وَحَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ يُونُسَ الْحَنَفِيُّ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُنَيْنًا فَلَمَّا وَاجَهْنَا الْعَدُوَّ تَقَدَّمْتُ فَأَعْلُو ثَنِيَّةً فَاسْتَقْبَلَنِي رَجُلٌ مِنَ الْعَدُوِّ فَأَرْمِيهِ بِسَهْمٍ فَتَوَارَى عَنِّي فَمَا دَرَيْتُ مَا صَنَعَ وَنَظَرْتُ إِلَى الْقَوْمِ فَإِذَا هُمْ قَدْ طَلَعُوا مِنْ ثَنِيَّةٍ أُخْرَى فَالْتَقَوْا هُمْ وَصَحَابَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَوَلَّى صَحَابَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَرْجِعُ مُنْهَزِمًا وَعَلَىَّ بُرْدَتَانِ مُتَّزِرًا بِإِحْدَاهُمَا مُرْتَدِيًا بِالأُخْرَى فَاسْتَطْلَقَ إِزَارِي فَجَمَعْتُهُمَا جَمِيعًا وَمَرَرْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنْهَزِمًا وَهُوَ عَلَى بَغْلَتِهِ الشَّهْبَاءِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ رَأَى ابْنُ الأَكْوَعِ فَزَعًا " . فَلَمَّا غَشُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَزَلَ عَنِ الْبَغْلَةِ ثُمَّ قَبَضَ قَبْضَةً مِنْ تُرَابٍ مِنَ الأَرْضِ ثُمَّ اسْتَقْبَلَ بِهِ وُجُوهَهُمْ فَقَالَ " شَاهَتِ الْوُجُوهُ " . فَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْهُمْ إِنْسَانًا إِلاَّ مَلأَ عَيْنَيْهِ تُرَابًا بِتِلْكَ الْقَبْضَةِ فَوَلَّوْا مُدْبِرِينَ فَهَزَمَهُمُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ وَقَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَنَائِمَهُمْ بَيْنَ الْمُسْلِمِينَ .
Il nous a été rapporté par Zuhayr ibn Ḥarb, qui le tient de 'Umar ibn Yûnus al-Ḥanafî, qui le tient de 'Ikrimah ibn 'Ammâr, qui le tient de Iyâs ibn Salama, qui le tient de son père, qui a dit : Nous avons fait une expédition avec le Messager d'Allah (ﷺ) à Ḥunayn. Lorsque nous avons fait face à l'ennemi, j'ai avancé et gravi une colline. Un homme de l'ennemi m'a alors fait face, et je l'ai atteint d'une flèche. Il a disparu, et je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je regardai alors les troupes, et voici qu'ils avaient surgi d'une autre colline. Ils rencontrèrent les compagnons du Prophète (ﷺ), qui prirent la fuite. Je revins en déroute, portant deux manteaux, l'un enroulé autour de ma taille et l'autre sur mes épaules. Mon izâr se détacha, alors je les rassemblai tous les deux. Je passai près du Messager d'Allah (ﷺ) en déroute, alors qu'il était sur sa mule grise. Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Ibn al-Akwa' a été saisi par la peur." Lorsque les ennemis encerclèrent le Messager d'Allah (ﷺ), il descendit de sa mule, prit une poignée de terre et la lança au visage des ennemis en disant : "Que ces visages soient honteux !" Allah ne créa aucun d'entre eux sans que ses yeux ne soient remplis de cette terre. Ils prirent alors la fuite, et Allah les mit en déroute. Le Messager d'Allah (ﷺ) partagea ensuite leur butin entre les musulmans.
Hadiths 4090https://sunnah.com/muslim:1778
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَابْنُ، نُمَيْرٍ جَمِيعًا عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي الْعَبَّاسِ الشَّاعِرِ الأَعْمَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، بْنِ عَمْرٍو قَالَ حَاصَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْلَ الطَّائِفِ فَلَمْ يَنَلْ مِنْهُمْ شَيْئًا فَقَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ " . قَالَ أَصْحَابُهُ نَرْجِعُ وَلَمْ نَفْتَتِحْهُ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اغْدُوا عَلَى الْقِتَالِ " . فَغَدَوْا عَلَيْهِ فَأَصَابَهُمْ جِرَاحٌ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا قَافِلُونَ غَدًا " . قَالَ فَأَعْجَبَهُمْ ذَلِكَ فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
Il nous a été rapporté par Abû Bakr ibn Abî Shayba, Zuhayr ibn Ḥarb et Ibn Numayr, tous d'après Sufyân, et Zuhayr a dit : Sufyân ibn 'Uyayna nous a rapporté, d'après 'Amr, d'après Abû al-'Abbâs le poète aveugle, d'après 'Abd Allâh ibn 'Amr, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) assiégea les habitants de al-Ṭâ'if mais ne put rien obtenir d'eux. Il dit alors : "Nous partons, si Allah le veut." Ses compagnons dirent : "Nous partons sans l'avoir conquise ?" Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit : "Allez combattre demain." Ils y allèrent et furent blessés. Le Messager d'Allah (ﷺ) leur dit alors : "Nous partons demain." Cela leur plut, et le Messager d'Allah (ﷺ) sourit.
Hadiths 4109https://sunnah.com/muslim:1779
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَاوَرَ حِينَ بَلَغَهُ إِقْبَالُ أَبِي سُفْيَانَ قَالَ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَأَعْرَضَ عَنْهُ ثُمَّ تَكَلَّمَ عُمَرُ فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ فَقَالَ إِيَّانَا تُرِيدُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ أَمَرْتَنَا أَنْ نُخِيضَهَا الْبَحْرَ لأَخَضْنَاهَا وَلَوْ أَمَرْتَنَا أَنْ نَضْرِبَ أَكْبَادَهَا إِلَى بَرْكِ الْغِمَادِ لَفَعَلْنَا - قَالَ - فَنَدَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّاسَ فَانْطَلَقُوا حَتَّى نَزَلُوا بَدْرًا وَوَرَدَتْ عَلَيْهِمْ رَوَايَا قُرَيْشٍ وَفِيهِمْ غُلاَمٌ أَسْوَدُ لِبَنِي الْحَجَّاجِ فَأَخَذُوهُ فَكَانَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُونَهُ عَنْ أَبِي سُفْيَانَ وَأَصْحَابِهِ . فَيَقُولُ مَا لِي عِلْمٌ بِأَبِي سُفْيَانَ وَلَكِنْ هَذَا أَبُو جَهْلٍ وَعُتْبَةُ وَشَيْبَةُ وَأُمَيَّةُ بْنُ خَلَفٍ . فَإِذَا قَالَ ذَلِكَ ضَرَبُوهُ فَقَالَ نَعَمْ أَنَا أُخْبِرُكُمْ هَذَا أَبُو سُفْيَانَ . فَإِذَا تَرَكُوهُ فَسَأَلُوهُ فَقَالَ مَا لِي بِأَبِي سُفْيَانَ عِلْمٌ وَلَكِنْ هَذَا أَبُو جَهْلٍ وَعُتْبَةُ وَأُمَيَّةُ بْنُ خَلَفٍ فِي النَّاسِ . فَإِذَا قَالَ هَذَا أَيْضًا ضَرَبُوهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يُصَلِّي فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ انْصَرَفَ قَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَتَضْرِبُوهُ إِذَا صَدَقَكُمْ وَتَتْرُكُوهُ إِذَا كَذَبَكُمْ " . قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا مَصْرَعُ فُلاَنٍ " . قَالَ وَيَضَعُ يَدَهُ عَلَى الأَرْضِ هَا هُنَا وَهَا هُنَا قَالَ فَمَا مَاطَ أَحَدُهُمْ عَنْ مَوْضِعِ يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
Il nous a été rapporté par Shaybân ibn Farrûkh, qui le tient de Sulaymân ibn al-Mughîra, qui le tient de Thâbit al-Bunânî, qui le tient de 'Abd Allâh ibn Rabâḥ, d'après Abû Hurayra, qui a dit : Des délégations vinrent trouver Mu'âwiya, et cela se passait pendant le mois de Ramadan. Nous préparions les uns pour les autres de la nourriture. Abû Hurayra était de ceux qui nous invitaient souvent chez lui. Je dis : "Ne devrais-je pas préparer un repas et les inviter chez moi ?" Je fis donc préparer un repas, puis je rencontrai Abû Hurayra dans l'après-midi et lui dis : "L'invitation est chez moi ce soir." Il répondit : "Tu m'as devancé." Je dis : "Oui." Je les invitai donc, et Abû Hurayra dit : "Ne devrais-je pas vous informer d'un hadith de votre part, ô groupe des Anṣâr ?" Puis il mentionna la conquête de La Mecque et dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) arriva jusqu'à entrer à La Mecque. Il envoya al-Zubayr à la tête d'une des deux ailes, Khâlid à la tête de l'autre aile, et Abû 'Ubayda à la tête des fantassins légers, prenant le fond de la vallée. Le Messager d'Allah (ﷺ) était dans une troupe. Il me vit et dit : "Abû Hurayra." Je répondis : "Me voici, ô Messager d'Allah." Il dit : "Que personne ne vienne à moi si ce n'est un Anṣârî." (Une autre version ajoute : Il dit : "Appelle-moi les Anṣâr.") Ils l'entourèrent alors, et les Quraysh rassemblèrent leurs gens de peu et leurs partisans. Ils dirent : "Nous les enverrons en avant ; s'ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux, et s'ils sont tués, nous donnerons ce qu'on nous demande." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Voyez-vous ces gens de peu de Quraysh et leurs partisans ?" Puis il joignit ses deux mains l'une sur l'autre et dit : "Jusqu'à ce que vous me rejoigniez à al-Ṣafâ." Nous partîmes alors, et aucun d'entre nous ne souhaitait tuer quelqu'un sans le faire, et aucun d'eux ne nous faisait face. Abû Sufyân vint alors et dit : "Ô Messager d'Allah, la verdure de Quraysh a été anéantie, il n'y aura plus de Quraysh après ce jour." Puis il dit : "Celui qui entre dans la maison d'Abû Sufyân est en sécurité." Certains des Anṣâr dirent alors entre eux : "Quant à cet homme, il a été saisi par l'affection pour son village et la compassion pour sa tribu." Abû Hurayra dit : La révélation descendit alors, et lorsque la révélation descendait, cela ne nous était pas caché. Lorsque la révélation venait, personne ne levait les yeux vers le Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce qu'elle soit achevée. Lorsque la révélation fut achevée, le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Ô groupe des Anṣâr !" Ils répondirent : "Nous voici, ô Messager d'Allah." Il dit : "Vous avez dit : 'Quant à cet homme, il a été saisi par l'affection pour son village.'" Ils dirent : "Cela a bien été dit." Il dit : "Non, je suis le serviteur d'Allah et Son Messager. J'ai émigré vers Allah et vers vous. La vie est votre vie, et la mort est votre mort." Ils s'approchèrent alors de lui en pleurant et dirent : "Par Allah, nous n'avons dit ce que nous avons dit que par attachement à Allah et à Son Messager." Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Certes, Allah et Son Messager vous croient et vous excusent." Les gens se dirigèrent alors vers la maison d'Abû Sufyân, et les gens fermèrent leurs portes. Le Messager d'Allah (ﷺ) s'avança jusqu'à toucher la Pierre Noire, puis fit le tour de la Ka'ba. Il arriva près d'une idole placée à côté de la Ka'ba qu'ils adoraient. Le Messager d'Allah (ﷺ) avait un arc à la main et en tenait la poignée. Lorsqu'il arriva près de l'idole, il se mit à la frapper à l'œil en disant : "La vérité est venue, et le faux a disparu. Certes, le faux est destiné à disparaître." Lorsqu'il eut terminé son tour, il arriva à al-Ṣafâ, y monta jusqu'à voir la Ka'ba, leva les mains et se mit à louer Allah et à invoquer comme il le souhaitait.
Nous a rapporté Shaybân ibn Farrûkh, nous a rapporté Sulaymân ibn al-Mughîra, nous a rapporté Thâbit al-Bunânî, d'après 'Abd Allâh ibn Rabâh, d'après Abû Hurayra (qu'Allâh l'agrée) qui dit : Des délégations vinrent auprès de Mu'âwiya pendant le mois de Ramadan. Nous nous préparions mutuellement de la nourriture. Abû Hurayra (qu'Allâh l'agrée) nous invitait souvent chez lui. Je dis : "Ne devrais-je pas préparer un repas et les inviter chez moi ?" J'ordonnai donc qu'on prépare un repas, puis je rencontrai Abû Hurayra en fin de journée et lui dis : "L'invitation est chez moi ce soir." Il répondit : "Tu m'as devancé." Je dis : "Oui." Je les invitai donc. Abû Hurayra dit : "Ne devrais-je pas vous informer d'un hadith de votre histoire, ô groupe des Ansâr ?" Puis il mentionna la conquête de La Mecque et dit : Le Messager d'Allâh (ﷺ) arriva jusqu'à entrer à La Mecque. Il envoya al-Zubayr à la tête de l'une des deux ailes, Khâlid à la tête de l'autre aile, et Abû 'Ubayda à la tête des fantassins sans armure. Ils prirent le fond de la vallée tandis que le Messager d'Allâh (ﷺ) était dans une troupe. Il me vit et dit : "Abû Hurayra." Je répondis : "Me voici, ô Messager d'Allâh." Il dit : "Qu'aucun ne vienne à moi si ce n'est un Ansâr." (Une autre version ajoute : "Appelle-moi les Ansâr.") Ils l'entourèrent alors, et les Qurayshites rassemblèrent leurs gens de peu et leurs partisans. Ils dirent : "Nous les ferons passer en premier ; s'ils obtiennent quelque chose, nous serons avec eux, et s'ils sont touchés, nous donnerons ce qu'on nous demande." Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : "Voyez-vous ces gens de peu de Quraysh et leurs partisans ?" Puis, avec ses deux mains, l'une sur l'autre, il dit : "Jusqu'à ce que vous me rejoigniez à al-Safâ." Nous partîmes, et personne parmi nous ne souhaitait tuer quelqu'un sans le faire, et aucun d'eux ne nous visait. Abû Sufyân vint et dit : "Ô Messager d'Allâh, la verdure de Quraysh a été exposée, il n'y aura plus de Quraysh après ce jour." Puis il dit : "Quiconque entre dans la demeure d'Abû Sufyân est en sécurité." Certains Ansâr se dirent entre eux : "Quant à cet homme, il a été pris par l'attachement à son village et la compassion pour sa tribu." Abû Hurayra dit : La révélation descendit, et quand elle descendait, cela ne nous était pas caché. Quand elle venait, personne ne levait les yeux vers le Messager d'Allâh (ﷺ) jusqu'à ce qu'elle soit achevée. Quand la révélation fut terminée, le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : "Ô groupe des Ansâr !" Ils répondirent : "Me voici, ô Messager d'Allâh." Il dit : "Vous avez dit : 'Quant à cet homme, il a été pris par l'attachement à son village.'" Ils dirent : "Cela a bien été dit." Il dit : "Non, je suis le serviteur d'Allâh et Son Messager. J'ai émigré vers Allâh et vers vous. La vie est votre vie, et la mort est votre mort." Ils vinrent alors vers lui en pleurant et dirent : "Par Allâh, nous n'avons dit ce que nous avons dit que par attachement à Allâh et à Son Messager." Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : "Certes, Allâh et Son Messager vous croient et vous excusent." Les gens se dirigèrent alors vers la demeure d'Abû Sufyân, et les gens fermèrent leurs portes. Le Messager d'Allâh (ﷺ) s'avança jusqu'à toucher la Pierre Noire, puis fit le tour de la Ka'ba. Il arriva près d'une idole à côté de la Maison qu'ils adoraient. Le Messager d'Allâh (ﷺ) avait un arc à la main et en tenait la poignée. Quand il arriva près de l'idole, il se mit à la frapper à l'œil en disant : "La vérité est venue et le faux a disparu." Quand il eut terminé son tour, il vint à al-Safâ, y monta jusqu'à voir la Maison, leva les mains et se mit à louer Allâh et à invoquer comme Il le voulait.
Il m'a été rapporté par 'Abd Allâh ibn Hâshim, qui le tient de Bahz, qui le tient de Sulaymân ibn al-Mughîra, avec cette chaîne de transmission. Il a ajouté dans le hadith : Puis il joignit ses deux mains l'une sur l'autre et dit : "Moissonnez-les comme on moissonne." Et dans le hadith, ils dirent : "Nous avons dit cela, ô Messager d'Allah." Il dit : "Alors quel est mon nom ? Non, je suis le serviteur d'Allah et Son Messager."
Il m'a été rapporté par 'Abd Allâh ibn 'Abd al-Raḥmân al-Dârimî, qui le tient de Yaḥyâ ibn Ḥassân, qui le tient de Ḥammâd ibn Salama, qui a été informé par Thâbit, d'après 'Abd Allâh ibn Rabâḥ, qui a dit : Nous sommes venus en délégation auprès de Mu'âwiya ibn Abî Sufyân, et parmi nous se trouvait Abû Hurayra. Chacun de nous préparait un repas un jour pour ses compagnons. Ce fut mon tour, alors je dis : "Ô Abû Hurayra, aujourd'hui c'est mon tour." Ils vinrent à la maison, mais notre repas n'était pas prêt. Je dis : "Ô Abû Hurayra, si tu nous racontais un hadith du Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à ce que notre repas soit prêt." Il dit : Nous étions avec le Messager d'Allah (ﷺ) le jour de la conquête de La Mecque. Il plaça Khâlid ibn al-Walîd à la tête de l'aile droite, al-Zubayr à la tête de l'aile gauche, et Abû 'Ubayda à la tête des fantassins légers et du fond de la vallée. Il dit : "Ô Abû Hurayra, appelle-moi les Anṣâr." Je les appelai, et ils vinrent en courant. Il dit : "Ô groupe des Anṣâr, voyez-vous ces gens de peu de Quraysh et leurs partisans ?" Ils dirent : "Oui." Il dit : "Lorsque vous les rencontrerez demain, moissonnez-les comme on moissonne." Il cacha sa main et plaça sa droite sur sa gauche, puis dit : "Votre rendez-vous est à al-Ṣafâ." Aucun d'entre eux ne se dressa ce jour-là sans le terrasser. Le Messager d'Allah (ﷺ) monta alors sur al-Ṣafâ, et les Anṣâr l'entourèrent. Abû Sufyân vint et dit : "Ô Messager d'Allah, la verdure de Quraysh a été anéantie, il n'y aura plus de Quraysh après ce jour." Abû Sufyân dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) dit : "Celui qui entre dans la maison d'Abû Sufyân est en sécurité, celui qui dépose les armes est en sécurité, et celui qui ferme sa porte est en sécurité." Certains des Anṣâr dirent : "Quant à cet homme, il a été saisi par la compassion pour sa tribu et l'affection pour son village." La révélation descendit alors sur le Messager d'Allah (ﷺ), qui dit : "Vous avez dit : 'Quant à cet homme, il a été saisi par la compassion pour sa tribu et l'affection pour son village.' Eh bien, quel est mon nom alors ? – trois fois – Je suis Muḥammad, le serviteur d'Allah et Son Messager. J'ai émigré vers Allah et vers vous. La vie est votre vie, et la mort est votre mort." Ils dirent : "Par Allah, nous n'avons dit cela que par attachement à Allah et à Son Messager." Il dit : "Certes, Allah et Son Messager vous croient et vous excusent."
Il nous a été rapporté par Abû Bakr ibn Abî Shayba, 'Amr al-Nâqid et Ibn Abî 'Umar – la formulation est celle d'Ibn Abî Shayba – qui ont dit : Sufyân ibn 'Uyayna nous a rapporté, d'après Ibn Abî Najîḥ, d'après Mujâhid, d'après Abû Ma'mar, d'après 'Abd Allâh, qui a dit : Le Prophète (ﷺ) entra à La Mecque, et autour de la Ka'ba se trouvaient trois cent soixante idoles. Il se mit à les frapper avec un bâton qu'il avait à la main en disant : "La vérité est venue, et le faux a disparu. Certes, le faux est destiné à disparaître" (Coran 17:81) et "La vérité est venue, et le faux ne peut rien commencer ni répéter" (Coran 34:49). Ibn Abî 'Umar a ajouté : le jour de la conquête.
Il nous a été rapporté par Ḥasan ibn 'Alî al-Ḥulwânî et 'Abd ibn Ḥumayd, tous deux d'après 'Abd al-Razzâq, qui a été informé par al-Thawrî, d'après Ibn Abî Najîḥ, avec cette chaîne de transmission, jusqu'à ses mots : "destiné à disparaître." Il n'a pas mentionné l'autre verset et a dit "idole" au lieu de "idoles."
Il nous a été rapporté par Abû Bakr ibn Abî Shayba, qui le tient de 'Alî ibn Mushir et Wakî', d'après Zakariyyâ', d'après al-Sha'bî, qui a dit : 'Abd Allâh ibn Muṭî' m'a informé, d'après son père, qui a dit : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire le jour de la conquête de La Mecque : "Aucun Qurayshite ne sera tué de sang-froid après ce jour jusqu'au Jour de la Résurrection."
Hadiths 4226https://sunnah.com/muslim:1782b
حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَزَادَ قَالَ وَلَمْ يَكُنْ أَسْلَمَ أَحَدٌ مِنْ عُصَاةِ قُرَيْشٍ غَيْرَ مُطِيعٍ كَانَ اسْمُهُ الْعَاصِي فَسَمَّاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُطِيعًا .
Il nous a été rapporté par Ibn Numayr, qui le tient de son père, qui le tient de Zakariyyâ', avec cette chaîne de transmission. Il a ajouté : Aucun des grands pécheurs de Quraysh ne s'était converti à l'islam, sauf Muṭî', dont le nom était al-'Âṣî. Le Messager d'Allah (ﷺ) le nomma Muṭî'.
Hadiths 4243https://sunnah.com/muslim:1783a
حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ، يَقُولُ كَتَبَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ الصُّلْحَ بَيْنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ فَكَتَبَ " هَذَا مَا كَاتَبَ عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ" . فَقَالُوا لاَ تَكْتُبْ رَسُولُ اللَّهِ فَلَوْ نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ لَمْ نُقَاتِلْكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِعَلِيٍّ " امْحُهُ " . فَقَالَ مَا أَنَا بِالَّذِي أَمْحَاهُ . فَمَحَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ قَالَ وَكَانَ فِيمَا اشْتَرَطُوا أَنْ يَدْخُلُوا مَكَّةَ فَيُقِيمُوا بِهَا ثَلاَثًا وَلاَ يَدْخُلُهَا بِسِلاَحٍ إِلاَّ جُلُبَّانَ السِّلاَحِ . قُلْتُ لأَبِي إِسْحَاقَ وَمَا جُلُبَّانُ السِّلاَحِ قَالَ الْقِرَابُ وَمَا فِيهِ .
J'ai été informé par 'Ubayd Allâh ibn Mu'âdh al-'Anbarî, nous a rapporté mon père, nous a rapporté Shu'ba, d'après Abû Ishâq, qui dit : J'ai entendu al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allâh l'agrée) dire : 'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée) rédigea le traité de paix entre le Prophète (ﷺ) et les polythéistes le jour d'al-Hudaybiya. Il écrivit : "Ceci est ce sur quoi a convenu Muhammad, le Messager d'Allâh." Ils dirent : "N'écris pas 'le Messager d'Allâh', car si nous savions que tu es le Messager d'Allâh, nous ne t'aurions pas combattu." Le Prophète (ﷺ) dit à 'Alî : "Efface-le." 'Alî dit : "Je ne suis pas celui qui l'effacera." Le Prophète (ﷺ) l'effaça donc de sa main. Parmi les conditions qu'ils posèrent, il y avait qu'ils entreraient à La Mecque et y resteraient trois jours, sans y entrer avec des armes, sauf les fourreaux des épées. Je dis à Abû Ishâq : "Qu'est-ce que les fourreaux des épées ?" Il dit : "Le fourreau et ce qu'il contient."
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Muthannâ et Ibn Basshâr, qui ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Ja'far, nous a rapporté Shu'ba, d'après Abû Ishâq, qui dit : J'ai entendu al-Barâ' ibn 'Âzib (qu'Allâh l'agrée) dire : Lorsque le Messager d'Allâh (ﷺ) fit la paix avec les gens d'al-Hudaybiya, 'Alî rédigea un écrit entre eux. Il écrivit : "Muhammad, le Messager d'Allâh." Puis il mentionna un récit semblable à celui de Mu'âdh, sans mentionner dans le hadith : "Ceci est ce sur quoi a convenu..."
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm al-Hanzalî et Ahmad ibn Janâb al-Misîsî, tous deux d'après 'Îsâ ibn Yûnus – et la formulation est celle d'Ishâq – : Nous a informé 'Îsâ ibn Yûnus, nous a informé Zakariyyâ, d'après Abû Ishâq, d'après al-Barâ' (qu'Allâh l'agrée), qui dit : Lorsque le Prophète (ﷺ) fut assiégé près de la Maison, les gens de La Mecque firent la paix avec lui à condition qu'il y entre et y séjourne trois jours, sans y entrer avec autre chose que les fourreaux des épées, et qu'il ne fasse pas sortir avec lui quelqu'un de ses habitants, ni n'empêche quiconque de ceux qui étaient avec lui d'y rester. Il dit à 'Alî : "Écris les conditions entre nous : 'Au nom d'Allâh, le Clément, le Miséricordieux. Ceci est ce sur quoi a statué Muhammad, le Messager d'Allâh.'" Les polythéistes dirent : "Si nous savions que tu es le Messager d'Allâh, nous t'aurions suivi, mais écris : 'Muhammad ibn 'Abd Allâh.'" Il ordonna à 'Alî de l'effacer, mais 'Alî dit : "Non, par Allâh, je ne l'effacerai pas." Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : "Montre-moi l'endroit." Il lui montra l'endroit, et il l'effaça puis écrivit : "Ibn 'Abd Allâh." Il y séjourna trois jours. Le troisième jour, ils dirent à 'Alî : "C'est le dernier jour selon la condition de ton compagnon, ordonne-lui de partir." Il l'en informa, et il dit : "Oui." Il partit donc. Ibn Janâb a dit dans sa version, à la place de "nous t'aurions suivi" : "nous t'aurions prêté allégeance."
Hadiths 4294https://sunnah.com/muslim:1784
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ قُرَيْشًا، صَالَحُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِيهِمْ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِعَلِيٍّ " اكْتُبْ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ " . قَالَ سُهَيْلٌ أَمَّا بِاسْمِ اللَّهِ فَمَا نَدْرِي مَا بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ وَلَكِنِ اكْتُبْ مَا نَعْرِفُ بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ فَقَالَ " اكْتُبْ مِنْ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ " . قَالُوا لَوْ عَلِمْنَا أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ لاَتَّبَعْنَاكَ وَلَكِنِ اكْتُبِ اسْمَكَ وَاسْمَ أَبِيكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبْ مِنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ " . فَاشْتَرَطُوا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ مَنْ جَاءَ مِنْكُمْ لَمْ نَرُدَّهُ عَلَيْكُمْ وَمَنْ جَاءَكُمْ مِنَّا رَدَدْتُمُوهُ عَلَيْنَا فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَكْتُبُ هَذَا قَالَ " نَعَمْ إِنَّهُ مَنْ ذَهَبَ مِنَّا إِلَيْهِمْ فَأَبْعَدَهُ اللَّهُ وَمَنْ جَاءَنَا مِنْهُمْ سَيَجْعَلُ اللَّهُ لَهُ فَرَجًا وَمَخْرَجًا " .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté 'Affân, nous a rapporté Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas (qu'Allâh l'agrée), que les Qurayshites firent la paix avec le Prophète (ﷺ), parmi eux Suhayl ibn 'Amr. Le Prophète (ﷺ) dit à 'Alî : "Écris : 'Au nom d'Allâh, le Clément, le Miséricordieux.'" Suhayl dit : "Quant à 'Au nom d'Allâh', nous ne savons pas ce que signifie 'Au nom d'Allâh, le Clément, le Miséricordieux', mais écris ce que nous connaissons : 'En Ton nom, ô Allâh.'" Il dit : "Écris : 'De la part de Muhammad, le Messager d'Allâh.'" Ils dirent : "Si nous savions que tu es le Messager d'Allâh, nous t'aurions suivi, mais écris ton nom et le nom de ton père." Le Prophète (ﷺ) dit : "Écris : 'De la part de Muhammad ibn 'Abd Allâh.'" Ils imposèrent au Prophète (ﷺ) comme condition que quiconque viendrait à vous, nous ne vous le renverrions pas, et que quiconque viendrait à nous parmi vous, vous nous le renverriez. Ils dirent : "Ô Messager d'Allâh, écrirons-nous cela ?" Il dit : "Oui, car quiconque parmi nous ira vers eux, qu'Allâh l'éloigne, et quiconque viendra à nous parmi eux, Allâh lui donnera une issue et une sortie."
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Numayr, et nous a rapporté Ibn Numayr – leurs versions sont proches – nous a rapporté mon père, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Siyâh, nous a rapporté Habîb ibn Abî Thâbit, d'après Abû Wâ'il, qui dit : Sahl ibn Hunayf se leva le jour de Siffîn et dit : "Ô gens, méfiez-vous de vos propres opinions. Nous étions avec le Messager d'Allâh (ﷺ) le jour d'al-Hudaybiya, et si nous avions vu un combat, nous aurions combattu. Cela concernait le traité de paix entre le Messager d'Allâh (ﷺ) et les polythéistes." 'Umar ibn al-Khattâb vint alors trouver le Messager d'Allâh (ﷺ) et dit : "Ô Messager d'Allâh, ne sommes-nous pas dans le vrai et eux dans le faux ?" Il dit : "Si." Il dit : "Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?" Il dit : "Si." Il dit : "Alors pourquoi donnons-nous une concession dans notre religion et retournons-nous sans qu'Allâh n'ait jugé entre nous et eux ?" Il dit : "Ô fils d'al-Khattâb, je suis le Messager d'Allâh, et Allâh ne me délaissera jamais." 'Umar partit, ne pouvant se contenir de colère, et vint trouver Abû Bakr, disant : "Ô Abû Bakr, ne sommes-nous pas dans le vrai et eux dans le faux ?" Il dit : "Si." Il dit : "Nos morts ne sont-ils pas au Paradis et les leurs en Enfer ?" Il dit : "Si." Il dit : "Alors pourquoi donnons-nous une concession dans notre religion et retournons-nous sans qu'Allâh n'ait jugé entre nous et eux ?" Il dit : "Ô fils d'al-Khattâb, il est le Messager d'Allâh, et Allâh ne le délaissera jamais." Le Coran descendit alors sur le Messager d'Allâh (ﷺ) concernant la victoire. Il envoya chercher 'Umar et le lui fit lire. Il dit : "Ô Messager d'Allâh, est-ce une victoire ?" Il dit : "Oui." Son cœur s'apaisa alors et il revint.
Nous a rapporté Abû Kurayb Muhammad ibn al-'Alâ' et Muhammad ibn 'Abd Allâh ibn Numayr, qui ont dit : Nous a rapporté Abû Mu'âwiya, d'après al-A'mash, d'après Shaqîq, qui dit : J'ai entendu Sahl ibn Hunayf dire à Siffîn : "Ô gens, méfiez-vous de vos opinions. Par Allâh, je me suis vu le jour d'Abû Jandal, et si j'avais pu rejeter l'ordre du Messager d'Allâh (ﷺ), je l'aurais fait. Par Allâh, nous n'avons jamais posé nos épées sur nos épaules pour une affaire sans qu'elles ne nous mènent à une affaire que nous connaissions, sauf cette affaire-ci." Ibn Numayr n'a pas mentionné "pour une affaire quelconque."
Nous a rapporté 'Uthmân ibn Abî Shayba et Ishâq, tous deux d'après Jarîr, et nous a rapporté Abû Sa'îd al-Ashajj, nous a rapporté Wakî', tous deux d'après al-A'mash, avec cette chaîne de transmission. Dans leur hadith, il est dit : "à une affaire qui nous effraie."
J'ai été informé par Ibrâhîm ibn Sa'îd al-Jawharî, nous a rapporté Abû Usâma, d'après Mâlik ibn Mighwal, d'après Abû Hâsin, d'après Abû Wâ'il, qui dit : J'ai entendu Sahl ibn Hunayf dire à Siffîn : "Méfiez-vous de vos opinions concernant votre religion. Je me suis vu le jour d'Abû Jandal, et si j'avais pu rejeter l'ordre du Messager d'Allâh (ﷺ)... Nous n'avons jamais ouvert une brèche dans un conflit sans qu'un autre conflit ne s'ouvre à nous."
Nous a rapporté Nasr ibn 'Alî al-Jahdamî, nous a rapporté Khâlid ibn al-Hârith, nous a rapporté Sa'îd ibn Abî 'Arûba, d'après Qatâda, qu'Anas ibn Mâlik (qu'Allâh l'agrée) leur a rapporté : Lorsque fut révélée : *"Certes, Nous t'avons accordé une victoire éclatante, afin qu'Allâh te pardonne..."* jusqu'à *"un immense succès"*, alors qu'il revenait d'al-Hudaybiya, et que la tristesse et l'affliction les touchaient, et qu'il avait sacrifié les offrandes à al-Hudaybiya, il dit : "Une âya m'a été révélée, qui m'est plus chère que ce monde entier."
Nous a rapporté 'Âsim ibn al-Nadr al-Taymî, nous a rapporté Mu'tamir, qui dit : J'ai entendu mon père, nous a rapporté Qatâda, qui dit : J'ai entendu Anas ibn Mâlik (qu'Allâh l'agrée) dire... Et nous a rapporté Ibn al-Muthannâ, nous a rapporté Abû Dâwûd, nous a rapporté Hammâm, et nous a rapporté 'Abd ibn Humayd, nous a rapporté Yûnus ibn Muhammad, nous a rapporté Shaybân, tous d'après Qatâda, d'après Anas, selon un hadith semblable à celui d'Ibn Abî 'Arûba.