وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، وَعَبْدُ الرَّحِيمِ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً إِلَى نَجْدٍ فَخَرَجْتُ فِيهَا فَأَصَبْنَا إِبِلاً وَغَنَمًا فَبَلَغَتْ سُهْمَانُنَا اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا وَنَفَّلَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعِيرًا بَعِيرًا .
Et nous a rapporté Abu Bakr ibn Abi Shayba, nous a rapporté 'Ali ibn Mushir et 'Abd al-Rahim ibn Sulayman, d'après 'Ubayd Allah ibn 'Umar, d'après Nafi', d'après Ibn 'Umar, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) envoya une troupe vers Najd, et j'en faisais partie. Nous capturâmes des chameaux et des moutons, et notre part atteignit douze chameaux. Le Messager d'Allah (ﷺ) nous accorda un chameau en plus comme prime.
Et nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et Muhammad ibn al-Muthanna, qui ont dit : Nous a rapporté Yahya – c'est-à-dire al-Qattan – d'après 'Ubayd Allah, avec la même chaîne de transmission.
Et nous a rapporté Abu al-Rabi' et Abu Kamil, qui ont dit : Nous a rapporté Hammad, d'après Ayyub. Et nous a rapporté Ibn al-Muthanna, nous a rapporté Ibn Abi 'Adi, d'après Ibn 'Awn, qui dit : J'ai écrit à Nafi' pour l'interroger sur la prime (nafl), et il m'a écrit que...
Et nous a rapporté Surayj ibn Yunus et 'Amr al-Naqid – et la formulation est celle de Surayj – qui ont dit : Nous a rapporté 'Abd Allah ibn Raja', d'après Yunus, d'après al-Zuhri, d'après Salim, d'après son père, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) nous accorda une prime en plus de notre part du cinquième. Il m'échut une chamelle âgée, et la chamelle âgée est celle qui est vieille et grande.
Hadiths 2469https://sunnah.com/muslim:1750b
وَحَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ، حَدَّثَنَا ابْنُ الْمُبَارَكِ، ح وَحَدَّثَنِي حَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، كِلاَهُمَا عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ بَلَغَنِي عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ نَفَّلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً بِنَحْوِ حَدِيثِ ابْنِ رَجَاءٍ .
Et nous a rapporté Hannad ibn al-Sari, nous a rapporté Ibn al-Mubarak. Et m'a rapporté Harmala ibn Yahya, nous a informé Ibn Wahb, tous deux d'après Yunus, d'après Ibn Shihab, qui a dit : Il m'est parvenu d'après Ibn 'Umar, que le Messager d'Allah (ﷺ) accorda une prime à une troupe, selon un hadith semblable à celui de Ibn Raja'.
Et nous a rapporté 'Abd al-Malik ibn Shu'ayb ibn al-Layth, nous a rapporté mon père, d'après mon grand-père, qui a dit : Nous a rapporté 'Uqayl ibn Khalid, d'après Ibn Shihab, d'après Salim, d'après 'Abd Allah, que le Messager d'Allah (ﷺ) accordait parfois une prime à certains de ceux qu'il envoyait en expédition, pour eux-mêmes en particulier, en plus du partage général de l'armée, et le cinquième était obligatoire dans tout cela.
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya al-Tamimi, nous a informé Hushaym, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après 'Umar ibn Kathir ibn Aflah, d'après Abu Muhammad al-Ansari, qui était un compagnon d'Abu Qatada, qui a dit : Abu Qatada a dit... (et il rapporta le hadith).
Et nous a rapporté Qutayba ibn Sa'id, nous a rapporté al-Layth, d'après Yahya ibn Sa'id, d'après 'Umar ibn Kathir, d'après Abu Muhammad, affranchi d'Abu Qatada, que Abu Qatada a dit... (et il rapporta le hadith).
Et nous a rapporté Abu al-Tahir et Harmala – et la formulation est celle de Harmala – nous a informé 'Abd Allah ibn Wahb, qui a dit : J'ai entendu Malik ibn Anas dire : Nous a rapporté Yahya ibn Sa'id, d'après 'Umar ibn Kathir ibn Aflah, d'après Abu Muhammad, affranchi d'Abu Qatada, d'après Abu Qatada, qui a dit : Nous sortîmes avec le Messager d'Allah (ﷺ) l'année de Hunayn. Lorsque nous nous rencontrâmes, les musulmans subirent un recul. Je vis un homme des associateurs qui dominait un homme des musulmans. Je fis un détour jusqu'à arriver derrière lui et le frappai à l'épaule. Il se retourna vers moi et m'étreignit d'une étreinte où je sentis l'odeur de la mort. Puis la mort le saisit et il me lâcha. Je rejoignis 'Umar ibn al-Khattab et lui dis : "Que se passe-t-il avec les gens ?" Il dit : "C'est le décret d'Allah." Puis les gens revinrent, et le Messager d'Allah (ﷺ) s'assit et dit : "Quiconque a tué un ennemi et en a une preuve, son butin lui revient." Je me levai et dis : "Qui témoignera pour moi ?" Puis je m'assis. Il répéta cela une deuxième fois, et je me levai et dis : "Qui témoignera pour moi ?" Puis je m'assis. Il le répéta une troisième fois, et je me levai. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Qu'as-tu, ô Abu Qatada ?" Je lui racontai l'histoire. Un homme parmi les gens dit : "Il dit vrai, ô Messager d'Allah. Le butin de cet homme tué est chez moi, rends-le-lui donc de son droit." Abu Bakr al-Siddiq dit : "Non, par Allah ! Il ne donnera pas le butin à un simple membre de Quraysh et laissera un lion parmi les lions d'Allah qui combat pour Allah et Son Messager." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Il dit vrai, donne-le-lui." Il me le donna, et je vendis la cotte de mailles et achetai avec son prix un verger dans le quartier de Banu Salima. Ce fut le premier bien que j'acquis en Islam.
Nous a rapporté Yahya ibn Yahya al-Tamimi, nous a informé Yusuf ibn al-Majishun, d'après Salih ibn Ibrahim ibn 'Abd al-Rahman ibn 'Awf, d'après son père, d'après 'Abd al-Rahman ibn 'Awf, qui a dit : Alors que j'étais debout dans les rangs le jour de Badr, je regardai à ma droite et à ma gauche, et voici que j'étais entre deux jeunes garçons des Ansar, dont l'âge était tendre. Je souhaitai être entre des hommes plus robustes qu'eux. L'un d'eux me toucha et dit : "Ô oncle, connais-tu Abu Jahl ?" Je dis : "Oui. Quel est ton besoin de lui, ô neveu ?" Il dit : "On m'a informé qu'il insulte le Messager d'Allah (ﷺ). Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si je le vois, je ne séparerai pas mon ombre de la sienne jusqu'à ce que l'un de nous deux meure le premier." Je fus étonné de cela. L'autre me toucha et dit la même chose. Peu après, je vis Abu Jahl se déplacer parmi les gens et dis : "Ne voyez-vous pas ? Voici votre homme que vous cherchiez." Ils se précipitèrent sur lui et le frappèrent de leurs épées jusqu'à le tuer. Puis ils retournèrent vers le Messager d'Allah (ﷺ) et l'en informèrent. Il dit : "Lequel de vous deux l'a tué ?" Chacun d'eux dit : "C'est moi qui l'ai tué." Il dit : "Avez-vous essuyé vos épées ?" Ils dirent : "Non." Il regarda les épées et dit : "Vous l'avez tué tous les deux." Il attribua son butin à Mu'adh ibn 'Amr ibn al-Jamuh. Les deux hommes étaient Mu'adh ibn 'Amr ibn al-Jamuh et Mu'adh ibn 'Afra'.
Il m'a été rapporté par Abû Al-Tâhir, Ahmad ibn 'Amr ibn Sarh, qui nous a informés de la part de 'Abdullah ibn Wahb, qui nous a informés de Mu'âwiya ibn Sâlih, de 'Abd Ar-Rahmân ibn Jubayr, de son père, d'après 'Awf ibn Mâlik, qui a dit : Un homme de Himyar tua un homme de l'ennemi et voulut prendre son butin, mais Khâlid ibn Al-Walîd, qui était leur gouverneur, l'en empêcha. 'Awf ibn Mâlik vint alors trouver le Messager d'Allah (ﷺ) et l'en informa. Le Prophète (ﷺ) dit à Khâlid : « Qu'est-ce qui t'a empêché de lui donner son butin ? » Khâlid répondit : « Je l'ai trouvé trop important, ô Messager d'Allah. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Donne-le-lui. » Khâlid passa alors près de 'Awf et tira son manteau, puis dit : « Ai-je accompli pour toi ce que le Messager d'Allah (ﷺ) t'a mentionné ? » Le Messager d'Allah (ﷺ) l'entendit et se mit en colère, puis dit : « Ne lui donne pas, ô Khâlid ! Ne lui donne pas, ô Khâlid ! Allez-vous me laisser mes gouverneurs ? Votre exemple et le leur est comme celui d'un homme à qui l'on a confié des chameaux ou des moutons à faire paître. Il les a menés paître, puis, au moment de les abreuver, il les a conduits à un bassin. Ils y ont plongé et ont bu l'eau claire, laissant l'eau trouble. L'eau claire est pour vous, et l'eau trouble est pour eux. »
Hadiths 3094https://sunnah.com/muslim:1753b
وَحَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا صَفْوَانُ بْنُ عَمْرٍو، عَنْ عَبْدِ، الرَّحْمَنِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ الأَشْجَعِيِّ، قَالَ خَرَجْتُ مَعَ مَنْ خَرَجَ مَعَ زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ فِي غَزْوَةِ مُؤْتَةَ وَرَافَقَنِي مَدَدِيٌّ مِنَ الْيَمَنِ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . بِنَحْوِهِ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ فِي الْحَدِيثِ قَالَ عَوْفٌ فَقُلْتُ يَا خَالِدُ أَمَا عَلِمْتَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضَى بِالسَّلَبِ لِلْقَاتِلِ قَالَ بَلَى وَلَكِنِّي اسْتَكْثَرْتُهُ .
Il m'a été rapporté par Zuhayr ibn Harb, qui nous a raconté de la part d'Al-Walîd ibn Muslim, qui nous a raconté de Safwân ibn 'Amr, d'après 'Abd Ar-Rahmân ibn Jubayr ibn Nufayr, de son père, d'après 'Awf ibn Mâlik Al-Ashja'î, qui a dit : Je suis sorti avec ceux qui sont partis avec Zayd ibn Hâritha lors de la bataille de Mu'ta, et un homme du Yémen m'a accompagné. Le hadith est rapporté du Prophète (ﷺ) de manière similaire, sauf qu'il est dit dans ce hadith : 'Awf dit : « Je dis : Ô Khâlid, ne sais-tu pas que le Messager d'Allah (ﷺ) a décidé que le butin revient au tueur ? » Il répondit : « Si, mais je l'ai trouvé trop important. »
Nous a raconté Zuhayr ibn Harb, qui nous a raconté de la part de 'Umar ibn Yûnus Al-Hanafî, qui nous a raconté de 'Ikrimah ibn 'Ammâr, qui m'a raconté de Iyâs ibn Salamah, qui m'a raconté de son père Salamah ibn Al-Akwa', qui a dit : Nous avons fait une expédition avec le Messager d'Allah (ﷺ) contre les Hawâzin. Alors que nous prenions notre repas de midi avec le Messager d'Allah (ﷺ), un homme arriva sur un chameau roux. Il le fit agenouiller, prit une corde de sa sacoche et attacha le chameau avec. Puis il s'avança pour manger avec les gens, tout en regardant. Parmi nous, il y avait des faibles et des gens à la monture maigre, et certains d'entre nous étaient à pied. Soudain, l'homme partit en courant, alla vers son chameau, détacha sa corde, le fit agenouiller, s'assit dessus et le fit partir au galop. Un homme le suivit sur une chamelle grise. Salamah dit : Je sortis en courant et me retrouvai près de la hanche de la chamelle, puis je dépassai jusqu'à être près de la hanche du chameau, puis je dépassai encore jusqu'à saisir la bride du chameau et le fis agenouiller. Quand il posa son genou à terre, je dégainai mon épée et frappai la tête de l'homme, qui tomba. Puis je revins avec le chameau, le conduisant avec son équipement et ses armes. Le Messager d'Allah (ﷺ) et les gens vinrent à ma rencontre et dirent : « Qui a tué cet homme ? » Ils répondirent : « Ibn Al-Akwa'. » Il dit : « Tout son butin lui revient. »
Nous a raconté Zuhayr ibn Harb, qui nous a raconté de la part de 'Umar ibn Yûnus, qui nous a raconté de 'Ikrimah ibn 'Ammâr, qui m'a raconté de Iyâs ibn Salamah, qui m'a raconté de son père, qui a dit : Nous avons fait une expédition contre les Fazâra, et Abû Bakr était notre commandant, nommé par le Messager d'Allah (ﷺ). Quand il ne resta qu'un moment entre nous et l'eau, Abû Bakr nous ordonna de nous reposer, puis lança l'attaque. Il arriva à l'eau, tua ceux qui s'y trouvaient, fit des captifs et prit du butin. Je vis un groupe de gens parmi lesquels se trouvaient des enfants. Je craignis qu'ils ne me devancent vers la montagne, alors je lançai une flèche entre eux et la montagne. Quand ils virent la flèche, ils s'arrêtèrent. Je les amenai alors, les conduisant, et parmi eux se trouvait une femme de Banû Fazâra, vêtue d'une peau tannée (appelée "qish'", c'est-à-dire une natte en cuir), avec sa fille, l'une des plus belles femmes des Arabes. Je les conduisis jusqu'à Abû Bakr, qui me donna sa fille en butin supplémentaire. Nous arrivâmes à Médine sans que j'aie soulevé son vêtement. Le Messager d'Allah (ﷺ) me rencontra au marché et dit : « Ô Salamah, donne-moi cette femme. » Je répondis : « Ô Messager d'Allah, par Allah, elle m'a plu, et je n'ai pas soulevé son vêtement. » Puis le Messager d'Allah (ﷺ) me rencontra le lendemain au marché et me dit : « Ô Salamah, donne-moi cette femme, pour l'amour d'Allah, ton père. » Je répondis : « Elle est à toi, ô Messager d'Allah. » Par Allah, je n'avais pas soulevé son vêtement. Le Messager d'Allah (ﷺ) l'envoya alors aux gens de La Mecque et la racheta contre des musulmans qui avaient été faits prisonniers à La Mecque.
Hadiths 3165https://sunnah.com/muslim:1756
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، قَالَ هَذَا مَا حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ أَحَادِيثَ مِنْهَا وَقَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيُّمَا قَرْيَةٍ أَتَيْتُمُوهَا وَأَقَمْتُمْ فِيهَا فَسَهْمُكُمْ فِيهَا وَأَيُّمَا قَرْيَةٍ عَصَتِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَإِنَّ خُمُسَهَا لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِ ثُمَّ هِيَ لَكُمْ " .
Nous a raconté Ahmad ibn Hanbal et Muhammad ibn Râfi', qui ont dit : Nous a raconté 'Abd Ar-Razzâq, qui nous a informés de Ma'mar, d'après Hammâm ibn Munabbih, qui a dit : Voici ce que nous a raconté Abû Hurayra, d'après le Messager d'Allah (ﷺ). Parmi les hadiths, il a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Toute ville que vous attaquez et où vous vous établissez, votre part de butin s'y trouve. Et toute ville qui désobéit à Allah et à Son Messager, un cinquième (khums) en revient à Allah et à Son Messager, puis elle est à vous. »
Nous a raconté Qutayba ibn Sa'îd, Muhammad ibn 'Abbâd, Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ishâq ibn Ibrâhîm – la formulation est celle d'Ibn Abî Shayba – Ishâq a dit : Nous a informés, et les autres ont dit : Nous a raconté Sufyân, d'après 'Amr, d'après Az-Zuhrî, d'après Mâlik ibn Aws, d'après 'Umar, qui a dit : Les biens des Banû An-Nadîr faisaient partie de ce qu'Allah a accordé comme butin au Messager d'Allah (ﷺ), sans que les musulmans n'aient eu à combattre avec des chevaux ou des montures. Ces biens étaient donc réservés au Prophète (ﷺ), qui en dépensait pour les besoins de sa famille pendant une année, et ce qui restait était utilisé pour les montures et les armes, comme préparation pour le sentier d'Allah.
Il m'a été rapporté par 'Abdullah ibn Muhammad ibn Asmâ' Ad-Duba'î, qui nous a raconté Juwayriya, d'après Mâlik, d'après Az-Zuhrî, que Mâlik ibn Aws lui a raconté, disant : 'Umar ibn Al-Khattâb m'envoya chercher, et j'allai le trouver alors que le jour était déjà avancé. Je le trouvai assis sur son lit, adossé à un coussin de cuir, sans matelas. Il me dit : « Ô Mâlik, des gens de ta tribu sont arrivés, et j'ai ordonné qu'on leur donne une allocation. Prends-la et distribue-la parmi eux. » Je dis : « J'aurais préféré que tu ordonnes cela à quelqu'un d'autre. » Il répondit : « Prends-la, ô Mâlik. » Puis Yarfa' vint et dit : « Ô Commandeur des croyants, 'Uthmân, 'Abd Ar-Rahmân ibn 'Awf, Az-Zubayr et Sa'd demandent la permission d'entrer. » 'Umar dit : « Oui. » Il les fit entrer, puis Yarfa' revint et dit : « 'Abbâs et 'Alî demandent la permission d'entrer. » Il dit : « Oui. » Il les fit entrer. 'Abbâs dit : « Ô Commandeur des croyants, juge entre moi et ce menteur, pécheur, traître et perfide. » Les autres dirent : « Oui, ô Commandeur des croyants, juge entre eux et soulage-les. » Mâlik ibn Aws dit : Il me sembla qu'ils les avaient fait venir pour cela. 'Umar dit : « Attendez. Je vous adjure par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône" ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis il se tourna vers 'Abbâs et 'Alî et leur dit : « Je vous adjure par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône" ? » Ils répondirent : « Oui. » 'Umar dit : « Allah, gloire à Lui et exalté soit-Il, a réservé au Messager d'Allah (ﷺ) une part spéciale qu'Il n'a réservée à personne d'autre. » Il récita : {Ce qu'Allah a accordé à Son Messager comme butin des habitants des villages, appartient à Allah, au Messager...} (Je ne sais pas s'il a récité le verset précédent ou non). Il dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) a partagé entre vous les biens des Banû An-Nadîr. Par Allah, il ne s'est pas attribué plus que vous et ne les a pas pris pour lui seul, jusqu'à ce qu'il reste ces biens. Le Messager d'Allah (ﷺ) en prenait ce qui suffisait à sa famille pour une année, puis il mettait le reste comme bien commun. » Puis il dit : « Je vous adjure par Allah, par la permission de qui le ciel et la terre subsistent, savez-vous cela ? » Ils répondirent : « Oui. » Puis il adjura 'Abbâs et 'Alî de la même manière qu'il avait adjuré les autres, et ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Quand le Messager d'Allah (ﷺ) mourut, Abû Bakr dit : "Je suis le successeur du Messager d'Allah (ﷺ)." Vous êtes venus réclamer l'héritage de votre neveu, et celui-ci réclamait l'héritage de sa femme de son père. Abû Bakr dit : "Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : 'Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône.'" Vous l'avez alors traité de menteur, de pécheur, de traître et de perfide, alors qu'Allah sait qu'il était véridique, pieux, droit et suivant la vérité. Puis Abû Bakr mourut, et je devins le successeur du Messager d'Allah (ﷺ) et d'Abû Bakr. Vous m'avez alors traité de menteur, de pécheur, de traître et de perfide, alors qu'Allah sait que je suis véridique, pieux, droit et suivant la vérité. J'ai pris en charge ces biens, puis vous êtes venus à moi, toi et celui-ci, ensemble, avec la même demande. Je vous ai dit : "Si vous voulez, je vous les donne à condition que vous vous engagiez devant Allah à les gérer comme le faisait le Messager d'Allah (ﷺ)." Vous les avez pris à cette condition. » Il demanda : « Est-ce bien ainsi ? » Ils répondirent : « Oui. » Il dit : « Puis vous êtes revenus me voir pour que je juge entre vous. Non, par Allah, je ne jugerai pas entre vous autrement que de cette manière jusqu'à l'Heure dernière. Si vous êtes incapables de le faire, rendez-les-moi. »
Nous a raconté Ishâq ibn Ibrâhîm, Muhammad ibn Râfi' et 'Abd ibn Humayd – Ibn Râfi' a dit : Nous a raconté, et les autres ont dit : Nous a informés 'Abd Ar-Razzâq – qui nous a informés de Ma'mar, d'après Az-Zuhrî, d'après Mâlik ibn Aws ibn Al-Hadathân, qui a dit : 'Umar ibn Al-Khattâb m'envoya chercher et dit : « Des gens de ta tribu sont arrivés. » Le hadith est rapporté de manière similaire à celui de Mâlik, sauf qu'il est dit : « Il dépensait pour les besoins de sa famille pendant une année » et parfois Ma'mar disait : « Il mettait de côté la subsistance de sa famille pour une année, puis il mettait le reste comme bien commun pour Allah, le Puissant et Majestueux. »
Hadiths 3284https://sunnah.com/muslim:1758
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرَدْنَ أَنْ يَبْعَثْنَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَيَسْأَلْنَهُ مِيرَاثَهُنَّ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ عَائِشَةُ لَهُنَّ أَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا فَهُوَ صَدَقَةٌ " .
Nous a raconté Yahyâ ibn Yahyâ, qui a dit : J'ai lu à Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, d'après 'Âisha, qu'elle a dit : Lorsque le Messager d'Allah (ﷺ) mourut, ses épouses voulurent envoyer 'Uthmân ibn 'Affân auprès d'Abû Bakr pour lui demander leur part d'héritage du Prophète (ﷺ). 'Âisha leur dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) n'a-t-il pas dit : "Nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est une aumône" ? »