Nous a rapporté Abû Kurayb, nous a rapporté Ibn Numayr, d'après Hishâm, qui m'a informé d'après son père, d'après 'Âisha, que Sa'd dit – alors que sa blessure s'était envenimée pour guérir – : "Ô Allâh, Tu sais qu'il n'y a personne que j'aime plus combattre pour Toi que des gens qui ont traité de menteur Ton Messager et l'ont expulsé. Ô Allâh, si Tu sais qu'il reste quelque chose de la guerre contre les Quraysh, fais que je vive pour les combattre pour Toi. Ô Allâh, je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux. Si Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, fais que cette blessure s'ouvre et fais que ma mort soit en elle." Alors sa blessure s'ouvrit de sa gorge. Ils ne furent pas effrayés – alors qu'il y avait avec lui une tente des Banû Ghifâr dans la mosquée – jusqu'à ce que le sang coule vers eux. Ils dirent : "Ô gens de la tente, qu'est-ce qui vient vers nous de votre côté ?" Ils virent que la blessure de Sa'd saignait abondamment, et il en mourut.
Et nous a rapporté 'Alî ibn Al-Husayn ibn Sulaymân Al-Kûfî, nous a rapporté 'Abda, d'après Hishâm, avec cette chaîne de transmission, de manière similaire, sauf qu'il dit : "Sa blessure s'ouvrit cette nuit-là et continua à saigner jusqu'à ce qu'il meure." Il ajouta dans le hadith : "C'est alors que le poète dit : 'Hélas, ô Sa'd, Sa'd des Banû Mu'âdh, que sont devenues Qurayza et An-Nadîr ? Par ta vie, Sa'd des Banû Mu'âdh, le jour où ils partirent, était certes endurant. Vous avez laissé votre marmite sans rien dedans, alors que celle des gens bout et déborde.' Et le noble Abû Hubâb avait dit : 'Restez, ô Qaynuqâ', et ne partez pas, car vous étiez lourds dans votre pays, comme les rochers sont lourds dans les plaines.'"
Hadiths 3752https://sunnah.com/muslim:1770
وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ الضُّبَعِيُّ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ بْنُ أَسْمَاءَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ نَادَى فِينَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ انْصَرَفَ عَنِ الأَحْزَابِ " أَنْ لاَ يُصَلِّيَنَّ أَحَدٌ الظُّهْرَ إِلاَّ فِي بَنِي قُرَيْظَةَ " . فَتَخَوَّفَ نَاسٌ فَوْتَ الْوَقْتِ فَصَلُّوا دُونَ بَنِي قُرَيْظَةَ . وَقَالَ آخَرُونَ لاَ نُصَلِّي إِلاَّ حَيْثُ أَمَرَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنْ فَاتَنَا الْوَقْتُ قَالَ فَمَا عَنَّفَ وَاحِدًا مِنَ الْفَرِيقَيْنِ .
Et m'a rapporté 'Abd Allâh ibn Muhammad ibn Asmâ' Ad-Duba'î, nous a rapporté Juwayriya ibn Asmâ', d'après Nâfi', d'après 'Abd Allâh, qui dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) nous appela le jour où il revint des Coalisés et dit : "Que personne ne fasse la prière de Dhuhr ailleurs qu'à Banû Qurayza." Certains craignirent de manquer l'heure et prièrent avant d'arriver à Banû Qurayza. D'autres dirent : "Nous ne prierons que là où le Messager d'Allâh (ﷺ) nous a ordonné de prier, même si l'heure est passée." Il ne blâma aucun des deux groupes.
Hadiths 3770https://sunnah.com/muslim:1771a
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، وَحَرْمَلَةُ، قَالاَ أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ، شِهَابٍ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا قَدِمَ الْمُهَاجِرُونَ مِنْ مَكَّةَ الْمَدِينَةَ قَدِمُوا وَلَيْسَ بِأَيْدِيهِمْ شَىْءٌ وَكَانَ الأَنْصَارُ أَهْلَ الأَرْضِ وَالْعَقَارِ فَقَاسَمَهُمُ الأَنْصَارُ عَلَى أَنْ أَعْطَوْهُمْ أَنْصَافَ ثِمَارِ أَمْوَالِهِمْ كُلَّ عَامٍ وَيَكْفُونَهُمُ الْعَمَلَ وَالْمَئُونَةَ وَكَانَتْ أُمُّ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ وَهْىَ تُدْعَى أُمَّ سُلَيْمٍ - وَكَانَتْ أُمَّ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ كَانَ أَخًا لأَنَسٍ لأُمِّهِ - وَكَانَتْ أَعْطَتْ أُمُّ أَنَسٍ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِذَاقًا لَهَا فَأَعْطَاهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُمَّ أَيْمَنَ مَوْلاَتَهُ أُمَّ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ فَأَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا فَرَغَ مِنْ قِتَالِ أَهْلِ خَيْبَرَ وَانْصَرَفَ إِلَى الْمَدِينَةِ رَدَّ الْمُهَاجِرُونَ إِلَى الأَنْصَارِ مَنَائِحَهُمُ الَّتِي كَانُوا مَنَحُوهُمْ مِنْ ثِمَارِهِمْ - قَالَ - فَرَدَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أُمِّي عِذَاقَهَا وَأَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُمَّ أَيْمَنَ مَكَانَهُنَّ مِنْ حَائِطِهِ . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ وَكَانَ مِنْ شَأْنِ أُمِّ أَيْمَنَ أُمِّ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ أَنَّهَا كَانَتْ وَصِيفَةً لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ وَكَانَتْ مِنَ الْحَبَشَةِ فَلَمَّا وَلَدَتْ آمِنَةُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ مَا تُوُفِّيَ أَبُوهُ فَكَانَتْ أُمُّ أَيْمَنَ تَحْضُنُهُ حَتَّى كَبِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْتَقَهَا ثُمَّ أَنْكَحَهَا زَيْدَ بْنَ حَارِثَةَ ثُمَّ تُوُفِّيَتْ بَعْدَ مَا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِخَمْسَةِ أَشْهُرٍ .
Et m'ont rapporté Abû At-Tâhir et Harmala, qui dirent : nous a informé Ibn Wahb, nous a informé Yûnus, d'après Ibn Shihâb, d'après Anas ibn Mâlik, qui dit : Lorsque les Muhâjirûn arrivèrent de La Mecque à Médine, ils n'avaient rien en leurs mains, tandis que les Ansâr étaient les propriétaires des terres et des biens. Les Ansâr les partagèrent avec eux, leur donnant la moitié des fruits de leurs biens chaque année, et prenant en charge le travail et les dépenses. La mère de Anas ibn Mâlik, appelée Umm Sulaym – qui était aussi la mère de 'Abd Allâh ibn Abî Talha, frère de Anas par sa mère –, avait donné au Messager d'Allâh (ﷺ) des palmiers. Le Messager d'Allâh (ﷺ) les donna à Umm Ayman, son affranchie, la mère de Usâma ibn Zayd. Ibn Shihâb dit : Anas ibn Mâlik m'a informé que lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) eut terminé le combat contre les habitants de Khaybar et revint à Médine, les Muhâjirûn rendirent aux Ansâr les dons qu'ils leur avaient faits de leurs fruits. Le Messager d'Allâh (ﷺ) rendit à ma mère ses palmiers et donna à Umm Ayman, à la place, une partie de son jardin. Ibn Shihâb dit : Umm Ayman, la mère de Usâma ibn Zayd, était une servante de 'Abd Allâh ibn 'Abd Al-Muttalib. Elle était d'origine abyssinienne. Lorsque Âmina donna naissance au Messager d'Allâh (ﷺ) après la mort de son père, Umm Ayman s'occupa de lui jusqu'à ce qu'il grandisse. Le Messager d'Allâh (ﷺ) l'affranchit puis la maria à Zayd ibn Hâritha. Elle mourut cinq mois après la mort du Messager d'Allâh (ﷺ).
Hadiths 3785https://sunnah.com/muslim:1771b
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَحَامِدُ بْنُ عُمَرَ الْبَكْرَاوِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، الْقَيْسِيُّ كُلُّهُمْ عَنِ الْمُعْتَمِرِ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ أَبِي شَيْبَةَ - حَدَّثَنَا مُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَجُلاً، - وَقَالَ حَامِدٌ وَابْنُ عَبْدِ الأَعْلَى أَنَّ الرَّجُلَ، - كَانَ يَجْعَلُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم النَّخَلاَتِ مِنْ أَرْضِهِ . حَتَّى فُتِحَتْ عَلَيْهِ قُرَيْظَةُ وَالنَّضِيرُ فَجَعَلَ بَعْدَ ذَلِكَ يَرُدُّ عَلَيْهِ مَا كَانَ أَعْطَاهُ . قَالَ أَنَسٌ وَإِنَّ أَهْلِي أَمَرُونِي أَنْ آتِيَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَسْأَلَهُ مَا كَانَ أَهْلُهُ أَعْطَوْهُ أَوْ بَعْضَهُ وَكَانَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَعْطَاهُ أُمَّ أَيْمَنَ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِيهِنَّ فَجَاءَتْ أُمُّ أَيْمَنَ فَجَعَلَتِ الثَّوْبَ فِي عُنُقِي وَقَالَتْ وَاللَّهِ لاَ نُعْطِيكَاهُنَّ وَقَدْ أَعْطَانِيهِنَّ . فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أُمَّ أَيْمَنَ اتْرُكِيهِ وَلَكِ كَذَا وَكَذَا " . وَتَقُولُ كَلاَّ وَالَّذِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ . فَجَعَلَ يَقُولُ كَذَا حَتَّى أَعْطَاهَا عَشْرَةَ أَمْثَالِهِ أَوْ قَرِيبًا مِنْ عَشْرَةِ أَمْثَالِهِ .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, Hâmid ibn 'Umar Al-Bakrâwî et Muhammad ibn 'Abd Al-A'lâ Al-Qaysî, tous d'après Al-Mu'tamir – et la formulation est celle de Ibn Abî Shayba – nous a rapporté Mu'tamir ibn Sulaymân At-Taymî, d'après son père, d'après Anas, qu'un homme – et Hâmid ainsi que Ibn 'Abd Al-A'lâ dirent : cet homme – offrait au Prophète (ﷺ) des palmiers de sa terre, jusqu'à ce que les conquêtes de Qurayza et An-Nadîr aient lieu. Après cela, il commença à lui rendre ce qu'il lui avait donné. Anas dit : Ma famille m'ordonna d'aller voir le Prophète (ﷺ) pour lui demander ce que sa famille lui avait donné, ou une partie de cela. Le Prophète d'Allâh (ﷺ) l'avait déjà donné à Umm Ayman. Je vins donc voir le Prophète (ﷺ) et il me les donna. Umm Ayman vint et mit son vêtement autour de mon cou, disant : "Par Allâh, nous ne te les donnerons pas, alors qu'il nous les a données." Le Prophète d'Allâh (ﷺ) dit : "Ô Umm Ayman, laisse-le, et tu auras ceci et cela." Elle disait : "Non, par Celui en dehors de qui il n'y a pas de divinité." Il continua à dire ainsi jusqu'à ce qu'il lui donne dix fois la valeur, ou près de dix fois la valeur.
Nous a rapporté Shaybân ibn Farrûkh, nous a rapporté Sulaymân – c'est-à-dire Ibn Al-Mughîra – nous a rapporté Humayd ibn Hilâl, d'après 'Abd Allâh ibn Mughaffal, qui dit : Je trouvai un sac de graisse le jour de Khaybar. Je m'y accrochai et dis : "Aujourd'hui, je ne donnerai rien de ceci à personne." Je me retournai et vis le Messager d'Allâh (ﷺ) qui souriait.
Nous a rapporté Muhammad ibn Basshâr Al-'Abdî, nous a rapporté Bahz ibn Asad, nous a rapporté Shu'ba, nous a rapporté Humayd ibn Hilâl, qui dit : J'ai entendu 'Abd Allâh ibn Mughaffal dire : On nous lança un sac contenant de la nourriture et de la graisse le jour de Khaybar. Je me précipitai pour le prendre. Je me retournai et vis le Messager d'Allâh (ﷺ), alors j'eus honte de lui.
Et nous a rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a rapporté Shu'ba, avec cette chaîne de transmission, sauf qu'il dit : "un sac de graisse" et ne mentionna pas la nourriture.
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm Al-Hanzalî, Ibn Abî 'Umar, Muhammad ibn Râfi' et 'Abd ibn Humayd – et la formulation est celle de Ibn Râfi' – Ibn Râfi' et Ibn Abî 'Umar dirent : nous a rapporté, et les autres dirent : nous a informé 'Abd Ar-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après Az-Zuhrî, d'après 'Ubayd Allâh ibn 'Abd Allâh ibn 'Utba, d'après Ibn 'Abbâs, qu'Abû Sufyân lui rapporta de sa propre bouche à sa propre bouche, qu'il dit : Je partis durant la trêve qui existait entre le Messager d'Allâh (ﷺ) et moi. Alors que j'étais en Syrie, une lettre du Messager d'Allâh (ﷺ) fut apportée à Héraclius, le grand roi des Romains. Dihya Al-Kalbî l'avait apportée et l'avait remise au grand de Busrâ, qui la remit à Héraclius. Héraclius dit : "Y a-t-il ici quelqu'un du peuple de cet homme qui prétend être prophète ?" Ils dirent : "Oui." On m'appela avec un groupe de Quraysh, et nous entrâmes chez Héraclius, qui nous fit asseoir devant lui. Il dit : "Lequel d'entre vous est le plus proche parent de cet homme qui prétend être prophète ?" Abû Sufyân dit : "C'est moi." Ils me firent asseoir devant lui et firent asseoir mes compagnons derrière moi. Puis il appela son interprète et lui dit : "Dis-leur que je vais interroger cet homme au sujet de celui qui prétend être prophète. S'il me ment, contredisez-le." Abû Sufyân dit : "Par Allâh, si je n'avais pas craint qu'on me reproche le mensonge, j'aurais menti." Puis il dit à son interprète : "Interroge-le sur sa noblesse parmi eux." Je dis : "Il est noble parmi nous." Il dit : "Y a-t-il eu un roi parmi ses ancêtres ?" Je dis : "Non." Il dit : "L'accusiez-vous de mentir avant qu'il ne dise ce qu'il dit ?" Je dis : "Non." Il dit : "Qui le suit, les nobles ou les faibles ?" Je dis : "Ce sont plutôt les faibles." Il dit : "Augmentent-ils ou diminuent-ils ?" Je dis : "Ils augmentent plutôt." Il dit : "Y a-t-il quelqu'un qui apostasie après être entré dans sa religion par aversion pour celle-ci ?" Je dis : "Non." Il dit : "L'avez-vous combattu ?" Je dis : "Oui." Il dit : "Comment était votre combat contre lui ?" Je dis : "La guerre entre nous et lui était alternée : il nous infligeait des pertes et nous lui en infligions." Il dit : "Trahit-il ?" Je dis : "Non, et nous sommes en trêve avec lui, sans savoir ce qu'il fera pendant cette période." Abû Sufyân dit : "Par Allâh, je n'ai pas pu glisser un mot en plus de ces réponses." Il dit : "A-t-il déjà tenu ce discours avant ?" Je dis : "Non." L'interprète dit : "Dis-lui : Je t'ai interrogé sur sa noblesse et tu as dit qu'il était noble parmi vous. C'est ainsi que les messagers sont envoyés dans les nobles familles de leurs peuples. Je t'ai interrogé s'il y avait eu un roi parmi ses ancêtres et tu as dit que non. J'ai dit : S'il y avait eu un roi parmi ses ancêtres, j'aurais dit qu'il cherche à retrouver le royaume de ses ancêtres. Je t'ai interrogé sur ses partisans, s'ils étaient des faibles ou des nobles, et tu as dit que ce sont plutôt les faibles. Ce sont les partisans des messagers. Je t'ai interrogé si vous l'accusiez de mentir avant qu'il ne dise ce qu'il dit, et tu as dit que non. J'ai compris qu'il n'aurait pas abandonné le mensonge envers les hommes pour ensuite mentir sur Allâh. Je t'ai interrogé s'il y avait des apostats parmi eux après être entrés dans sa religion par aversion pour celle-ci, et tu as dit que non. C'est ainsi que la foi, lorsqu'elle pénètre les cœurs avec joie. Je t'ai interrogé s'ils augmentent ou diminuent, et tu as dit qu'ils augmentent. C'est ainsi que la foi jusqu'à ce qu'elle soit complète. Je t'ai interrogé si vous l'aviez combattu, et tu as dit que oui, et que la guerre entre vous et lui était alternée, vous infligeant des pertes et lui en infligeant. C'est ainsi que les messagers sont éprouvées, puis elles obtiennent la victoire finale. Je t'ai interrogé s'il trahissait, et tu as dit que non. C'est ainsi que les messagers ne trahissent pas. Je t'ai interrogé s'il avait déjà tenu ce discours avant, et tu as dit que non. J'ai dit : S'il avait tenu ce discours avant, j'aurais dit qu'il suit un discours déjà tenu." Puis il dit : "Que vous ordonne-t-il ?" Je dis : "Il nous ordonne de prier, de donner l'aumône légale, de maintenir les liens de parenté et de préserver la chasteté." Il dit : "Si ce que tu dis de lui est vrai, alors il est bien un prophète. Je savais qu'il allait apparaître, mais je ne pensais pas qu'il viendrait de chez vous. Si je savais que je pourrais le rejoindre, j'aimerais le rencontrer. Si j'étais auprès de lui, je lui laverais les pieds. Son royaume atteindra ce qui est sous mes pieds." Puis il demanda la lettre du Messager d'Allâh (ﷺ) et la lut. Elle disait : "Au nom d'Allâh, le Clément, le Miséricordieux. De Muhammad, le Messager d'Allâh, à Héraclius, le grand roi des Romains. Paix sur celui qui suit la guidance. Ensuite, je t'appelle à l'appel de l'islam. Embrasse l'islam et tu seras sauvé, et Allâh te donnera une double récompense. Si tu refuses, tu porteras le péché de tes sujets. {Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions que Allâh, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas certains d'entre nous pour seigneurs en dehors d'Allâh. Puis, s'ils se détournent, dites : Soyez témoins que nous sommes musulmans.}" Lorsqu'il eut fini de lire la lettre, les voix s'élevèrent autour de lui et le tumulte grandit. On nous fit sortir. Je dis à mes compagnons en sortant : "L'affaire d'Ibn Abî Kabsha est devenue importante, au point que le roi des Byzantins le craint." Je restai convaincu de la mission du Messager d'Allâh (ﷺ) qu'il triompherait, jusqu'à ce qu'Allâh me fasse embrasser l'islam.
Et nous a rapporté Hasan Al-Hulwânî et 'Abd ibn Humayd, qui dirent : nous a rapporté Ya'qûb – c'est-à-dire Ibn Ibrâhîm ibn Sa'd – nous a rapporté mon père, d'après Sâlih, d'après Ibn Shihâb, avec cette chaîne de transmission. Il ajouta dans le hadith : "Et Héraclius, lorsque Allâh lui eut épargné les armées de Perse, marcha de Homs à Jérusalem en action de grâce pour ce qu'Allâh lui avait accordé." Il dit dans le hadith : "De Muhammad, serviteur d'Allâh et Son Messager." Et il dit : "le péché des cultivateurs" et "l'appel à l'islam."
Hadiths 3883https://sunnah.com/muslim:1774a
حَدَّثَنِي يُوسُفُ بْنُ حَمَّادٍ الْمَعْنِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَتَبَ إِلَى كِسْرَى وَإِلَى قَيْصَرَ وَإِلَى النَّجَاشِيِّ وَإِلَى كُلِّ جَبَّارٍ يَدْعُوهُمْ إِلَى اللَّهِ تَعَالَى وَلَيْسَ بِالنَّجَاشِيِّ الَّذِي صَلَّى عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
Il m'a été rapporté par Yûsuf ibn Hammâd al-Ma'nî, qui le tient de 'Abd al-A'lâ, qui le tient de Sa'îd, qui le tient de Qatâda, qui le tient d'Anas, que le Prophète d'Allah (ﷺ) écrivit à Kisrâ (Chosroès), à Qayṣar (César), au Najâshî (Négus) et à tout tyran, les appelant à Allah le Très-Haut. Et il ne s'agit pas du Najâshî pour lequel le Prophète (ﷺ) a prié.
Hadiths 3904https://sunnah.com/muslim:1774b
وَحَدَّثَنَاهُ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الرُّزِّيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ بْنُ عَطَاءٍ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . بِمِثْلِهِ وَلَمْ يَقُلْ وَلَيْسَ بِالنَّجَاشِي الَّذِي صَلَّى عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
Il nous a été rapporté par Muḥammad ibn 'Abd Allâh al-Ruzzî, qui le tient de 'Abd al-Wahhâb ibn 'Aṭâ', qui le tient de Sa'îd, qui le tient de Qatâda, qui nous a rapporté d'Anas ibn Mâlik, d'après le Prophète (ﷺ), de la même manière, sans mentionner : "Et il ne s'agit pas du Najâshî pour lequel le Prophète (ﷺ) a prié."
Hadiths 3925https://sunnah.com/muslim:1774c
وَحَدَّثَنِيهِ نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ، أَخْبَرَنِي أَبِي، حَدَّثَنِي خَالِدُ بْنُ قَيْسٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، وَلَمْ يَذْكُرْ وَلَيْسَ بِالنَّجَاشِيِّ الَّذِي صَلَّى عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
Il m'a été rapporté par Naṣr ibn 'Alî al-Jahḍamî, qui a été informé par mon père, qui le tient de Khâlid ibn Qays, qui le tient de Qatâda, qui le tient d'Anas, sans mentionner : "Et il ne s'agit pas du Najâshî pour lequel le Prophète (ﷺ) a prié."
Hadiths 3945https://sunnah.com/muslim:1775a
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ سَرْحٍ أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي كَثِيرُ بْنُ عَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَالَ قَالَ عَبَّاسٌ شَهِدْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ فَلَزِمْتُ أَنَا وَأَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ نُفَارِقْهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَغْلَةٍ لَهُ بَيْضَاءَ أَهْدَاهَا لَهُ فَرْوَةُ بْنُ نُفَاثَةَ الْجُذَامِيُّ فَلَمَّا الْتَقَى الْمُسْلِمُونَ وَالْكُفَّارُ وَلَّى الْمُسْلِمُونَ مُدْبِرِينَ فَطَفِقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَرْكُضُ بَغْلَتَهُ قِبَلَ الْكُفَّارِ قَالَ عَبَّاسٌ وَ أَنَا آخِذٌ بِلِجَامِ بَغْلَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَكُفُّهَا إِرَادَةَ أَنْ لاَ تُسْرِعَ وَأَبُو سُفْيَانَ آخِذٌ بِرِكَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَىْ عَبَّاسُ نَادِ أَصْحَابَ السَّمُرَةِ " . فَقَالَ عَبَّاسٌ وَكَانَ رَجُلاً صَيِّتًا فَقُلْتُ بِأَعْلَى صَوْتِي أَيْنَ أَصْحَابُ السَّمُرَةِ قَالَ فَوَاللَّهِ لَكَأَنَّ عَطْفَتَهُمْ حِينَ سَمِعُوا صَوْتِي عَطْفَةُ الْبَقَرِ عَلَى أَوْلاَدِهَا . فَقَالُوا يَا لَبَّيْكَ يَا لَبَّيْكَ - قَالَ - فَاقْتَتَلُوا وَالْكُفَّارَ وَالدَّعْوَةُ فِي الأَنْصَارِ يَقُولُونَ يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ قَالَ ثُمَّ قُصِرَتِ الدَّعْوَةُ عَلَى بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ فَقَالُوا يَا بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ يَا بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ . فَنَظَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى بَغْلَتِهِ كَالْمُتَطَاوِلِ عَلَيْهَا إِلَى قِتَالِهِمْ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا حِينَ حَمِيَ الْوَطِيسُ " . قَالَ ثُمَّ أَخَذَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَصَيَاتٍ فَرَمَى بِهِنَّ وُجُوهَ الْكُفَّارِ ثُمَّ قَالَ " انْهَزَمُوا وَرَبِّ مُحَمَّدٍ " . قَالَ فَذَهَبْتُ أَنْظُرُ فَإِذَا الْقِتَالُ عَلَى هَيْئَتِهِ فِيمَا أَرَى - قَالَ - فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَمَاهُمْ بِحَصَيَاتِهِ فَمَا زِلْتُ أَرَى حَدَّهُمْ كَلِيلاً وَأَمْرَهُمْ مُدْبِرًا .
Il m'a été rapporté par Abû al-Ṭâhir, Aḥmad ibn 'Amr ibn Sarḥ, qui a été informé par Ibn Wahb, qui a été informé par Yûnus, d'après Ibn Shihâb, qui a dit : Kathîr ibn 'Abbâs ibn 'Abd al-Muṭṭalib m'a rapporté, il a dit : Al-'Abbâs a dit : J'ai assisté avec le Messager d'Allah (ﷺ) à la bataille de Ḥunayn. Je me suis attaché, ainsi qu'Abû Sufyân ibn al-Ḥârith ibn 'Abd al-Muṭṭalib, au Messager d'Allah (ﷺ), et nous ne l'avons pas quitté. Le Messager d'Allah (ﷺ) était sur une mule blanche qui lui avait été offerte par Farwa ibn Nufâtha al-Judhâmî. Lorsque les musulmans rencontrèrent les mécréants, les musulmans prirent la fuite. Alors le Messager d'Allah (ﷺ) se mit à pousser sa mule vers les mécréants. Al-'Abbâs dit : Et moi, je tenais la bride de la mule du Messager d'Allah (ﷺ) pour l'empêcher d'aller trop vite, tandis qu'Abû Sufyân tenait l'étrier du Messager d'Allah (ﷺ). Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Ô 'Abbâs, appelle les compagnons du Samura." Al-'Abbâs dit : J'étais un homme à la voix forte, alors j'ai crié de toutes mes forces : "Où sont les compagnons du Samura ?" Par Allah, il semblait que leur retour, lorsqu'ils entendirent ma voix, était comme celui des vaches retournant vers leurs petits. Ils dirent : "Nous voici, nous voici !" Ils combattirent alors les mécréants, et l'appel fut lancé aux Anṣâr : "Ô groupe des Anṣâr ! Ô groupe des Anṣâr !" Puis l'appel fut restreint aux Banû al-Ḥârith ibn al-Khazraj : "Ô Banû al-Ḥârith ibn al-Khazraj ! Ô Banû al-Ḥârith ibn al-Khazraj !" Le Messager d'Allah (ﷺ), sur sa mule, observait leur combat comme s'il se dressait au-dessus d'eux et dit : "Voici le moment où la bataille fait rage." Puis le Messager d'Allah (ﷺ) prit des cailloux et les lança au visage des mécréants, puis dit : "Qu'ils soient défaits, par le Seigneur de Muḥammad !" Je regardai alors, et voici que le combat était toujours dans le même état à mes yeux. Par Allah, ce ne fut qu'après qu'il les eut frappés avec ses cailloux que je vis leur ardeur faiblir et leur affaire tourner en déroute.
Il nous a été rapporté par Isḥâq ibn Ibrâhîm, Muḥammad ibn Râfi' et 'Abd ibn Ḥumayd, tous d'après 'Abd al-Razzâq, qui a été informé par Ma'mar, d'après al-Zuhrî, avec cette chaîne de transmission, d'une manière semblable, sauf qu'il a dit : Farwa ibn Nu'âma al-Judhâmî. Et il a dit : "Qu'ils soient défaits, par le Seigneur de la Ka'ba ! Qu'ils soient défaits, par le Seigneur de la Ka'ba !" Il a ajouté dans le hadith : jusqu'à ce qu'Allah les ait mis en déroute. Il dit : Il me semblait voir le Prophète (ﷺ) les poursuivre sur sa mule.
Il nous a été rapporté par Ibn Abî 'Umar, qui le tient de Sufyân ibn 'Uyayna, d'après al-Zuhrî, qui a dit : Kathîr ibn al-'Abbâs m'a informé, d'après son père, qui a dit : J'étais avec le Prophète (ﷺ) le jour de Ḥunayn. Et il a rapporté le hadith, sauf que le hadith de Yûnus et celui de Ma'mar sont plus complets et plus détaillés.
Hadiths 4001https://sunnah.com/muslim:1776a
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا أَبُو خَيْثَمَةَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلْبَرَاءِ يَا أَبَا عُمَارَةَ أَفَرَرْتُمْ يَوْمَ حُنَيْنٍ قَالَ لاَ وَاللَّهِ مَا وَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَكِنَّهُ خَرَجَ شُبَّانُ أَصْحَابِهِ وَأَخِفَّاؤُهُمْ حُسَّرًا لَيْسَ عَلَيْهِمْ سِلاَحٌ أَوْ كَثِيرُ سِلاَحٍ فَلَقُوا قَوْمًا رُمَاةً لاَ يَكَادُ يَسْقُطُ لَهُمْ سَهْمٌ جَمْعَ هَوَازِنَ وَبَنِي نَصْرٍ فَرَشَقُوهُمْ رَشْقًا مَا يَكَادُونَ يُخْطِئُونَ فَأَقْبَلُوا هُنَاكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَغْلَتِهِ الْبَيْضَاءِ وَأَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ يَقُودُ بِهِ فَنَزَلَ فَاسْتَنْصَرَ وَقَالَ " أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ " . ثُمَّ صَفَّهُمْ .
Il nous a été rapporté par Yaḥyâ ibn Yaḥyâ, qui a été informé par Abû Khaythama, d'après Abû Isḥâq, qui a dit : Un homme dit à al-Barâ' : "Ô Abû 'Umâra, avez-vous fui le jour de Ḥunayn ?" Il répondit : "Non, par Allah, le Messager d'Allah (ﷺ) n'a pas fui. Mais des jeunes parmi ses compagnons et des hommes légers, sans armes ou avec peu d'armes, sortirent et rencontrèrent des gens archers, dont les flèches ne tombaient presque jamais à côté, un groupe de Hawâzin et des Banû Naṣr. Ils les criblèrent de flèches, et ceux-ci se dirigèrent alors vers le Messager d'Allah (ﷺ), qui était sur sa mule blanche. Abû Sufyân ibn al-Ḥârith ibn 'Abd al-Muṭṭalib tenait la bride de sa mule. Il descendit alors et demanda secours en disant : 'Je suis le Prophète, ce n'est pas un mensonge. Je suis le fils de 'Abd al-Muṭṭalib.' Puis il les rangea en ordre de bataille."
Il nous a été rapporté par Aḥmad ibn Janâb al-Miṣṣîṣî, qui le tient de 'Îsâ ibn Yûnus, d'après Zakariyyâ', d'après Abû Isḥâq, qui a dit : Un homme vint trouver al-Barâ' et lui dit : "Ô Abû 'Umâra, avez-vous pris la fuite le jour de Ḥunayn ?" Il répondit : "Je témoigne que le Prophète d'Allah (ﷺ) n'a pas fui, mais des hommes légers et sans armes parmi les gens se dirigèrent vers cette tribu de Hawâzin, qui étaient des archers. Ils les criblèrent de flèches comme un essaim de sauterelles. Les musulmans se dispersèrent alors et se dirigèrent vers le Messager d'Allah (ﷺ), tandis qu'Abû Sufyân ibn al-Ḥârith tenait la bride de sa mule. Il descendit, invoqua et demanda secours en disant : 'Je suis le Prophète, ce n'est pas un mensonge. Je suis le fils de 'Abd al-Muṭṭalib. Ô Allah, fais descendre Ta victoire !'" Al-Barâ' dit : "Par Allah, lorsque le combat faisait rage, nous nous protégions par lui, et le plus brave d'entre nous était celui qui se tenait à ses côtés", c'est-à-dire le Prophète (ﷺ).
Hadiths 4037https://sunnah.com/muslim:1776c
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ، بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، وَسَأَلَهُ، رَجُلٌ مِنْ قَيْسٍ أَفَرَرْتُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ فَقَالَ الْبَرَاءُ وَلَكِنْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَفِرَّ وَكَانَتْ هَوَازِنُ يَوْمَئِذٍ رُمَاةً وَإِنَّا لَمَّا حَمَلْنَا عَلَيْهِمُ انْكَشَفُوا فَأَكْبَبْنَا عَلَى الْغَنَائِمِ فَاسْتَقْبَلُونَا بِالسِّهَامِ وَلَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَغْلَتِهِ الْبَيْضَاءِ وَإِنَّ أَبَا سُفْيَانَ بْنَ الْحَارِثِ آخِذٌ بِلِجَامِهَا وَهُوَ يَقُولُ " أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ " .
Il nous a été rapporté par Muḥammad ibn al-Muthannâ et Ibn Basshâr – la formulation est celle d'Ibn al-Muthannâ – qui ont dit : Muḥammad ibn Ja'far nous a rapporté, d'après Shu'ba, d'après Abû Isḥâq, qui a dit : J'ai entendu al-Barâ' – un homme de Qays l'interrogea : "Avez-vous fui devant le Messager d'Allah (ﷺ) le jour de Ḥunayn ?" Al-Barâ' répondit : "Mais le Messager d'Allah (ﷺ) n'a pas fui. Hawâzin étaient ce jour-là des archers. Lorsque nous les avons chargés, ils se sont dispersés, et nous nous sommes précipités sur le butin. Ils nous ont alors accueillis avec des flèches, et j'ai vu le Messager d'Allah (ﷺ) sur sa mule blanche, tandis qu'Abû Sufyân ibn al-Ḥârith tenait sa bride, et il disait : 'Je suis le Prophète, ce n'est pas un mensonge. Je suis le fils de 'Abd al-Muṭṭalib.'"
Il m'a été rapporté par Zuhayr ibn Ḥarb, Muḥammad ibn al-Muthannâ et Abû Bakr ibn Khallâd, qui ont dit : Yaḥyâ ibn Sa'îd nous a rapporté, d'après Sufyân, qui a dit : Abû Isḥâq m'a rapporté, d'après al-Barâ', qu'un homme lui dit : "Ô Abû 'Umâra..." Et il a mentionné le hadith, qui est plus court que leurs autres versions, celles-ci étant plus complètes.