Sahih al-Bukhari

Les mérites du Coran

151 éléments

Hadiths 3614https://sunnah.com/bukhari:3614

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَرَأَ رَجُلٌ الْكَهْفَ وَفِي الدَّارِ الدَّابَّةُ فَجَعَلَتْ تَنْفِرُ فَسَلَّمَ، فَإِذَا ضَبَابَةٌ ـ أَوْ سَحَابَةٌ ـ غَشِيَتْهُ، فَذَكَرَهُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ اقْرَأْ فُلاَنُ، فَإِنَّهَا السَّكِينَةُ نَزَلَتْ لِلْقُرْآنِ، أَوْ تَنَزَّلَتْ لِلْقُرْآنِ ‏" ‏‏.‏

M’a rapporté Muhammad ibn Bashshâr : nous a rapporté Ghundar ; nous a rapporté Shu‘bah, d’après Abû Ishâq, qui a entendu al-Barâ’ ibn ‘Âzib (qu’Allah les agrée tous deux) dire : Un homme récitait la sourate *al-Kahf* alors qu’une bête était dans la maison. Elle commença à s’agiter, alors il salua. Une nuée – ou un nuage – l’enveloppa. Il en parla au Prophète (ﷺ), qui dit : *« Récite, untel, car c’est la sérénité qui est descendue pour le Coran, ou qui est descendue avec le Coran. »*

Al-Bara' bin `Azib
Hadiths 3615https://sunnah.com/bukhari:3615

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يَزِيدَ بْنِ إِبْرَاهِيمَ أَبُو الْحَسَنِ الْحَرَّانِيُّ، حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ، يَقُولُ جَاءَ أَبُو بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ إِلَى أَبِي فِي مَنْزِلِهِ، فَاشْتَرَى مِنْهُ رَحْلاً فَقَالَ لِعَازِبٍ ابْعَثِ ابْنَكَ يَحْمِلْهُ مَعِي‏.‏ قَالَ فَحَمَلْتُهُ مَعَهُ، وَخَرَجَ أَبِي يَنْتَقِدُ ثَمَنَهُ، فَقَالَ لَهُ أَبِي يَا أَبَا بَكْرٍ حَدِّثْنِي كَيْفَ صَنَعْتُمَا حِينَ سَرَيْتَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ نَعَمْ أَسْرَيْنَا لَيْلَتَنَا، وَمِنَ الْغَدِ حَتَّى قَامَ قَائِمُ الظَّهِيرَةِ، وَخَلاَ الطَّرِيقُ لاَ يَمُرُّ فِيهِ أَحَدٌ، فَرُفِعَتْ لَنَا صَخْرَةٌ طَوِيلَةٌ، لَهَا ظِلٌّ لَمْ تَأْتِ عَلَيْهِ الشَّمْسُ فَنَزَلْنَا عِنْدَهُ، وَسَوَّيْتُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَكَانًا بِيَدِي يَنَامُ عَلَيْهِ، وَبَسَطْتُ فِيهِ فَرْوَةً، وَقُلْتُ نَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَأَنَا أَنْفُضُ لَكَ مَا حَوْلَكَ‏.‏ فَنَامَ وَخَرَجْتُ أَنْفُضُ مَا حَوْلَهُ، فَإِذَا أَنَا بِرَاعٍ مُقْبِلٍ بِغَنَمِهِ إِلَى الصَّخْرَةِ يُرِيدُ مِنْهَا مِثْلَ الَّذِي أَرَدْنَا فَقُلْتُ لِمَنْ أَنْتَ يَا غُلاَمُ فَقَالَ لِرَجُلٍ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ أَوْ مَكَّةَ‏.‏ قُلْتُ أَفِي غَنَمِكَ لَبَنٌ قَالَ نَعَمُ‏.‏ قُلْتُ أَفَتَحْلُبُ قَالَ نَعَمْ‏.‏ فَأَخَذَ شَاةً‏.‏ فَقُلْتُ انْفُضِ الضَّرْعَ مِنَ التُّرَابِ وَالشَّعَرِ وَالْقَذَى‏.‏ قَالَ فَرَأَيْتُ الْبَرَاءَ يَضْرِبُ إِحْدَى يَدَيْهِ عَلَى الأُخْرَى يَنْفُضُ، فَحَلَبَ فِي قَعْبٍ كُثْبَةً مِنْ لَبَنٍ، وَمَعِي إِدَاوَةٌ حَمَلْتُهَا لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَرْتَوِي مِنْهَا، يَشْرَبُ وَيَتَوَضَّأُ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَكَرِهْتُ أَنْ أُوقِظَهُ، فَوَافَقْتُهُ حِينَ اسْتَيْقَظَ، فَصَبَبْتُ مِنَ الْمَاءِ عَلَى اللَّبَنِ حَتَّى بَرَدَ أَسْفَلُهُ، فَقُلْتُ اشْرَبْ يَا رَسُولَ اللَّهِ ـ قَالَ ـ فَشَرِبَ، حَتَّى رَضِيتُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏ أَلَمْ يَأْنِ لِلرَّحِيلِ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ بَلَى ـ قَالَ ـ فَارْتَحَلْنَا بَعْدَ مَا مَالَتِ الشَّمْشُ، وَاتَّبَعَنَا سُرَاقَةُ بْنُ مَالِكٍ، فَقُلْتُ أُتِينَا يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لاَ تَحْزَنْ، إِنَّ اللَّهَ مَعَنَا ‏"‏‏.‏ فَدَعَا عَلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَارْتَطَمَتْ بِهِ فَرَسُهُ إِلَى بَطْنِهَا ـ أُرَى فِي جَلَدٍ مِنَ الأَرْضِ، شَكَّ زُهَيْرٌ ـ فَقَالَ إِنِّي أُرَاكُمَا قَدْ دَعَوْتُمَا عَلَىَّ فَادْعُوَا لِي، فَاللَّهُ لَكُمَا أَنْ أَرُدَّ عَنْكُمَا الطَّلَبَ‏.‏ فَدَعَا لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَنَجَا فَجَعَلَ لاَ يَلْقَى أَحَدًا إِلاَّ قَالَ كَفَيْتُكُمْ مَا هُنَا‏.‏ فَلاَ يَلْقَى أَحَدًا إِلاَّ رَدَّهُ‏.‏ قَالَ وَوَفَى لَنَا‏.‏

Nous a rapporté Muhammad ibn Yûsuf : nous a rapporté Ahmad ibn Yazîd ibn Ibrâhîm Abû al-Hasan al-Harrânî ; nous a rapporté Zuhayr ibn Mu‘âwiyah ; nous a rapporté Abû Ishâq, qui a entendu al-Barâ’ ibn ‘Âzib dire : Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) vint chez mon père à la maison et lui acheta une selle. Il dit à ‘Âzib : *« Envoie ton fils pour la porter avec moi. »* Je la portai donc avec lui, et mon père sortit pour en recevoir le prix. Il lui dit : *« Ô Abû Bakr, raconte-moi comment vous avez agi lorsque tu as voyagé de nuit avec le Messager d’Allah (ﷺ). »* Il répondit : *« Oui, nous avons voyagé toute la nuit et le lendemain jusqu’à ce que le soleil soit haut, et la route était déserte, sans personne. Une longue roche nous apparut, dont l’ombre n’était pas encore atteinte par le soleil. Nous nous arrêtâmes près d’elle. J’aplanis de mes mains un endroit pour le Prophète (ﷺ) afin qu’il s’y allonge, et j’y étendis une peau. Je lui dis : Dors, ô Messager d’Allah, tandis que je chassais ce qui était autour de toi. »* Il s’endormit, et je sortis pour écarter ce qui l’entourait. Soudain, un berger arriva avec son troupeau vers la roche, voulant la même chose que nous. Je lui dis : *« À qui appartiens-tu, ô jeune homme ? »* Il répondit : *« À un homme de Médine – ou de La Mecque. »* Je lui dis : *« Y a-t-il du lait dans tes brebis ? »* Il répondit : *« Oui. »* Je dis : *« Vas-tu traire ? »* Il répondit : *« Oui. »* Il prit une brebis. Je lui dis : *« Nettoie le pis de la poussière, des poils et des impuretés. »* Je vis al-Barâ’ frapper une main contre l’autre en nettoyant. Il traya dans un récipient une quantité de lait. J’avais avec moi une outre que j’avais apportée pour le Prophète (ﷺ) afin qu’il s’y désaltère, boive et fasse ses ablutions. J’allai vers le Prophète (ﷺ) et répugnai à le réveiller. Je le trouvai éveillé. Je versai de l’eau sur le lait jusqu’à ce que sa partie inférieure refroidisse. Je lui dis : *« Bois, ô Messager d’Allah. »* Il but jusqu’à ce que je sois satisfait, puis dit : *« N’est-il pas temps de partir ? »* Je répondis : *« Si. »* Nous partîmes après que le soleil eut décliné. Surâqah ibn Mâlik nous suivit. Je dis : *« On nous a rattrapés, ô Messager d’Allah. »* Il répondit : *« Ne t’afflige pas, car Allah est avec nous. »* Le Prophète (ﷺ) invoqua contre lui, et son cheval s’enfonça jusqu’au ventre – je crois qu’il dit : dans une croûte de terre, Zuhayr ayant un doute. Il dit : *« Je vois que vous avez invoqué contre moi. Invoquez pour moi, et par Allah, je détournerai de vous ceux qui vous poursuivent. »* Le Prophète (ﷺ) invoqua pour lui, et il fut sauvé. Il ne rencontrait plus personne sans lui dire : *« Je vous ai épargné ce qui est ici. »* Il ne rencontrait personne sans le renvoyer. Il dit : *« Et il nous a tenu parole. »*

Al-Bara' bin `Azib
Hadiths 3616https://sunnah.com/bukhari:3616

حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُخْتَارٍ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَلَى أَعْرَابِيٍّ ـ يَعُودُهُ ـ قَالَ وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا دَخَلَ عَلَى مَرِيضٍ يَعُودُهُ قَالَ لاَ بَأْسَ طَهُورٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ‏.‏ فَقَالَ لَهُ ‏"‏ لاَ بَأْسَ طَهُورٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ قُلْتَ طَهُورٌ كَلاَّ بَلْ هِيَ حُمَّى تَفُورُ ـ أَوْ تَثُورُ ـ عَلَى شَيْخٍ كَبِيرٍ، تُزِيرُهُ الْقُبُورَ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَنَعَمْ إِذًا ‏"‏‏.‏

Nous a rapporté Mu‘allâ ibn Asad : nous a rapporté ‘Abd al-‘Azîz ibn Mukhtâr ; nous a rapporté Khâlid, d’après ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah les agrée tous deux) que le Prophète (ﷺ) rendit visite à un bédouin malade. Le Prophète (ﷺ), lorsqu’il visitait un malade, disait : *« Pas de mal, ce sera une purification, si Allah le veut. »* Il lui dit donc : *« Pas de mal, ce sera une purification, si Allah le veut. »* Le bédouin dit : *« Tu dis : une purification ? Non, c’est plutôt une fièvre qui bout – ou qui s’embrase – sur un vieil homme, et qui le mènera aux tombes. »* Le Prophète (ﷺ) répondit : *« Eh bien, oui, alors. »*

Ibn `Abbas
Hadiths 3617https://sunnah.com/bukhari:3617

حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَجُلٌ نَصْرَانِيًّا فَأَسْلَمَ وَقَرَأَ الْبَقَرَةَ وَآلَ عِمْرَانَ، فَكَانَ يَكْتُبُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَعَادَ نَصْرَانِيًّا فَكَانَ يَقُولُ مَا يَدْرِي مُحَمَّدٌ إِلاَّ مَا كَتَبْتُ لَهُ، فَأَمَاتَهُ اللَّهُ فَدَفَنُوهُ، فَأَصْبَحَ وَقَدْ لَفَظَتْهُ الأَرْضُ فَقَالُوا هَذَا فِعْلُ مُحَمَّدٍ وَأَصْحَابِهِ، لَمَّا هَرَبَ مِنْهُمْ نَبَشُوا عَنْ صَاحِبِنَا‏.‏ فَأَلْقُوهُ فَحَفَرُوا لَهُ فَأَعْمَقُوا، فَأَصْبَحَ وَقَدْ لَفَظَتْهُ الأَرْضُ، فَقَالُوا هَذَا فِعْلُ مُحَمَّدٍ وَأَصْحَابِهِ نَبَشُوا عَنْ صَاحِبِنَا لَمَّا هَرَبَ مِنْهُمْ‏.‏ فَأَلْقَوْهُ فَحَفَرُوا لَهُ، وَأَعْمَقُوا لَهُ فِي الأَرْضِ مَا اسْتَطَاعُوا، فَأَصْبَحَ قَدْ لَفَظَتْهُ الأَرْضُ، فَعَلِمُوا أَنَّهُ لَيْسَ مِنَ النَّاسِ فَأَلْقَوْهُ‏.‏

Nous a rapporté Abû Ma'mar, nous a rapporté 'Abd al-Wârith, nous a rapporté 'Abd al-'Azîz, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui) qui dit : Il y avait un homme chrétien qui embrassa l'islam et récita la sourate Al-Baqara et Âl 'Imrân. Il écrivait pour le Prophète (ﷺ). Puis il redevint chrétien et disait : "Mohammed ne sait que ce que je lui ai écrit." Allah le fit mourir, et ils l'enterrèrent. Au matin, la terre l'avait rejeté. Ils dirent : "C'est l'œuvre de Mohammed et de ses compagnons. Lorsqu'il s'est enfui d'eux, ils ont exhumé notre compagnon." Ils le jetèrent et creusèrent profondément pour lui. Au matin, la terre l'avait de nouveau rejeté. Ils dirent : "C'est l'œuvre de Mohammed et de ses compagnons, ils ont exhumé notre compagnon parce qu'il s'était enfui d'eux." Ils le jetèrent à nouveau et creusèrent aussi profondément qu'ils le pouvaient. Au matin, la terre l'avait encore rejeté. Ils comprirent alors que cela ne venait pas des hommes et le laissèrent ainsi.

Anas
Hadiths 3618https://sunnah.com/bukhari:3618

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ وَأَخْبَرَنِي ابْنُ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ إِذَا هَلَكَ كِسْرَى فَلاَ كِسْرَى بَعْدَهُ، وَإِذَا هَلَكَ قَيْصَرُ فَلاَ قَيْصَرَ بَعْدَهُ، وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَتُنْفِقُنَّ كُنُوزَهُمَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Yahyâ ibn Bukayr, nous a rapporté Al-Layth, d'après Yûnus, d'après Ibn Shihâb qui dit : Ibn Al-Musayyab m'a informé, d'après Abû Hurayra, que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Lorsque Kisrâ (Chosroès) périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui. Et lorsque Qayṣar (César) périra, il n'y aura plus de Qayṣar après lui. Par Celui qui détient l'âme de Mohammed en Sa main, vous dépenserez leurs trésors dans le chemin d'Allah."

Abu Huraira
Hadiths 3619https://sunnah.com/bukhari:3619

حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ الْمَلِكِ بْنِ عُمَيْرٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ سَمُرَةَ، رَفَعَهُ قَالَ ‏ "‏ إِذَا هَلَكَ كِسْرَى فَلاَ كِسْرَى بَعْدَهُ ـ وَذَكَرَ وَقَالَ ـ لَتُنْفَقَنَّ كُنُوزُهُمَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Qabîṣa, nous a rapporté Sufyân, d'après 'Abd al-Malik ibn 'Umayr, d'après Jâbir ibn Samura, qui le rapporta du Prophète (ﷺ) : "Lorsque Kisrâ périra, il n'y aura plus de Kisrâ après lui." Il mentionna et dit : "Vous dépenserez leurs trésors dans le chemin d'Allah."

Jabir bin Samura
Hadiths 3620https://sunnah.com/bukhari:3620

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ إِنْ جَعَلَ لِي مُحَمَّدٌ الأَمْرَ مِنْ بَعْدِهِ تَبِعْتُهُ‏.‏ وَقَدِمَهَا فِي بَشَرٍ كَثِيرٍ مِنْ قَوْمِهِ، فَأَقْبَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِطْعَةُ جَرِيدٍ، حَتَّى وَقَفَ عَلَى مُسَيْلِمَةَ فِي أَصْحَابِهِ فَقَالَ ‏"‏ لَوْ سَأَلْتَنِي هَذِهِ الْقِطْعَةَ مَا أَعْطَيْتُكَهَا، وَلَنْ تَعْدُوَ أَمْرَ اللَّهِ فِيكَ، وَلَئِنْ أَدْبَرْتَ لَيَعْقِرَنَّكَ اللَّهُ، وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيكَ مَا رَأَيْتُ ‏"‏‏.‏ فَأَخْبَرَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ بَيْنَمَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُ فِي يَدَىَّ سِوَارَيْنِ مِنْ ذَهَبٍ، فَأَهَمَّنِي شَأْنُهُمَا، فَأُوحِيَ إِلَىَّ فِي الْمَنَامِ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ بَعْدِي ‏"‏‏.‏ فَكَانَ أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيَّ وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةَ الْكَذَّابَ صَاحِبَ الْيَمَامَةِ‏.‏

Nous a rapporté Abû Al-Yamân, nous a informé Shu'ayb, d'après 'Abd Allâh ibn Abî Ḥusayn, nous a rapporté Nâfi' ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah soit satisfait d'eux) qui dit : Musaylima le menteur arriva à l'époque du Messager d'Allah (ﷺ) et se mit à dire : "Si Mohammed me confie le commandement après lui, je le suivrai." Il arriva avec un grand nombre de ses partisans. Le Messager d'Allah (ﷺ) vint à lui, accompagné de Thâbit ibn Qays ibn Shammâs, et dans la main du Messager d'Allah (ﷺ) se trouvait un morceau de branche de palmier. Il s'arrêta devant Musaylima et ses compagnons et dit : "Même si tu me demandais ce morceau, je ne te le donnerais pas. Tu ne pourras échapper au décret d'Allah te concernant. Si tu te détournes, Allah te détruira. Je vois en toi celui que j'ai vu en rêve." Abû Hurayra nous a informés que le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : "Alors que je dormais, j'ai vu dans mes mains deux bracelets d'or. Leur sort m'inquiéta, et il me fut révélé en songe de les souffler. Je les soufflai et ils s'envolèrent. Je les ai interprétés comme deux menteurs qui apparaîtront après moi." L'un d'eux était Al-'Ansî et l'autre Musaylima le menteur, le maître de la Yamâma.

Ibn `Abbas
Hadiths 3622https://sunnah.com/bukhari:3622

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ جَدِّهِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ أُرَاهُ ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ رَأَيْتُ فِي الْمَنَامِ أَنِّي أُهَاجِرُ مِنْ مَكَّةَ إِلَى أَرْضٍ بِهَا نَخْلٌ، فَذَهَبَ وَهَلِي إِلَى أَنَّهَا الْيَمَامَةُ أَوْ هَجَرُ، فَإِذَا هِيَ الْمَدِينَةُ يَثْرِبُ، وَرَأَيْتُ فِي رُؤْيَاىَ هَذِهِ أَنِّي هَزَزْتُ سَيْفًا فَانْقَطَعَ صَدْرُهُ، فَإِذَا هُوَ مَا أُصِيبَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ يَوْمَ أُحُدٍ، ثُمَّ هَزَزْتُهُ بِأُخْرَى فَعَادَ أَحْسَنَ مَا كَانَ، فَإِذَا هُوَ مَا جَاءَ اللَّهُ بِهِ مِنَ الْفَتْحِ وَاجْتِمَاعِ الْمُؤْمِنِينَ، وَرَأَيْتُ فِيهَا بَقَرًا وَاللَّهُ خَيْرٌ فَإِذَا هُمُ الْمُؤْمِنُونَ يَوْمَ أُحُدٍ، وَإِذَا الْخَيْرُ مَا جَاءَ اللَّهُ مِنَ الْخَيْرِ، وَثَوَابِ الصِّدْقِ الَّذِي آتَانَا اللَّهُ بَعْدَ يَوْمِ بَدْرٍ ‏" ‏‏.‏

M'a rapporté Muḥammad ibn Al-'Alâ', nous a rapporté Ḥammâd ibn Usâma, d'après Burayd ibn 'Abd Allâh ibn Abî Burda, d'après son grand-père Abû Burda, d'après Abû Mûsâ (je pense qu'il le tient du Prophète (ﷺ)) qui dit : "J'ai vu en rêve que je quittais La Mecque pour émigrer vers une terre où il y avait des palmiers. Je crus que ce serait Al-Yamâma ou Hajr, mais c'était Médine, Yathrib. J'ai vu dans ce rêve que je brandissais un sabre dont la lame se brisa. Cela correspondait aux croyants qui furent tués le jour de la bataille de Uhud. Puis je le brandis à nouveau et il redevint meilleur qu'avant. Cela correspondait à la victoire qu'Allah nous a accordée et à l'union des croyants. J'ai vu aussi des vaches – et Allah est le meilleur – et elles représentaient les croyants le jour de Uhud. Le bien était ce qu'Allah nous a apporté comme bienfait et la récompense de la sincérité qu'Il nous a donnée après le jour de Badr."

Abu Musa
Hadiths 3623https://sunnah.com/bukhari:3623

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنْ عَامِرٍ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ أَقْبَلَتْ فَاطِمَةُ تَمْشِي، كَأَنَّ مِشْيَتَهَا مَشْىُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَرْحَبًا بِابْنَتِي ‏"‏‏.‏ ثُمَّ أَجْلَسَهَا عَنْ يَمِينِهِ أَوْ عَنْ شِمَالِهِ، ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا، فَبَكَتْ فَقُلْتُ لَهَا لِمَ تَبْكِينَ ثُمَّ أَسَرَّ إِلَيْهَا حَدِيثًا فَضَحِكَتْ فَقُلْتُ مَا رَأَيْتُ كَالْيَوْمِ فَرَحًا أَقْرَبَ مِنْ حُزْنٍ، فَسَأَلْتُهَا عَمَّا قَالَ‏.‏ فَقَالَتْ مَا كُنْتُ لأُفْشِيَ سِرَّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى قُبِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْتُهَا فَقَالَتْ أَسَرَّ إِلَىَّ ‏"‏ إِنَّ جِبْرِيلَ كَانَ يُعَارِضُنِي الْقُرْآنَ كُلَّ سَنَةٍ مَرَّةً، وَإِنَّهُ عَارَضَنِي الْعَامَ مَرَّتَيْنِ، وَلاَ أُرَاهُ إِلاَّ حَضَرَ أَجَلِي، وَإِنَّكِ أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِي لَحَاقًا بِي ‏"‏‏.‏ فَبَكَيْتُ فَقَالَ ‏"‏ أَمَا تَرْضَيْنَ أَنْ تَكُونِي سَيِّدَةَ نِسَاءِ أَهْلِ الْجَنَّةِ ـ أَوْ نِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ ‏"‏‏.‏ فَضَحِكْتُ لِذَلِكَ‏.‏

Nous a rapporté Abû Nu'aym, nous a rapporté Zakariyyâ', d'après Firâs, d'après 'Âmir, d'après Masrûq, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui dit : Fâṭima s'avança en marchant, et sa démarche ressemblait à celle du Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) dit : "Bienvenue à ma fille." Puis il la fit asseoir à sa droite ou à sa gauche, et lui murmura quelque chose, ce qui la fit pleurer. Je lui demandai : "Pourquoi pleures-tu ?" Puis il lui murmura autre chose, et elle rit. Je lui dis : "Je n'ai jamais vu une joie si proche d'une tristesse comme aujourd'hui." Je lui demandai ce qu'il lui avait dit. Elle répondit : "Je ne révélerai pas le secret du Messager d'Allah (ﷺ)." Après la mort du Prophète (ﷺ), je lui demandai à nouveau, et elle dit : "Il m'a murmuré : 'Jibrîl me faisait réciter le Coran une fois par an, mais cette année, il me l'a fait réciter deux fois. Je ne vois en cela que l'approche de ma fin. Tu seras la première de ma famille à me rejoindre.'" Je pleurai, et il me dit : "Ne serais-tu pas satisfaite d'être la maîtresse des femmes du Paradis – ou des femmes croyantes ?" Je ris à cela.

`Aisha
Hadiths 3625https://sunnah.com/bukhari:3625

حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ قَزَعَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَاطِمَةَ ابْنَتَهُ فِي شَكْوَاهُ الَّذِي قُبِضَ فِيهِ، فَسَارَّهَا بِشَىْءٍ فَبَكَتْ، ثُمَّ دَعَاهَا، فَسَارَّهَا فَضَحِكَتْ، قَالَتْ فَسَأَلْتُهَا عَنْ ذَلِكَ‏.‏ فَقَالَتْ سَارَّنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَنِي أَنَّهُ يُقْبَضُ فِي وَجَعِهِ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ فَبَكَيْتُ، ثُمَّ سَارَّنِي فَأَخْبَرَنِي أَنِّي أَوَّلُ أَهْلِ بَيْتِهِ أَتْبَعُهُ فَضَحِكْتُ‏.‏

M'a rapporté Yaḥyâ ibn Qaza'a, nous a rapporté Ibrâhîm ibn Sa'd, d'après son père, d'après 'Urwa, d'après 'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) qui dit : Le Prophète (ﷺ), lors de la maladie qui devait l'emporter, appela sa fille Fâṭima et lui murmura quelque chose, ce qui la fit pleurer. Puis il l'appela à nouveau et lui murmura autre chose, ce qui la fit rire. Elle dit : Je lui demandai la raison de cela. Elle répondit : "Le Prophète (ﷺ) m'a murmuré qu'il allait mourir de la maladie qui l'emportait, et j'ai pleuré. Puis il m'a murmuré que j'étais la première de sa famille à le rejoindre, et j'ai ri."

`Aisha
Hadiths 3627https://sunnah.com/bukhari:3627

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يُدْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ إِنَّ لَنَا أَبْنَاءً مِثْلَهُ‏.‏ فَقَالَ إِنَّهُ مِنْ حَيْثُ تَعْلَمُ‏.‏ فَسَأَلَ عُمَرُ ابْنَ عَبَّاسٍ عَنْ هَذِهِ الآيَةِ ‏ {‏إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ‏} ‏‏.‏ فَقَالَ أَجَلُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْلَمَهُ إِيَّاهُ‏.‏ قَالَ مَا أَعْلَمُ مِنْهَا إِلاَّ مَا تَعْلَمُ‏.‏

Nous a rapporté Muḥammad ibn 'Ar'ara, nous a rapporté Shu'ba, d'après Abî Bishr, d'après Sa'îd ibn Jubayr, d'après Ibn 'Abbâs qui dit : 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah soit satisfait de lui) rapprochait Ibn 'Abbâs. 'Abd Al-Raḥmân ibn 'Awf lui dit : "Nous avons des fils comme lui." Il répondit : "Il est tel que tu le sais." Puis 'Umar interrogea Ibn 'Abbâs au sujet de ce verset : {Lorsque vient le secours d'Allah ainsi que la victoire} (Sourate An-Naṣr). Ibn 'Abbâs répondit : "C'est le terme du Messager d'Allah (ﷺ) qu'il lui a fait connaître." 'Umar dit : "Je ne sais de cela que ce que tu sais."

Sa`id bin Jubair
Hadiths 3628https://sunnah.com/bukhari:3628

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سُلَيْمَانَ بْنِ حَنْظَلَةَ بْنِ الْغَسِيلِ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ بِمِلْحَفَةٍ قَدْ عَصَّبَ بِعِصَابَةٍ دَسْمَاءَ، حَتَّى جَلَسَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ النَّاسَ يَكْثُرُونَ وَيَقِلُّ الأَنْصَارُ، حَتَّى يَكُونُوا فِي النَّاسِ بِمَنْزِلَةِ الْمِلْحِ فِي الطَّعَامِ، فَمَنْ وَلِيَ مِنْكُمْ شَيْئًا يَضُرُّ فِيهِ قَوْمًا، وَيَنْفَعُ فِيهِ آخَرِينَ، فَلْيَقْبَلْ مِنْ مُحْسِنِهِمْ، وَيَتَجَاوَزْ عَنْ مُسِيئِهِمْ ‏" ‏‏.‏ فَكَانَ آخِرَ مَجْلِسٍ جَلَسَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Nous a rapporté Abû Nu‘aym, nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Sulaymân ibn Hanzala ibn Al-Ghasîl, nous a rapporté ‘Ikrimah, d’après Ibn ‘Abbâs – qu’Allah les agrée tous deux – qui a dit : Le Messager d’Allah (ﷺ) sortit lors de la maladie dont il mourut, enveloppé dans un manteau, une bande sombre ceignant sa tête. Il s’assit sur le minbar, loua Allah et Le glorifia, puis dit : « Après cela, les gens se multiplieront tandis que les Ansâr diminueront, au point qu’ils seront parmi les gens comme le sel dans la nourriture. Que celui d’entre vous qui détient une autorité et qui peut nuire à un groupe tout en profitant à un autre, accepte le bien de ceux qui agissent bien parmi eux et pardonne à ceux qui commettent des fautes. » Ce fut la dernière assemblée à laquelle le Prophète (ﷺ) participa.

Ibn `Abbas
Hadiths 3629https://sunnah.com/bukhari:3629

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ أَبِي بَكْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَخْرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ يَوْمٍ الْحَسَنَ فَصَعِدَ بِهِ عَلَى الْمِنْبَرِ، فَقَالَ ‏ "‏ ابْنِي هَذَا سَيِّدٌ، وَلَعَلَّ اللَّهَ أَنْ يُصْلِحَ بِهِ بَيْنَ فِئَتَيْنِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ ‏" ‏‏.‏

M’a rapporté ‘Abd Allah ibn Muhammad, nous a rapporté Yahyâ ibn Adam, nous a rapporté Husayn Al-Ju‘fî, d’après Abû Mûsâ, d’après Al-Hasan, d’après Abû Bakrah – qu’Allah l’agrée – que le Prophète (ﷺ) fit sortir un jour Al-Hasan et le fit monter sur le minbar, puis dit : « Cet enfant est un maître, et il se peut qu’Allah réconcilie par lui deux groupes de musulmans. »

Abu Bakra
Hadiths 3630https://sunnah.com/bukhari:3630

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَعَى جَعْفَرًا وَزَيْدًا قَبْلَ أَنْ يَجِيءَ خَبَرُهُمْ، وَعَيْنَاهُ تَذْرِفَانِ‏.‏

Nous a rapporté Sulaymân ibn Harb, nous a rapporté Hammâd ibn Zayd, d’après Ayyûb, d’après Humayd ibn Hilâl, d’après Anas ibn Mâlik – qu’Allah l’agrée – que le Prophète (ﷺ) annonça la mort de Ja‘far et de Zayd avant que la nouvelle de leur décès ne parvienne, et ses yeux versaient des larmes.

Anas bin Malik
Hadiths 3631https://sunnah.com/bukhari:3631

حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ عَبَّاسٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ هَلْ لَكُمْ مِنْ أَنْمَاطٍ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ وَأَنَّى يَكُونُ لَنَا الأَنْمَاطُ قَالَ ‏"‏ أَمَا إِنَّهُ سَيَكُونُ لَكُمُ الأَنْمَاطُ ‏"‏‏.‏ فَأَنَا أَقُولُ لَهَا ـ يَعْنِي امْرَأَتَهُ ـ أَخِّرِي عَنِّي أَنْمَاطَكِ‏.‏ فَتَقُولُ أَلَمْ يَقُلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنَّهَا سَتَكُونُ لَكُمُ الأَنْمَاطُ ‏"‏‏.‏ فَأَدَعُهَا‏.‏

M’a rapporté ‘Amr ibn ‘Abbâs, nous a rapporté Ibn Mahdî, nous a rapporté Sufyân, d’après Muhammad ibn Al-Munkadir, d’après Jâbir – qu’Allah l’agrée – qui a dit : Le Prophète (ﷺ) demanda : « Avez-vous des tapis ? » Je répondis : « Comment pourrions-nous avoir des tapis ? » Il dit : « Certes, vous en aurez bientôt. » Je dis alors à mon épouse : « Éloigne de moi tes tapis. » Elle me répondit : « Le Prophète (ﷺ) n’a-t-il pas dit que nous en aurions ? » Je les laissai donc.

Jabir
Hadiths 3632https://sunnah.com/bukhari:3632

حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ إِسْحَاقَ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ انْطَلَقَ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ مُعْتَمِرًا ـ قَالَ ـ فَنَزَلَ عَلَى أُمَيَّةَ بْنِ خَلَفٍ أَبِي صَفْوَانَ، وَكَانَ أُمَيَّةُ إِذَا انْطَلَقَ إِلَى الشَّأْمِ فَمَرَّ بِالْمَدِينَةِ نَزَلَ عَلَى سَعْدٍ، فَقَالَ أُمَيَّةُ لِسَعْدٍ انْتَظِرْ حَتَّى إِذَا انْتَصَفَ النَّهَارُ، وَغَفَلَ النَّاسُ انْطَلَقْتُ فَطُفْتُ، فَبَيْنَا سَعْدٌ يَطُوفُ إِذَا أَبُو جَهْلٍ فَقَالَ مَنْ هَذَا الَّذِي يَطُوفُ بِالْكَعْبَةِ فَقَالَ سَعْدٌ أَنَا سَعْدٌ‏.‏ فَقَالَ أَبُو جَهْلٍ تَطُوفُ بِالْكَعْبَةِ آمِنًا، وَقَدْ آوَيْتُمْ مُحَمَّدًا وَأَصْحَابَهُ فَقَالَ نَعَمْ‏.‏ فَتَلاَحَيَا بَيْنَهُمَا‏.‏ فَقَالَ أُمَيَّةُ لِسَعْدٍ لاَ تَرْفَعْ صَوْتَكَ عَلَى أَبِي الْحَكَمِ، فَإِنَّهُ سَيِّدُ أَهْلِ الْوَادِي‏.‏ ثُمَّ قَالَ سَعْدٌ وَاللَّهِ لَئِنْ مَنَعْتَنِي أَنْ أَطُوفَ بِالْبَيْتِ لأَقْطَعَنَّ مَتْجَرَكَ بِالشَّأْمِ‏.‏ قَالَ فَجَعَلَ أُمَيَّةُ يَقُولُ لِسَعْدٍ لاَ تَرْفَعْ صَوْتَكَ‏.‏ وَجَعَلَ يُمْسِكُهُ، فَغَضِبَ سَعْدٌ فَقَالَ دَعْنَا عَنْكَ، فَإِنِّي سَمِعْتُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم يَزْعُمُ أَنَّهُ قَاتِلُكَ‏.‏ قَالَ إِيَّاىَ قَالَ نَعَمْ‏.‏ قَالَ وَاللَّهِ مَا يَكْذِبُ مُحَمَّدٌ إِذَا حَدَّثَ‏.‏ فَرَجَعَ إِلَى امْرَأَتِهِ، فَقَالَ أَمَا تَعْلَمِينَ مَا قَالَ لِي أَخِي الْيَثْرِبِيُّ قَالَتْ وَمَا قَالَ قَالَ زَعَمَ أَنَّهُ سَمِعَ مُحَمَّدًا يَزْعُمُ أَنَّهُ قَاتِلِي‏.‏ قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا يَكْذِبُ مُحَمَّدٌ‏.‏ قَالَ فَلَمَّا خَرَجُوا إِلَى بَدْرٍ، وَجَاءَ الصَّرِيخُ قَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ أَمَا ذَكَرْتَ مَا قَالَ لَكَ أَخُوكَ الْيَثْرِبِيُّ قَالَ فَأَرَادَ أَنْ لاَ يَخْرُجَ، فَقَالَ لَهُ أَبُو جَهْلٍ إِنَّكَ مِنْ أَشْرَافِ الْوَادِي، فَسِرْ يَوْمًا أَوْ يَوْمَيْنِ، فَسَارَ مَعَهُمْ فَقَتَلَهُ اللَّهُ‏.‏

M’a rapporté Ahmad ibn Ishâq, nous a rapporté ‘Ubayd Allah ibn Mûsâ, nous a rapporté Isrâ’îl, d’après Abû Ishâq, d’après ‘Amr ibn Maymûn, d’après ‘Abd Allah ibn Mas‘ûd – qu’Allah l’agrée – qui a dit : Sa‘d ibn Mu‘âdh partit pour accomplir la ‘umrah. Il descendit chez Umayyah ibn Khalaf Abû Safwân. Lorsque Umayyah se rendait en Syrie, il faisait halte à Médine chez Sa‘d. Umayyah dit à Sa‘d : « Attends que le milieu du jour soit passé et que les gens soient distraits, puis va accomplir ton tawâf. » Alors que Sa‘d accomplissait son tawâf, Abû Jahl survint et demanda : « Qui est celui qui fait le tawâf autour de la Ka‘ba ? » Sa‘d répondit : « C’est moi, Sa‘d. » Abû Jahl dit : « Tu accomplis le tawâf en sécurité, alors que vous avez donné asile à Muhammad et à ses compagnons ? » Sa‘d répondit : « Oui. » Ils échangèrent des paroles vives. Umayyah dit à Sa‘d : « Ne hausse pas la voix contre Abû Al-Hakam, car il est le chef des gens de cette vallée. » Sa‘d rétorqua : « Par Allah, si tu m’empêches d’accomplir le tawâf autour de la Maison, je ruinerai ton commerce en Syrie. » Umayyah se mit à dire à Sa‘d : « Ne hausse pas la voix », tout en le retenant. Sa‘d, irrité, s’exclama : « Laisse-moi, car j’ai entendu Muhammad (ﷺ) affirmer qu’il te tuerait. » Umayyah demanda : « Moi ? » Sa‘d répondit : « Oui. » Umayyah dit : « Par Allah, Muhammad ne ment jamais lorsqu’il parle. » Il rentra chez son épouse et lui dit : « Sais-tu ce que m’a dit mon frère yathribite ? » Elle demanda : « Quoi donc ? » Il répondit : « Il prétend avoir entendu Muhammad affirmer qu’il me tuerait. » Elle dit : « Par Allah, Muhammad ne ment jamais. » Lorsque les gens partirent pour Badr et que l’appel au secours arriva, son épouse lui dit : « Ne te souviens-tu pas de ce que t’a dit ton frère yathribite ? » Il voulut ne pas partir, mais Abû Jahl lui dit : « Tu es l’un des notables de cette vallée, accompagne-nous ne serait-ce qu’un jour ou deux. » Il partit avec eux, et Allah le fit périr.

`Abdullah bin Mas`ud
Hadiths 3633https://sunnah.com/bukhari:3633

حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْمُغِيرَةِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏"‏ رَأَيْتُ النَّاسَ مُجْتَمِعِينَ فِي صَعِيدٍ، فَقَامَ أَبُو بَكْرٍ فَنَزَعَ ذَنُوبًا أَوْ ذَنُوبَيْنِ، وَفِي بَعْضِ نَزْعِهِ ضَعْفٌ، وَاللَّهُ يَغْفِرُ لَهُ، ثُمَّ أَخَذَهَا عُمَرُ، فَاسْتَحَالَتْ بِيَدِهِ غَرْبًا، فَلَمْ أَرَ عَبْقَرِيًّا فِي النَّاسِ يَفْرِي فَرِيَّهُ، حَتَّى ضَرَبَ النَّاسُ بِعَطَنٍ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ هَمَّامٌ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فَنَزَعَ أَبُو بَكْرٍ ذَنُوبَيْنِ ‏"‏‏.‏

M’a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Shaybah, nous a rapporté ‘Abd Ar-Rahmân ibn Al-Mughîrah, d’après son père, d’après Mûsâ ibn ‘Uqbah, d’après Sâlim ibn ‘Abd Allah, d’après ‘Abd Allah – qu’Allah l’agrée – que le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « J’ai vu les gens rassemblés sur une terre aride. Abû Bakr se leva et puisa un seau ou deux, avec quelque faiblesse dans son geste, et Allah lui pardonna. Puis ‘Umar le prit, et le seau se transforma en une grande outre entre ses mains. Je n’ai jamais vu un homme aussi puissant parmi les gens accomplir ce qu’il accomplissait, jusqu’à ce que les gens s’arrêtent près des enclos à chameaux. » Hammâm a rapporté d’après Abû Hurayrah, d’après le Prophète (ﷺ) : « Abû Bakr puisa deux seaux. »

`Abdullah
Hadiths 3634https://sunnah.com/bukhari:3634

حَدَّثَنِي عَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ النَّرْسِيُّ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا أَبُو عُثْمَانَ، قَالَ أُنْبِئْتُ أَنَّ جِبْرِيلَ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدَهُ أُمُّ سَلَمَةَ، فَجَعَلَ يُحَدِّثُ ثُمَّ قَامَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأُمِّ سَلَمَةَ ‏ "‏ مَنْ هَذَا ‏" ‏‏.‏ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ قَالَتْ هَذَا دِحْيَةُ‏.‏ قَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ ايْمُ اللَّهِ مَا حَسِبْتُهُ إِلاَّ إِيَّاهُ حَتَّى سَمِعْتُ خُطْبَةَ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخْبِرُ جِبْرِيلَ أَوْ كَمَا قَالَ‏.‏ قَالَ فَقُلْتُ لأَبِي عُثْمَانَ مِمَّنْ سَمِعْتَ هَذَا قَالَ مِنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ‏.‏

M’a rapporté Al-‘Abbâs ibn Al-Walîd An-Narsî, nous a rapporté Mu‘tamir, qui a dit : J’ai entendu mon père dire : Nous a rapporté Abû ‘Uthmân, qui a dit : On m’a informé que Jibrîl – que la paix soit sur lui – vint trouver le Prophète (ﷺ) alors qu’Umm Salamah était auprès de lui. Il se mit à converser, puis se leva. Le Prophète (ﷺ) demanda à Umm Salamah : « Qui est cet homme ? » ou comme il a dit. Elle répondit : « C’est Dihyah. » Umm Salamah ajouta : « Par Allah, je ne pensais pas qu’il s’agissait d’un autre que lui, jusqu’à ce que j’entende le sermon du Prophète d’Allah (ﷺ) informant de la venue de Jibrîl » ou comme il a dit. Je demandai à Abû ‘Uthmân : « De qui tiens-tu cela ? » Il répondit : « D’Usâmah ibn Zayd. »

Abu `Uthman
Hadiths 3635https://sunnah.com/bukhari:3635

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ الْيَهُودَ، جَاءُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا لَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنْهُمْ وَامْرَأَةً زَنَيَا فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ مَا تَجِدُونَ فِي التَّوْرَاةِ فِي شَأْنِ الرَّجْمِ ‏" ‏‏.‏ فَقَالُوا نَفْضَحُهُمْ وَيُجْلَدُونَ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ كَذَبْتُمْ، إِنَّ فِيهَا الرَّجْمَ‏.‏ فَأَتَوْا بِالتَّوْرَاةِ فَنَشَرُوهَا، فَوَضَعَ أَحَدُهُمْ يَدَهُ عَلَى آيَةِ الرَّجْمِ، فَقَرَأَ مَا قَبْلَهَا وَمَا بَعْدَهَا‏.‏ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ارْفَعْ يَدَكَ‏.‏ فَرَفَعَ يَدَهُ فَإِذَا فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ‏.‏ فَقَالُوا صَدَقَ يَا مُحَمَّدُ، فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ‏.‏ فَأَمَرَ بِهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَا‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَرَأَيْتُ الرَّجُلَ يَجْنَأُ عَلَى الْمَرْأَةِ يَقِيهَا الْحِجَارَةَ‏.‏

Nous a rapporté ‘Abd Allah ibn Yûsuf, nous a informé Mâlik ibn Anas, d’après Nâfi‘, d’après ‘Abd Allah ibn ‘Umar – qu’Allah les agrée tous deux – que les Juifs vinrent trouver le Messager d’Allah (ﷺ) et lui mentionnèrent qu’un homme et une femme parmi eux avaient commis l’adultère. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur demanda : « Que trouvez-vous dans la Torah concernant la lapidation ? » Ils répondirent : « Nous les exposons à la honte et les fouettons. » ‘Abd Allah ibn Salâm dit : « Vous mentez, car elle contient la lapidation. » Ils apportèrent la Torah et l’ouvrirent. L’un d’eux plaça sa main sur le verset de la lapidation et lut ce qui le précédait et ce qui le suivait. ‘Abd Allah ibn Salâm lui dit : « Lève ta main. » Il la leva, et le verset de la lapidation apparut. Ils dirent : « Tu dis vrai, ô Muhammad, elle contient le verset de la lapidation. » Le Messager d’Allah (ﷺ) ordonna alors qu’ils soient lapidés. ‘Abd Allah dit : « Je vis l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres. »

`Abdullah bin `Umar
Hadiths 3636https://sunnah.com/bukhari:3636

حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ أَبِي مَعْمَرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ انْشَقَّ الْقَمَرُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شِقَّتَيْنِ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ اشْهَدُوا ‏" ‏‏.‏

Nous a rapporté Ṣadaqa ibn al-Faḍl, qui nous a informés d’après Ibn ‘Uyayna, d’après Ibn Abī Najīḥ, d’après Mujāhid, d’après Abū Ma‘mar, d’après ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd (qu’Allāh l’agrée) qui a dit : « La lune se fendit en deux à l’époque du Messager d’Allāh (ﷺ), et le Prophète (ﷺ) dit : *"Soyez témoins."* »

`Abdullah bin Masud