Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Abû Usâma, d'après al-Walîd ibn Jumay', nous a rapporté Abû al-Tufayl, nous a rapporté Hudhayfa ibn al-Yamân (qu'Allâh l'agrée), qui dit : Rien ne m'a empêché d'assister à Badr, si ce n'est que je sortis, moi et mon père – Husayl –, et les mécréants de Quraysh nous interceptèrent. Ils dirent : "Vous voulez rejoindre Muhammad." Nous dîmes : "Nous ne voulons pas le rejoindre, nous voulons seulement Médine." Ils prirent de nous l'engagement et le pacte au nom d'Allâh de retourner à Médine et de ne pas combattre avec lui. Nous vînmes donc trouver le Messager d'Allâh (ﷺ) et l'informâmes de la nouvelle. Il dit : "Retournez, nous respecterons leur engagement envers eux, et nous demanderons l'aide d'Allâh contre eux."
Nous a rapporté Zuhayr ibn Harb et Ishâq ibn Ibrâhîm, tous deux d'après Jarîr, Zuhayr a dit : Nous a rapporté Jarîr, d'après al-A'mash, d'après Ibrâhîm al-Taymî, d'après son père, qui dit : Nous étions chez Hudhayfa lorsqu'un homme dit : "Si j'avais vécu à l'époque du Messager d'Allâh (ﷺ), j'aurais combattu avec lui et me serais distingué." Hudhayfa dit : "Toi, tu aurais fait cela ? Je nous ai vus avec le Messager d'Allâh (ﷺ) la nuit des Coalisés, et un vent violent et un froid intense nous saisirent. Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit : 'Y a-t-il un homme qui nous apporte des nouvelles des ennemis, qu'Allâh le fera avec moi au Jour de la Résurrection ?' Nous gardâmes le silence, et personne parmi nous ne lui répondit. Puis il dit : 'Y a-t-il un homme qui nous apporte des nouvelles des ennemis, qu'Allâh le fera avec moi au Jour de la Résurrection ?' Nous gardâmes le silence, et personne parmi nous ne lui répondit. Puis il dit : 'Y a-t-il un homme qui nous apporte des nouvelles des ennemis, qu'Allâh le fera avec moi au Jour de la Résurrection ?' Nous gardâmes le silence, et personne parmi nous ne lui répondit. Il dit : 'Lève-toi, Hudhayfa, et apporte-nous des nouvelles des ennemis.' Je ne pus faire autrement, lorsqu'il m'appela par mon nom, que de me lever. Il dit : 'Va, apporte-moi des nouvelles des ennemis, et ne les effraie pas contre moi.'" Lorsque je partis de chez lui, je marchais comme si je marchais dans un bain chaud jusqu'à ce que je les atteigne. Je vis Abû Sufyân qui se réchauffait le dos près du feu. Je plaçai une flèche sur la corde de mon arc, voulant le viser, puis je me souvins des paroles du Messager d'Allâh (ﷺ) : 'Ne les effraie pas contre moi.' Si je l'avais visé, je l'aurais atteint. Je revins en marchant comme dans un bain chaud. Lorsque je l'eus informé des nouvelles des ennemis et que j'eus terminé, je frissonnai. Le Messager d'Allâh (ﷺ) me couvrit d'une partie de l'étoffe dans laquelle il priait. Je ne cessai de dormir jusqu'au matin. Lorsqu'il fit jour, il dit : 'Lève-toi, ô dormeur.'"
Nous a rapporté Haddâb ibn Khâlid al-Azdî, nous a rapporté Hammâd ibn Salama, d'après 'Alî ibn Zayd et Thâbit al-Bunânî, d'après Anas ibn Mâlik (qu'Allâh l'agrée), que le Messager d'Allâh (ﷺ) fut isolé le jour d'Uhud avec sept des Ansâr et deux hommes de Quraysh. Lorsqu'ils l'encerclèrent, il dit : "Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis." Un homme des Ansâr s'avança et combattit jusqu'à être tué. Ils l'encerclèrent à nouveau, et il dit : "Celui qui les repousse loin de nous aura le Paradis, ou sera mon compagnon au Paradis." Un homme des Ansâr s'avança et combattit jusqu'à être tué. Cela continua ainsi jusqu'à ce que les sept fussent tués. Le Messager d'Allâh (ﷺ) dit à ses deux compagnons : "Nous n'avons pas été justes envers nos compagnons."
Hadiths 4478https://sunnah.com/muslim:1790a
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، يُسْأَلُ عَنْ جُرْحِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ فَقَالَ جُرِحَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكُسِرَتْ رَبَاعِيَتُهُ وَهُشِمَتِ الْبَيْضَةُ عَلَى رَأْسِهِ فَكَانَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَغْسِلُ الدَّمَ وَكَانَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ يَسْكُبُ عَلَيْهَا بِالْمِجَنِّ فَلَمَّا رَأَتْ فَاطِمَةُ أَنَّ الْمَاءَ لاَ يَزِيدُ الدَّمَ إِلاَّ كَثْرَةً أَخَذَتْ قِطْعَةَ حَصِيرٍ فَأَحْرَقَتْهُ حَتَّى صَارَ رَمَادًا ثُمَّ أَلْصَقَتْهُ بِالْجُرْحِ فَاسْتَمْسَكَ الدَّمُ .
Nous a rapporté Yahyâ ibn Yahyâ al-Tamîmî, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz ibn Abî Hâzim, d'après son père, qu'il entendit Sahl ibn Sa'd (qu'Allâh l'agrée) être interrogé sur la blessure du Messager d'Allâh (ﷺ) le jour d'Uhud. Il dit : Le visage du Messager d'Allâh (ﷺ) fut blessé, sa dent incisive fut brisée, et le casque fut enfoncé sur sa tête. Fâtima, la fille du Messager d'Allâh (ﷺ), lavait le sang, et 'Alî ibn Abî Tâlib (qu'Allâh l'agrée) versait de l'eau sur elle avec un bouclier. Lorsque Fâtima vit que l'eau ne faisait qu'augmenter le sang, elle prit un morceau de natte, le brûla jusqu'à ce qu'il devienne cendre, puis l'appliqua sur la blessure, et le sang s'arrêta.
Hadiths 4500https://sunnah.com/muslim:1790b
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، - يَعْنِي ابْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقَارِيَّ - عَنْ أَبِي حَازِمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، وَهُوَ يُسْأَلُ عَنْ جُرْحِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَمَ وَاللَّهِ إِنِّي لأَعْرِفُ مَنْ كَانَ يَغْسِلُ جُرْحَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ كَانَ يَسْكُبُ الْمَاءَ . وَبِمَاذَا دُووِيَ جُرْحُهُ . ثُمَّ ذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ عَبْدِ الْعَزِيزِ غَيْرَ أَنَّهُ زَادَ وَجُرِحَ وَجْهُهُ وَقَالَ مَكَانَ هُشِمَتْ كُسِرَتْ .
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, nous a rapporté Ya'qûb – c'est-à-dire Ibn 'Abd al-Rahmân al-Qârî –, d'après Abû Hâzim, qu'il entendit Sahl ibn Sa'd (qu'Allâh l'agrée) être interrogé sur la blessure du Messager d'Allâh (ﷺ). Il dit : "Par Allâh, je connais celui qui lavait la blessure du Messager d'Allâh (ﷺ), celui qui versait l'eau, et avec quoi sa blessure fut soignée." Puis il mentionna un récit semblable à celui de 'Abd al-'Azîz, en ajoutant que son visage fut blessé, et en disant à la place de "le casque fut enfoncé" : "il fut brisé."
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, Zuhayr ibn Harb, Ishâq ibn Ibrâhîm et Ibn Abî 'Umar, tous d'après Ibn 'Uyayna, et nous a rapporté 'Amr ibn Sawwâd al-'Âmirî, nous a informé 'Abd Allâh ibn Wahb, nous a informé 'Amr ibn al-Hârith, d'après Sa'îd ibn Abî Hilâl, et nous a rapporté Muhammad ibn Sahl al-Tamîmî, nous a rapporté Ibn Abî Maryam, nous a rapporté Muhammad – c'est-à-dire Ibn Mutarrif –, tous d'après Abû Hâzim, d'après Sahl ibn Sa'd (qu'Allâh l'agrée), selon ce hadith du Prophète (ﷺ). Dans le hadith d'Ibn Abî Hilâl, il est dit : "Son visage fut atteint." Dans le hadith d'Ibn Mutarrif, il est dit : "Son visage fut blessé."
Nous a rapporté 'Abd Allâh ibn Maslama ibn Qa'nab, nous a rapporté Hammâd ibn Salama, d'après Thâbit, d'après Anas (qu'Allâh l'agrée), que la dent incisive du Messager d'Allâh (ﷺ) fut brisée le jour d'Uhud, et que sa tête fut blessée. Il essuyait le sang en disant : "Comment prospérerait un peuple qui a blessé son prophète et brisé sa dent, alors qu'il les appelle à Allâh ?" Allâh, Puissant et Majestueux, fit alors descendre : *"Tu n'as aucune part dans l'affaire."*
Nous a rapporté Muhammad ibn 'Abd Allâh ibn Numayr, nous a rapporté Wakî', nous a rapporté al-A'mash, d'après Shaqîq, d'après 'Abd Allâh (qu'Allâh l'agrée), qui dit : Il me semble voir le Messager d'Allâh (ﷺ) imiter un prophète parmi les prophètes que son peuple avait frappé, alors qu'il essuyait le sang de son visage en disant : "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas."
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Wakî' et Muhammad ibn Bishr, d'après al-A'mash, avec cette chaîne de transmission, sauf qu'il dit : "Il répandait le sang de son front."
Hadiths 4607https://sunnah.com/muslim:1793
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، قَالَ هَذَا مَا حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ أَحَادِيثَ مِنْهَا وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ فَعَلُوا هَذَا بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " . وَهُوَ حِينَئِذٍ يُشِيرُ إِلَى رَبَاعِيَتِهِ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى رَجُلٍ يَقْتُلُهُ رَسُولُ اللَّهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ " .
Nous a rapporté Muhammad ibn Râfi’, nous a rapporté ‘Abd Ar-Razzâq, nous a rapporté Ma’mar, d’après Hammâm ibn Munabbih, qui a dit : Voici ce que nous a rapporté Abû Hurayra, d’après le Messager d’Allah (ﷺ), parmi plusieurs hadiths, et il a dit : « La colère d’Allah est intense contre un peuple qui a fait cela au Messager d’Allah (ﷺ) » – et il indiquait alors sa canine –. Et il a dit : « La colère d’Allah est intense contre un homme que le Messager d’Allah tue dans le sentier d’Allah, le Puissant et Majestueux. »
Hadiths 4627https://sunnah.com/muslim:1794a
وَحَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبَانَ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحِيمِ، - يَعْنِي ابْنَ سُلَيْمَانَ - عَنْ زَكَرِيَّاءَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ الأَوْدِيِّ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي عِنْدَ الْبَيْتِ وَأَبُو جَهْلٍ وَأَصْحَابٌ لَهُ جُلُوسٌ وَقَدْ نُحِرَتْ جَزُورٌ بِالأَمْسِ فَقَالَ أَبُو جَهْلٍ أَيُّكُمْ يَقُومُ إِلَى سَلاَ جَزُورِ بَنِي فُلاَنٍ فَيَأْخُذُهُ فَيَضَعُهُ فِي كَتِفَىْ مُحَمَّدٍ إِذَا سَجَدَ فَانْبَعَثَ أَشْقَى الْقَوْمِ فَأَخَذَهُ فَلَمَّا سَجَدَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَضَعَهُ بَيْنَ كَتِفَيْهِ قَالَ فَاسْتَضْحَكُوا وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَمِيلُ عَلَى بَعْضٍ وَأَنَا قَائِمٌ أَنْظُرُ . لَوْ كَانَتْ لِي مَنَعَةٌ طَرَحْتُهُ عَنْ ظَهْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَاجِدٌ مَا يَرْفَعُ رَأْسَهُ حَتَّى انْطَلَقَ إِنْسَانٌ فَأَخْبَرَ فَاطِمَةَ فَجَاءَتْ وَهِيَ جُوَيْرِيَةُ فَطَرَحَتْهُ عَنْهُ . ثُمَّ أَقْبَلَتْ عَلَيْهِمْ تَشْتِمُهُمْ فَلَمَّا قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَلاَتَهُ رَفَعَ صَوْتَهُ ثُمَّ دَعَا عَلَيْهِمْ وَكَانَ إِذَا دَعَا دَعَا ثَلاَثًا . وَإِذَا سَأَلَ سَأَلَ ثَلاَثًا ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِقُرَيْشٍ " . ثَلاَثَ مَرَّاتٍ فَلَمَّا سَمِعُوا صَوْتَهُ ذَهَبَ عَنْهُمُ الضِّحْكُ وَخَافُوا دَعْوَتَهُ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِأَبِي جَهْلِ بْنِ هِشَامٍ وَعُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَشَيْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَالْوَلِيدِ بْنِ عُقْبَةَ وَأُمَيَّةَ بْنِ خَلَفٍ وَعُقْبَةَ بْنِ أَبِي مُعَيْطٍ " . وَذَكَرَ السَّابِعَ وَلَمْ أَحْفَظْهُ فَوَالَّذِي بَعَثَ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم بِالْحَقِّ لَقَدْ رَأَيْتُ الَّذِينَ سَمَّى صَرْعَى يَوْمَ بَدْرٍ ثُمَّ سُحِبُوا إِلَى الْقَلِيبِ قَلِيبِ بَدْرٍ . قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ الْوَلِيدُ بْنُ عُقْبَةَ غَلَطٌ فِي هَذَا الْحَدِيثِ .
Nous a rapporté ‘Abd Allah ibn ‘Umar ibn Muhammad ibn Abân Al-Ju’fî, nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahîm – c’est-à-dire ibn Sulaymân –, d’après Zakariyyâ, d’après Abû Ishâq, d’après ‘Amr ibn Maymûn Al-Awdî, d’après Ibn Mas’ûd, qui a dit : Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) priait près de la Ka’ba, Abû Jahl et ses compagnons étaient assis. Une chamelle avait été sacrifiée la veille. Abû Jahl dit : « Lequel d’entre vous se lève pour aller prendre les entrailles de la chamelle des Banû Untel et les déposer sur les épaules de Muhammad lorsqu’il se prosterne ? » Le plus misérable d’entre eux se leva, les prit, et lorsque le Prophète (ﷺ) se prosterna, il les plaça entre ses épaules. Ils éclatèrent de rire, se penchant les uns sur les autres, tandis que j’étais debout à regarder. Si j’avais eu la force, je les aurais enlevées du dos du Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ), toujours en prosternation, ne releva pas la tête jusqu’à ce qu’une personne parte informer Fâtima. Elle vint – elle était alors une jeune fille – et les enleva. Puis elle se tourna vers eux en les insultant. Lorsque le Prophète (ﷺ) eut terminé sa prière, il éleva la voix et les maudit. Il avait l’habitude, lorsqu’il invoquait, de le faire trois fois, et lorsqu’il demandait, de le faire trois fois. Puis il dit : « Ô Allah, fais-les périr, les Quraysh ! » trois fois. Lorsqu’ils entendirent sa voix, leur rire cessa et ils craignirent son invocation. Puis il dit : « Ô Allah, fais périr Abû Jahl ibn Hishâm, ‘Utba ibn Rabî’a, Shayba ibn Rabî’a, Al-Walîd ibn ‘Utba, Umayya ibn Khalaf et ‘Uqba ibn Abî Mu’ayt » – et il mentionna un septième que je n’ai pas retenu. Par Celui qui a envoyé Muhammad (ﷺ) avec la vérité, j’ai vu ceux qu’il avait nommés gisant morts le jour de Badr, puis traînés vers le puits de Badr. Abû Ishâq dit : Al-Walîd ibn ‘Utba est une erreur dans ce hadith.
Nous ont rapporté Muhammad ibn Al-Muthannâ et Muhammad ibn Bachchâr – la formulation est de Ibn Al-Muthannâ –, ils ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Ja’far, nous a rapporté Chu’ba, qui a dit : J’ai entendu Abû Ishâq rapporter d’après ‘Amr ibn Maymûn, d’après ‘Abd Allah, qui a dit : Alors que le Messager d’Allah (ﷺ) était en prosternation, entouré de gens de Quraysh, ‘Uqba ibn Abî Mu’ayt vint avec les entrailles d’une chamelle et les jeta sur le dos du Messager d’Allah (ﷺ), qui ne releva pas la tête. Fâtima vint, les enleva de son dos et invoqua contre celui qui avait fait cela. Il dit : « Ô Allah, fais périr les notables de Quraysh : Abû Jahl ibn Hishâm, ‘Utba ibn Rabî’a, ‘Uqba ibn Abî Mu’ayt, Shayba ibn Rabî’a, Umayya ibn Khalaf ou Ubayy ibn Khalaf » – Chu’ba était dans le doute. Il dit : Je les ai vus tués le jour de Badr et jetés dans un puits, sauf Umayya ou Ubayy, dont les membres furent dispersés et qui ne fut pas jeté dans le puits.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, nous a rapporté Ja’far ibn ‘Awn, nous a informé Sufyân, d’après Abû Ishâq, avec cette chaîne de transmission, de manière similaire, en ajoutant : Il avait l’habitude de préférer trois fois, disant : « Ô Allah, fais périr les Quraysh ! Ô Allah, fais périr les Quraysh ! Ô Allah, fais périr les Quraysh ! » trois fois. Il mentionna parmi eux Al-Walîd ibn ‘Utba et Umayya ibn Khalaf, sans hésitation. Abû Ishâq dit : J’ai oublié le septième.
M’a rapporté Salamah ibn Chabîb, nous a rapporté Al-Hasan ibn A’yan, nous a rapporté Zuhayr, nous a rapporté Abû Ishâq, d’après ‘Amr ibn Maymûn, d’après ‘Abd Allah, qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) fit face à la Ka’ba et invoqua contre six hommes de Quraysh, parmi lesquels Abû Jahl, Umayya ibn Khalaf, ‘Utba ibn Rabî’a, Shayba ibn Rabî’a et ‘Uqba ibn Abî Mu’ayt. Je jure par Allah que je les ai vus gisant morts à Badr, le soleil les ayant altérés, car c’était une journée très chaude.
M’ont rapporté Abû At-Tâhir Ahmad ibn ‘Amr ibn Sarh, Harmalah ibn Yahyâ et ‘Amr ibn Sawwâd Al-‘Âmirî – leurs formulations sont proches –, ils ont dit : Nous a rapporté Ibn Wahb, qui a dit : M’a informé Yûnus, d’après Ibn Shihâb, m’a rapporté ‘Urwa ibn Az-Zubayr, qu’‘Â’isha, épouse du Prophète (ﷺ), lui a raconté qu’elle dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah, as-tu connu un jour plus difficile que celui de Uhud ? » Il répondit : « J’ai subi des épreuves de la part de ton peuple, et la plus difficile fut le jour de Al-‘Aqaba, lorsque je me suis présenté à Ibn ‘Abd Yâlîl ibn ‘Abd Kulâl, qui ne répondit pas à ma demande. Je partis, le cœur lourd, et ne revins à moi qu’à Qarn Ath-Tha’âlib. Je levai la tête et vis un nuage qui m’ombrageait. Je regardai et vis Jibrîl qui m’appela et dit : « Allah, Puissant et Majestueux, a entendu ce que ton peuple t’a dit et leur réponse. Il t’a envoyé l’ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux à leur sujet. » L’ange des montagnes m’appela, me salua, puis dit : « Ô Muhammad, Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit. Je suis l’ange des montagnes, et ton Seigneur m’a envoyé pour que tu m’ordonnes ce que tu veux. Si tu le souhaites, j’écraserai les deux montagnes sur eux. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui répondit : « Non, j’espère plutôt qu’Allah fera sortir de leurs reins des gens qui L’adoreront sans rien Lui associer. »
Nous a rapporté Yahyâ ibn Yahyâ et Qutayba ibn Sa’îd, tous deux d’après Abû ‘Awâna – Yahyâ a dit : Nous a informé Abû ‘Awâna –, d’après Al-Aswad ibn Qays, d’après Jundub ibn Sufyân, qui a dit : Le doigt du Messager d’Allah (ﷺ) saigna lors d’une de ces batailles, et il dit : « N’es-tu qu’un doigt qui saigne, et dans le sentier d’Allah ce que tu as subi ? »
Hadiths 4752https://sunnah.com/muslim:1796b
وَحَدَّثَنَاهُ أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ وَقَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَارٍ فَنُكِبَتْ إِصْبَعُهُ .
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et Ishâq ibn Ibrâhîm, tous deux d’après Ibn ‘Uyayna, d’après Al-Aswad ibn Qays, avec cette chaîne de transmission, et il a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) était dans une grotte lorsque son doigt fut blessé.
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm, nous a informé Sufyân, d’après Al-Aswad ibn Qays, qu’il a entendu Jundub dire : Jibrîl tarda à venir auprès du Messager d’Allah (ﷺ), et les associateurs dirent : « Muhammad a été abandonné. » Alors Allah, Puissant et Majestueux, fit descendre : *« Par le jour levant ! Et par la nuit quand elle couvre tout ! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni détesté. »* (Sourate 93, versets 1-3)
Nous ont rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm et Muhammad ibn Râfi’ – la formulation est de Ibn Râfi’ –, Ishâq a dit : Nous a informé, et Ibn Râfi’ a dit : Nous a rapporté Yahyâ ibn Âdam, nous a rapporté Zuhayr, d’après Al-Aswad ibn Qays, qui a dit : J’ai entendu Jundub ibn Sufyân dire : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba malade et ne se leva pas pour la prière deux ou trois nuits. Une femme vint et dit : « Ô Muhammad, j’espère que ton démon t’a quitté, car je ne l’ai pas vu s’approcher de toi depuis deux ou trois nuits. » Alors Allah, Puissant et Majestueux, fit descendre : *« Par le jour levant ! Et par la nuit quand elle couvre tout ! Ton Seigneur ne t’a ni abandonné ni détesté. »*
Nous ont rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba, Muhammad ibn Al-Muthannâ et Ibn Bachchâr, qui ont dit : Nous a rapporté Muhammad ibn Ja’far, d’après Chu’ba. Et nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm, nous a informé Al-Mulâ’î, nous a rapporté Sufyân, tous deux d’après Al-Aswad ibn Qays, avec cette chaîne de transmission, selon une formulation similaire à leurs deux hadiths.