Sahih al-Bukhari

La zakat obligatoire

112 éléments

Hadiths 1459https://sunnah.com/bukhari:1459

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي صَعْصَعَةَ الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسَةِ أَوْسُقٍ مِنَ التَّمْرِ صَدَقَةٌ، وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ أَوَاقٍ مِنَ الْوَرِقِ صَدَقَةٌ، وَلَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ ذَوْدٍ مِنَ الإِبِلِ صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informé Mâlik, d'après Muhammad ibn 'Abd ar-Rahmân ibn Abî Sa'sa'a al-Mâzinî, d'après son père, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'y a pas de zakât sur les dattes en deçà de cinq awsâq, ni sur l'argent en deçà de cinq awâq, ni sur les chameaux en deçà de cinq têtes. »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 1460https://sunnah.com/bukhari:1460

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنِ الْمَعْرُورِ بْنِ سُوَيْدٍ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ انْتَهَيْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ ـ أَوْ وَالَّذِي لاَ إِلَهَ غَيْرُهُ، أَوْ كَمَا حَلَفَ ـ مَا مِنْ رَجُلٍ تَكُونُ لَهُ إِبِلٌ أَوْ بَقَرٌ أَوْ غَنَمٌ لاَ يُؤَدِّي حَقَّهَا إِلاَّ أُتِيَ بِهَا يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَعْظَمَ مَا تَكُونُ وَأَسْمَنَهُ، تَطَؤُهُ بِأَخْفَافِهَا، وَتَنْطَحُهُ بِقُرُونِهَا، كُلَّمَا جَازَتْ أُخْرَاهَا رُدَّتْ عَلَيْهِ أُولاَهَا، حَتَّى يُقْضَى بَيْنَ النَّاسِ ‏" ‏‏.‏ رَوَاهُ بُكَيْرٌ عَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté 'Umar ibn Hafs ibn Ghiyâth, qui nous a rapporté [ceci] de son père, qui nous a rapporté al-A'mash, d'après al-Ma'rûr ibn Suwayd, d'après Abû Dharr (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Je parvins jusqu'au Prophète (ﷺ), et il dit : « Par Celui qui détient mon âme en Sa main – ou : Par Celui en dehors de qui il n'y a point de divinité, ou comme il a juré – il n'est point d'homme possédant des chameaux, des bovins ou des ovins, qui n'acquitte pas leur dû, sans qu'ils ne lui soient amenés au Jour de la Résurrection, plus grands et plus gras qu'ils ne l'ont jamais été, le piétinant de leurs sabots et le frappant de leurs cornes. Chaque fois que passe leur dernier rang, le premier leur est ramené, jusqu'à ce que le jugement soit rendu entre les gens. » Bukayr l'a rapporté d'après Abû Sâlih, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète (ﷺ).

Abu Dhar
Hadiths 1461https://sunnah.com/bukhari:1461

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ الأَنْصَارِ بِالْمَدِينَةِ مَالاً مِنْ نَخْلٍ، وَكَانَ أَحَبَّ أَمْوَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرُحَاءَ وَكَانَتْ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ قَالَ أَنَسٌ فَلَمَّا أُنْزِلَتْ هَذِهِ الآيَةُ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ قَامَ أَبُو طَلْحَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ إِنَّ اللَّهَ تَبَارَكَ وَتَعَالَى يَقُولُ ‏ {‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏} ‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بَيْرُحَاءَ، وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَخْ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ، وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ‏.‏ تَابَعَهُ رَوْحٌ‏.‏ وَقَالَ يَحْيَى بْنُ يَحْيَى وَإِسْمَاعِيلُ عَنْ مَالِكٍ رَايِحٌ‏.‏

Nous a rapporté 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informé Mâlik, d'après Ishâq ibn 'Abdullah ibn Abî Talha, qu'il entendit Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui) dire : Abû Talha était l'Ansârî le plus riche en palmiers à Médine. Le bien qu'il chérissait le plus était Bayruhâ', qui faisait face à la mosquée. Le Messager d'Allah (ﷺ) y entrait et buvait de son eau fraîche. Anas dit : Lorsque fut révélée cette parole d'Allah : *« Vous n'atteindrez jamais la piété véritable tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous chérissez »* (Sourate 3, verset 92), Abû Talha se leva et vint trouver le Messager d'Allah (ﷺ) en disant : « Ô Messager d'Allah, Allah le Béni et Très-Haut dit : *« Vous n'atteindrez jamais la piété véritable tant que vous ne dépenserez pas de ce que vous chérissez »*. Or, le bien que je chéris le plus est Bayruhâ'. Je le donne en aumône pour Allah, espérant sa récompense et son trésor auprès de Lui. Dispose-en, ô Messager d'Allah, comme Allah te l'inspire. » Le Messager d'Allah (ﷺ) dit alors : « Bien ! C'est un bien profitable, c'est un bien profitable. J'ai entendu ce que tu as dit, et je pense que tu devrais le donner à tes proches parents. » Abû Talha répondit : « Je le ferai, ô Messager d'Allah. » Il le partagea donc entre ses proches parents et les fils de son oncle paternel. Rawh a rapporté la même chose, et Yahyâ ibn Yahyâ ainsi qu'Ismâ'îl ont dit, d'après Mâlik : « Râ'ih ».

'Is-haq bin `Abdullah bin Al Talha
Hadiths 1462https://sunnah.com/bukhari:1462

حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي زَيْدٌ، عَنْ عِيَاضِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي أَضْحًى أَوْ فِطْرٍ إِلَى الْمُصَلَّى ثُمَّ انْصَرَفَ فَوَعَظَ النَّاسَ وَأَمَرَهُمْ بِالصَّدَقَةِ فَقَالَ ‏"‏ أَيُّهَا النَّاسُ تَصَدَّقُوا ‏"‏‏.‏ فَمَرَّ عَلَى النِّسَاءِ فَقَالَ ‏"‏ يَا مَعْشَرَ النِّسَاءِ تَصَدَّقْنَ، فَإِنِّي رَأَيْتُكُنَّ أَكْثَرَ أَهْلِ النَّارِ ‏"‏‏.‏ فَقُلْنَ وَبِمَ ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ تُكْثِرْنَ اللَّعْنَ وَتَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ، مَا رَأَيْتُ مِنْ نَاقِصَاتِ عَقْلٍ وَدِينٍ أَذْهَبَ لِلُبِّ الرَّجُلِ الْحَازِمِ مِنْ إِحْدَاكُنَّ يَا مَعْشَرَ النِّسَاءِ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ انْصَرَفَ فَلَمَّا صَارَ إِلَى مَنْزِلِهِ جَاءَتْ زَيْنَبُ امْرَأَةُ ابْنِ مَسْعُودٍ تَسْتَأْذِنُ عَلَيْهِ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذِهِ زَيْنَبُ فَقَالَ ‏"‏ أَىُّ الزَّيَانِبِ ‏"‏‏.‏ فَقِيلَ امْرَأَةُ ابْنِ مَسْعُودٍ‏.‏ قَالَ ‏"‏ نَعَمِ ائْذَنُوا لَهَا ‏"‏‏.‏ فَأُذِنَ لَهَا قَالَتْ يَا نَبِيَّ اللَّهِ إِنَّكَ أَمَرْتَ الْيَوْمَ بِالصَّدَقَةِ، وَكَانَ عِنْدِي حُلِيٌّ لِي، فَأَرَدْتُ أَنْ أَتَصَدَّقَ بِهِ، فَزَعَمَ ابْنُ مَسْعُودٍ أَنَّهُ وَوَلَدَهُ أَحَقُّ مَنْ تَصَدَّقْتُ بِهِ عَلَيْهِمْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ صَدَقَ ابْنُ مَسْعُودٍ، زَوْجُكِ وَوَلَدُكِ أَحَقُّ مَنْ تَصَدَّقْتِ بِهِ عَلَيْهِمْ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Ibn Abî Maryam, qui nous a informé Muhammad ibn Ja'far, qui a dit : Nous a informé Zayd, d'après 'Iyâd ibn 'Abdullah, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) : Le Messager d'Allah (ﷺ) sortit un jour de l'Aïd (al-Adhâ ou al-Fitr) vers le lieu de prière. Puis il se retourna, exhorta les gens et leur ordonna de faire l'aumône, en disant : « Ô gens, faites l'aumône ! » Il passa ensuite près des femmes et dit : « Ô assemblée des femmes, faites l'aumône, car je vous ai vues former la majorité des habitants du Feu. » Elles demandèrent : « Et pourquoi cela, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Vous maudissez souvent et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n'ai jamais vu parmi les êtres déficients en raison et en religion quelqu'un qui fasse plus perdre la raison à l'homme ferme que l'une d'entre vous, ô assemblée des femmes. » Puis il s'en alla. Lorsqu'il fut arrivé chez lui, Zaynab, l'épouse d'Ibn Mas'ûd, vint demander la permission d'entrer. On lui dit : « Ô Messager d'Allah, voici Zaynab. » Il demanda : « Laquelle des Zaynab ? » On répondit : « L'épouse d'Ibn Mas'ûd. » Il dit : « Oui, faites-la entrer. » On la fit entrer, et elle dit : « Ô Prophète d'Allah, tu as ordonné aujourd'hui de faire l'aumône. J'avais un bijou et j'ai voulu en faire l'aumône, mais Ibn Mas'ûd a prétendu que lui et ses enfants étaient plus dignes que je leur fasse cette aumône. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Ibn Mas'ûd a dit vrai. Ton époux et tes enfants sont plus dignes que tu leur fasses cette aumône. »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 1463https://sunnah.com/bukhari:1463

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، قَالَ سَمِعْتُ سُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ، عَنْ عِرَاكِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِ فِي فَرَسِهِ وَغُلاَمِهِ صَدَقَةٌ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Âdam, qui nous a rapporté Shu'ba, qui nous a rapporté 'Abdullah ibn Dînâr, qui a dit : J'ai entendu Sulaymân ibn Yasâr rapporter d'après 'Irâk ibn Mâlik, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : « Le musulman n'est pas redevable de la zakât sur son cheval ni sur son esclave. »

Abu Huraira
Hadiths 1464https://sunnah.com/bukhari:1464

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ خُثَيْمِ بْنِ عِرَاكٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا خُثَيْمُ بْنُ عِرَاكِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِ صَدَقَةٌ فِي عَبْدِهِ وَلاَ فِي فَرَسِهِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Musaddad, qui nous a rapporté Yahyâ ibn Sa'îd, d'après Khuthaym ibn 'Irâk, qui a dit : Mon père m'a rapporté, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète (ﷺ). Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, qui nous a rapporté Wuhaïb ibn Khâlid, qui nous a rapporté Khuthaym ibn 'Irâk ibn Mâlik, d'après son père, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Le musulman n'est pas redevable de la zakât sur son esclave ni sur son cheval. »

Abu Huraira
Hadiths 1465https://sunnah.com/bukhari:1465

حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ هِلاَلِ بْنِ أَبِي مَيْمُونَةَ، حَدَّثَنَا عَطَاءُ بْنُ يَسَارٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ ـ رضى الله عنه ـ يُحَدِّثُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم جَلَسَ ذَاتَ يَوْمٍ عَلَى الْمِنْبَرِ وَجَلَسْنَا حَوْلَهُ فَقَالَ ‏"‏ إِنِّي مِمَّا أَخَافُ عَلَيْكُمْ مِنْ بَعْدِي مَا يُفْتَحُ عَلَيْكُمْ مِنْ زَهْرَةِ الدُّنْيَا وَزِينَتِهَا ‏"‏‏.‏ فَقَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَوَيَأْتِي الْخَيْرُ بِالشَّرِّ فَسَكَتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقِيلَ لَهُ مَا شَأْنُكَ تُكَلِّمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَلاَ يُكَلِّمُكَ فَرَأَيْنَا أَنَّهُ يُنْزَلُ عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ ـ فَمَسَحَ عَنْهُ الرُّحَضَاءَ فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ السَّائِلُ ‏"‏ وَكَأَنَّهُ حَمِدَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّهُ لاَ يَأْتِي الْخَيْرُ بِالشَّرِّ، وَإِنَّ مِمَّا يُنْبِتُ الرَّبِيعُ يَقْتُلُ أَوْ يُلِمُّ إِلاَّ آكِلَةَ الْخَضْرَاءِ، أَكَلَتْ حَتَّى إِذَا امْتَدَّتْ خَاصِرَتَاهَا اسْتَقْبَلَتْ عَيْنَ الشَّمْسِ، فَثَلَطَتْ وَبَالَتْ وَرَتَعَتْ، وَإِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرَةٌ حُلْوَةٌ، فَنِعْمَ صَاحِبُ الْمُسْلِمِ مَا أَعْطَى مِنْهُ الْمِسْكِينَ وَالْيَتِيمَ وَابْنَ السَّبِيلِ ـ أَوْ كَمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ـ وَإِنَّهُ مَنْ يَأْخُذُهُ بِغَيْرِ حَقِّهِ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَيَكُونُ شَهِيدًا عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Mu'âdh ibn Fadâla, qui nous a rapporté Hishâm, d'après Yahyâ, d'après Hilâl ibn Abî Maymûna, qui nous a rapporté 'Atâ' ibn Yasâr, qu'il entendit Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporter que le Prophète (ﷺ) s'assit un jour sur le minbar, et nous nous assîmes autour de lui. Il dit : « Ce que je crains le plus pour vous après moi, c'est ce qui vous sera ouvert des splendeurs et des parures de ce monde. » Un homme dit alors : « Ô Messager d'Allah, le bien peut-il engendrer le mal ? » Le Prophète (ﷺ) resta silencieux. On lui dit : « Qu'as-tu à parler au Prophète (ﷺ) sans qu'il ne te réponde ? » Nous vîmes alors qu'une révélation lui descendait. Puis il essuya la sueur de son front et dit : « Où est le questionneur ? » Comme s'il le louait. Il dit : « Le bien n'engendre pas le mal. Mais ce que fait pousser le printemps tue ou frôle la mort, sauf l'animal qui broute l'herbe verte : il mange jusqu'à ce que ses flancs soient tendus, puis il se tourne vers le soleil, défèque, urine et retourne paître. Certes, ces biens sont une verdure douce et agréable. Quel bon compagnon est le musulman qui en donne au pauvre, à l'orphelin et au voyageur – ou comme l'a dit le Prophète (ﷺ) – ! Quant à celui qui le prend sans droit, il est comme celui qui mange sans jamais se rassasier, et cela lui sera un témoin contre lui au Jour de la Résurrection. »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 1466https://sunnah.com/bukhari:1466

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي شَقِيقٌ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ زَيْنَبَ، امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ فَذَكَرْتُهُ لإِبْرَاهِيمَ فَحَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ عَنْ زَيْنَبَ امْرَأَةِ عَبْدِ اللَّهِ بِمِثْلِهِ سَوَاءً، قَالَتْ كُنْتُ فِي الْمَسْجِدِ فَرَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ تَصَدَّقْنَ وَلَوْ مِنْ حُلِيِّكُنَّ ‏"‏‏.‏ وَكَانَتْ زَيْنَبُ تُنْفِقُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ وَأَيْتَامٍ فِي حَجْرِهَا، قَالَ فَقَالَتْ لِعَبْدِ اللَّهِ سَلْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَيَجْزِي عَنِّي أَنْ أُنْفِقَ عَلَيْكَ وَعَلَى أَيْتَامِي فِي حَجْرِي مِنَ الصَّدَقَةِ فَقَالَ سَلِي أَنْتِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَانْطَلَقْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَوَجَدْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ عَلَى الْبَابِ، حَاجَتُهَا مِثْلُ حَاجَتِي، فَمَرَّ عَلَيْنَا بِلاَلٌ فَقُلْنَا سَلِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَيَجْزِي عَنِّي أَنْ أُنْفِقَ عَلَى زَوْجِي وَأَيْتَامٍ لِي فِي حَجْرِي وَقُلْنَا لاَ تُخْبِرْ بِنَا‏.‏ فَدَخَلَ فَسَأَلَهُ فَقَالَ ‏"‏ مَنْ هُمَا ‏"‏‏.‏ قَالَ زَيْنَبُ قَالَ ‏"‏ أَىُّ الزَّيَانِبِ ‏"‏‏.‏ قَالَ امْرَأَةُ عَبْدِ اللَّهِ‏.‏ قَالَ ‏"‏ نَعَمْ لَهَا أَجْرَانِ أَجْرُ الْقَرَابَةِ وَأَجْرُ الصَّدَقَةِ ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté 'Umar ibn Hafs, qui nous a rapporté [ceci] de son père, qui nous a rapporté al-A'mash, qui a dit : J'ai entendu Shaqîq rapporter d'après 'Amr ibn al-Hârith, d'après Zaynab, l'épouse de 'Abdullah (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), qui a dit : Je l'ai mentionné à Ibrâhîm, qui m'a rapporté d'après Abû 'Ubayda, d'après 'Amr ibn al-Hârith, d'après Zaynab, l'épouse de 'Abdullah, de la même manière. Elle dit : Je me trouvais dans la mosquée lorsque je vis le Prophète (ﷺ), qui dit : « Faites l'aumône, même de vos bijoux. » Zaynab dépensait pour 'Abdullah et pour des orphelins sous sa tutelle. Elle dit à 'Abdullah : « Demande au Messager d'Allah (ﷺ) si cela me suffit de dépenser pour toi et pour les orphelins sous ma tutelle au titre de l'aumône. » Il répondit : « Demande-le toi-même au Messager d'Allah (ﷺ). » Je me rendis donc auprès du Prophète (ﷺ) et trouvai une femme des Ansâr à la porte, ayant le même besoin que moi. Bilâl passa près de nous, et nous lui dîmes : « Demande au Prophète (ﷺ) si cela me suffit de dépenser pour mon époux et pour les orphelins sous ma tutelle. » Nous lui dîmes de ne pas nous mentionner. Il entra et lui posa la question. Le Prophète (ﷺ) demanda : « Qui sont-elles ? » Bilâl répondit : « Zaynab. » Le Prophète (ﷺ) demanda : « Laquelle des Zaynab ? » Il répondit : « L'épouse de 'Abdullah. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Oui, elle aura deux récompenses : la récompense du lien de parenté et celle de l'aumône. »

`Amr bin Al-Harith
Hadiths 1467https://sunnah.com/bukhari:1467

حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أُمِّ سَلَمَةَ، ‏{‏عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ،‏}‏ قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلِيَ أَجْرٌ أَنْ أُنْفِقَ عَلَى بَنِي أَبِي سَلَمَةَ إِنَّمَا هُمْ بَنِيَّ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ أَنْفِقِي عَلَيْهِمْ، فَلَكِ أَجْرُ مَا أَنْفَقْتِ عَلَيْهِمْ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Uthmân ibn Abî Shayba, qui nous a rapporté d'après 'Abdah, d'après Hishâm, d'après son père, d'après Zaynab bint Umm Salama, d'après Umm Salama (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah, aurai-je une récompense si je dépense pour les enfants de Abî Salama, alors qu'ils sont mes propres enfants ?" Il répondit : "Dépense pour eux, car tu auras la récompense de ce que tu auras dépensé pour eux." »

Zainab
Hadiths 1468https://sunnah.com/bukhari:1468

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالصَّدَقَةِ فَقِيلَ مَنَعَ ابْنُ جَمِيلٍ وَخَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ وَعَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَا يَنْقِمُ ابْنُ جَمِيلٍ إِلاَّ أَنَّهُ كَانَ فَقِيرًا فَأَغْنَاهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ، وَأَمَّا خَالِدٌ فَإِنَّكُمْ تَظْلِمُونَ خَالِدًا، قَدِ احْتَبَسَ أَدْرَاعَهُ وَأَعْتُدَهُ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، وَأَمَّا الْعَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ فَعَمُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَهْىَ عَلَيْهِ صَدَقَةٌ وَمِثْلُهَا مَعَهَا ‏" ‏‏.‏ تَابَعَهُ ابْنُ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ أَبِيهِ‏.‏ وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ عَنْ أَبِي الزِّنَادِ هِيَ عَلَيْهِ وَمِثْلُهَا مَعَهَا‏.‏ وَقَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ حُدِّثْتُ عَنِ الأَعْرَجِ بِمِثْلِهِ‏.‏

Nous avons été informés par Abû al-Yamân, qui nous a informés d'après Shu'ayb, qui nous a rapporté d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) ordonna de donner la charité (sadaqa). On mentionna alors que Ibn Jumayl, Khâlid ibn al-Walîd et al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib refusaient de la donner. Le Prophète (ﷺ) dit : "Ibn Jumayl ne trouve à redire que parce qu'il était pauvre et qu'Allah et Son Messager l'ont enrichi. Quant à Khâlid, vous lui faites tort, car il a consacré ses armures et ses équipements dans le chemin d'Allah. Quant à al-'Abbâs ibn 'Abd al-Muttalib, l'oncle du Messager d'Allah (ﷺ), ce qu'il doit est une aumône pour lui, et autant en plus." » Ibn Abî al-Zinâd a rapporté la même chose d'après son père. Ibn Ishâq a dit d'après Abû al-Zinâd : « C'est une aumône pour lui, et autant en plus. » Ibn Jurayj a dit avoir été informé d'après al-A'raj d'une narration similaire.

Abu Huraira
Hadiths 1469https://sunnah.com/bukhari:1469

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ نَاسًا مِنَ الأَنْصَارِ سَأَلُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَاهُمْ، ثُمَّ سَأَلُوهُ فَأَعْطَاهُمْ، حَتَّى نَفِدَ مَا عِنْدَهُ فَقَالَ ‏ "‏ مَا يَكُونُ عِنْدِي مِنْ خَيْرٍ فَلَنْ أَدَّخِرَهُ عَنْكُمْ، وَمَنْ يَسْتَعْفِفْ يُعِفَّهُ اللَّهُ، وَمَنْ يَسْتَغْنِ يُغْنِهِ اللَّهُ، وَمَنْ يَتَصَبَّرْ يُصَبِّرْهُ اللَّهُ، وَمَا أُعْطِيَ أَحَدٌ عَطَاءً خَيْرًا وَأَوْسَعَ مِنَ الصَّبْرِ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informés d'après Mâlik, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Atâ' ibn Yazîd al-Laythî, d'après Abû Sa'îd al-Khudrî (qu'Allah soit satisfait de lui), que des gens parmi les Ansâr demandèrent au Messager d'Allah (ﷺ), et il leur donna. Ils lui demandèrent à nouveau, et il leur donna encore, jusqu'à ce qu'il n'ait plus rien. Il dit alors : « Tout bien que je possède, je ne le thésauriserai pas loin de vous. Celui qui cherche à se préserver (de la mendicité), Allah le préservera. Celui qui cherche à être indépendant, Allah l'enrichira. Celui qui fait preuve de patience, Allah lui donnera la patience. Personne n'a reçu un don meilleur et plus vaste que la patience. » »

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 1470https://sunnah.com/bukhari:1470

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَنْ يَأْخُذَ أَحَدُكُمْ حَبْلَهُ فَيَحْتَطِبَ عَلَى ظَهْرِهِ خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَأْتِيَ رَجُلاً، فَيَسْأَلَهُ، أَعْطَاهُ أَوْ مَنَعَهُ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdullah ibn Yûsuf, qui nous a informés d'après Mâlik, d'après Abû al-Zinâd, d'après al-A'raj, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est préférable pour l'un d'entre vous de prendre sa corde et d'aller ramasser du bois sur son dos, plutôt que de venir demander à un homme, que celui-ci lui donne ou lui refuse. » »

Abu Huraira
Hadiths 1471https://sunnah.com/bukhari:1471

حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ الزُّبَيْرِ بْنِ الْعَوَّامِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لأَنْ يَأْخُذَ أَحَدُكُمْ حَبْلَهُ فَيَأْتِيَ بِحُزْمَةِ الْحَطَبِ عَلَى ظَهْرِهِ فَيَبِيعَهَا فَيَكُفَّ اللَّهُ بِهَا وَجْهَهُ، خَيْرٌ لَهُ مِنْ أَنْ يَسْأَلَ النَّاسَ أَعْطَوْهُ أَوْ مَنَعُوهُ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Mûsâ, qui nous a rapporté d'après Wuhaib, d'après Hishâm, d'après son père, d'après al-Zubayr ibn al-'Awwâm (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète (ﷺ), qui a dit : « Il est préférable pour l'un d'entre vous de prendre sa corde, d'aller chercher un fagot de bois sur son dos, de le vendre et ainsi préserver sa dignité grâce à cela, plutôt que de demander aux gens, qu'ils lui donnent ou lui refusent. » »

Az-Zubair bin Al-`Awwam
Hadiths 1472https://sunnah.com/bukhari:1472

وَحَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، وَسَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ يَا حَكِيمُ إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرَةٌ حُلْوَةٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، الْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ‏" ‏‏.‏ قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا، فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ يَدْعُو حَكِيمًا إِلَى الْعَطَاءِ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَهُ مِنْهُ، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَأَبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ إِنِّي أُشْهِدُكُمْ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ عَلَى حَكِيمٍ، أَنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ‏.‏ فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ‏.‏

Nous avons été informés par 'Abdân, qui nous a informés d'après 'Abdullah, qui nous a informés d'après Yûnus, d'après al-Zuhrî, d'après 'Urwa ibn al-Zubayr et Sa'îd ibn al-Musayyab, que Hakîm ibn Hizâm (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « J'ai demandé au Messager d'Allah (ﷺ), et il m'a donné. Puis je lui ai demandé à nouveau, et il m'a donné. Puis je lui ai demandé encore une fois, et il m'a donné. Ensuite, il dit : "Ô Hakîm, ces biens sont une douceur verdoyante. Celui qui les prend avec générosité d'âme, il sera béni en eux. Mais celui qui les prend avec avidité, il ne sera pas béni en eux, comme celui qui mange sans jamais être rassasié. La main supérieure est meilleure que la main inférieure." » Hakîm dit : « J'ai alors dit : "Ô Messager d'Allah, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus rien à personne après toi jusqu'à ce que je quitte ce monde." » Abû Bakr (qu'Allah soit satisfait de lui) appelait Hakîm pour lui offrir des dons, mais il refusait de les accepter. Ensuite, 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) l'appela pour lui donner quelque chose, mais il refusa de l'accepter. 'Umar dit alors : « Je prends à témoin vous tous, ô assemblée des musulmans, que j'offre à Hakîm ce qui lui revient de ce butin, mais il refuse de le prendre. » Hakîm ne demanda plus rien à personne après le Messager d'Allah (ﷺ) jusqu'à sa mort.

`Urwa bin Az-Zubair and Sa`id bin Al-Musaiyab
Hadiths 1473https://sunnah.com/bukhari:1473

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ، يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي فَقَالَ ‏ "‏ خُذْهُ، إِذَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ شَىْءٌ، وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ، فَخُذْهُ، وَمَا لاَ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ ‏" ‏‏.‏

Nous avons été informés par Yahyâ ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après Yûnus, d'après al-Zuhrî, d'après Sâlim, que 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit : « J'ai entendu 'Umar dire : "Le Messager d'Allah (ﷺ) me donnait des dons, et je disais : 'Donne-les à quelqu'un qui en a plus besoin que moi.' Il répondit : 'Prends-les. Lorsque quelque chose de ces biens te parvient, alors que tu n'es ni avide ni demandeur, prends-les. Sinon, ne laisse pas ton âme les convoiter.' » »

`Umar
Hadiths 1474https://sunnah.com/bukhari:1474

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي جَعْفَرٍ، قَالَ سَمِعْتُ حَمْزَةَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَا يَزَالُ الرَّجُلُ يَسْأَلُ النَّاسَ حَتَّى يَأْتِيَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ لَيْسَ فِي وَجْهِهِ مُزْعَةُ لَحْمٍ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ إِنَّ الشَّمْسَ تَدْنُو يَوْمَ الْقِيَامَةِ حَتَّى يَبْلُغَ الْعَرَقُ نِصْفَ الأُذُنِ، فَبَيْنَا هُمْ كَذَلِكَ اسْتَغَاثُوا بِآدَمَ، ثُمَّ بِمُوسَى، ثُمَّ بِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم ‏"‏‏.‏ وَزَادَ عَبْدُ اللَّهِ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي جَعْفَرٍ ‏"‏ فَيَشْفَعُ لِيُقْضَى بَيْنَ الْخَلْقِ، فَيَمْشِي حَتَّى يَأْخُذَ بِحَلْقَةِ الْبَابِ، فَيَوْمَئِذٍ يَبْعَثُهُ اللَّهُ مَقَامًا مَحْمُودًا، يَحْمَدُهُ أَهْلُ الْجَمْعِ كُلُّهُمْ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ مُعَلًّى حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ رَاشِدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُسْلِمٍ، أَخِي الزُّهْرِيِّ عَنْ حَمْزَةَ، سَمِعَ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْأَلَةِ‏.‏

Nous avons été informés par Yahyâ ibn Bukayr, qui nous a rapporté d'après al-Layth, d'après 'Ubaydullah ibn Abî Ja'far, qui a dit : « J'ai entendu Hamza ibn 'Abdullah ibn 'Umar dire : "J'ai entendu 'Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui) dire que le Prophète (ﷺ) a dit : 'L'homme continuera à demander aux gens jusqu'à ce qu'il vienne le Jour de la Résurrection sans avoir un morceau de chair sur le visage.'" » Il a également dit : « Le soleil se rapprochera le Jour de la Résurrection jusqu'à ce que la sueur atteigne la moitié de l'oreille. Alors qu'ils seront dans cet état, ils imploreront Adam, puis Moïse, puis Muhammad (ﷺ). » 'Abdullah ajouta : « Al-Layth m'a rapporté d'après Ibn Abî Ja'far : 'Il intercédera pour que le jugement soit rendu entre les créatures. Il marchera jusqu'à saisir l'anneau de la porte. Ce jour-là, Allah le ressuscitera dans une station louée (maqâm mahmûd), et tous les gens de l'assemblée Le loueront.' » Mu'alla a dit : « Wuhaib nous a rapporté d'après al-Nu'mân ibn Râshid, d'après 'Abdullah ibn Muslim, frère d'al-Zuhrî, d'après Hamza, qui a entendu Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) rapporter du Prophète (ﷺ) au sujet de la mendicité. »

`Abdullah bin `Umar
Hadiths 1476https://sunnah.com/bukhari:1476

حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنِي مُحَمَّدُ بْنُ زِيَادٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لَيْسَ الْمِسْكِينُ الَّذِي تَرُدُّهُ الأُكْلَةُ وَالأُكْلَتَانِ، وَلَكِنِ الْمِسْكِينُ الَّذِي لَيْسَ لَهُ غِنًى وَيَسْتَحْيِي أَوْ لاَ يَسْأَلُ النَّاسَ إِلْحَافًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Hajjāj ibn Minhāl, nous a rapporté Shu'ba, m'a informé Muḥammad ibn Ziyād, qui a dit : J'ai entendu Abū Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporter du Prophète (ﷺ) qu'il a dit : « Le pauvre (miskīn) n'est pas celui que repoussent une ou deux bouchées, mais le pauvre est celui qui ne possède pas de richesse suffisante, qui est trop pudique pour demander ou qui n'importune pas les gens en quémandant. »

Abu Huraira
Hadiths 1477https://sunnah.com/bukhari:1477

حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ ابْنُ عُلَيَّةَ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ الْحَذَّاءُ، عَنِ ابْنِ أَشْوَعَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، حَدَّثَنِي كَاتِبُ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ أَنِ اكْتُبْ، إِلَىَّ بِشَىْءٍ سَمِعْتَهُ مِنَ النَّبِيِّ، صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَكَتَبَ إِلَيْهِ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏ "‏ إِنَّ اللَّهَ كَرِهَ لَكُمْ ثَلاَثًا قِيلَ وَقَالَ، وَإِضَاعَةَ الْمَالِ، وَكَثْرَةَ السُّؤَالِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ya'qūb ibn Ibrāhīm, nous a rapporté Ismā'īl ibn 'Ulayya, nous a rapporté Khālid al-Ḥadhdhā', d'après Ibn Ashwa', d'après al-Sha'bī, qui m'a rapporté le scribe de al-Mughīra ibn Shu'ba, qui a dit : Mu'āwiya écrivit à al-Mughīra ibn Shu'ba : « Écris-moi quelque chose que tu as entendu du Prophète (ﷺ). » Il lui écrivit donc : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Certes, Allah vous a détesté trois choses : les commérages (qīla wa qāla), le gaspillage des biens, et l'abondance des demandes. »

Ash-Shu`bi
Hadiths 1478https://sunnah.com/bukhari:1478

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ غُرَيْرٍ الزُّهْرِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَامِرُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَهْطًا وَأَنَا جَالِسٌ فِيهِمْ قَالَ فَتَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْهُمْ رَجُلاً لَمْ يُعْطِهِ، وَهُوَ أَعْجَبُهُمْ إِلَىَّ، فَقُمْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَارَرْتُهُ فَقُلْتُ مَا لَكَ عَنْ فُلاَنٍ وَاللَّهِ إِنِّي لأُرَاهُ مُؤْمِنًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَوْ مُسْلِمًا ‏"‏ قَالَ فَسَكَتُّ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَعْلَمُ فِيهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ مَا لَكَ عَنْ فُلاَنٍ وَاللَّهِ إِنِّي لأُرَاهُ مُؤْمِنًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَوْ مُسْلِمًا ‏"‏‏.‏ قَالَ فَسَكَتُّ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَعْلَمُ فِيهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا لَكَ عَنْ فُلاَنٍ وَاللَّهِ إِنِّي لأُرَاهُ مُؤْمِنًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ أَوْ مُسْلِمًا ـ يَعْنِي فَقَالَ ـ إِنِّي لأُعْطِي الرَّجُلَ وَغَيْرُهُ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْهُ، خَشْيَةَ أَنْ يُكَبَّ فِي النَّارِ عَلَى وَجْهِهِ ‏"‏‏.‏ وَعَنْ أَبِيهِ عَنْ صَالِحٍ عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مُحَمَّدٍ أَنَّهُ قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يُحَدِّثُ هَذَا فَقَالَ فِي حَدِيثِهِ فَضَرَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ فَجَمَعَ بَيْنَ عُنُقِي وَكَتِفِي ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَقْبِلْ أَىْ سَعْدُ إِنِّي لأُعْطِي الرَّجُلَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ‏{‏فَكُبْكِبُوا‏}‏ قُلِبُوا ‏{‏مُكِبًّا‏}‏ أَكَبَّ الرَّجُلُ إِذَا كَانَ فِعْلُهُ غَيْرَ وَاقِعٍ عَلَى أَحَدٍ، فَإِذَا وَقَعَ الْفِعْلُ قُلْتَ كَبَّهُ اللَّهُ لِوَجْهِهِ، وَكَبَبْتُهُ أَنَا‏.‏

Nous a rapporté Muḥammad ibn Ghurayr al-Zuhrī, nous a rapporté Ya'qūb ibn Ibrāhīm, d'après son père, d'après Ṣāliḥ ibn Kaysān, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : m'a informé 'Āmir ibn Sa'd, d'après son père, qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) donna à un groupe d'hommes parmi lesquels je me trouvais, mais il en laissa un à qui il ne donna rien, bien qu'il fût celui qui m'inspirait le plus d'admiration. Je me levai alors vers le Messager d'Allah (ﷺ) et lui murmurai : « Pourquoi n'as-tu rien donné à untel ? Par Allah, je le considère comme croyant. » Il dit : « Ou musulman. » Je restai silencieux un moment, puis ce que je savais de lui prit le dessus, et je dis : « Ô Messager d'Allah, pourquoi n'as-tu rien donné à untel ? Par Allah, je le considère comme croyant. » Il dit : « Ou musulman. » Je restai silencieux un moment, puis ce que je savais de lui prit à nouveau le dessus, et je dis : « Ô Messager d'Allah, pourquoi n'as-tu rien donné à untel ? Par Allah, je le considère comme croyant. » Il dit : « Ou musulman » – puis il ajouta – « Je donne à un homme alors qu'un autre m'est plus cher que lui, de crainte qu'il ne soit précipité dans le Feu la face la première. »

Sa`d (bin Abi Waqqas)
Hadiths 1479https://sunnah.com/bukhari:1479

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ لَيْسَ الْمِسْكِينُ الَّذِي يَطُوفُ عَلَى النَّاسِ تَرُدُّهُ اللُّقْمَةُ وَاللُّقْمَتَانِ وَالتَّمْرَةُ وَالتَّمْرَتَانِ، وَلَكِنِ الْمِسْكِينُ الَّذِي لاَ يَجِدُ غِنًى يُغْنِيهِ، وَلاَ يُفْطَنُ بِهِ فَيُتَصَدَّقُ عَلَيْهِ، وَلاَ يَقُومُ فَيَسْأَلُ النَّاسَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ismā'īl ibn 'Abd Allāh, qui a dit : m'a rapporté Mālik, d'après Abū al-Zinād, d'après al-A'raj, d'après Abū Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le pauvre (miskīn) n'est pas celui qui fait le tour des gens et que repoussent une bouchée ou deux, une datte ou deux, mais le pauvre est celui qui ne trouve pas de richesse suffisante pour subvenir à ses besoins, qui n'est pas remarqué pour qu'on lui fasse l'aumône, et qui ne se lève pas pour demander aux gens. »

Abu Huraira