin de cuir rembourré de fibres de palmier. Près de ses pieds, il y avait des feuilles de samur attachées, et près de sa tête, des outres suspendues. Je vis les marques de la natte sur le côté du Messager d’Allah (ﷺ) et pleurai. Il demanda : *« Qu’est-ce qui te fait pleurer ? »* Je répondis : *« Ô Messager d’Allah, César et Kisrâ vivent dans l’abondance, tandis que toi, le Messager d’Allah… »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Ne te contentes-tu pas que ce monde soit pour eux et l’au-delà pour nous ? »*
Nous a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui nous a rapporté ‘Affân, qui nous a rapporté Hammâd ibn Salamah, qui nous a informé Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après ‘Ubayd ibn Hunayn, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) qui a dit : Je partis avec ‘Umar jusqu’à ce que nous fûmes à Marr Az-Zahrân. Puis il rapporta le hadith en entier, comme celui de Sulaymân ibn Bilâl, sauf qu’il dit : *« Je demandai : Quelle est l’affaire des deux femmes ? »* Il répondit : *« Hafsah et Umm Salamah. »* Il ajouta : *« J’arrivai aux chambres, et dans chaque maison, il y avait des pleurs. »* Il ajouta aussi : *« Il s’isola d’elles pendant un mois, puis, au vingt-neuvième jour, il descendit vers elles. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shaybah et Zuhayr ibn Harb – et la formulation est celle d’Abû Bakr – qui ont dit : Nous a rapporté Sufyân ibn ‘Uyaynah, d’après Yahyâ ibn Sa‘îd, qui a entendu ‘Ubayd ibn Hunayn – le client de Al-‘Abbâs – dire : J’ai entendu Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) dire : Je voulais interroger ‘Umar au sujet des deux femmes qui s’étaient soutenues contre le Messager d’Allah (ﷺ), mais j’attendis une année sans trouver l’occasion. Puis je l’accompagnai à La Mecque. Lorsqu’il fut à Marr Az-Zahrân, il alla faire ses besoins. Je lui dis : *« Apporte-moi une outre d’eau. »* Je la lui apportai. Lorsqu’il eut terminé et fut revenu, j’allai verser l’eau sur ses mains et mentionnai la question. Je dis : *« Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes ? »* À peine avais-je fini de parler qu’il dit : *« ‘Â’ishah et Hafsah. »*
Il nous a été rapporté par Ishâq ibn Ibrâhîm Al-Hanzalî et Muhammad ibn Abî ‘Umar – leurs récits sont proches dans la formulation. Ibn Abî ‘Umar a dit : « Nous a rapporté », et Ishâq a dit : « Nous a informé ‘Abd Ar-Razzâq, qui nous a informé Ma‘mar, d’après Az-Zuhrî, d’après ‘Ubaydullah ibn ‘Abdillah ibn Abî Thawr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) qui a dit : J’étais impatient d’interroger ‘Umar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) dont Allah a dit : *« Si vous vous repentez à Allah, vos cœurs se sont inclinés. »* (Sourate 66, verset 4), jusqu’à ce qu’il partît en pèlerinage et que je partisse avec lui. Lorsque nous fûmes sur une partie du chemin, ‘Umar s’écarta avec l’outre, fit ses besoins, puis vint vers moi. Je versai l’eau sur ses mains pour qu’il fît ses ablutions. Je dis : *« Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète (ﷺ) dont Allah a dit : Si vous vous repentez à Allah, vos cœurs se sont inclinés ? »* ‘Umar dit : *« Étonnant de ta part, ô Ibn ‘Abbâs ! »* – Az-Zuhrî dit : Par Allah, il n’aima pas la question, mais ne la lui cacha pas –. Il dit : *« C’étaient Hafsah et ‘Â’ishah. »* Puis il se mit à raconter l’histoire : *« Nous, les Quraysh, étions un peuple qui dominait les femmes. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. »* Il dit : *« Ma maison était chez les Banû Umayyah ibn Zayd, dans les ‘Awâlî. Un jour, je me mis en colère contre mon épouse, et elle me contredit. Je désapprouvai qu’elle me contredise. Elle dit : Pourquoi désapprouves-tu que je te contredise ? Par Allah, les épouses du Prophète (ﷺ) le contredisent, et l’une d’elles le boude jusqu’au soir. »* Je partis et entrai chez Hafsah. Je lui dis : *« Contredis-tu le Messager d’Allah (ﷺ) ? »* Elle répondit : *« Oui. »* Je dis : *« L’une d’entre vous le boude-t-elle jusqu’au soir ? »* Elle répondit : *« Oui. »* Je dis : *« Celle qui fait cela parmi vous est perdue et ruinée. L’une d’entre vous est-elle sûre qu’Allah ne se mettra pas en colère contre elle à cause de la colère de Son Messager, et qu’elle sera alors détruite ? Ne contredis pas le Messager d’Allah (ﷺ) et ne lui demande rien. Demande-moi ce que tu veux. Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine est plus belle et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ) que toi »* – il voulait dire ‘Â’ishah. Il dit : *« J’avais un voisin parmi les Ansâr. Nous nous relayions pour descendre chez le Messager d’Allah (ﷺ) : un jour lui, un jour moi. Il m’apportait les nouvelles de la révélation et autres, et je lui apportais la même chose. Nous parlions du fait que Ghassân préparait ses chevaux pour nous attaquer. Mon ami descendit, puis vint me voir le soir en frappant à ma porte. Il dit : Un grand événement est arrivé. Je demandai : Quoi ? Ghassân est-il venu ? Il répondit : Non, c’est plus grave et plus long : le Prophète (ﷺ) a divorcé ses épouses. Je dis : Hafsah est perdue et ruinée. Je pensais que cela arriverait. Lorsque je fis la prière de l’aube, je m’habillai et descendis. J’entrai chez Hafsah, et elle pleurait. Je dis : Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il divorcées ? Elle répondit : Je ne sais pas. Le voici qui s’est isolé dans cette réserve. »* J’allai vers son serviteur noir et dis : *« Demande la permission pour ‘Umar. »* Il entra, puis sortit vers moi et dit : *« Je t’ai mentionné à lui, mais il est resté silencieux. »* Je partis jusqu’à arriver au minbar. Je m’assis, et il y avait un groupe de personnes assises, certaines pleurant. Je m’assis un moment, puis ce que je ressentais prit le dessus. Je retournai vers le serviteur et dis : *« Demande la permission pour ‘Umar. »* Il entra, puis sortit vers moi et dit : *« Je t’ai mentionné à lui, mais il est resté silencieux. »* Je m’en allai, et le serviteur me rappela en disant : *« Entre, la permission t’a été accordée. »* J’entrai et saluai le Messager d’Allah (ﷺ). Il était appuyé sur une natte de palmier qui avait marqué son côté. Je dis : *« As-tu divorcé tes épouses, ô Messager d’Allah ? »* Il leva la tête vers moi et dit : *« Non. »* Je dis : *« Allah est le Plus Grand ! Si tu nous avais vus, ô Messager d’Allah, nous, les Quraysh, étions un peuple qui dominait les femmes. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me mis en colère contre mon épouse, et elle me contredit. Je désapprouvai qu’elle me contredise. Elle dit : Pourquoi désapprouves-tu que je te contredise ? Par Allah, les épouses du Prophète (ﷺ) le contredisent, et l’une d’elles le boude jusqu’au soir. »* Je dis : *« Celle qui fait cela parmi elles est perdue et ruinée. L’une d’entre elles est-elle sûre qu’Allah ne se mettra pas en colère contre elle à cause de la colère de Son Messager, et qu’elle sera alors détruite ? »* Le Messager d’Allah (ﷺ) sourit. Je dis : *« Ô Messager d’Allah, je suis entré chez Hafsah et lui ai dit : Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine est plus belle que toi et plus aimée du Messager d’Allah (ﷺ). »* Il sourit à nouveau. Je dis : *« Puis-je me détendre, ô Messager d’Allah ? »* Il dit : *« Oui. »* Je m’assis et levai les yeux dans la maison. Par Allah, je n’y vis rien qui pût retenir le regard, si ce n’est trois peaux. Je dis : *« Invoque Allah, ô Messager d’Allah, pour qu’Il étende Ses bienfaits sur ta communauté. Il a étendu Ses bienfaits sur les Perses et les Romains, alors qu’ils n’adorent pas Allah. »* Il se redressa et s’assit, puis dit : *« Es-tu dans le doute, ô Ibn Al-Khattâb ? Ceux-là sont des gens à qui leurs bonnes choses ont été avancées dans la vie d’ici-bas. »* Je dis : *« Demande pardon pour moi, ô Messager d’Allah. »* Il avait juré de ne pas entrer chez elles pendant un mois, tant sa colère contre elles était grande, jusqu’à ce qu’Allah le réprimande. Az-Zuhrî dit : ‘Urwah m’a informé, d’après ‘Â’ishah, qu’après vingt-neuf nuits, le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez elle, en commençant par elle. Elle dit : *« Ô Messager d’Allah, tu avais juré de ne pas entrer chez nous pendant un mois, et voici que tu entres après vingt-neuf nuits, je les ai comptées. »* Il dit : *« Le mois compte vingt-neuf jours. »* Puis il dit : *« Ô ‘Â’ishah, je vais te mentionner une affaire. Ne te hâte pas avant d’avoir consulté tes parents. »* Puis il lui récita le verset : *« Ô Prophète ! Dis à tes épouses… »* jusqu’à *« …une récompense immense. »* ‘Â’ishah dit : *« Par Allah, il savait que mes parents ne m’auraient jamais conseillé de me séparer de lui. »* Elle dit : *« Dois-je consulter mes parents à ce sujet ? Je choisis Allah, Son Messager et la demeure dernière. »* Ma‘mar dit : Ayyûb m’a informé qu’‘Â’ishah avait dit : *« N’informe pas tes épouses que je t’ai choisi. »* Le Prophète (ﷺ) lui dit : *« Allah m’a envoyé comme annonciateur, et non comme quelqu’un de difficile. »* Qatâdah dit : *« Vos cœurs se sont inclinés »* signifie : vos cœurs se sont détournés.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Ayyûb, qui a dit : J’ai lu à Mâlik, d’après ‘Abdullah ibn Yazîd, le client de Al-Aswad ibn Sufyân, d’après Abû Salamah ibn ‘Abd Ar-Rahmân, d’après Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée), que Abû ‘Amr ibn Hafs l’avait définitivement divorcée alors qu’il était absent. Son mandataire lui envoya de l’orge, mais elle le méprisa. Il dit : *« Par Allah, tu n’as aucun droit sur nous. »* Elle alla trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et lui en parla. Il dit : *« Tu n’as pas droit à une pension. »* Il lui ordonna de faire sa retraite de continence chez Umm Sharîk, puis dit : *« C’est une femme que fréquentent mes compagnons. Fais ta retraite chez Ibn Umm Maktûm, car c’est un homme aveugle, et tu pourras y déposer tes vêtements. Lorsque tu seras libérée, informe-moi. »* Elle dit : Lorsqu’elle fut libérée, elle lui mentionna que Mu‘âwiyah ibn Abî Sufyân et Abû Jahm l’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Quant à Abû Jahm, il ne pose jamais son bâton de son épaule. Quant à Mu‘âwiyah, c’est un pauvre qui n’a pas de biens. Épouse Usâmah ibn Zayd. »* Elle le détesta, mais il dit : *« Épouse Usâmah. »* Elle l’épousa, et Allah y mit du bien, et elle s’en réjouit.
Hadiths 2481https://sunnah.com/muslim:1480b
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، - يَعْنِي ابْنَ أَبِي حَازِمٍ وَقَالَ قُتَيْبَةُ أَيْضًا حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، - يَعْنِي ابْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقَارِيَّ - كِلاَهُمَا عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي، سَلَمَةَ عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ قَيْسٍ، أَنَّهُ طَلَّقَهَا زَوْجُهَا فِي عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ أَنْفَقَ عَلَيْهَا نَفَقَةَ دُونٍ فَلَمَّا رَأَتْ ذَلِكَ قَالَتْ وَاللَّهِ لأُعْلِمَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا كَانَ لِي نَفَقَةٌ أَخَذْتُ الَّذِي يُصْلِحُنِي وَإِنْ لَمْ تَكُنْ لِي نَفَقَةٌ لَمْ آخُذْ مِنْهُ شَيْئًا قَالَتْ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لاَ نَفَقَةَ لَكِ وَلاَ سُكْنَى " .
Nous a rapporté Qutaybah ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté ‘Abd Al-‘Azîz – c’est-à-dire Ibn Abî Hâzim. Qutaybah a aussi dit : Nous a rapporté Ya‘qûb – c’est-à-dire Ibn ‘Abd Ar-Rahmân Al-Qârî – tous deux d’après Abû Hâzim, d’après Abû Salamah, d’après Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée), que son époux l’avait divorcée à l’époque du Prophète (ﷺ) et qu’il lui avait donné une pension modeste. Lorsqu’elle vit cela, elle dit : *« Par Allah, j’informerai le Messager d’Allah (ﷺ). Si j’ai droit à une pension, je prendrai ce qui me convient, et si je n’y ai pas droit, je ne prendrai rien. »* Elle en parla au Messager d’Allah (ﷺ), qui dit : *« Tu n’as droit ni à une pension ni à un logement. »*
Hadiths 2499https://sunnah.com/muslim:1480c
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ أَبِي أَنَسٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، أَنَّهُ قَالَ سَأَلْتُ فَاطِمَةَ بِنْتَ قَيْسٍ فَأَخْبَرَتْنِي أَنَّ زَوْجَهَا الْمَخْزُومِيَّ طَلَّقَهَا فَأَبَى أَنْ يُنْفِقَ عَلَيْهَا فَجَاءَتْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَتْهُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ نَفَقَةَ لَكِ فَانْتَقِلِي فَاذْهَبِي إِلَى ابْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ فَكُونِي عِنْدَهُ فَإِنَّهُ رَجُلٌ أَعْمَى تَضَعِينَ ثِيَابَكِ عِنْدَهُ " .
Nous a rapporté Qutaybah ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté Al-Layth, d’après ‘Imrân ibn Abî Anas, d’après Abû Salamah, qui a dit : J’ai interrogé Fâtimah bint Qays, et elle m’a informé que son époux Al-Makhzûmî l’avait divorcée, et qu’il refusait de lui donner une pension. Elle alla trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et l’en informa. Il dit : *« Tu n’as pas droit à une pension. Pars et va chez Ibn Umm Maktûm, car c’est un homme aveugle, et tu pourras y déposer tes vêtements. »*
Il m’a été rapporté par Muhammad ibn Râfi‘, qui nous a rapporté Husayn ibn Muhammad, qui nous a rapporté Shaybân, d’après Yahyâ – c’est-à-dire Ibn Abî Kathîr – qui nous a informé Abû Salamah, que Fâtimah bint Qays, sœur d’Ad-Dahhâk ibn Qays, l’a informé que Abû Hafs ibn Al-Mughîrah Al-Makhzûmî l’avait divorcée trois fois, puis était parti au Yémen. Les membres de sa famille lui dirent : *« Tu n’as pas droit à une pension. »* Khâlid ibn Al-Walîd partit avec un groupe de personnes et vint trouver le Messager d’Allah (ﷺ) dans la maison de Maymûnah. Ils dirent : *« Abû Hafs a divorcé sa femme trois fois. A-t-elle droit à une pension ? »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Elle n’a pas droit à une pension, mais elle doit observer sa période de continence. »* Il lui envoya dire : *« Ne me devance pas avec toi-même. »* Il lui ordonna de déménager chez Umm Sharîk, puis lui envoya dire : *« Umm Sharîk est une femme que fréquentent les premiers Muhâjirûn. Va plutôt chez Ibn Umm Maktûm, l’aveugle, car si tu déposes ton voile, il ne te verra pas. »* Elle alla chez lui. Lorsque sa période de continence fut terminée, le Messager d’Allah (ﷺ) la maria à Usâmah ibn Zayd ibn Hârithah.
Nous a rapporté Yahyâ ibn Ayyûb, Qutaybah ibn Sa‘îd et Ibn Hujr, qui ont dit : Nous a rapporté Ismâ‘îl – c’est-à-dire Ibn Ja‘far – d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salamah, d’après Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée). Abû Bakr ibn Abî Shaybah nous a aussi rapporté ce hadith, d’après Muhammad ibn Bishr, d’après Muhammad ibn ‘Amr, d’après Abû Salamah, d’après Fâtimah bint Qays. Il dit : J’ai écrit ce récit de sa bouche. Elle dit : *« J’étais chez un homme des Banû Makhzûm, qui me divorça définitivement. J’envoyai quelqu’un à sa famille pour demander une pension. »* Puis ils rapportèrent le hadith selon le sens de celui de Yahyâ ibn Abî Kathîr, d’après Abû Salamah, sauf que dans le hadith de Muhammad ibn ‘Amr, il est dit : *« Ne nous devance pas avec toi-même. »*
Nous a rapporté Ḥasan ibn ʿAlī al-Ḥulwānī et ʿAbd ibn Ḥumayd, tous deux d'après Yaʿqūb ibn Ibrāhīm ibn Saʿd, que son père nous a rapporté d'après Ṣāliḥ, d'après Ibn Shihāb, qu'Abū Salamah ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf l'informa que Fāṭimah bint Qays l'informa qu'elle était l'épouse d'Abū ʿAmr ibn Ḥafṣ ibn al-Mughīrah. Celui-ci la répudia par un triple divorce. Elle affirma être allée consulter le Messager d'Allāh (ﷺ) au sujet de son départ de la maison conjugale. Il (ﷺ) lui ordonna de déménager chez Ibn Umm Maktūm, l'aveugle. Marwān refusa de croire à cette permission accordée à la femme répudiée de quitter son domicile. ʿUrwah rapporta qu'ʿĀʾishah contesta cette version de Fāṭimah bint Qays.
Muhammad ibn Rāfiʿ me l'a également rapporté : Ḥujayn nous a rapporté, Layth nous a rapporté d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihāb, avec la même chaîne de transmission, similaire au précédent, incluant la parole de ʿUrwah selon laquelle ʿĀʾishah contesta cela à Fāṭimah.
Nous a rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm et ʿAbd ibn Ḥumayd – la formulation est à ʿAbd – : ils dirent qu'Abd al-Razzāq nous informa, que Maʿmar nous informa d'après al-Zuhrī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿUtbah, qu'Abū ʿAmr ibn Ḥafṣ ibn al-Mughīrah partit avec ʿAlī ibn Abī Ṭālib vers le Yémen. Il envoya à son épouse Fāṭimah bint Qays un divorce définitif, le dernier des trois. Il chargea al-Ḥārith ibn Hishām et ʿAyyāsh ibn Abī Rabīʿah de lui verser une pension. Ils lui dirent : "Par Allāh, tu n'as droit à aucune pension, sauf si tu es enceinte." Elle vint donc trouver le Prophète (ﷺ) et lui rapporta leurs paroles. Il (ﷺ) dit : "Tu n'as droit à aucune pension." Elle lui demanda la permission de déménager, et il la lui accorda. Elle demanda : "Où, ô Messager d'Allāh ?" Il répondit : "Chez Ibn Umm Maktūm." C'était un aveugle chez qui elle pouvait déposer ses vêtements sans qu'il ne la voie. Lorsque sa période de viduité fut accomplie, le Prophète (ﷺ) la maria à Usāmah ibn Zayd. Marwān envoya Qabīṣah ibn Dhu'ayb l'interroger sur ce récit. Elle le lui rapporta, et Marwān dit : "Nous n'avons entendu ce récit que d'une femme. Nous nous en tiendrons à la règle générale que nous avons trouvée chez les gens." Fāṭimah, lorsqu'elle apprit les propos de Marwān, dit : "Entre vous et moi, il y a le Coran. Allāh le Très-Haut a dit : *Ne les expulsez pas de leurs demeures* (Sourate 65, verset 1)." Elle ajouta : "Cela concerne celui qui a encore le droit de reprendre son épouse. Mais quel jugement s'applique après un triple divorce ? Comment dites-vous qu'elle n'a droit à aucune pension si elle n'est pas enceinte ? Pourquoi donc la retenez-vous ?"
Hadiths 3113https://sunnah.com/muslim:1480i
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا سَيَّارٌ، وَحُصَيْنٌ، وَمُغِيرَةُ، وَأَشْعَثُ، وَمُجَالِدٌ وَإِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ وَدَاوُدُ كُلُّهُمْ عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى فَاطِمَةَ بِنْتِ قَيْسٍ فَسَأَلْتُهَا عَنْ قَضَاءِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهَا فَقَالَتْ طَلَّقَهَا زَوْجُهَا الْبَتَّةَ . فَقَالَتْ فَخَاصَمْتُهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي السُّكْنَى وَالنَّفَقَةِ - قَالَتْ - فَلَمْ يَجْعَلْ لِي سُكْنَى وَلاَ نَفَقَةً وَأَمَرَنِي أَنْ أَعْتَدَّ فِي بَيْتِ ابْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ .
Zuhayr ibn Ḥarb nous a rapporté : Hushaym nous a informés, Sayyār, Ḥuṣayn, Mughīrah, Ashʿath, Mujālid, Ismāʿīl ibn Abī Khālid et Dāwūd, tous d'après al-Shaʿbī, ont dit : J'entrai chez Fāṭimah bint Qays et l'interrogeai sur le jugement du Messager d'Allāh (ﷺ) à son égard. Elle dit : "Mon époux m'a répudiée définitivement." Elle ajouta : "Je portai donc mon affaire devant le Messager d'Allāh (ﷺ) pour le logement et la pension." Elle dit : "Il ne m'accorda ni logement ni pension et m'ordonna d'observer ma période de viduité chez Ibn Umm Maktūm."
Yaḥyā ibn Yaḥyā nous a rapporté : Hushaym nous a informés d'après Ḥuṣayn, Dāwūd, Mughīrah, Ismāʿīl et Ashʿath, d'après al-Shaʿbī, qu'il dit : "J'entrai chez Fāṭimah bint Qays." Similaire au hadith de Zuhayr d'après Hushaym.
Yaḥyā ibn Ḥabīb nous a rapporté : Khālid ibn al-Ḥārith al-Hujaymī nous a rapporté : Qurrah nous a rapporté : Sayyār Abū al-Ḥakam nous a rapporté : al-Shaʿbī a dit : Nous entrâmes chez Fāṭimah bint Qays. Elle nous offrit des dattes de Ibn Ṭāb et nous servit une boisson de blé. Je l'interrogeai sur la femme répudiée par trois fois : où doit-elle observer sa période de viduité ? Elle répondit : "Mon époux m'a répudiée par trois fois, et le Prophète (ﷺ) m'a permis d'observer ma période de viduité chez ma famille."
Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār nous ont rapporté : ils dirent : ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī nous a rapporté : Sufyān nous a rapporté d'après Salamah ibn Kuhayl, d'après al-Shaʿbī, d'après Fāṭimah bint Qays, d'après le Prophète (ﷺ) au sujet de la femme répudiée par trois fois : "Elle n'a droit ni au logement ni à la pension."
Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Ḥanẓalī nous a rapporté : Yaḥyā ibn Ādam nous a rapporté : ʿAmmār ibn Ruzayq nous a rapporté d'après Abū Isḥāq, d'après al-Shaʿbī, d'après Fāṭimah bint Qays, qui dit : "Mon époux m'a répudiée par trois fois. Je voulus déménager, alors je vins trouver le Prophète (ﷺ) qui me dit : 'Déménage chez ton cousin Ibn Umm Maktūm et observe ta période de viduité chez lui.'"