حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ بْنِ قَعْنَبٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، - يَعْنِي ابْنَ بِلاَلٍ - عَنْ يَحْيَى، - وَهُوَ ابْنُ سَعِيدٍ - عَنْ عَمْرَةَ بِنْتِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَنَّهَا سَمِعَتْ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَقُولُ لَوْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَى مَا أَحْدَثَ النِّسَاءُ لَمَنَعَهُنَّ الْمَسْجِدَ كَمَا مُنِعَتْ نِسَاءُ بَنِي إِسْرَائِيلَ . قَالَ فَقُلْتُ لِعَمْرَةَ أَنِسَاءُ بَنِي إِسْرَائِيلَ مُنِعْنَ الْمَسْجِدَ قَالَتْ نَعَمْ .
Nous a rapporté ‘Abdullah Ibn Maslama Ibn Qa‘nab : nous a rapporté Sulaymân (c’est-à-dire Ibn Bilâl), d’après Yahyâ (c’est-à-dire Ibn Sa‘îd), d’après ‘Amra Bint ‘Abd Ar-Rahmân, qu’elle a entendu ‘Â’icha, l’épouse du Prophète (ﷺ), dire : *« Si le Messager d’Allah (ﷺ) avait vu ce que les femmes ont innové, il les aurait empêchées de se rendre à la mosquée, comme furent empêchées les femmes des Banû Isrâ’îl. »* Je demandai à ‘Amra : *« Les femmes des Banû Isrâ’îl furent-elles empêchées de se rendre à la mosquée ? »* Elle répondit : *« Oui. »*
Nous a rapporté Muhammad Ibn Al-Muthannâ : nous a rapporté ‘Abd Al-Wahhâb (c’est-à-dire Ath-Thaqafî). Et nous a rapporté ‘Amr An-Nâqid : nous a rapporté Sufyân Ibn ‘Uyayna. Et nous a rapporté Abû Bakr Ibn Abî Chayba : nous a rapporté Abû Khâlid Al-Ahmar. Et nous a rapporté Ishâq Ibn Ibrâhîm : nous a informé ‘Îsâ Ibn Yûnus, tous d’après Yahyâ Ibn Sa‘îd, avec la même chaîne de transmission. Identique au précédent.
Nous ont rapporté Abû Ja‘far Muhammad Ibn As-Sabbâh et ‘Amr An-Nâqid, tous deux d’après Huchaym. Ibn As-Sabbâh a dit : nous a rapporté Huchaym : nous a informé Abû Bichr, d’après Sa‘îd Ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée), concernant la parole d’Allah (عز وجل) : *« Et ne fais pas entendre ta prière à voix haute, et ne la fais pas non plus à voix basse »* (S.17, V.110), il a dit : Ce verset fut révélé alors que le Messager d’Allah (ﷺ) se cachait à La Mecque. Lorsqu’il priait avec ses compagnons, il élevait la voix en récitant le Coran. Lorsque les associateurs l’entendaient, ils insultaient le Coran, celui qui l’a révélé et celui qui l’a apporté. Allah (تعالى) dit alors à Son Prophète (ﷺ) : *« Et ne fais pas entendre ta prière à voix haute »* afin que les associateurs n’entendent pas ta récitation, *« et ne la fais pas non plus à voix basse »* pour tes compagnons, fais-leur entendre le Coran sans élever la voix à ce point. *« Et cherche un chemin intermédiaire entre les deux »*, c’est-à-dire entre l’élévation de la voix et le chuchotement.
Nous a rapporté Yahyâ Ibn Yahyâ : nous a informé Yahyâ Ibn Zakariyyâ, d’après Hichâm Ibn ‘Urwa, d’après son père, d’après ‘Â’icha (qu'Allah l'agrée), concernant la parole d’Allah (عز وجل) : *« Et ne fais pas entendre ta prière à voix haute, et ne la fais pas non plus à voix basse »* (S.17, V.110), elle a dit : *« Ce verset fut révélé au sujet de l’invocation (du‘â’). »*
Voici la traduction savante et religieuse de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Qutayba ibn Sa'îd** – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui nous a transmis, disant : **Hammâd** (c'est-à-dire **ibn Zayd**) – qu'Allah lui fasse miséricorde – nous a rapporté.
**Et aussi rapporté par Abû Bakr ibn Abî Shayba** – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui nous a transmis, disant : **Abû Usâma** et **Wakî'** – qu'Allah leur fasse miséricorde – nous ont rapporté.
**Et aussi rapporté par Abû Kurayb** – qu'Allah lui fasse miséricorde – qui nous a transmis, disant : **Abû Mu'âwiya** – qu'Allah lui fasse miséricorde – nous a rapporté.
**Tous** (ces narrateurs) **d'après Hishâm** (ibn 'Urwa) – qu'Allah lui fasse miséricorde –, **avec cette même chaîne de transmission (isnâd)**.
**Le hadith est similaire** (à celui précédemment mentionné).
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### Remarques terminologiques et savantes :
1. **"حَدَّثَنَا" (hadathanâ)** : Formule classique de transmission du hadith, signifiant "nous a rapporté" ou "nous a transmis".
2. **"الإِسْنَادِ" (al-isnâd)** : La chaîne de transmission des narrateurs, essentielle pour l'authentification du hadith.
3. **"مِثْلَهُ" (mithlahu)** : Indique que le contenu du hadith est identique à celui rapporté précédemment dans le recueil.
4. Les noms des narrateurs sont conservés en arabe avec leur kunya (surnom) ou leur nasab (filiation), conformément à la tradition islamique.
5. La formule **"رحمه الله" (rahimahu Llâh)** – "qu'Allah lui fasse miséricorde" – est ajoutée après chaque nom de compagnon ou de savant, comme marque de respect.
Si vous souhaitez la suite du hadith (le matn, c'est-à-dire le texte lui-même), merci de le préciser. Qu'Allah nous guide vers la science bénéfique.
Nous ont rapporté Qutayba Ibn Sa‘îd, Abû Bakr Ibn Abî Chayba et Ishâq Ibn Ibrâhîm, tous d’après Jarîr. Abû Bakr a dit : nous a rapporté Jarîr Ibn ‘Abd Al-Hamîd, d’après Mûsâ Ibn Abî ‘Â’icha, d’après Sa‘îd Ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée), concernant la parole d’Allah (عز وجل) : *« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »* (S.75, V.16), il a dit : Lorsque Jibrîl descendait avec la révélation au Prophète (ﷺ), celui-ci remuait sa langue et ses lèvres, ce qui lui était pénible, et cela se remarquait sur lui. Allah (تعالى) révéla alors : *« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »* (c’est-à-dire pour la retenir), *« car c’est à Nous de la rassembler et de la réciter »* (c’est-à-dire de la conserver dans ton cœur), *« et lorsque Nous la récitons, suis sa récitation »* (c’est-à-dire écoute-la), *« puis c’est à Nous de l’expliquer clairement »* (c’est-à-dire de la rendre claire par ta langue). Ainsi, lorsque Jibrîl venait, le Prophète (ﷺ) écoutait, et lorsque Jibrîl partait, il récitait comme Allah le lui avait promis.
Hadiths 5325https://sunnah.com/muslim:448b
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، فِي قَوْلِهِ { لاَ تُحَرِّكْ بِهِ لِسَانَكَ لِتَعْجَلَ بِهِ} قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعَالِجُ مِنَ التَّنْزِيلِ شِدَّةً كَانَ يُحَرِّكُ شَفَتَيْهِ - فَقَالَ لِيَ ابْنُ عَبَّاسٍ أَنَا أُحَرِّكُهُمَا كَمَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُحَرِّكُهُمَا . فَقَالَ سَعِيدٌ أَنَا أُحَرِّكُهُمَا كَمَا كَانَ ابْنُ عَبَّاسٍ يُحَرِّكُهُمَا . فَحَرَّكَ شَفَتَيْهِ - فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى { لاَ تُحَرِّكْ بِهِ لِسَانَكَ لِتَعْجَلَ بِهِ * إِنَّ عَلَيْنَا جَمْعَهُ وَقُرْآنَهُ} قَالَ جَمْعَهُ فِي صَدْرِكَ ثُمَّ تَقْرَأُهُ { فَإِذَا قَرَأْنَاهُ فَاتَّبِعْ قُرْآنَهُ} قَالَ فَاسْتَمِعْ وَأَنْصِتْ ثُمَّ إِنَّ عَلَيْنَا أَنْ تَقْرَأَهُ قَالَ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَتَاهُ جِبْرِيلُ اسْتَمَعَ فَإِذَا انْطَلَقَ جِبْرِيلُ قَرَأَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَمَا أَقْرَأَهُ .
Nous a rapporté Qutayba Ibn Sa‘îd : nous a rapporté Abû ‘Awâna, d’après Mûsâ Ibn Abî ‘Â’icha, d’après Sa‘îd Ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée), concernant la parole d’Allah : *« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation »* (S.75, V.16), il a dit : Le Prophète (ﷺ) éprouvait de la difficulté lors de la descente de la révélation et remuait ses lèvres. Ibn ‘Abbâs me dit : *« Je vais les remuer comme le faisait le Messager d’Allah (ﷺ). »* Sa‘îd dit : *« Je vais les remuer comme le faisait Ibn ‘Abbâs. »* Il remua alors ses lèvres. Allah (تعالى) révéla : *« Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation. C’est à Nous de la rassembler et de la réciter »* (c’est-à-dire de la rassembler dans ton cœur pour que tu la récites), *« et lorsque Nous la récitons, suis sa récitation »* (c’est-à-dire écoute et tais-toi), *« puis c’est à Nous de l’expliquer clairement »* (c’est-à-dire que c’est à Nous de te la faire réciter). Ainsi, lorsque Jibrîl venait au Messager d’Allah (ﷺ), celui-ci écoutait, et lorsque Jibrîl partait, le Prophète (ﷺ) récitait comme il le lui avait enseigné.
Nous a rapporté Chaybân Ibn Farrûkh : nous a rapporté Abû ‘Awâna, d’après Abû Bichr, d’après Sa‘îd Ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (qu'Allah les agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) n’a jamais récité le Coran aux djinns, ni ne les a vus. Le Messager d’Allah (ﷺ) partit avec un groupe de ses compagnons en direction du marché de ‘Ukâz. Les démons furent empêchés d’accéder aux nouvelles du ciel, et des météores leur furent lancés. Les démons retournèrent alors vers leur peuple et dirent : *« Qu’avez-vous ? »* Ils répondirent : *« On nous a empêchés d’accéder aux nouvelles du ciel, et des météores nous ont été lancés. »* Ils dirent : *« Cela ne peut être dû qu’à un événement nouveau. Parcourez donc les contrées de la terre, à l’est et à l’ouest, et voyez ce qui nous a empêchés d’accéder aux nouvelles du ciel. »* Ils partirent donc explorer les contrées de la terre, à l’est et à l’ouest. Un groupe de ceux qui prirent la direction du Tihâma – alors que le Prophète (ﷺ) était à Nakhl, en route pour le marché de ‘Ukâz – le trouva en train de prier la prière de l’aube avec ses compagnons. Lorsqu’ils entendirent le Coran, ils l’écoutèrent et dirent : *« C’est cela qui nous a empêchés d’accéder aux nouvelles du ciel. »* Ils retournèrent vers leur peuple et dirent : *« Ô notre peuple, nous avons entendu une récitation merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. »* Allah (عز وجل) révéla alors à Son Prophète Muhammad (ﷺ) : *« Dis : Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns a écouté… »* (S.72, V.1).
Nous a rapporté Muhammad Ibn Al-Muthannâ : nous a rapporté ‘Abd Al-A‘lâ, d’après Dâwûd, d’après ‘Âmir qui a dit : J’ai demandé à ‘Alqama : *« Ibn Mas‘ûd était-il présent avec le Messager d’Allah (ﷺ) la nuit des djinns ? »* ‘Alqama répondit : *« J’ai moi-même demandé à Ibn Mas‘ûd : "L’un d’entre vous était-il présent avec le Messager d’Allah (ﷺ) la nuit où les djinns écoutèrent le Coran ?" Il répondit : "Non, mais nous étions avec le Messager d’Allah (ﷺ) une nuit, et nous l’avons perdu. Nous l’avons cherché dans les vallées et les ravins, et nous avons dit : "Il a été enlevé ou assassiné." Nous avons passé la pire des nuits qu’un peuple ait jamais passée. Au matin, il arriva de la direction de Hirâ’. Nous dîmes : "Ô Messager d’Allah, nous t’avons perdu et nous t’avons cherché sans te trouver, et nous avons passé la pire des nuits." Il dit : "Un émissaire des djinns est venu à moi, et je suis parti avec lui pour leur réciter le Coran." »* Il nous emmena alors et nous montra leurs traces et les traces de leurs feux. Ils lui demandèrent des provisions, et il dit : *« Tout os sur lequel le nom d’Allah a été mentionné vous parviendra avec le plus de viande, et toute fiente sera la nourriture de vos montures. »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Ne vous nettoyez pas avec ces deux choses, car elles sont la nourriture de vos frères [les djinns]. »*
M’a rapporté ‘Alî Ibn Hujr As-Sa‘dî : nous a rapporté Ismâ‘îl Ibn Ibrâhîm, d’après Dâwûd, avec la même chaîne de transmission jusqu’à ses paroles : *« et les traces de leurs feux »*. As-Cha‘bî dit : *« Ils lui demandèrent des provisions, et ils étaient des djinns de l’île [d’Arabie]. »* Puis le reste du hadith, selon les propos d’As-Cha‘bî, détaillés à partir du hadith de ‘Abdullah.
Hadiths 5390https://sunnah.com/muslim:450c
وَحَدَّثَنَاهُ أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ دَاوُدَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى قَوْلِهِ وَآثَارَ نِيرَانِهِمْ . وَلَمْ يَذْكُرْ مَا بَعْدَهُ .
Nous a rapporté Abû Bakr Ibn Abî Chayba : nous a rapporté ‘Abdullah Ibn Idrîs, d’après Dâwûd, d’après As-Cha‘bî, d’après ‘Alqama, d’après ‘Abdullah (qu'Allah l'agrée), d’après le Prophète (ﷺ), jusqu’à ses paroles : *« et les traces de leurs feux »*. Il ne mentionna pas ce qui suit.
Hadiths 5404https://sunnah.com/muslim:450d
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي مَعْشَرٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَمْ أَكُنْ لَيْلَةَ الْجِنِّ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَوَدِدْتُ أَنِّي كُنْتُ مَعَهُ .
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
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**Rapporté par Yahya ibn Yahya** – qu’Allah lui fasse miséricorde – qui a dit :
**Khalid ibn ‘Abdillah** – qu’Allah lui fasse miséricorde – nous a informés, d’après **Khalid** (al-Hadhdha’), d’après **Abu Ma’shar**, d’après **Ibrahim** (an-Nakha’i), d’après **‘Alqama**, d’après **‘Abdullah** (ibn Mas’ud) – qu’Allah l’agrée – qui a dit :
*« Je n’étais pas présent la nuit du Jinn [Nuit où le Prophète ﷺ rencontra les djinns] avec le Messager d’Allah ﷺ, et j’aurais tant aimé y être. »*
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### Notes explicatives (pour une compréhension savante) :
1. **« لَيْلَةَ الْجِنِّ » (Laylata al-Jinn)** : Il s’agit de la nuit où le Prophète ﷺ rencontra un groupe de djinns qui écoutèrent sa récitation du Coran et embrassèrent l’Islam. Cet événement est mentionné dans le Coran (Sourate 46, Al-Ahqaf, verset 29-32) et dans plusieurs hadiths authentiques.
2. **« وَوَدِدْتُ أَنِّي كُنْتُ مَعَهُ »** : L’expression traduit un vif regret de ne pas avoir été présent, soulignant l’importance de cette rencontre spirituelle et la valeur de la compagnie du Prophète ﷺ.
3. **Chaîne de transmission (Isnad)** : Ce hadith est rapporté par une chaîne solide, avec des narrateurs dignes de confiance, comme Yahya ibn Yahya (imam en hadith), Khalid ibn ‘Abdillah al-Wasiti, et ‘Abdullah ibn Mas’ud (compagnon éminent).
Ce hadith met en lumière l’attachement des Compagnons à la présence prophétique et leur désir de vivre les moments bénis de la Révélation. Qu’Allah nous accorde une part de leur sincérité et de leur amour pour le Prophète ﷺ.
Nous ont rapporté Sa‘îd Ibn Muhammad Al-Jarmî et ‘Ubaydullah Ibn Sa‘îd : ils ont dit : nous a rapporté Abû Usâma, d’après Mis‘ar, d’après Ma‘n qui a dit : J’ai entendu mon père dire : J’ai demandé à Masrûq : *« Qui a informé le Prophète (ﷺ) de la présence des djinns la nuit où ils écoutèrent le Coran ? »* Il répondit : *« Ton père – c’est-à-dire Ibn Mas‘ûd – m’a rapporté qu’un arbre l’en avait informé. »*
Nous a rapporté Muhammad Ibn Al-Muthannâ Al-‘Anazî : nous a rapporté Ibn Abî ‘Adî, d’après Al-Hajjâj (c’est-à-dire As-Sawwâf), d’après Yahyâ (c’est-à-dire Ibn Abî Kathîr), d’après ‘Abdullah Ibn Abî Qatâda et Abî Salama, d’après Abû Qatâda (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous dirigeait dans la prière et récitait, lors des deux premières rak‘a des prières de Zuhr et de ‘Asr, la Fâtiha et deux sourates, et nous faisait parfois entendre un verset. Il prolongeait la première rak‘a de Zuhr et raccourcissait la seconde, et il en était de même pour la prière de Fajr.
Nous a rapporté Abû Bakr Ibn Abî Chayba : nous a rapporté Yazîd Ibn Hârûn : nous a informé Hammâm et Abân Ibn Yazîd, d’après Yahyâ Ibn Abî Kathîr, d’après ‘Abdullah Ibn Abî Qatâda, d’après son père (qu'Allah l'agrée) que le Prophète (ﷺ) récitait, lors des deux premières rak‘a des prières de Zuhr et de ‘Asr, la Fâtiha et une sourate, et nous faisait parfois entendre un verset. Quant aux deux dernières rak‘a, il y récitait la Fâtiha.
Nous estimions la durée de la station debout du Messager d'Allah (ﷺ) pendant les prières de Ẓuhr et de ʿAṣr. Nous avons évalué que sa station debout dans les deux premières rakʿahs de Ẓuhr équivalait à la récitation de *Alif Lām Mīm Tanzīl* (Sourate As-Sajdah), et dans les deux dernières rakʿahs, à la moitié de cela. Quant à sa station debout dans les deux premières rakʿahs de ʿAṣr, elle équivalait à celle des deux dernières rakʿahs de Ẓuhr, et dans les deux dernières rakʿahs de ʿAṣr, à la moitié de cela. Abū Bakr n’a pas mentionné dans sa version *« Alif Lām Mīm Tanzīl »*, mais a dit : *« l’équivalent de trente versets »*.
Le Prophète (ﷺ) récitait lors de la prière de Ẓuhr, dans les deux premières rakʿahs, environ trente versets par rakʿah, et dans les deux dernières rakʿahs, environ quinze versets, ou la moitié de cela. Pour la prière de ʿAṣr, dans les deux premières rakʿahs, il récitait environ quinze versets par rakʿah, et dans les deux dernières rakʿahs, la moitié de cela.
Les habitants de Koufa se plaignirent de Saʿd auprès de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (qu'Allah l'agrée) et évoquèrent sa manière de prier. ʿUmar l’envoya chercher, et lorsqu’il arriva, il lui mentionna ce qu’on lui reprochait concernant la prière. Saʿd répondit : *« Je leur fais la prière du Messager d'Allah (ﷺ) sans en omettre quoi que ce soit : je prolonge les deux premières rakʿahs et j’abrège les deux dernières. »* ʿUmar dit alors : *« C’est bien ce que je pensais de toi, Abū Isḥāq. »*
Voici la traduction religieuse et savante de ce hadith en français, en conservant la terminologie islamique :
*« Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘īd et Isḥāq ibn Ibrāhīm, d’après Jarīr, d’après ‘Abd al-Malik ibn ‘Umayr, selon cette même chaîne de transmission (isnād). »*
### Explications des termes techniques :
1. **حَدَّثَنَا** (*ḥaddathanā*) : « Nous a rapporté » – formule classique pour introduire un hadith.
2. **الإِسْنَاد** (*al-isnād*) : « La chaîne de transmission » – l’enchaînement des narrateurs garantissant l’authenticité du hadith.
3. **Les noms propres** (Qutayba, Jarīr, etc.) : Transcrits selon les règles de l’arabe classique, avec les voyelles longues marquées (ex. *Sa‘īd* pour سَعِيد).
Cette traduction respecte le style sobre et précis des sciences du hadith (*‘ulūm al-ḥadīth*). Si vous souhaitez le texte complet du hadith (matn) ou des précisions sur les narrateurs, je peux compléter. Qu’Allah nous guide vers la science utile.
ʿUmar dit à Saʿd : *« On s’est plaint de toi en toute chose, jusqu’à ta prière. »* Saʿd répondit : *« Quant à moi, je prolonge les deux premières rakʿahs et j’abrège les deux dernières, sans manquer à ce que j’ai pris pour modèle de la prière du Messager d'Allah (ﷺ). »* ʿUmar dit : *« C’est bien ce que je pensais de toi. »* (ou *« C’est bien là mon opinion de toi. »*)