حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ الْحَسَنِ بْنِ خِرَاشٍ، حَدَّثَنَا شَبَابَةُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غُلاَمًا لَنَا حَجَّامًا فَحَجَمَهُ فَأَمَرَ لَهُ بِصَاعٍ أَوْ مُدٍّ أَوْ مُدَّيْنِ وَكَلَّمَ فِيهِ فَخُفِّفَ عَنْ ضَرِيبَتِهِ .
Nous a rapporté Ahmad ibn al-Hasan ibn Khirâch, qui nous a rapporté de la part de Chabâba, qui nous a rapporté de la part de Chu'ba, d'après Humayd, qui a dit : J'ai entendu Anas dire : « Le Prophète (ﷺ) appela un jeune saigneur parmi nos serviteurs, qui le saigna. Il ordonna qu'on lui donne un sâ' ou un mudd ou deux mudds, et il parla en sa faveur, ce qui allégea son impôt. »
Nous a rapporté 'Ubayd Allah ibn 'Umar al-Qawârîrî, qui nous a rapporté de la part de 'Abd al-A'lâ ibn 'Abd al-A'lâ Abû Hammâm, qui nous a rapporté de la part de Sa'îd al-Jurayrî, d'après Abî Nadra, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî, qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) faire un sermon à Médine et dire : « Ô gens ! Allah, exalté soit-Il, met en garde contre le vin, et il se peut qu'Allah révèle un ordre à son sujet. Que celui qui en possède en vende et en tire profit. » Il dit : Peu de temps après, le Prophète (ﷺ) dit : « Allah, exalté soit-Il, a interdit le vin. Que celui que cette révélation atteint alors qu'il en possède ne le boive ni ne le vende. » Les gens sortirent alors ce qu'ils en avaient dans les rues de Médine et le répandirent.
Nous a rapporté Suwayd ibn Sa'îd, qui nous a rapporté de la part de Hafs ibn Maysara, d'après Zayd ibn Aslam, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Wa'la – un homme d'Égypte – qu'il vint trouver 'Abd Allah ibn 'Abbâs. Et nous a rapporté Abû al-Tâhir – la formulation étant la sienne – qui a été informé par Ibn Wahb, qui m'a informé de la part de Mâlik ibn Anas et d'autres, d'après Zayd ibn Aslam, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Wa'la al-Saba'î – d'Égypte – qu'il interrogea 'Abd Allah ibn 'Abbâs au sujet de ce qui est pressé à partir du raisin. Ibn 'Abbâs répondit : « Un homme offrit au Messager d'Allah (ﷺ) une outre de vin. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui dit : « Sais-tu qu'Allah l'a interdit ? » Il répondit : « Non. » Puis il murmura à quelqu'un. Le Messager d'Allah (ﷺ) lui demanda : « Qu'est-ce que tu lui as murmuré ? » Il répondit : « Je lui ai ordonné de le vendre. » Il dit : « Celui qui a interdit de le boire a aussi interdit de le vendre. » Alors, il ouvrit l'outre jusqu'à ce que tout son contenu se soit écoulé. »
Hadiths 3768https://sunnah.com/muslim:1579b
حَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ، سَعِيدٍ عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ وَعْلَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ .
M'a rapporté Abû al-Tâhir, qui a été informé par Ibn Wahb, qui m'a informé de la part de Sulaymân ibn Bilâl, d'après Yahyâ ibn Sa'îd, d'après 'Abd al-Rahmân ibn Wa'la, d'après 'Abd Allah ibn 'Abbâs, d'après le Messager d'Allah (ﷺ), le même hadith.
Nous ont rapporté Zuhayr ibn Harb et Ishâq ibn Ibrâhîm. Zuhayr a dit : Nous a rapporté, et Ishâq a dit : Nous a informés Jarîr, d'après Mansûr, d'après Abî al-Duhâ, d'après Masrûq, d'après 'Â'isha, qui a dit : « Lorsque furent révélés les derniers versets de la sourate al-Baqara, le Messager d'Allah (ﷺ) sortit et les récita aux gens, puis il interdit le commerce du vin. »
Nous avons été informés par Abû Bakr ibn Abî Shayba, Abû Kurayb et Ishâq ibn Ibrâhîm – la formulation étant celle d’Abû Kurayb – ; Ishâq nous a rapporté d’après une transmission, tandis que les deux autres ont dit : Nous avons été informés par Abû Mu‘âwiya, d’après Al-A‘mash, d’après Muslim, d’après Masrûq, d’après ‘Â’isha (qu’Allah l’agrée) qui a dit : « Lorsque furent révélés les derniers versets de la sourate Al-Baqara concernant l’usure, le Messager d’Allah (ﷺ) se rendit à la mosquée et interdit le commerce du vin. »
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté d’après Al-Layth, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après ‘Atâ’ ibn Abî Rabâh, d’après Jâbir ibn ‘Abdillâh (qu’Allah les agrée) qu’il entendit le Messager d’Allah (ﷺ) dire, l’année de la Conquête, alors qu’il était à La Mecque : « Certes, Allah et Son Messager ont interdit la vente du vin, de la charogne, du porc et des idoles. » On lui demanda : « Ô Messager d’Allah, que dis-tu des graisses de la charogne, car elles servent à calfater les navires, à oindre les peaux et à éclairer les gens ? » Il répondit : « Non, cela est illicite. » Puis le Messager d’Allah (ﷺ) ajouta : « Qu’Allah combatte les Juifs ! Lorsque Allah, Puissant et Majestueux, leur interdit leurs graisses, ils les firent fondre, les vendirent et en consommèrent le prix. »
Hadiths 3831https://sunnah.com/muslim:1581b
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَابْنُ، نُمَيْرٍ قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ، بْنِ جَعْفَرٍ عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْفَتْحِ ح وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا الضَّحَّاكُ - يَعْنِي أَبَا عَاصِمٍ - عَنْ عَبْدِ الْحَمِيدِ حَدَّثَنِي يَزِيدُ بْنُ أَبِي حَبِيبٍ قَالَ كَتَبَ إِلَىَّ عَطَاءٌ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْفَتْحِ بِمِثْلِ حَدِيثِ اللَّيْثِ .
Nous avons été informés par Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ibn Numayr, qui ont dit : Nous avons été informés par Abû Usâma, d’après ‘Abd al-Hamîd ibn Ja‘far, d’après Yazîd ibn Abî Habîb, d’après ‘Atâ’, d’après Jâbir (qu’Allah l’agrée) qui a dit : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de la Conquête [selon une autre chaîne : Nous avons été informés par Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui nous a rapporté d’après Ad-Dahhâk – c’est-à-dire Abû ‘Âsim –, d’après ‘Abd al-Hamîd, qui m’a rapporté d’après Yazîd ibn Abî Habîb, qui a écrit à ‘Atâ’ qu’il avait entendu Jâbir ibn ‘Abdillâh dire : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) l’année de la Conquête] avec un hadith semblable à celui d’Al-Layth.
Nous avons été informés par Abû Bakr ibn Abî Shayba, Zuhayr ibn Harb et Ishâq ibn Ibrâhîm – la formulation étant celle d’Abû Bakr – qui ont dit : Nous avons été informés par Sufyân ibn ‘Uyayna, d’après ‘Amr, d’après Tâwûs, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée) qui a dit : La nouvelle parvint à ‘Umar que Samura vendait du vin. Il s’exclama : « Qu’Allah combatte Samura ! Ne savait-il pas que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “Qu’Allah maudisse les Juifs ! Les graisses leur furent interdites, alors ils les firent fondre et les vendirent.” »
Nous avons été informés par Umayya ibn Bistâm, qui nous a rapporté d’après Yazîd ibn Zuray‘, d’après Rawh – c’est-à-dire Ibn Al-Qâsim –, d’après ‘Amr ibn Dînâr, avec cette même chaîne de transmission, un hadith identique.
Nous avons été informés par Ishâq ibn Ibrâhîm Al-Hanzalî, qui nous a transmis d’après Rawh ibn ‘Ubâda, qui nous a rapporté d’après Ibn Jurayj, qui a été informé par Ibn Shihâb, d’après Sa‘îd ibn Al-Musayyab, que ce dernier lui a rapporté d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah combatte les Juifs ! Allah leur a interdit les graisses, mais ils les ont vendues et en ont consommé le prix. »
J’ai été informé par Harmala ibn Yahyâ, qui a été informé par Ibn Wahb, qui a été informé par Yûnus, d’après Ibn Shihâb, d’après Sa‘îd ibn Al-Musayyab, d’après Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Qu’Allah combatte les Juifs ! Les graisses leur furent interdites, mais ils les ont vendues et en ont consommé le prix. »
Nous avons été informés par Yahyâ ibn Yahyâ, qui a dit : J’ai lu à Mâlik, d’après Nâfi‘, d’après Abû Sa‘îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vendez pas l’or contre de l’or, sauf à poids égal, et ne faites pas de surplus l’un sur l’autre. Ne vendez pas l’argent contre de l’argent, sauf à poids égal, et ne faites pas de surplus l’un sur l’autre. Ne vendez pas ce qui est absent contre ce qui est présent. »
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté d’après Al-Layth [et aussi par Muhammad ibn Rumh, qui nous a transmis d’après Al-Layth], d’après Nâfi‘, qu’un homme des Banû Layth dit à Ibn ‘Umar : « Abû Sa‘îd Al-Khudrî rapporte ceci du Messager d’Allah (ﷺ). » Dans la version de Qutayba, ‘Abdullâh et Nâfi‘ partirent ensemble [et dans celle d’Ibn Rumh, Nâfi‘ dit : ‘Abdullâh partit et j’étais avec lui, ainsi que l’homme des Layth], jusqu’à entrer chez Abû Sa‘îd Al-Khudrî. Ibn ‘Umar lui dit : « Cet homme m’a informé que tu rapportes que le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit la vente de l’argent contre de l’argent, sauf à poids égal, et de l’or contre de l’or, sauf à poids égal. » Abû Sa‘îd fit un geste avec ses deux doigts vers ses yeux et ses oreilles, puis dit : « Mes yeux ont vu et mes oreilles ont entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Ne vendez pas l’or contre de l’or, ni l’argent contre de l’argent, sauf à poids égal, et ne faites pas de surplus l’un sur l’autre. Ne vendez pas une chose absente contre une chose présente, sauf de la main à la main.” »
Nous avons été informés par Shaybân ibn Farrûkh, qui nous a rapporté d’après Jarîr – c’est-à-dire Ibn Hâzim – [et aussi par Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui nous a rapporté d’après ‘Abd Al-Wahhâb, qui a dit : J’ai entendu Yahyâ ibn Sa‘îd, et aussi par Muhammad ibn Al-Muthannâ, qui nous a rapporté d’après Ibn Abî ‘Adiyy, d’après Ibn ‘Awn], tous d’après Nâfi‘, avec un hadith semblable à celui d’Al-Layth, d’après Nâfi‘, d’après Abû Sa‘îd Al-Khudrî, du Prophète (ﷺ).
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté d’après Ya‘qûb – c’est-à-dire Ibn ‘Abd Ar-Rahmân Al-Qârî –, d’après Suhayl, d’après son père, d’après Abû Sa‘îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vendez pas l’or contre de l’or, ni l’argent contre de l’argent, sauf à poids égal, de même quantité et de même qualité. »
Nous avons été informés par Abû At-Tâhir, Hârûn ibn Sa‘îd Al-Aylî et Ahmad ibn ‘Îsâ, qui ont dit : Nous avons été informés par Ibn Wahb, qui m’a transmis d’après Makhrama, d’après son père, qui a dit : J’ai entendu Sulaymân ibn Yasâr dire qu’il avait entendu Mâlik ibn Abî ‘Âmir rapporter d’après ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée), que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vendez pas un dinar contre deux dinars, ni un dirham contre deux dirhams. »
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa‘îd, qui nous a rapporté d’après Al-Layth [et aussi par Muhammad ibn Rumh, qui nous a transmis d’après Al-Layth], d’après Ibn Shihâb, d’après Mâlik ibn Aws ibn Al-Hadathân, qui a dit : Je vins et dis : « Qui veut échanger des dirhams ? » Talha ibn ‘Ubaydillâh, qui était auprès de ‘Umar ibn Al-Khattâb, dit : « Montre-nous ton or, puis viens nous voir lorsque notre serviteur sera arrivé, et nous te donnerons tes dirhams. » ‘Umar ibn Al-Khattâb dit alors : « Non, par Allah ! Tu dois lui donner ses dirhams ou lui rendre son or, car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “L’argent contre l’or est de l’usure, sauf de la main à la main ; le blé contre le blé est de l’usure, sauf de la main à la main ; l’orge contre l’orge est de l’usure, sauf de la main à la main ; les dattes contre les dattes sont de l’usure, sauf de la main à la main.” »
Nous avons été informés par Abû Bakr ibn Abî Shayba, Zuhayr ibn Harb et Ishâq, d’après Ibn ‘Uyayna, d’après Az-Zuhrî, avec cette même chaîne de transmission.
Nous avons été informés par ‘Ubaydullâh ibn ‘Umar Al-Qawârîrî, qui nous a rapporté d’après Hammâd ibn Zayd, d’après Ayyûb, d’après Abû Qilâba, qui a dit : Je me trouvais en Syrie dans un cercle où se trouvait Muslim ibn Yasâr. Abû Al-Ash‘ath arriva, et les gens dirent : « Abû Al-Ash‘ath ! Abû Al-Ash‘ath ! » Il s’assit, et je lui dis : « Rapporte à nos frères le hadith de ‘Ubâda ibn As-Sâmit. » Il répondit : « Oui. Nous avons participé à une expédition sous le commandement de Mu‘âwiya, et nous avons obtenu un butin considérable. Parmi ce butin se trouvaient des récipients en argent, et Mu‘âwiya ordonna à un homme de les vendre pour distribuer les soldes aux gens. Les gens se précipitèrent, mais cela parvint aux oreilles de ‘Ubâda ibn As-Sâmit, qui se leva et dit : “J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) interdire la vente de l’or contre l’or, de l’argent contre l’argent, du blé contre le blé, de l’orge contre l’orge, des dattes contre les dattes et du sel contre le sel, sauf à poids égal, de la main à la main. Quiconque ajoute ou demande un surplus commet de l’usure.” Les gens rendirent alors ce qu’ils avaient pris. Cela parvint aux oreilles de Mu‘âwiya, qui se leva pour prononcer un discours et dit : “Qu’ont donc ces hommes qui rapportent du Messager d’Allah (ﷺ) des hadiths que nous avons pourtant vus et accompagnés sans les avoir entendus de lui ?” ‘Ubâda ibn As-Sâmit se leva et répéta son récit, puis dit : “Nous rapporterons ce que nous avons entendu du Messager d’Allah (ﷺ), même si Mu‘âwiya le déteste – ou dit : même s’il s’en offusque. Peu m’importe de ne plus l’accompagner dans son armée, fût-ce une nuit obscure.” » Hammâd dit : « C’est ainsi ou à peu près. »