Sahih al-Bukhari

Le jihad et les expéditions

294 éléments

Hadiths 3034https://sunnah.com/bukhari:3034

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْخَنْدَقِ وَهُوَ يَنْقُلُ التُّرَابَ حَتَّى وَارَى التُّرَابُ شَعَرَ صَدْرِهِ، وَكَانَ رَجُلاً كَثِيرَ الشَّعَرِ وَهْوَ يَرْتَجِزُ بِرَجَزِ عَبْدِ اللَّهِ اللَّهُمَّ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا إِنَّ الأَعْدَاءَ قَدْ بَغَوْا عَلَيْنَا إِذَا أَرَادُوا فِتْنَةً أَبَيْنَا يَرْفَعُ بِهَا صَوْتَهُ‏.‏

Nous avons été informés par Musaddad, qui nous a rapporté d'après Abû al-Aḥwaṣ, d'après Abû Isḥâq, d'après al-Barâ' (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : J'ai vu le Prophète (ﷺ) le jour de la bataille du Fossé transporter de la terre jusqu'à ce que la poussière recouvre les poils de sa poitrine. C'était un homme très poilu. Il récitait les vers d'Abdullah : *« Ô Allah, sans Toi, nous ne nous serions pas guidés, nous n'aurions pas donné l'aumône, ni accompli la prière. Fais descendre la sérénité sur nous et affermis nos pas si nous les rencontrons. Les ennemis ont transgressé contre nous ; si ils cherchent à nous éprouver, nous refusons. »* Il élevait la voix en récitant ces vers.

Al-Bara
Hadiths 3035https://sunnah.com/bukhari:3035

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا حَجَبَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ تَبَسَّمَ فِي وَجْهِي‏.‏ وَلَقَدْ شَكَوْتُ إِلَيْهِ إِنِّي لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ‏.‏ فَضَرَبَ بِيَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ ‏ "‏ اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ‏" ‏‏.‏

J'ai été informé par Muhammad ibn 'Abdullah ibn Numayr, qui nous a rapporté d'après Ibn Idrîs, d'après Ismâ'îl, d'après Qays, d'après Jarîr (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Le Prophète (ﷺ) ne m'a jamais caché son visage depuis que j'ai embrassé l'islam, et chaque fois qu'il me voyait, il me souriait. Je me suis plaint à lui de ne pas tenir fermement sur les chevaux. Il posa alors sa main sur ma poitrine et dit : *« Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. »*

Jarir
Hadiths 3037https://sunnah.com/bukhari:3037

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ، قَالَ سَأَلُوا سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ ـ رضى الله عنه ـ بِأَىِّ شَىْءٍ دُووِيَ جُرْحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ مَا بَقِيَ مِنَ النَّاسِ أَحَدٌ أَعْلَمُ بِهِ مِنِّي، كَانَ عَلِيٌّ يَجِيءُ بِالْمَاءِ فِي تُرْسِهِ، وَكَانَتْ ـ يَعْنِي فَاطِمَةَ ـ تَغْسِلُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ، وَأُخِذَ حَصِيرٌ فَأُحْرِقَ، ثُمَّ حُشِيَ بِهِ جُرْحُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous avons été informés par 'Alî ibn 'Abdullah, qui nous a rapporté d'après Sufyân, d'après Abû Hâzim, qui a dit : On interrogea Sahl ibn Sa'd al-Sâ'idî (qu'Allah soit satisfait de lui) sur ce qui avait servi à soigner la blessure du Prophète (ﷺ). Il répondit : *« Personne parmi les gens encore en vie n'en sait plus que moi. 'Alî apportait de l'eau dans son bouclier, et Fâṭima (qu'Allah soit satisfait d'elle) lavait le sang de son visage. On prit une natte, on la brûla, puis on en remplit la blessure du Messager d'Allah (ﷺ). »*

Abu Hazim
Hadiths 3038https://sunnah.com/bukhari:3038

حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا وَأَبَا مُوسَى إِلَى الْيَمَنِ قَالَ ‏ "‏ يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا وَلاَ تَخْتَلِفَا ‏" ‏‏.‏

Nous a été rapporté par Yahya, qui le tient de Wakî’, qui le tient de Shu’ba, qui le tient de Sa’îd ibn Abî Burda, qui le tient de son père, qui le tient de son grand-père, que le Prophète (ﷺ) envoya Mu’âdh et Abû Mûsâ au Yémen et leur dit : *« Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles, annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir, et soyez conciliants sans vous opposer. »*

Abu Burda
Hadiths 3039https://sunnah.com/bukhari:3039

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرَّجَّالَةِ يَوْمَ أُحُدٍ ـ وَكَانُوا خَمْسِينَ رَجُلاً ـ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ فَقَالَ ‏"‏ إِنْ رَأَيْتُمُونَا تَخْطَفُنَا الطَّيْرُ، فَلاَ تَبْرَحُوا مَكَانَكُمْ هَذَا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ، وَإِنْ رَأَيْتُمُونَا هَزَمْنَا الْقَوْمَ وَأَوْطَأْنَاهُمْ فَلاَ تَبْرَحُوا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ ‏"‏ فَهَزَمُوهُمْ‏.‏ قَالَ فَأَنَا وَاللَّهِ رَأَيْتُ النِّسَاءَ يَشْتَدِدْنَ قَدْ بَدَتْ خَلاَخِلُهُنَّ وَأَسْوُقُهُنَّ رَافِعَاتٍ ثِيَابَهُنَّ، فَقَالَ أَصْحَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جُبَيْرٍ الْغَنِيمَةَ ـ أَىْ قَوْمِ ـ الْغَنِيمَةَ، ظَهَرَ أَصْحَابُكُمْ فَمَا تَنْتَظِرُونَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جُبَيْرٍ أَنَسِيتُمْ مَا قَالَ لَكُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا وَاللَّهِ لَنَأْتِيَنَّ النَّاسَ فَلَنُصِيبَنَّ مِنَ الْغَنِيمَةِ‏.‏ فَلَمَّا أَتَوْهُمْ صُرِفَتْ وُجُوهُهُمْ فَأَقْبَلُوا مُنْهَزِمِينَ، فَذَاكَ إِذْ يَدْعُوهُمُ الرَّسُولُ فِي أُخْرَاهُمْ، فَلَمْ يَبْقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً، فَأَصَابُوا مِنَّا سَبْعِينَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ أَصَابَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ بَدْرٍ أَرْبَعِينَ وَمِائَةً سَبْعِينَ أَسِيرًا وَسَبْعِينَ قَتِيلاً، فَقَالَ أَبُو سُفْيَانَ أَفِي الْقَوْمِ مُحَمَّدٌ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، فَنَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُجِيبُوهُ ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ أَبِي قُحَافَةَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ الْخَطَّابِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَمَّا هَؤُلاَءِ فَقَدْ قُتِلُوا‏.‏ فَمَا مَلَكَ عُمَرُ نَفْسَهُ فَقَالَ كَذَبْتَ وَاللَّهِ يَا عَدُوَّ اللَّهِ، إِنَّ الَّذِينَ عَدَدْتَ لأَحْيَاءٌ كُلُّهُمْ، وَقَدْ بَقِيَ لَكَ مَا يَسُوؤُكَ‏.‏ قَالَ يَوْمٌ بِيَوْمِ بَدْرٍ، وَالْحَرْبُ سِجَالٌ، إِنَّكُمْ سَتَجِدُونَ فِي الْقَوْمِ مُثْلَةً لَمْ آمُرْ بِهَا وَلَمْ تَسُؤْنِي، ثُمَّ أَخَذَ يَرْتَجِزُ أُعْلُ هُبَلْ، أُعْلُ هُبَلْ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ أَعْلَى وَأَجَلُّ ‏"‏‏.‏ قَالَ إِنَّ لَنَا الْعُزَّى وَلاَ عُزَّى لَكُمْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ مَوْلاَنَا وَلاَ مَوْلَى لَكُمْ ‏"‏‏.‏

Nous a été rapporté par ‘Amr ibn Khâlid, qui le tient de Zuhayr, qui le tient d’Abû Ishâq, qui dit avoir entendu Al-Barâ’ ibn ‘Âzib (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) raconter : Le Prophète (ﷺ) plaça à la tête des fantassins le jour de Uhud – ils étaient cinquante hommes – ‘Abd Allâh ibn Jubayr et lui dit : *« Si vous nous voyez emportés par les oiseaux, ne quittez pas votre position jusqu’à ce que je vous envoie un messager. Et si vous nous voyez avoir vaincu les ennemis et les avoir écrasés, ne quittez pas votre position jusqu’à ce que je vous envoie un messager. »* Ils furent vaincus. Al-Barâ’ dit : *« Par Allah, j’ai vu les femmes courir, leurs bracelets et leurs jambes apparents, retroussant leurs vêtements. »* Les compagnons de ‘Abd Allâh ibn Jubayr dirent : *« Le butin ! Ô gens, le butin ! Vos compagnons ont triomphé, que tardez-vous ? »* Mais ‘Abd Allâh ibn Jubayr leur rappela : *« Avez-vous oublié ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vous a dit ? »* Ils répondirent : *« Par Allah, nous irons vers les gens et nous prendrons du butin. »* Lorsqu’ils les rejoignirent, leurs visages furent détournés et ils revinrent en déroute. C’est alors que le Messager (ﷺ) les appelait à l’arrière, et il ne resta avec lui que douze hommes. Soixante-dix des nôtres furent tués. Le Prophète (ﷺ) et ses compagnons avaient tué des polythéistes à Badr cent quarante hommes : soixante-dix prisonniers et soixante-dix tués. Abû Sufyân dit trois fois : *« Y a-t-il parmi vous Muhammad ? »* Le Prophète (ﷺ) leur interdit de répondre. Puis il dit trois fois : *« Y a-t-il parmi vous le fils d’Abî Quhâfa ? »* Puis trois fois : *« Y a-t-il parmi vous le fils d’Al-Khattâb ? »* Puis il retourna vers ses compagnons et dit : *« Ceux-là ont été tués. »* ‘Umar ne put se contenir et dit : *« Tu mens, par Allah, ô ennemi d’Allah ! Ceux que tu as comptés sont tous vivants, et il te reste ce qui te chagrinera. »* Abû Sufyân répondit : *« Un jour pour un jour à Badr, et la guerre est alternance. Vous trouverez parmi les vôtres des mutilations que je n’ai pas ordonnées et qui ne m’ont pas plu. »* Puis il se mit à psalmodier : *« ‘Ulu Hubal ! ‘Ulu Hubal ! »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Ne lui répondez-vous pas ? »* Ils dirent : *« Ô Messager d’Allah, que dire ? »* Il dit : *« Dites : Allah est plus élevé et plus glorieux. »* Abû Sufyân dit : *« Nous avons Al-‘Uzzâ et vous n’avez pas d’‘Uzzâ. »* Le Prophète (ﷺ) dit : *« Ne lui répondez-vous pas ? »* Ils dirent : *« Ô Messager d’Allah, que dire ? »* Il dit : *« Dites : Allah est notre Maître et vous n’avez pas de maître. »*

Al-Bara bin Azib
Hadiths 3040https://sunnah.com/bukhari:3040

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ النَّاسِ، وَأَجْوَدَ النَّاسِ، وَأَشْجَعَ النَّاسِ، قَالَ وَقَدْ فَزِعَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ لَيْلَةً سَمِعُوا صَوْتًا، قَالَ فَتَلَقَّاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَرَسٍ لأَبِي طَلْحَةَ عُرْىٍ، وَهُوَ مُتَقَلِّدٌ سَيْفَهُ فَقَالَ ‏"‏ لَمْ تُرَاعُوا، لَمْ تُرَاعُوا ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَجَدْتُهُ بَحْرًا ‏"‏‏.‏ يَعْنِي الْفَرَسَ‏.‏

Nous a été rapporté par Qutayba ibn Sa’îd, qui le tient de Hammâd, qui le tient de Thâbit, qui le tient d’Anas (qu’Allah soit satisfait de lui), qui dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) était le meilleur des hommes, le plus généreux et le plus courageux. Il dit : *« Une nuit, les habitants de Médine furent effrayés par un bruit. Le Prophète (ﷺ) les rencontra monté sur le cheval nu d’Abû Talha, l’épée au côté, et dit : « Ne craignez rien, ne craignez rien. » »* Puis le Messager d’Allah (ﷺ) dit : *« Je l’ai trouvé comme une mer »*, parlant du cheval.

Anas
Hadiths 3041https://sunnah.com/bukhari:3041

حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ قَالَ خَرَجْتُ مِنَ الْمَدِينَةِ ذَاهِبًا نَحْوَ الْغَابَةِ، حَتَّى إِذَا كُنْتُ بِثَنِيَّةِ الْغَابَةِ لَقِيَنِي غُلاَمٌ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ قُلْتُ وَيْحَكَ، مَا بِكَ قَالَ أُخِذَتْ لِقَاحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قُلْتُ مَنْ أَخَذَهَا قَالَ غَطَفَانُ وَفَزَارَةُ‏.‏ فَصَرَخْتُ ثَلاَثَ صَرَخَاتٍ أَسْمَعْتُ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا يَا صَبَاحَاهْ، يَا صَبَاحَاهْ‏.‏ ثُمَّ انْدَفَعْتُ حَتَّى أَلْقَاهُمْ وَقَدْ أَخَذُوهَا، فَجَعَلْتُ أَرْمِيهِمْ وَأَقُولُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ، وَالْيَوْمُ يَوْمُ الرُّضَّعِ، فَاسْتَنْقَذْتُهَا مِنْهُمْ قَبْلَ أَنْ يَشْرَبُوا، فَأَقْبَلْتُ بِهَا أَسُوقُهَا، فَلَقِيَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ الْقَوْمَ عِطَاشٌ، وَإِنِّي أَعْجَلْتُهُمْ أَنْ يَشْرَبُوا سِقْيَهُمْ، فَابْعَثْ فِي إِثْرِهِمْ، فَقَالَ ‏ "‏ يَا ابْنَ الأَكْوَعِ، مَلَكْتَ فَأَسْجِحْ‏.‏ إِنَّ الْقَوْمَ يُقْرَوْنَ فِي قَوْمِهِمْ ‏" ‏‏.‏

Nous a été rapporté par Al-Makkî ibn Ibrâhîm, qui le tient de Yazîd ibn Abî ‘Ubayd, qui le tient de Salamah, qui l’informa : *« Je sortis de Médine en direction de la forêt. Arrivé au col de la forêt, je rencontrai un serviteur de ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf qui me dit : « Malheur à toi, que t’arrive-t-il ? » Je répondis : « Les chamelles laitières du Prophète (ﷺ) ont été prises. » Il dit : « Qui les a prises ? » Je répondis : « Ghatafân et Fazarah. » Je poussai alors trois cris que j’entendis entre les deux Harrah : « Ô malheur du matin ! Ô malheur du matin ! » Puis je me précipitai vers eux alors qu’ils avaient pris les chamelles. Je commençai à les viser avec mes flèches en disant : « Je suis le fils d’Al-Akwa’, et aujourd’hui est le jour des faibles ! » Je les leur arrachai avant qu’ils n’aient bu. Je revins en les conduisant, et je rencontrai le Prophète (ﷺ). Je lui dis : « Ô Messager d’Allah, ces gens ont soif, et je les ai empêchés de boire leur eau. Envoie des hommes à leur poursuite. » Il dit : « Ô fils d’Al-Akwa’, tu as triomphé, sois clément. Ces gens seront honorés parmi les leurs. » »*

Salama
Hadiths 3042https://sunnah.com/bukhari:3042

حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَأَلَ رَجُلٌ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ يَا أَبَا عُمَارَةَ، أَوَلَّيْتُمْ يَوْمَ حُنَيْنٍ قَالَ الْبَرَاءُ وَأَنَا أَسْمَعُ أَمَّا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُوَلِّ يَوْمَئِذٍ، كَانَ أَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ آخِذًا بِعِنَانِ بَغْلَتِهِ، فَلَمَّا غَشِيَهُ الْمُشْرِكُونَ نَزَلَ، فَجَعَلَ يَقُولُ أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ، أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ قَالَ فَمَا رُئِيَ مِنَ النَّاسِ يَوْمَئِذٍ أَشَدُّ مِنْهُ‏.‏

Nous a été rapporté par ‘Ubayd Allâh, qui le tient d’Isrâ’îl, qui le tient d’Abû Ishâq, qui dit : Un homme interrogea Al-Barâ’ (qu’Allah soit satisfait de lui) : *« Ô Abû ‘Umârah, avez-vous fui le jour de Hunayn ? »* Al-Barâ’ répondit : *« Quant au Messager d’Allah (ﷺ), il n’a pas fui ce jour-là. Abû Sufyân ibn Al-Hârith tenait la bride de sa mule. Lorsque les polythéistes l’assaillirent, il descendit et dit : « Je suis le Prophète, sans mensonge ! Je suis le fils de ‘Abd Al-Muttalib ! » Ce jour-là, on ne vit personne plus ferme que lui. »*

Abu 'Is-haq
Hadiths 3043https://sunnah.com/bukhari:3043

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ ـ هُوَ ابْنُ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ ـ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ بَنُو قُرَيْظَةَ عَلَى حُكْمِ سَعْدٍ ـ هُوَ ابْنُ مُعَاذٍ ـ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَكَانَ قَرِيبًا مِنْهُ، فَجَاءَ عَلَى حِمَارٍ، فَلَمَّا دَنَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ قُومُوا إِلَى سَيِّدِكُمْ ‏"‏‏.‏ فَجَاءَ فَجَلَسَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ‏"‏ إِنَّ هَؤُلاَءِ نَزَلُوا عَلَى حُكْمِكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أَحْكُمُ أَنْ تُقْتَلَ الْمُقَاتِلَةُ، وَأَنْ تُسْبَى الذُّرِّيَّةُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ لَقَدْ حَكَمْتَ فِيهِمْ بِحُكْمِ الْمَلِكِ ‏"‏‏.‏

Nous a été rapporté par Sulaymân ibn Harb, qui le tient de Shu’ba, qui le tient de Sa’d ibn Ibrâhîm, qui le tient d’Abû Umâmah – il s’agit d’Ibn Sahl ibn Hunayf – qui le tient d’Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah soit satisfait de lui) : *« Lorsque les Banû Qurayzah se soumirent au jugement de Sa’d – il s’agit d’Ibn Mu’âdh –, le Messager d’Allah (ﷺ) l’envoya chercher. Il arriva monté sur un âne. Lorsqu’il s’approcha, le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Levez-vous pour accueillir votre chef. » Il vint s’asseoir auprès du Messager d’Allah (ﷺ), qui lui dit : « Ceux-ci se sont soumis à ton jugement. » Il répondit : « Je juge que les combattants soient tués et que les enfants soient réduits en esclavage. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Tu as jugé selon le jugement du Roi. » »*

Abu Sa`id Al-Khudri
Hadiths 3044https://sunnah.com/bukhari:3044

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَامَ الْفَتْحِ وَعَلَى رَأْسِهِ الْمِغْفَرُ، فَلَمَّا نَزَعَهُ جَاءَ رَجُلٌ فَقَالَ إِنَّ ابْنَ خَطَلٍ مُتَعَلِّقٌ بِأَسْتَارِ الْكَعْبَةِ، فَقَالَ ‏ "‏ اقْتُلُوهُ ‏" ‏‏.‏

Nous a été rapporté par Ismâ’îl, qui dit : *« M’a rapporté Mâlik, qui le tient d’Ibn Shihâb, qui le tient d’Anas ibn Mâlik (qu’Allah soit satisfait de lui) : Le Messager d’Allah (ﷺ) entra à La Mecque l’année de la Conquête, portant un casque sur la tête. Lorsqu’il l’enleva, un homme vint lui dire : « Ibn Khatal s’accroche aux tentures de la Ka’ba. » Il dit : « Tuez-le. » »*

Anas bin Malik (ra)
Hadiths 3045https://sunnah.com/bukhari:3045

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ أَسِيدِ بْنِ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ ـ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي زُهْرَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةَ رَهْطٍ سَرِيَّةً عَيْنًا، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَاصِمَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ جَدَّ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالْهَدَأَةِ وَهْوَ بَيْنَ عُسْفَانَ وَمَكَّةَ ذُكِرُوا لِحَىٍّ مِنْ هُذَيْلٍ يُقَالُ لَهُمْ بَنُو لِحْيَانَ، فَنَفَرُوا لَهُمْ قَرِيبًا مِنْ مِائَتَىْ رَجُلٍ، كُلُّهُمْ رَامٍ، فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ حَتَّى وَجَدُوا مَأْكَلَهُمْ تَمْرًا تَزَوَّدُوهُ مِنَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا هَذَا تَمْرُ يَثْرِبَ‏.‏ فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ، فَلَمَّا رَآهُمْ عَاصِمٌ وَأَصْحَابُهُ لَجَئُوا إِلَى فَدْفَدٍ، وَأَحَاطَ بِهِمُ الْقَوْمُ فَقَالُوا لَهُمُ انْزِلُوا وَأَعْطُونَا بِأَيْدِيكُمْ، وَلَكُمُ الْعَهْدُ وَالْمِيثَاقُ، وَلاَ نَقْتُلُ مِنْكُمْ أَحَدًا‏.‏ قَالَ عَاصِمُ بْنُ ثَابِتٍ أَمِيرُ السَّرِيَّةِ أَمَّا أَنَا فَوَاللَّهِ لاَ أَنْزِلُ الْيَوْمَ فِي ذِمَّةِ كَافِرٍ، اللَّهُمَّ أَخْبِرْ عَنَّا نَبِيَّكَ‏.‏ فَرَمَوْهُمْ بِالنَّبْلِ، فَقَتَلُوا عَاصِمًا فِي سَبْعَةٍ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ بِالْعَهْدِ وَالْمِيثَاقِ، مِنْهُمْ خُبَيْبٌ الأَنْصَارِيُّ وَابْنُ دَثِنَةَ وَرَجُلٌ آخَرُ، فَلَمَّا اسْتَمْكَنُوا مِنْهُمْ أَطْلَقُوا أَوْتَارَ قِسِيِّهِمْ فَأَوْثَقُوهُمْ فَقَالَ الرَّجُلُ الثَّالِثُ هَذَا أَوَّلُ الْغَدْرِ، وَاللَّهِ لاَ أَصْحَبُكُمْ، إِنَّ فِي هَؤُلاَءِ لأُسْوَةً‏.‏ يُرِيدُ الْقَتْلَى، فَجَرَّرُوهُ وَعَالَجُوهُ عَلَى أَنْ يَصْحَبَهُمْ فَأَبَى فَقَتَلُوهُ، فَانْطَلَقُوا بِخُبَيْبٍ وَابْنِ دَثِنَةَ حَتَّى بَاعُوهُمَا بِمَكَّةَ بَعْدَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَابْتَاعَ خُبَيْبًا بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ، فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا، فَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ بِنْتَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ، فَأَخَذَ ابْنًا لِي وَأَنَا غَافِلَةٌ حِينَ أَتَاهُ قَالَتْ فَوَجَدْتُهُ مُجْلِسَهُ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ، فَفَزِعْتُ فَزْعَةً عَرَفَهَا خُبَيْبٌ فِي وَجْهِي فَقَالَ تَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ‏.‏ وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ أَسِيرًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ خُبَيْبٍ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَجَدْتُهُ يَوْمًا يَأْكُلُ مِنْ قِطْفِ عِنَبٍ فِي يَدِهِ، وَإِنَّهُ لَمُوثَقٌ فِي الْحَدِيدِ، وَمَا بِمَكَّةَ مِنْ ثَمَرٍ وَكَانَتْ تَقُولُ إِنَّهُ لَرِزْقٌ مِنَ اللَّهِ رَزَقَهُ خُبَيْبًا، فَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ الْحَرَمِ لِيَقْتُلُوهُ فِي الْحِلِّ، قَالَ لَهُمْ خُبَيْبٌ ذَرُونِي أَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ‏.‏ فَتَرَكُوهُ، فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ لَوْلاَ أَنْ تَظُنُّوا أَنَّ مَا بِي جَزَعٌ لَطَوَّلْتُهَا اللَّهُمَّ أَحْصِهِمْ عَدَدًا‏.‏ وَلَسْتُ أُبَالِي حِينَ أُقْتَلُ مُسْلِمًا عَلَى أَىِّ شِقٍّ كَانَ لِلَّهِ مَصْرَعِي وَذَلِكَ فِي ذَاتِ الإِلَهِ وَإِنْ يَشَأْ يُبَارِكْ عَلَى أَوْصَالِ شِلْوٍ مُمَزَّعِ فَقَتَلَهُ ابْنُ الْحَارِثِ، فَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ سَنَّ الرَّكْعَتَيْنِ لِكُلِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ قُتِلَ صَبْرًا، فَاسْتَجَابَ اللَّهُ لِعَاصِمِ بْنِ ثَابِتٍ يَوْمَ أُصِيبَ، فَأَخْبَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَصْحَابَهُ خَبَرَهُمْ وَمَا أُصِيبُوا، وَبَعَثَ نَاسٌ مِنْ كُفَّارِ قُرَيْشٍ إِلَى عَاصِمٍ حِينَ حُدِّثُوا أَنَّهُ قُتِلَ لِيُؤْتَوْا بِشَىْءٍ مِنْهُ يُعْرَفُ، وَكَانَ قَدْ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ عُظَمَائِهِمْ يَوْمَ بَدْرٍ، فَبُعِثَ عَلَى عَاصِمٍ مِثْلُ الظُّلَّةِ مِنَ الدَّبْرِ، فَحَمَتْهُ مِنْ رَسُولِهِمْ، فَلَمْ يَقْدِرُوا عَلَى أَنْ يَقْطَعَ مِنْ لَحْمِهِ شَيْئًا‏.‏

Nous a été rapporté par Abû Al-Yamân, qui le tient de Shu’ayb, qui le tient d’Az-Zuhrî, qui dit : *« M’a informé ‘Amr ibn Abî Sufyân ibn Asîd ibn Jâriyah Ath-Thaqafî – il était allié des Banû Zuhrah et comptait parmi les compagnons d’Abû Hurayrah (qu’Allah soit satisfait de lui) – qu’Abû Hurayrah (qu’Allah soit satisfait de lui) dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) envoya dix hommes en reconnaissance, sous le commandement de ‘Âsim ibn Thâbit Al-Ansârî, grand-père de ‘Âsim ibn ‘Umar. Ils partirent jusqu’à atteindre Al-Had’ah, entre ‘Usfân et La Mecque, où ils furent signalés à une tribu de Hudhayl appelée Banû Lihyân. Ceux-ci se mobilisèrent contre eux avec près de deux cents archers. Ils suivirent leurs traces jusqu’à trouver les restes de dattes qu’ils avaient emportées de Médine. Ils dirent : « C’est des dattes de Yathrib. » Ils continuèrent à suivre leurs traces. Lorsque ‘Âsim et ses compagnons les virent, ils se réfugièrent sur une hauteur. Les ennemis les encerclèrent et leur dirent : « Descendez et rendez-vous, nous vous donnons notre engagement et notre promesse de ne tuer personne. » ‘Âsim ibn Thâbit, le chef du groupe, dit : « Quant à moi, par Allah, je ne descendrai pas aujourd’hui sous la protection d’un mécréant. Ô Allah, informe Ton Prophète de notre sort. » Ils les attaquèrent à coups de flèches et tuèrent ‘Âsim ainsi que sept autres. Trois hommes descendirent sous la protection de leur engagement : Khubayb Al-Ansârî, Ibn Dathinah et un troisième. Lorsqu’ils les eurent maîtrisés, ils détachèrent les cordes de leurs arcs et les ligotèrent. Le troisième homme dit : « C’est le premier acte de traîtrise. Par Allah, je ne vous suivrai pas. Ceux-là sont un exemple pour moi » – il faisait référence aux morts. Ils le traînèrent et le forcèrent à les suivre, mais il refusa et ils le tuèrent. Ils emmenèrent Khubayb et Ibn Dathinah et les vendirent à La Mecque après la bataille de Badr. Khubayb fut acheté par les Banû Al-Hârith ibn ‘Âmir ibn Nawfal ibn ‘Abd Manâf, car Khubayb avait tué Al-Hârith ibn ‘Âmir le jour de Badr. Khubayb resta captif chez eux. ‘Ubayd Allâh ibn ‘Iyâd m’a informé que la fille d’Al-Hârith lui raconta qu’ils se préparaient à l’exécuter lorsqu’il demanda à emprunter un rasoir pour se raser. Elle le lui prêta, puis, alors qu’elle était distraite, il prit son fils et le plaça sur sa cuisse, le rasoir à la main. Elle fut saisie d’effroi, ce que Khubayb remarqua sur son visage. Il dit : « Crains-tu que je le tue ? Je ne ferais jamais cela. » Par Allah, je n’ai jamais vu de prisonnier meilleur que Khubayb. Un jour, je l’ai vu manger une grappe de raisin alors qu’il était enchaîné, et il n’y avait pas de fruits à La Mecque. Elle disait : « C’était une subsistance qu’Allah lui avait accordée. » Lorsqu’ils le sortirent de l’enceinte sacrée pour le tuer hors du territoire sacré, Khubayb leur dit : « Laissez-moi faire deux rak’ah. » Ils le lui permirent. Il fit deux rak’ah, puis dit : « Si vous ne craigniez que je sois effrayé, je les aurais prolongées. Ô Allah, compte-les un par un. » Puis il dit : *« Peu m’importe, quand je serai tué en musulman, de quel côté je tomberai pour Allah. Cela est pour Allah, et s’Il le veut, Il bénira les membres dispersés d’un corps déchiré. »* Ibn Al-Hârith le tua. Khubayb fut celui qui institua les deux rak’ah pour tout musulman tué avec patience. Allah exauça la prière de ‘Âsim ibn Thâbit le jour où il fut tué. Le Prophète (ﷺ) informa ses compagnons de leur sort et de ce qu’ils avaient subi. Des polythéistes de Quraysh envoyèrent des hommes vers ‘Âsim lorsqu’ils apprirent sa mort, pour rapporter une partie de son corps afin de l’identifier. Or, ‘Âsim avait tué l’un de leurs notables le jour de Badr. Une nuée de guêpes fut envoyée sur ‘Âsim, le protégeant de leurs envoyés, qui ne purent prélever aucune partie de sa chair. »*

Abu Huraira
Hadiths 3046https://sunnah.com/bukhari:3046

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ فُكُّوا الْعَانِيَ ـ يَعْنِي الأَسِيرَ ـ وَأَطْعِمُوا الْجَائِعَ وَعُودُوا الْمَرِيضَ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd, nous a rapporté Jarîr, d'après Mansûr, d'après Abû Wâ'il, d'après Abû Mûsâ (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Libérez le captif – c'est-à-dire le prisonnier –, donnez à manger à l'affamé et rendez visite au malade. »

Abu Musa
Hadiths 3047https://sunnah.com/bukhari:3047

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، أَنَّ عَامِرًا، حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ ـ رضى الله عنه هَلْ عِنْدَكُمْ شَىْءٌ مِنَ الْوَحْىِ إِلاَّ مَا فِي كِتَابِ اللَّهِ قَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا أَعْلَمُهُ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطِيهِ اللَّهُ رَجُلاً فِي الْقُرْآنِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ‏.‏ قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ‏.‏

Nous a rapporté Ahmad ibn Yûnus, nous a rapporté Zuhayr, nous a rapporté Mutarrif, qu'Âmir leur a rapporté d'après Abû Juhayfa (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'ai dit à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : Avez-vous quelque chose de la Révélation en dehors de ce qui se trouve dans le Livre d'Allah ? Il répondit : « Par Celui qui fend le grain et crée l'âme, je ne connais rien d'autre qu'une compréhension qu'Allah donne à un homme dans le Coran, et ce qui se trouve dans cette feuille. » Je dis : Et qu'y a-t-il dans cette feuille ? Il répondit : « Le prix du sang (diya), la libération des captifs, et qu'un musulman ne soit pas tué pour un mécréant. »

Abu Juhaifa
Hadiths 3048https://sunnah.com/bukhari:3048

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً، مِنَ الأَنْصَارِ اسْتَأْذَنُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ ائْذَنْ فَلْنَتْرُكْ لاِبْنِ أُخْتِنَا عَبَّاسٍ فِدَاءَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ لاَ تَدَعُونَ مِنْهَا دِرْهَمًا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ismâ'îl ibn Abî Uways, nous a rapporté Ismâ'îl ibn Ibrâhîm ibn 'Uqba, d'après Mûsâ ibn 'Uqba, d'après Ibn Shihâb qui a dit : Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) m'a rapporté que des hommes parmi les Ansâr demandèrent la permission au Messager d'Allah (ﷺ) et dirent : « Ô Messager d'Allah, permets-nous de laisser à notre neveu 'Abbâs le montant de sa rançon. » Il répondit : « Vous n'en laisserez pas un seul dirham. »

Anas bin Malik
Hadiths 3049https://sunnah.com/bukhari:3049

وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَجَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي فَإِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ خُذْ ‏" ‏‏.‏ فَأَعْطَاهُ فِي ثَوْبِهِ‏.‏

Ibrâhîm a rapporté d'après 'Abd al-'Azîz ibn Suhayb, d'après Anas qui a dit : On apporta au Prophète (ﷺ) des biens provenant de Bahreïn. Al-'Abbâs vint alors et dit : « Ô Messager d'Allah, donne-moi, car j'ai payé ma rançon et celle de 'Aqîl. » Il dit : « Prends. » Et il lui donna dans son vêtement.

Unknown
Hadiths 3050https://sunnah.com/bukhari:3050

حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ وَكَانَ جَاءَ فِي أُسَارَى بَدْرٍ ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ فِي الْمَغْرِبِ بِالطُّورِ‏.‏

Mahmûd m'a rapporté, nous a rapporté 'Abd al-Razzâq, nous a informé Ma'mar, d'après al-Zuhrî, d'après Muhammad ibn Jubayr, d'après son père – qui était venu pour les prisonniers de Badr – qui a dit : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) réciter dans la prière du Maghrib sourate *At-Tûr*.

Jubair
Hadiths 3051https://sunnah.com/bukhari:3051

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الْعُمَيْسِ، عَنْ إِيَاسِ بْنِ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَيْنٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ وَهْوَ فِي سَفَرٍ، فَجَلَسَ عِنْدَ أَصْحَابِهِ يَتَحَدَّثُ ثُمَّ انْفَتَلَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اطْلُبُوهُ وَاقْتُلُوهُ ‏" ‏‏.‏ فَقَتَلَهُ فَنَفَّلَهُ سَلَبَهُ‏.‏

Nous a rapporté Abû Nu'aym, nous a rapporté Abû al-'Umays, d'après Iyâs ibn Salama ibn al-Akwa', d'après son père qui a dit : Un espion des polythéistes vint trouver le Prophète (ﷺ) alors qu'il était en voyage. Il s'assit parmi ses Compagnons et discuta, puis il s'éloigna. Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Cherchez-le et tuez-le. » Il fut tué, et le Prophète (ﷺ) lui attribua son butin.

Salama bin Al-Akwa`
Hadiths 3052https://sunnah.com/bukhari:3052

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَأُوصِيهِ بِذِمَّةِ اللَّهِ وَذِمَّةِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُوفَى لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ، وَأَنْ يُقَاتَلَ مِنْ وَرَائِهِمْ، وَلاَ يُكَلَّفُوا إِلاَّ طَاقَتَهُمْ‏.‏

Nous a rapporté Mûsâ ibn Ismâ'îl, nous a rapporté Abû 'Awâna, d'après Husayn, d'après 'Amr ibn Maymûn, d'après 'Umar (qu'Allah l'agrée) qui a dit : Je lui recommande, au sujet de la protection d'Allah et de la protection de Son Messager (ﷺ), de respecter leur engagement envers eux, de combattre ceux qui les attaquent par derrière, et de ne leur imposer que ce qu'ils peuvent supporter.

`Amr bin Maimun
Hadiths 3053https://sunnah.com/bukhari:3053

حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى خَضَبَ دَمْعُهُ الْحَصْبَاءَ فَقَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ يَوْمَ الْخَمِيسِ فَقَالَ ‏"‏ ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ‏"‏‏.‏ فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا هَجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قَالَ ‏"‏ دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ‏"‏‏.‏ وَأَوْصَى عِنْدَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ ‏"‏ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ‏"‏‏.‏ وَنَسِيتُ الثَّالِثَةَ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ بْنُ مُحَمَّدٍ سَأَلْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ‏.‏ فَقَالَ مَكَّةُ وَالْمَدِينَةُ وَالْيَمَامَةُ وَالْيَمَنُ‏.‏ وَقَالَ يَعْقُوبُ وَالْعَرْجُ أَوَّلُ تِهَامَةَ‏.‏

Nous a rapporté Qabîsa, nous a rapporté Ibn 'Uyayna, d'après Sulaymân al-Ahwal, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous deux) qui a dit : « Le jeudi ! Et quel jeudi ! » Puis il pleura jusqu'à ce que ses larmes mouillent les cailloux. Il dit : La souffrance du Messager d'Allah (ﷺ) s'intensifia un jeudi, et il dit : « Apportez-moi de quoi écrire, afin que je vous rédige un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » Ils se disputèrent alors – et il ne convient pas de se disputer en présence d'un prophète – et dirent : « Le Messager d'Allah (ﷺ) délire. » Il dit : « Laissez-moi, car ce dans quoi je suis est meilleur que ce vers quoi vous m'appelez. » Et il donna trois recommandations avant sa mort : « Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, accueillez les délégations comme je les accueillais. » Et j'ai oublié la troisième. Ya'qûb ibn Muhammad dit : J'ai interrogé al-Mughîra ibn 'Abd al-Rahmân au sujet de la péninsule arabique, et il répondit : « La Mecque, Médine, al-Yamâma et le Yémen. » Ya'qûb ajouta : « Al-'Arj est le début du Tihâma. »

Sa`id bin Jubair
Hadiths 3054https://sunnah.com/bukhari:3054

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَجَدَ عُمَرُ حُلَّةَ إِسْتَبْرَقٍ تُبَاعُ فِي السُّوقِ فَأَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ فَتَجَمَّلْ بِهَا لِلْعِيدِ وَلِلْوُفُودِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ، أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ ‏"‏‏.‏ فَلَبِثَ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَرْسَلَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِجُبَّةِ دِيبَاجٍ، فَأَقْبَلَ بِهَا عُمَرُ حَتَّى أَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ ‏"‏ إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لا خَلاَقَ لَهُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَرْسَلْتَ إِلَىَّ بِهَذِهِ فَقَالَ ‏"‏ تَبِيعُهَا، أَوْ تُصِيبُ بِهَا بَعْضَ حَاجَتِكَ ‏"‏‏.‏

Nous avons été informés par Yahya ibn Boukeir, qui nous a rapporté d'après Al-Layth, d'après 'Ouqayl, d'après Ibn Chihab, d'après Salim ibn 'Abdillah, que Ibn 'Oumar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux) a dit : 'Oumar trouva une robe en soie épaisse (istabraq) vendue sur le marché. Il l'apporta au Messager d'Allah (ﷺ) et dit : "Ô Messager d'Allah, achète cette robe pour t'en parer lors de la fête et pour recevoir les délégations." Le Messager d'Allah (ﷺ) répondit : "Ceci est le vêtement de celui qui n'a aucune part (dans l'au-delà), ou celui qui porte cela n'a aucune part (dans l'au-delà)." Il resta un certain temps, puis le Prophète (ﷺ) lui envoya une tunique en brocart. 'Oumar la prit et l'apporta au Messager d'Allah (ﷺ) en disant : "Ô Messager d'Allah, tu as dit que ceci est le vêtement de celui qui n'a aucune part (dans l'au-delà), puis tu m'as envoyé cette tunique." Le Prophète (ﷺ) répondit : "Vends-la ou utilise-la pour satisfaire un de tes besoins."

Ibn `Umar