Nous a rapporté Abū Bakr ibn Abī Shaybah : Nous ont rapporté ‘Abdullah ibn Idrīs et Wakī‘, d’après Shu‘bah, d’après Mu‘āwiyah ibn Qurrah, qui a dit : J’ai entendu ‘Abdullah ibn Mughaffal al-Muzanī dire : Le Prophète (ﷺ), l’année de la conquête, au cours d’un voyage, a récité la sourate *al-Fatḥ* sur sa monture en faisant des modulations (*tarjī‘*). Mu‘āwiyah a dit : *« Si je ne craignais que les gens ne se rassemblent autour de moi, je vous imiterais sa récitation. »*
Hadiths 6591https://sunnah.com/muslim:794b
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَمُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، قَالَ ابْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ قُرَّةَ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ مُغَفَّلٍ، قَالَ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ عَلَى نَاقَتِهِ يَقْرَأُ سُورَةَ الْفَتْحِ . قَالَ فَقَرَأَ ابْنُ مُغَفَّلٍ وَرَجَّعَ . فَقَالَ مُعَاوِيَةُ لَوْلاَ النَّاسُ لأَخَذْتُ لَكُمْ بِذَلِكَ الَّذِي ذَكَرَهُ ابْنُ مُغَفَّلٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم .
Et nous ont rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā et Muḥammad ibn Bashshār. Ibn al-Muthannā a dit : Nous a rapporté Muḥammad ibn Ja‘far : Nous a rapporté Shu‘bah, d’après Mu‘āwiyah ibn Qurrah, qui a dit : J’ai entendu ‘Abdullah ibn Mughaffal dire : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la conquête de La Mecque, sur sa chamelle, récitant la sourate *al-Fatḥ*. Ibn Mughaffal a récité en faisant des modulations (*tarjī‘*). Mu‘āwiyah a dit : *« Si ce n’étaient les gens, je vous aurais montré ce que Ibn Mughaffal a mentionné du Prophète (ﷺ). »*
Et nous a rapporté Yaḥyā ibn Ḥabīb al-Ḥārithī : Nous a rapporté Khālid ibn al-Ḥārith. Et nous a rapporté ‘Ubaydullah ibn Mu‘ādh : Nous a rapporté mon père, tous deux d’après Shu‘bah, avec cette chaîne de transmission, dans un sens similaire. Dans le hadith de Khālid ibn al-Ḥārith, il est dit : *« Sur sa monture, avançant tout en récitant la sourate *al-Fatḥ*. »*
Nous a rapporté Yaḥyā ibn Yaḥyā : Nous a informé Abū Khaythamah, d’après Abū Isḥāq, d’après al-Barā’, qui a dit : Un homme récitait la sourate *al-Kahf* alors qu’un cheval était attaché près de lui avec deux longes. Un nuage l’enveloppa et se mit à tourner et à s’approcher, tandis que son cheval s’effrayait. Au matin, il vint trouver le Prophète (ﷺ) et lui mentionna cela. Il dit : *« C’était la sérénité qui descendait à cause du Coran. »*
Et nous ont rapporté Ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār – et la formulation est celle d’Ibn al-Muthannā – qui ont dit : Nous a rapporté Muḥammad ibn Ja‘far : Nous a rapporté Shu‘bah, d’après Abū Isḥāq, qui a dit : J’ai entendu al-Barā’ dire : Un homme récita la sourate *al-Kahf* alors qu’une bête était dans la maison, et elle se mit à s’agiter. Il regarda et vit une nuée ou un nuage qui l’avait enveloppé. Il mentionna cela au Prophète (ﷺ), qui dit : *« Récite, untel, car c’était la sérénité qui descendait avec le Coran ou à cause du Coran. »*
Et nous a rapporté Ibn al-Muthannā : Nous ont rapporté ‘Abd al-Raḥmān ibn Mahdī et Abū Dāwūd, qui ont dit : Nous a rapporté Shu‘bah, d’après Abū Isḥāq, qui a dit : J’ai entendu al-Barā’ dire… Ils ont mentionné le hadith dans un sens similaire, sauf qu’ils ont dit : *« bondissait »* au lieu de *« s’effrayait »*.
Et m’ont rapporté Ḥasan ibn ‘Alī al-Ḥulwānī et Ḥajjāj ibn al-Shā‘ir – leurs formulations sont proches – qui ont dit : Nous a rapporté Ya‘qūb ibn Ibrāhīm : Nous a rapporté mon père : Nous a rapporté Yazīd ibn al-Hād, que ‘Abdullah ibn Khabbāb lui a rapporté, qu’Abū Sa‘īd al-Khudrī lui a rapporté, qu’Usayd ibn Ḥuḍayr lui a rapporté : Alors qu’il récitait une nuit dans son enclos, son cheval se mit à s’agiter. Il récita encore, et le cheval s’agita de nouveau. Il récita encore, et le cheval s’agita à nouveau. Usayd dit : *« J’ai craint qu’il ne piétine Yaḥyā. Je me suis levé vers lui, et voici qu’une sorte de dais planait au-dessus de ma tête, avec des lumières semblables à des lampes, qui s’éleva dans les airs jusqu’à disparaître. »* Au matin, il alla trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et dit : *« Ô Messager d’Allah, alors que je récitais hier soir dans mon enclos, mon cheval s’est agité. »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Récite, Ibn Ḥuḍayr ! »* Il récita, et le cheval s’agita de nouveau. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Récite, Ibn Ḥuḍayr ! »* Il récita, et le cheval s’agita encore. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Récite, Ibn Ḥuḍayr ! »* Il dit : *« Je suis parti, car Yaḥyā était près de lui, et j’ai craint qu’il ne le piétine. J’ai vu comme un dais avec des lumières semblables à des lampes, qui s’éleva dans les airs jusqu’à disparaître. »* Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« C’étaient les anges qui t’écoutaient. Si tu avais continué à réciter, les gens les auraient vus au matin, sans qu’ils ne se cachent d’eux. »*
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd et Abû Kâmil al-Jahdarî, tous deux d’après Abû ‘Awâna – Qutayba a dit : nous a rapporté Abû ‘Awâna – d’après Qatâda, d’après Anas, d’après Abû Mûsâ al-Ash‘arî qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Le croyant qui récite le Coran est comparable à l’orange : son parfum est agréable et son goût est délicieux. Le croyant qui ne récite pas le Coran est comparable à la datte : elle n’a pas de parfum, mais son goût est doux. Le munâfiq (hypocrite) qui récite le Coran est comparable au basilic : son parfum est agréable, mais son goût est amer. Quant au munâfiq qui ne récite pas le Coran, il est comparable à la coloquinte : elle n’a pas de parfum et son goût est amer. »*
Nous a rapporté Haddâb ibn Khâlid : nous a rapporté Hammâm, ainsi que Muhammad ibn al-Muthannâ : nous a rapporté Yahyâ ibn Sa‘îd, d’après Shu‘ba, tous deux d’après Qatâda, avec cette même chaîne de transmission. Le hadith est similaire, sauf que dans le récit de Hammâm, il est dit *« le fâjir »* (le pervers) au lieu de *« le munâfiq »*.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa‘îd et Muhammad ibn ‘Ubayd al-Ghubarî, tous deux d’après Abû ‘Awâna – Ibn ‘Ubayd a dit : nous a rapporté Abû ‘Awâna – d’après Qatâda, d’après Zurâra ibn Awfâ, d’après Sa‘d ibn Hishâm, d’après ‘Â’isha qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« Celui qui maîtrise le Coran sera avec les scribes nobles et pieux (les anges), et celui qui récite le Coran avec difficulté, en butant sur ses lettres, aura deux récompenses. »*
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Muthannâ : nous a rapporté Ibn Abî ‘Adiyy, d’après Sa‘îd, ainsi que Abû Bakr ibn Abî Shayba : nous a rapporté Wakî‘, d’après Hishâm al-Dastawâ’î, tous deux d’après Qatâda, avec cette même chaîne de transmission. Dans le récit de Wakî‘, il est dit : *« Et celui qui récite [le Coran] alors que cela lui est difficile aura deux récompenses. »*
Nous a rapporté Haddâb ibn Khâlid : nous a rapporté Hammâm : nous a rapporté Qatâda, d’après Anas ibn Mâlik, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Ubayy : *« Certes, Allah m’a ordonné de te réciter [le Coran]. »* Ubayy demanda : *« Allah a-t-Il mentionné mon nom pour toi ? »* Le Prophète (ﷺ) répondit : *« Allah t’a mentionné pour moi. »* Alors Ubayy se mit à pleurer.
Nous a rapporté Muhammad ibn al-Muthannâ et Ibn Bassâr, qui ont dit : nous a rapporté Muhammad ibn Ja‘far : nous a rapporté Shu‘ba, qui a dit : j’ai entendu Qatâda rapporter d’après Anas, que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Ubayy ibn Ka‘b : *« Certes, Allah m’a ordonné de te réciter : {Ceux qui ont mécru…} (Sourate 98, Al-Bayyina). »* Ubayy demanda : *« Et Il a mentionné mon nom pour toi ? »* Le Prophète (ﷺ) répondit : *« Oui. »* Alors Ubayy se mit à pleurer.
Hadiths 6666https://sunnah.com/muslim:799c
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَبِيبٍ الْحَارِثِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، - يَعْنِي ابْنَ الْحَارِثِ - حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأُبَىٍّ بِمِثْلِهِ .
Nous a rapporté Yahyâ ibn Habîb al-Hârithî : nous a rapporté Khâlid – c’est-à-dire Ibn al-Hârith – : nous a rapporté Shu‘ba, d’après Qatâda, qui a dit : j’ai entendu Anas dire que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Ubayy la même chose.
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et Abû Kurayb, tous deux d’après Hafs – Abû Bakr a dit : nous a rapporté Hafs ibn Ghiyâth – d’après al-A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Ubayda, d’après ‘Abd Allâh qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : *« Récite-moi le Coran. »* Je répondis : *« Ô Messager d’Allah, je te réciterais alors qu’il t’a été révélé ? »* Il dit : *« J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre. »* Je commençai donc à réciter la sourate *An-Nisâ’* (Les Femmes), et quand j’arrivai au verset : {Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir comme témoin contre ceux-ci ?} (4:41), je levai la tête – ou un homme à mes côtés me fit signe, alors je levai la tête – et je vis ses larmes couler.
Hadiths 6678https://sunnah.com/muslim:800b
حَدَّثَنَا هَنَّادُ بْنُ السَّرِيِّ، وَمِنْجَابُ بْنُ الْحَارِثِ التَّمِيمِيُّ، جَمِيعًا عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُسْهِرٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَزَادَ هَنَّادٌ فِي رِوَايَتِهِ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى الْمِنْبَرِ " اقْرَأْ عَلَىَّ " .
Nous a rapporté Hannâd ibn al-Sarî et Minjâb ibn al-Hârith at-Tamîmî, tous deux d’après ‘Alî ibn Mushir, d’après al-A‘mash, avec cette même chaîne de transmission. Hannâd a ajouté dans son récit que le Messager d’Allah (ﷺ), alors qu’il était sur le minbar, lui avait dit : *« Récite-moi. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et Abû Kurayb, qui ont dit : nous a rapporté Abû Usâma : nous a rapporté Mis‘ar – et Abû Kurayb a dit : d’après Mis‘ar – d’après ‘Amr ibn Murra, d’après Ibrâhîm, que le Prophète (ﷺ) a dit à ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd : *« Récite-moi. »* Il répondit : *« Je te réciterais alors qu’il t’a été révélé ? »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« J’aime l’entendre de quelqu’un d’autre. »* Ibn Mas‘ûd commença alors à lui réciter depuis le début de la sourate *An-Nisâ’* jusqu’au verset : {Comment sera-ce quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons venir comme témoin contre ceux-ci ?} (4:41), et il se mit à pleurer. Mis‘ar a dit : ensuite, Ma‘n m’a rapporté d’après Ja‘far ibn ‘Amr ibn Hurayth, d’après son père, d’après Ibn Mas‘ûd, que le Prophète (ﷺ) a dit : *« [Je serai] témoin contre eux tant que je serai parmi eux »* – ou *« tant que j’aurai été parmi eux »* (Mis‘ar a exprimé un doute).
Nous a rapporté ‘Uthmân ibn Abî Shayba : nous a rapporté Jarîr, d’après al-A‘mash, d’après Ibrâhîm, d’après ‘Alqama, d’après ‘Abd Allâh qui a dit : J’étais à Homs quand l’un des hommes me dit : *« Récite-nous [le Coran]. »* Je leur récitai donc la sourate *Yûsuf* (Joseph). Un homme du groupe dit alors : *« Par Allah, ce n’est pas ainsi qu’elle a été révélée ! »* Je répondis : *« Malheur à toi ! Par Allah, je l’ai récitée au Messager d’Allah (ﷺ), et il m’a dit : ‘Tu as bien fait.’ »* Pendant que je lui parlais, je sentis une odeur de vin. Je lui dis : *« Tu bois du vin et tu traites le Livre d’Allah de mensonge ? Tu ne bougeras pas d’ici avant que je ne t’applique la peine légale. »* Je lui infligeai donc la peine du hadd.
Nous a rapporté Ishâq ibn Ibrâhîm et ‘Alî ibn Khashram, qui ont dit : nous a informé ‘Îsâ ibn Yûnus, ainsi que Abû Bakr ibn Abî Shayba et Abû Kurayb, qui ont dit : nous a rapporté Abû Mu‘âwiya, tous d’après al-A‘mash, avec cette même chaîne de transmission. Dans le récit d’Abû Mu‘âwiya, il n’est pas mentionné que le Prophète (ﷺ) ait dit : *« Tu as bien fait. »*
Nous a rapporté Abû Bakr ibn Abî Shayba et Abû Sa‘îd al-Ashajj, qui ont dit : nous a rapporté Wakî‘, d’après al-A‘mash, d’après Abû Sâlih, d’après Abû Hurayra qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : *« L’un de vous aimerait-il, en rentrant chez lui, trouver trois chamelles grasses et bien portantes ? »* Nous répondîmes : *« Oui. »* Il dit : *« Trois versets que l’un de vous récite dans sa prière valent mieux pour lui que trois chamelles grasses et bien portantes. »*