Nous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, qui a dit : Nous a rapporté al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihāb, d'après 'Urwa, que Marwān ibn al-Ḥakam et al-Miswar ibn Makhrama lui ont rapporté que le Prophète (ﷺ) dit, lorsque la délégation de Hawāzin vint à lui en tant que musulmans et lui demandèrent de leur rendre leurs biens et leurs captifs : "Voici ceux qui sont avec moi, et le discours que j'aime le plus est le plus véridique. Choisissez donc l'une des deux choses : soit les captifs, soit les biens. J'avais déjà attendu." Le Prophète (ﷺ) les avait en effet attendus une dizaine de nuits après son retour de al-Ṭā'if. Lorsqu'il leur apparut clairement que le Prophète (ﷺ) ne leur rendrait que l'une des deux choses, ils dirent : "Nous choisissons nos captifs." Il se leva alors devant les musulmans, loua Allah comme Il le mérite, puis dit : "Ensuite, ces frères qui viennent à nous repentants, j'ai décidé de leur rendre leurs captifs. Que celui d'entre vous qui souhaite le faire de bon gré le fasse, et que celui qui préfère garder sa part jusqu'à ce que nous la lui donnions des premiers biens qu'Allah nous accordera le fasse." Les gens dirent : "Nous le faisons de bon gré pour eux, ô Messager d'Allah." Il leur dit : "Nous ne savons pas qui parmi vous y a consenti et qui ne l'a pas fait. Retournez donc jusqu'à ce que vos chefs nous informent de votre décision." Les gens retournèrent, et leurs chefs leur parlèrent. Puis ils revinrent auprès du Prophète (ﷺ) et l'informèrent qu'ils y avaient consenti et donné leur accord. Ceci est ce qui nous est parvenu concernant les captifs de Hawāzin, ce sont les dernières paroles d'al-Zuhrī, c'est-à-dire ce qui nous est parvenu.
Hadiths 2609https://sunnah.com/bukhari:2609
حَدَّثَنَا ابْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ كُهَيْلٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ أَخَذَ سِنًّا فَجَاءَ صَاحِبُهُ يَتَقَاضَاهُ فَقَالَ " إِنَّ لِصَاحِبِ الْحَقِّ مَقَالاً ". ثُمَّ قَضَاهُ أَفْضَلَ مِنْ سِنِّهِ وَقَالَ " أَفْضَلُكُمْ أَحْسَنُكُمْ قَضَاءً ".
Nous avons été informés par Ibn Muqātil, qui a été informé par ʿAbd Allāh, qui a été informé par Shuʿba, d'après Salama ibn Kuhayl, d'après Abū Salama, d'après Abū Hurayra (qu'Allāh soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) avait pris une dent (en gage). Son propriétaire vint la réclamer, et le Prophète (ﷺ) dit : *« Certes, le détenteur du droit a le droit de s'exprimer. »* Puis il la lui rendit en mieux que ce qu'elle était et dit : *« Le meilleur d'entre vous est celui qui s'acquitte le mieux de ses dettes. »*
Hadiths 2610https://sunnah.com/bukhari:2610
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ كَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ فَكَانَ عَلَى بَكْرٍ لِعُمَرَ صَعْبٍ، فَكَانَ يَتَقَدَّمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَيَقُولُ أَبُوهُ يَا عَبْدَ اللَّهِ لاَ يَتَقَدَّمِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَحَدٌ. فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِعْنِيهِ ". فَقَالَ عُمَرُ هُوَ لَكَ. فَاشْتَرَاهُ ثُمَّ قَالَ " هُوَ لَكَ يَا عَبْدَ اللَّهِ، فَاصْنَعْ بِهِ مَا شِئْتَ ".
Nous avons été informés par ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, qui nous a rapporté d'après Ibn ʿUyayna, d'après ʿAmr, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) qu'il était en voyage avec le Prophète (ﷺ). Il montait un jeune chameau difficile appartenant à ʿUmar. Ce chameau devançait souvent le Prophète (ﷺ), alors son père lui disait : *« Ô ʿAbd Allāh, que personne ne devance le Prophète (ﷺ) ! »* Le Prophète (ﷺ) lui dit alors : *« Vends-le-moi. »* ʿUmar répondit : *« Il est à toi. »* Le Prophète (ﷺ) l'acheta puis dit : *« Il est à toi, ô ʿAbd Allāh, fais-en ce que tu veux. »*
Hadiths 2611https://sunnah.com/bukhari:2611
وَقَالَ الْحُمَيْدِيُّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا عَمْرٌو، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ، وَكُنْتُ عَلَى بَكْرٍ صَعْبٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِعُمَرَ " بِعْنِيهِ ". فَابْتَاعَهُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ يَا عَبْدَ اللَّهِ ".
Al-Ḥumaydī a dit : Nous avons été informés par Sufyān, qui nous a rapporté d'après ʿAmr, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) : *« Nous étions en voyage avec le Prophète (ﷺ), et je montais un jeune chameau difficile. Le Prophète (ﷺ) dit à ʿUmar : 'Vends-le-moi.' Il l'acheta, puis le Prophète (ﷺ) dit : 'Il est à toi, ô ʿAbd Allāh.' »*
Nous avons été informés par ʿAbd Allāh ibn Maslama, d'après Mālik, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) : *« ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vit une robe de soie (ḥulla sīrāʾ) à la porte de la mosquée. Il dit : 'Ô Messager d'Allāh, si tu l'achetais pour la porter le jour du vendredi et pour les délégations ?' Le Prophète (ﷺ) répondit : 'Seul celui qui n'a aucune part dans l'au-delà porte cela.' Plus tard, des robes arrivèrent, et le Messager d'Allāh (ﷺ) en donna une à ʿUmar, en disant : 'Tu me l'as fait porter et tu as dit ce que tu as dit au sujet de la robe de ʿUṭārid.' ʿUmar répondit : 'Je ne te l'ai pas donnée pour que tu la portes.' Alors ʿUmar en offrit une à un frère mécréant à La Mecque. »*
Hadiths 2613https://sunnah.com/bukhari:2613
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ أَبُو جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْتَ فَاطِمَةَ فَلَمْ يَدْخُلْ عَلَيْهَا، وَجَاءَ عَلِيٌّ فَذَكَرَتْ لَهُ ذَلِكَ فَذَكَرَهُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنِّي رَأَيْتُ عَلَى بَابِهَا سِتْرًا مَوْشِيًّا ". فَقَالَ " مَا لِي وَلِلدُّنْيَا ". فَأَتَاهَا عَلِيٌّ فَذَكَرَ ذَلِكَ لَهَا فَقَالَتْ لِيَأْمُرْنِي فِيهِ بِمَا شَاءَ. قَالَ تُرْسِلُ بِهِ إِلَى فُلاَنٍ. أَهْلِ بَيْتٍ بِهِمْ حَاجَةٌ.
Nous avons été informés par Muḥammad ibn Jaʿfar Abū Jaʿfar, qui nous a rapporté d'après Ibn Fuḍayl, d'après son père, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allāh soit satisfait d'eux deux) : *« Le Prophète (ﷺ) vint à la maison de Fāṭima mais n'y entra pas. ʿAlī vint et elle lui en fit part. Il en informa le Prophète (ﷺ), qui dit : 'J'ai vu à sa porte un rideau brodé.' Puis il ajouta : 'Que m'importe les affaires de ce monde ?' ʿAlī revint vers elle et lui rapporta cela. Elle dit : 'Qu'il m'ordonne ce qu'il veut.' Il répondit : 'Envoie-le à untel, une famille dans le besoin.' »*
Hadiths 2614https://sunnah.com/bukhari:2614
حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ مَيْسَرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ زَيْدَ بْنَ وَهْبٍ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَهْدَى إِلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حُلَّةً سِيَرَاءَ فَلَبِسْتُهَا، فَرَأَيْتُ الْغَضَبَ فِي وَجْهِهِ، فَشَقَقْتُهَا بَيْنَ نِسَائِي.
Nous avons été informés par Ḥajjāj ibn Minhāl, qui nous a rapporté d'après Shuʿba, qui a dit : J'ai été informé par ʿAbd al-Malik ibn Maysara, qui a dit : J'ai entendu Zayd ibn Wahb dire, d'après ʿAlī (qu'Allāh soit satisfait de lui) : *« Le Prophète (ﷺ) m'offrit une robe de soie (ḥulla sīrāʾ), je la portai, mais je vis de la colère sur son visage. Alors je la partageai entre mes femmes. »*
Hadiths 2615https://sunnah.com/bukhari:2615
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أُهْدِيَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم جُبَّةُ سُنْدُسٍ، وَكَانَ يَنْهَى عَنِ الْحَرِيرِ، فَعَجِبَ النَّاسُ مِنْهَا فَقَالَ " وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ فِي الْجَنَّةِ أَحْسَنُ مِنْ هَذَا " . وَقَالَ سَعِيدٌ عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، إِنَّ أُكَيْدِرَ دُومَةَ أَهْدَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, qui nous a rapporté d'après Yūnus ibn Muḥammad, d'après Shaybān, d'après Qatāda, qui nous a rapporté d'après Anas (qu'Allāh soit satisfait de lui) : *« Une tunique de soie (jubba sundus) fut offerte au Prophète (ﷺ). Or, il interdisait la soie. Les gens s'en étonnèrent, alors il dit : 'Par Celui qui détient l'âme de Muḥammad en Sa main, les mouchoirs de Saʿd ibn Muʿādh au Paradis sont plus beaux que ceci.' »* Saʿīd a rapporté d'après Qatāda, d'après Anas : *« Ukaydir de Dūma offrit un présent au Prophète (ﷺ). »*
Hadiths 2617https://sunnah.com/bukhari:2617
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيَّةً، أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِشَاةٍ مَسْمُومَةٍ، فَأَكَلَ مِنْهَا فَجِيءَ بِهَا فَقِيلَ أَلاَ نَقْتُلُهَا. قَالَ " لاَ " . فَمَا زِلْتُ أَعْرِفُهَا فِي لَهَوَاتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Nous avons été informés par ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Wahhāb, qui nous a rapporté d'après Khālid ibn al-Ḥārith, d'après Shuʿba, d'après Hishām ibn Zayd, d'après Anas ibn Mālik (qu'Allāh soit satisfait de lui) : *« Une Juive vint trouver le Prophète (ﷺ) avec un mouton empoisonné. Il en mangea, puis on la lui amena et on demanda : 'Ne la tuons-nous pas ?' Il répondit : 'Non.' Et je continuais à reconnaître les effets du poison dans le palais du Messager d'Allāh (ﷺ). »*
Hadiths 2618https://sunnah.com/bukhari:2618
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثِينَ وَمِائَةً فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هَلْ مَعَ أَحَدٍ مِنْكُمْ طَعَامٌ ". فَإِذَا مَعَ رَجُلٍ صَاعٌ مِنْ طَعَامٍ أَوْ نَحْوُهُ، فَعُجِنَ ثُمَّ جَاءَ رَجُلٌ مُشْرِكٌ مُشْعَانٌّ طَوِيلٌ بِغَنَمٍ يَسُوقُهَا، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بَيْعًا أَمْ عَطِيَّةً ـ أَوْ قَالَ ـ أَمْ هِبَةً ". قَالَ لاَ، بَلْ بَيْعٌ. فَاشْتَرَى مِنْهُ شَاةً، فَصُنِعَتْ وَأَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَوَادِ الْبَطْنِ أَنْ يُشْوَى، وَايْمُ اللَّهِ مَا فِي الثَّلاَثِينَ وَالْمِائَةِ إِلاَّ قَدْ حَزَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لَهُ حُزَّةً مِنْ سَوَادِ بَطْنِهَا، إِنْ كَانَ شَاهِدًا أَعْطَاهَا إِيَّاهُ، وَإِنْ كَانَ غَائِبًا خَبَأَ لَهُ، فَجَعَلَ مِنْهَا قَصْعَتَيْنِ، فَأَكَلُوا أَجْمَعُونَ، وَشَبِعْنَا، فَفَضَلَتِ الْقَصْعَتَانِ، فَحَمَلْنَاهُ عَلَى الْبَعِيرِ. أَوْ كَمَا قَالَ.
Nous a rapporté Abou An-Nu‘mân : nous a rapporté Al-Mu‘tamir ibn Sulaymân, d’après son père, d’après Abou ‘Uthmân, d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn Abî Bakr (qu’Allah les agrée tous deux), qui a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ), au nombre de cent trente, lorsque le Prophète (ﷺ) demanda : *"Quelqu’un parmi vous a-t-il de la nourriture ?"* Il se trouva qu’un homme avait un sâ‘ de nourriture ou environ. On la pétrit, puis arriva un homme polythéiste, aux cheveux hirsutes et de grande taille, conduisant un troupeau de moutons. Le Prophète (ﷺ) lui dit : *"Est-ce une vente, un don – ou dit-il – un cadeau ?"* L’homme répondit : *« Non, c’est une vente. »* Le Prophète (ﷺ) acheta alors une brebis, qui fut préparée. Il ordonna que la panse soit grillée. Par Allah, parmi les cent trente, il n’y en eut aucun à qui le Prophète (ﷺ) ne découpa une part de la panse : s’il était présent, il la lui donnait ; s’il était absent, il la mettait de côté pour lui. Il en fit deux grands plats, et tous mangèrent à satiété. Il resta deux plats, que nous chargeâmes sur le chameau. » Ou comme il l’a dit.
Hadiths 2619https://sunnah.com/bukhari:2619
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ رَأَى عُمَرُ حُلَّةً عَلَى رَجُلٍ تُبَاعُ فَقَالَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ تَلْبَسْهَا يَوْمَ الْجُمُعَةِ وَإِذَا جَاءَكَ الْوَفْدُ. فَقَالَ " إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذَا مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ فِي الآخِرَةِ ". فَأُتِيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْهَا بِحُلَلٍ فَأَرْسَلَ إِلَى عُمَرَ مِنْهَا بِحُلَّةٍ. فَقَالَ عُمَرُ كَيْفَ أَلْبَسُهَا وَقَدْ قُلْتَ فِيهَا مَا قُلْتَ قَالَ " إِنِّي لَمْ أَكْسُكَهَا لِتَلْبَسَهَا، تَبِيعُهَا أَوْ تَكْسُوهَا ". فَأَرْسَلَ بِهَا عُمَرُ إِلَى أَخٍ لَهُ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ.
Nous a rapporté Khâlid ibn Makhlad : nous a rapporté Sulaymân ibn Bilâl, qui a dit : m’a rapporté ‘Abd Allah ibn Dînâr, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah les agrée tous deux), qui a dit : « ‘Umar vit un habit de luxe sur un homme qui le vendait et dit au Prophète (ﷺ) : *« Achète cet habit pour le porter le jour du vendredi et lorsque les délégations te rendront visite. »* Le Prophète (ﷺ) répondit : *« Celui qui porte ce genre d’habit n’aura aucune part dans l’au-delà. »* Puis, on apporta au Messager d’Allah (ﷺ) plusieurs de ces habits, et il en envoya un à ‘Umar. Celui-ci dit : *« Comment pourrais-je le porter alors que tu as dit ce que tu as dit à son sujet ? »* Le Prophète (ﷺ) répondit : *« Je ne te l’ai pas donné pour que tu le portes, mais pour que tu le vendes ou que tu l’offres. »* ‘Umar l’envoya alors à un frère à lui parmi les habitants de La Mecque, avant qu’il ne se convertisse à l’islam.
Hadiths 2620https://sunnah.com/bukhari:2620
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ قَدِمَتْ عَلَىَّ أُمِّي وَهْىَ مُشْرِكَةٌ، فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَاسْتَفْتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قُلْتُ {إِنَّ أُمِّي قَدِمَتْ} وَهْىَ رَاغِبَةٌ، أَفَأَصِلُ أُمِّي قَالَ " نَعَمْ صِلِي أُمَّكِ " .
Nous a rapporté ‘Ubayd ibn Ismâ‘îl : nous a rapporté Abû Usâma, d’après Hichâm, d’après son père, d’après Asmâ’ bint Abî Bakr (qu’Allah les agrée tous deux), qui a dit : « Ma mère vint me voir alors qu’elle était polythéiste, à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ). Je demandai alors l’avis du Messager d’Allah (ﷺ) en disant : *« Ma mère est venue me voir, et elle est bien disposée [à mon égard]. Dois-je entretenir les liens avec elle ? »* Il répondit : *« Oui, entretiens les liens avec ta mère. »*
Hadiths 2621https://sunnah.com/bukhari:2621
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، وَشُعْبَةُ، قَالاَ حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْعَائِدُ فِي هِبَتِهِ كَالْعَائِدِ فِي قَيْئِهِ " .
Nous a rapporté Muslim ibn Ibrâhîm : nous a rapporté Hichâm et Chu‘ba, qui ont dit : nous a rapporté Qatâda, d’après Sa‘îd ibn Al-Musayyib, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : *« Celui qui reprend son don est semblable à celui qui revient à son vomi. »*
Hadiths 2622https://sunnah.com/bukhari:2622
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْمُبَارَكِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَيْسَ لَنَا مَثَلُ السَّوْءِ، الَّذِي يَعُودُ فِي هِبَتِهِ كَالْكَلْبِ يَرْجِعُ فِي قَيْئِهِ " .
Nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Al-Mubârak : nous a rapporté ‘Abd Al-Wârith : nous a rapporté Ayyûb, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit : *« Nous n’avons pas de mauvais exemple : celui qui reprend son don est semblable au chien qui retourne à son vomi. »*
Hadiths 2623https://sunnah.com/bukhari:2623
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ حَمَلْتُ عَلَى فَرَسٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، فَأَضَاعَهُ الَّذِي كَانَ عِنْدَهُ، فَأَرَدْتُ أَنْ أَشْتَرِيَهُ مِنْهُ، وَظَنَنْتُ أَنَّهُ بَائِعُهُ بِرُخْصٍ، فَسَأَلْتُ عَنْ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لاَ تَشْتَرِهِ، وَإِنْ أَعْطَاكَهُ بِدِرْهَمٍ وَاحِدٍ، فَإِنَّ الْعَائِدَ فِي صَدَقَتِهِ كَالْكَلْبِ يَعُودُ فِي قَيْئِهِ " .
Nous a rapporté Yahyâ ibn Qaza‘a : nous a rapporté Mâlik, d’après Zayd ibn Aslam, d’après son père, qui a entendu ‘Umar ibn Al-Khattâb (qu’Allah l’agrée) dire : « J’avais offert un cheval pour la cause d’Allah, mais celui qui l’avait en garde le négligea. Je voulus le racheter, pensant qu’il me le vendrait à bas prix. Je demandai alors l’avis du Prophète (ﷺ) à ce sujet, et il me dit : *« Ne le rachète pas, même s’il te le donne pour un seul dirham, car celui qui reprend son aumône est semblable au chien qui retourne à son vomi. »*
Hadiths 2624https://sunnah.com/bukhari:2624
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ بَنِي صُهَيْبٍ، مَوْلَى ابْنِ جُدْعَانَ ادَّعَوْا بَيْتَيْنِ وَحُجْرَةً، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْطَى ذَلِكَ صُهَيْبًا، فَقَالَ مَرْوَانُ مَنْ يَشْهَدُ لَكُمَا عَلَى ذَلِكَ قَالُوا ابْنُ عُمَرَ. فَدَعَاهُ فَشَهِدَ لأَعْطَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صُهَيْبًا بَيْتَيْنِ وَحُجْرَةً. فَقَضَى مَرْوَانُ بِشَهَادَتِهِ لَهُمْ.
Nous a rapporté Ibrâhîm ibn Mûsâ : nous a informé Hichâm ibn Yûsuf, que Ibn Jurayj les a informés, en disant : m’a informé ‘Abd Allah ibn ‘Ubayd Allah ibn Abî Mulayka, que les Banû Suhayb, affranchis de Ibn Jud‘ân, revendiquaient deux maisons et une chambre, affirmant que le Messager d’Allah (ﷺ) les avait données à Suhayb. Marwân demanda : *« Qui peut témoigner pour vous à ce sujet ? »* Ils répondirent : *« Ibn ‘Umar. »* Il le fit appeler, et celui-ci témoigna que le Messager d’Allah (ﷺ) avait bien donné à Suhayb deux maisons et une chambre. Marwân trancha donc en leur faveur sur la base de ce témoignage.
Hadiths 2625https://sunnah.com/bukhari:2625
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْعُمْرَى أَنَّهَا لِمَنْ وُهِبَتْ لَهُ.
Nous a rapporté Abû Nu‘aym : nous a rapporté Chaybân, d’après Yahyâ, d’après Abû Salama, d’après Jâbir (qu’Allah l’agrée), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) a statué que l’usufruit (*‘umrâ*) appartient à celui à qui il a été offert.
Hadiths 2626https://sunnah.com/bukhari:2626
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ حَدَّثَنِي النَّضْرُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ بَشِيرِ بْنِ نَهِيكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْعُمْرَى جَائِزَةٌ " . وَقَالَ عَطَاءٌ حَدَّثَنِي جَابِرٌ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ.
Nous a rapporté Hafs ibn 'Umar, nous a rapporté Hammam, nous a rapporté Qatada, qui a dit : m'a rapporté An-Nadr ibn Anas, d'après Bachir ibn Nahik, d'après Abou Hourayra (qu'Allah soit satisfait de lui), que le Prophète (ﷺ) a dit : *« L’'umra (don viager) est permise. »* Et 'Ata a dit : m'a rapporté Jabir, d'après le Prophète (ﷺ), un hadith similaire.
Nous a rapporté Adam, nous a rapporté Chou'ba, d'après Qatada, qui a dit : j'ai entendu Anas dire : il y eut une alerte à Médine, et le Prophète (ﷺ) emprunta un cheval à Abou Talha, appelé Al-Mandoub. Il le monta, puis au retour, il dit : *« Nous n'avons rien vu, mais nous l'avons trouvé rapide comme la mer. »*
Hadiths 2628https://sunnah.com/bukhari:2628
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَيْمَنَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، دَخَلْتُ عَلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَعَلَيْهَا دِرْعُ قِطْرٍ ثَمَنُ خَمْسَةِ دَرَاهِمَ، فَقَالَتِ ارْفَعْ بَصَرَكَ إِلَى جَارِيَتِي، انْظُرْ إِلَيْهَا فَإِنَّهَا تُزْهَى أَنْ تَلْبَسَهُ فِي الْبَيْتِ، وَقَدْ كَانَ لِي مِنْهُنَّ دِرْعٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَمَا كَانَتِ امْرَأَةٌ تُقَيَّنُ بِالْمَدِينَةِ إِلاَّ أَرْسَلَتْ إِلَىَّ تَسْتَعِيرُهُ.
Nous a rapporté Abou Nou'aym, nous a rapporté 'Abd al-Wahid ibn Ayman, qui a dit : m'a rapporté mon père, qui a dit : je suis entré chez 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), et elle portait une tunique de coton valant cinq dirhams. Elle dit : *« Lève les yeux vers ma servante, regarde-la, car elle se vante de la porter à la maison. J'avais une tunique semblable du temps du Messager d'Allah (ﷺ), et il n'y avait pas une femme estimée à Médine qui ne me l'ait demandée en prêt. »*