حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ كَتَبَ إِلَىَّ هِشَامٌ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، هَلَكَتْ قَبْلَ أَنْ يَتَزَوَّجَنِي، لِمَا كُنْتُ أَسْمَعُهُ يَذْكُرُهَا، وَأَمَرَهُ اللَّهُ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، وَإِنْ كَانَ لَيَذْبَحُ الشَّاةَ فَيُهْدِي فِي خَلاَئِلِهَا مِنْهَا مَا يَسَعُهُنَّ.
Nous a rapporté Sa'îd ibn 'Ufayr : Nous a rapporté al-Layth, qui a dit : Hishâm m'a écrit d'après son père, d'après 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Je n'ai jamais été aussi jalouse d'une femme du Prophète (ﷺ) que je ne l'ai été de Khadîja, bien qu'elle fût décédée avant qu'il ne m'épouse, en raison de ce que j'entendais le Prophète (ﷺ) dire d'elle. Allah lui ordonna de lui annoncer une maison au Paradis faite de perles creuses. Et il égorgeait souvent une brebis et en envoyait des parts à ses amies, en quantité suffisante pour elles.
Hadiths 3817https://sunnah.com/bukhari:3817
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حُمَيْدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى امْرَأَةٍ مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، مِنْ كَثْرَةِ ذِكْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِيَّاهَا. قَالَتْ وَتَزَوَّجَنِي بَعْدَهَا بِثَلاَثِ سِنِينَ، وَأَمَرَهُ رَبُّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَوْ جِبْرِيلُ ـ عَلَيْهِ السَّلاَمُ ـ أَنْ يُبَشِّرَهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ.
Nous a rapporté Qutayba ibn Sa'îd : Nous a rapporté Humayd ibn 'Abd al-Rahmân, d'après Hishâm ibn 'Urwa, d'après son père, d'après 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Je n'ai jamais été aussi jalouse d'une femme que je ne l'ai été de Khadîja, en raison de la fréquence avec laquelle le Messager d'Allah (ﷺ) la mentionnait. Elle dit : Il m'épousa trois ans après sa mort, et son Seigneur – Puissant et Majestueux – ou Jibrîl (que la paix soit sur lui) lui ordonna de lui annoncer une maison au Paradis faite de perles creuses.
Hadiths 3818https://sunnah.com/bukhari:3818
حَدَّثَنِي عُمَرُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ حَسَنٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا حَفْصٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا غِرْتُ عَلَى أَحَدٍ مِنْ نِسَاءِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَا غِرْتُ عَلَى خَدِيجَةَ، وَمَا رَأَيْتُهَا، وَلَكِنْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُكْثِرُ ذِكْرَهَا، وَرُبَّمَا ذَبَحَ الشَّاةَ، ثُمَّ يُقَطِّعُهَا أَعْضَاءً، ثُمَّ يَبْعَثُهَا فِي صَدَائِقِ خَدِيجَةَ، فَرُبَّمَا قُلْتُ لَهُ كَأَنَّهُ لَمْ يَكُنْ فِي الدُّنْيَا امْرَأَةٌ إِلاَّ خَدِيجَةُ. فَيَقُولُ إِنَّهَا كَانَتْ وَكَانَتْ، وَكَانَ لِي مِنْهَا وَلَدٌ.
M'a rapporté 'Umar ibn Muhammad ibn Hasan : Nous a rapporté mon père : Nous a rapporté Hafs, d'après Hishâm, d'après son père, d'après 'Âisha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Je n'ai jamais été aussi jalouse de l'une des épouses du Prophète (ﷺ) que je ne l'ai été de Khadîja, bien que je ne l'aie jamais vue. Mais le Prophète (ﷺ) la mentionnait souvent. Parfois, il égorgeait une brebis, la découpait en morceaux et l'envoyait aux amies de Khadîja. Je lui disais alors : « On dirait qu'il n'y avait pas d'autre femme au monde que Khadîja. » Il répondait : « Elle était ainsi, et elle était ainsi, et j'ai eu des enfants d'elle. »
Hadiths 3819https://sunnah.com/bukhari:3819
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ قُلْتُ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ بَشَّرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَدِيجَةَ قَالَ نَعَمْ بِبَيْتٍ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Nous a rapporté Musaddad : Nous a rapporté Yahyâ, d'après Ismâ'îl, qui a dit : J'ai dit à 'Abdullah ibn Abî Awfâ (qu'Allah soit satisfait d'eux) : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il annoncé à Khadîja une bonne nouvelle ? » Il répondit : « Oui, celle d'une maison au Paradis faite de perles creuses, où il n'y a ni vacarme ni fatigue. »
Hadiths 3820https://sunnah.com/bukhari:3820
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ فُضَيْلٍ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى جِبْرِيلُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذِهِ خَدِيجَةُ قَدْ أَتَتْ مَعَهَا إِنَاءٌ فِيهِ إِدَامٌ أَوْ طَعَامٌ أَوْ شَرَابٌ، فَإِذَا هِيَ أَتَتْكَ فَاقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنْ رَبِّهَا وَمِنِّي، وَبَشِّرْهَا بِبَيْتٍ فِي الْجَنَّةِ مِنْ قَصَبٍ، لاَ صَخَبَ فِيهِ وَلاَ نَصَبَ.
Nous avons été informés par Qutayba ibn Sa‘īd, qui nous a rapporté d'après Muḥammad ibn Fuḍayl, d'après ‘Umāra, d'après Abū Zur‘a, d'après Abū Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), qui a dit : Jibrīl vint auprès du Prophète (ﷺ) et lui dit : « Ô Messager d'Allah, voici Khadīja qui vient, portant un récipient contenant un accompagnement, de la nourriture ou une boisson. Lorsqu’elle viendra à toi, transmets-lui le salut de la part de son Seigneur et de ma part, et annonce-lui une maison au Paradis, faite de perles creuses, où il n’y aura ni tumulte ni fatigue. »
Hadiths 3821https://sunnah.com/bukhari:3821
وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ بْنُ خَلِيلٍ أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتِ اسْتَأْذَنَتْ هَالَةُ بِنْتُ خُوَيْلِدٍ أُخْتُ خَدِيجَةَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَعَرَفَ اسْتِئْذَانَ خَدِيجَةَ فَارْتَاعَ لِذَلِكَ، فَقَالَ " اللَّهُمَّ هَالَةَ " . قَالَتْ فَغِرْتُ فَقُلْتُ مَا تَذْكُرُ مِنْ عَجُوزٍ مِنْ عَجَائِزِ قُرَيْشٍ، حَمْرَاءِ الشِّدْقَيْنِ، هَلَكَتْ فِي الدَّهْرِ، قَدْ، أَبْدَلَكَ اللَّهُ خَيْرًا مِنْهَا
Ismā‘īl ibn Khalīl nous a rapporté, ‘Alī ibn Mushir nous a informés, d'après Hishām, d'après son père, d'après ‘Ā’isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Hāla bint Khuwaylid, sœur de Khadīja, demanda la permission d'entrer auprès du Messager d'Allah (ﷺ). Il reconnut la manière dont Khadīja demandait la permission et en fut ému. Il dit alors : « Ô Allah, [fais que ce soit] Hāla ! » Elle dit : Je fus prise de jalousie et dis : « Pourquoi évoques-tu une vieille femme parmi les vieilles de Quraysh, aux joues rouges, qui a péri depuis longtemps ? Allah t’a certes remplacé par une meilleure qu’elle. »
Hadiths 3822https://sunnah.com/bukhari:3822
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ بَيَانٍ، عَنْ قَيْسٍ، قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ قَالَ جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه مَا حَجَبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ ضَحِكَ.
Isḥāq al-Wāsiṭī nous a rapporté, Khālid nous a rapporté, d'après Bayān, d'après Qays, qui a dit : Je l’ai entendu dire que Jarīr ibn ‘Abd Allāh (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit : « Le Messager d'Allah (ﷺ) ne m’a jamais refusé l’accès depuis que j’ai embrassé l’islam, et il ne m’a vu sans sourire. »
D'après Qays, d'après Jarīr ibn ‘Abd Allāh, il a dit : À l’époque de la Jāhiliyya, il y avait une maison appelée Dhū al-Khalaṣa, surnommée la Ka‘ba yéménite ou la Ka‘ba syrienne. Le Messager d'Allah (ﷺ) me dit : « Serais-tu celui qui me délivrera de Dhū al-Khalaṣa ? » Je partis donc avec cent cinquante cavaliers de Aḥmas – dit-il – et nous la détruisîmes. Nous tuâmes ceux que nous trouvâmes sur place, puis nous revînmes l’en informer. Il invoqua alors la bénédiction pour nous et pour Aḥmas.
Ismā‘īl ibn Khalīl m’a rapporté, Salamā ibn Rajā’ nous a informés, d'après Hishām ibn ‘Urwa, d'après son père, d'après ‘Ā’isha (qu'Allah soit satisfait d'elle), qui a dit : Le jour de la bataille de Uḥud, les polythéistes furent mis en déroute de manière évidente. Iblīs s’écria alors : « Ô serviteurs d’Allah, voici vos arrières ! » Les premiers revinrent alors contre les derniers, et les derniers combattirent les premiers. Ḥudhayfa regarda et vit son père. Il s’écria : « Ô serviteurs d’Allah, [c’est] mon père, mon père ! » Mais – par Allah – ils ne s’arrêtèrent pas jusqu’à ce qu’ils l’aient tué. Ḥudhayfa dit alors : « Qu’Allah vous pardonne. » Mon père ajouta : « Par Allah, il resta en Ḥudhayfa une trace de bien de cet événement jusqu’à ce qu’il rencontre Allah, le Puissant et Majestueux. »
‘Abdān nous a rapporté, ‘Abd Allāh nous a informés, Yūnus nous a rapporté, d'après al-Zuhrī, ‘Urwa m’a rapporté que ‘Ā’isha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit : Hind bint ‘Utba vint et dit : « Ô Messager d’Allah, il n’y avait pas sur la surface de la terre des gens dont l’humiliation m’était plus chère que celle des gens de ta tente. Mais aujourd’hui, il n’y a pas sur la surface de la terre des gens dont l’honneur m’est plus cher que celui des gens de ta tente. » Il dit : « Et encore, par Celui qui tient mon âme en Sa main ! » Elle dit : « Ô Messager d’Allah, Abū Sufyān est un homme avare. Ai-je un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Il répondit : « Je ne vois cela que selon le convenable. »
Hadiths 3826https://sunnah.com/bukhari:3826
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، رضى الله عنهما أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَقِيَ زَيْدَ بْنَ عَمْرِو بْنِ نُفَيْلٍ بِأَسْفَلِ بَلْدَحَ، قَبْلَ أَنْ يَنْزِلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْوَحْىُ فَقُدِّمَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم سُفْرَةٌ، فَأَبَى أَنْ يَأْكُلَ مِنْهَا ثُمَّ قَالَ زَيْدٌ إِنِّي لَسْتُ آكُلُ مِمَّا تَذْبَحُونَ عَلَى أَنْصَابِكُمْ، وَلاَ آكُلُ إِلاَّ مَا ذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ عَلَيْهِ. وَأَنَّ زَيْدَ بْنَ عَمْرٍو كَانَ يَعِيبُ عَلَى قُرَيْشٍ ذَبَائِحَهُمْ، وَيَقُولُ الشَّاةُ خَلَقَهَا اللَّهُ، وَأَنْزَلَ لَهَا مِنَ السَّمَاءِ الْمَاءَ، وَأَنْبَتَ لَهَا مِنَ الأَرْضِ، ثُمَّ تَذْبَحُونَهَا عَلَى غَيْرِ اسْمِ اللَّهِ إِنْكَارًا لِذَلِكَ وَإِعْظَامًا لَهُ.
Muḥammad ibn Abī Bakr m’a rapporté, Fuḍayl ibn Sulaymān nous a rapporté, Mūsā nous a rapporté, Sālim ibn ‘Abd Allāh nous a rapporté, d'après ‘Abd Allāh ibn ‘Umar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux), que le Prophète (ﷺ) rencontra Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl dans la partie basse de Baldah, avant que la révélation ne descende sur le Prophète (ﷺ). On présenta au Prophète (ﷺ) un plateau de nourriture, mais il refusa d’en manger. Zayd dit alors : « Je ne mange pas de ce que vous immolez sur vos idoles, et je ne mange que ce sur quoi le nom d’Allah a été prononcé. » Zayd ibn ‘Amr critiquait les sacrifices des Quraysh et disait : « Le mouton a été créé par Allah, Il a fait descendre pour lui l’eau du ciel et fait pousser pour lui [la végétation] de la terre, puis vous l’immolez sans prononcer le nom d’Allah, par rejet et par vénération de cela. »
Mūsā a dit : Sālim ibn ‘Abd Allāh m’a rapporté – et je ne sais pas s’il ne tenait pas cela que d’Ibn ‘Umar – que Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl partit pour la Syrie afin de s’enquérir de la religion et de la suivre. Il rencontra un savant parmi les Juifs et l’interrogea sur leur religion. Il dit : « Peut-être vais-je embrasser votre religion, informe-moi donc. » Il répondit : « Tu ne seras pas de notre religion jusqu’à ce que tu prennes ta part de la colère d’Allah. » Zayd dit : « Je ne fuis que la colère d’Allah, et je ne porterai jamais rien de la colère d’Allah, ni de Sa malédiction. Comment le pourrais-je ? Peux-tu m’indiquer une autre voie ? » Il répondit : « Je ne connais que le ḥanīf. » Zayd demanda : « Qu’est-ce que le ḥanīf ? » Il dit : « La religion d’Ibrāhīm. Il n’était ni juif ni chrétien, et il n’adorait qu’Allah. » Zayd partit et rencontra un savant parmi les chrétiens, et lui tint le même discours. Il lui dit : « Tu ne seras pas de notre religion jusqu’à ce que tu prennes ta part de la malédiction d’Allah. » Il répondit : « Je ne fuis que la malédiction d’Allah, et je ne porterai jamais rien de la malédiction d’Allah, ni de Sa colère. Comment le pourrais-je ? Peux-tu m’indiquer une autre voie ? » Il répondit : « Je ne connais que le ḥanīf. » Zayd demanda : « Qu’est-ce que le ḥanīf ? » Il dit : « La religion d’Ibrāhīm. Il n’était ni juif ni chrétien, et il n’adorait qu’Allah. » Lorsque Zayd entendit leurs propos au sujet d’Ibrāhīm (que la paix soit sur lui), il sortit. Lorsqu’il fut à découvert, il leva les mains et dit : « Ô Allah, je témoigne que je suis sur la religion d’Ibrāhīm. »
Al-Layth a rapporté qu’Hichâm lui avait écrit d’après son père, d’après Asmâ’ bint Abî Bakr (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), qui dit : « J’ai vu Zayd ibn ‘Amr ibn Nufayl debout, adossé à la Ka‘ba, disant : "Ô assemblée de Quraych ! Par Allah, aucun d’entre vous ne suit la religion d’Ibrâhîm si ce n’est moi." Il sauvait les petites filles enterrées vivantes. Il disait à l’homme qui voulait tuer sa fille : "Ne la tue pas, je subviendrai à ses besoins." Il la prenait donc, et lorsqu’elle grandissait, il disait à son père : "Si tu veux, je te la rends, sinon je continuerai à subvenir à ses besoins." »
Hadiths 3829https://sunnah.com/bukhari:3829
حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، قَالَ أَخْبَرَنِي ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ دِينَارٍ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا بُنِيَتِ الْكَعْبَةُ ذَهَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعَبَّاسٌ يَنْقُلاَنِ الْحِجَارَةَ، فَقَالَ عَبَّاسٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اجْعَلْ إِزَارَكَ عَلَى رَقَبَتِكَ يَقِيكَ مِنَ الْحِجَارَةِ، فَخَرَّ إِلَى الأَرْضِ، وَطَمَحَتْ عَيْنَاهُ إِلَى السَّمَاءِ ثُمَّ أَفَاقَ فَقَالَ " إِزَارِي إِزَارِي " . فَشَدَّ عَلَيْهِ إِزَارَهُ.
Mahmûd m’a rapporté, d’après ‘Abd Ar-Razzâq, qui a dit : Ibn Jurayj m’a informé, disant : ‘Amr ibn Dînâr m’a informé qu’il avait entendu Jâbir ibn ‘Abd Allah (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) dire : « Lorsque la Ka‘ba fut reconstruite, le Prophète (ﷺ) et Al-‘Abbâs transportaient des pierres. Al-‘Abbâs dit au Prophète (ﷺ) : "Mets ton izâr sur ton cou pour te protéger des pierres." Il tomba alors à terre, et ses yeux se levèrent vers le ciel. Puis il revint à lui et dit : "Mon izâr ! Mon izâr !" Il serra alors son izâr autour de lui. »
Hadiths 3830https://sunnah.com/bukhari:3830
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، وَعُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي يَزِيدَ، قَالاَ لَمْ يَكُنْ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَوْلَ الْبَيْتِ حَائِطٌ، كَانُوا يُصَلُّونَ حَوْلَ الْبَيْتِ، حَتَّى كَانَ عُمَرُ، فَبَنَى حَوْلَهُ حَائِطًا ـ قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ ـ جَدْرُهُ قَصِيرٌ، فَبَنَاهُ ابْنُ الزُّبَيْرِ.
Abû An-Nu‘mân nous a rapporté, d’après Hammâd ibn Zayd, d’après ‘Amr ibn Dînâr et ‘Ubayd Allah ibn Abî Yazîd, qui ont dit : « À l’époque du Prophète (ﷺ), il n’y avait pas de mur autour de la Ka‘ba. Les gens priaient autour de la Maison jusqu’à l’époque de ‘Umar, qui fit construire un mur autour. » ‘Ubayd Allah précisa : « Ce mur était bas. Ibn Az-Zubayr le fit ensuite reconstruire. »
Hadiths 3831https://sunnah.com/bukhari:3831
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، قَالَ هِشَامٌ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ عَاشُورَاءُ يَوْمًا تَصُومُهُ قُرَيْشٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَصُومُهُ، فَلَمَّا قَدِمَ الْمَدِينَةَ صَامَهُ وَأَمَرَ بِصِيَامِهِ، فَلَمَّا نَزَلَ رَمَضَانُ كَانَ مَنْ شَاءَ صَامَهُ، وَمَنْ شَاءَ لاَ يَصُومُهُ.
Musaddad nous a rapporté, d’après Yahyâ, qui a dit : Hichâm m’a rapporté d’après son père, d’après ‘Â’icha (qu’Allah soit satisfait d’elle), qui a dit : « ‘Âchûrâ’ était un jour de jeûne pour les Quraych à l’époque de la Jâhiliyya, et le Prophète (ﷺ) le jeûnait. Lorsqu’il arriva à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Puis, lorsque le jeûne de Ramadan fut prescrit, celui qui voulait le jeûnait, et celui qui ne voulait pas ne le jeûnait pas. »
Hadiths 3832https://sunnah.com/bukhari:3832
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانُوا يَرَوْنَ أَنَّ الْعُمْرَةَ فِي أَشْهُرِ الْحَجِّ مِنَ الْفُجُورِ فِي الأَرْضِ، وَكَانُوا يُسَمُّونَ الْمُحَرَّمَ صَفَرًا وَيَقُولُونَ إِذَا بَرَا الدَّبَرْ، وَعَفَا الأَثَرْ، حَلَّتِ الْعُمْرَةُ لِمَنِ اعْتَمَرْ. قَالَ فَقَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ رَابِعَةً مُهِلِّينَ بِالْحَجِّ وَأَمَرَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَجْعَلُوهَا عُمْرَةً. قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَىُّ الْحِلِّ قَالَ " الْحِلُّ كُلُّهُ " .
Muslim nous a rapporté, d’après Wuhayb, d’après Ibn Tâwûs, d’après son père, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), qui a dit : « Ils considéraient que faire la ‘Umra pendant les mois du Hajj était une turpitude sur terre. Ils appelaient le mois de Muharram "Safar" et disaient : "Lorsque les traces s’effacent et que les dos des chameaux guérissent, la ‘Umra devient licite pour celui qui veut l’accomplir." » Il dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) arriva avec ses Compagnons le quatrième jour en état de sacralisation pour le Hajj et leur ordonna de le transformer en ‘Umra. » Ils dirent : « Ô Messager d’Allah, quel est le degré de sacralisation ? » Il dit : « La sacralisation est totale. »
‘Alî ibn ‘Abd Allah nous a rapporté, d’après Sufyân, qui disait qu’‘Amr rapportait : Sa‘îd ibn Al-Musayyab nous a rapporté, d’après son père, d’après son grand-père, qui a dit : « Une crue survint à l’époque de la Jâhiliyya et recouvrit l’espace entre les deux montagnes. » Sufyân ajouta : « Il disait que ce hadith avait une grande importance. »
Abû An-Nu‘mân nous a rapporté, d’après Abû ‘Awâna, d’après Bayân Abû Bichr, d’après Qays ibn Abî Hâzim, qui a dit : « Abû Bakr entra chez une femme des Ahmas appelée Zaynab. Il la vit silencieuse et demanda : "Pourquoi ne parle-t-elle pas ?" On lui répondit : "Elle a accompli le Hajj en silence." Il lui dit : "Parle, car cela n’est pas licite. C’est une pratique de la Jâhiliyya." Elle parla alors et dit : "Qui es-tu ?" Il répondit : "Un homme parmi les Muhâjirûn." Elle demanda : "Lequel des Muhâjirûn ?" Il dit : "Des Quraych." Elle demanda : "De quelle branche des Quraych es-tu ?" Il dit : "Tu es bien curieuse ! Je suis Abû Bakr." Elle dit : "Combien de temps durera cet ordre juste que Dieu a apporté après la Jâhiliyya ?" Il répondit : "Il durera tant que vos dirigeants vous maintiendront dans la droiture." Elle demanda : "Et qui sont les dirigeants ?" Il dit : "N’y avait-il pas parmi ton peuple des chefs et des notables qui leur donnaient des ordres et qu’ils obéissaient ?" Elle répondit : "Si." Il dit : "Ce sont eux qui dirigent les gens." »
Farwa ibn Abî Al-Magrâ’ m’a rapporté, d’après ‘Alî ibn Mushir, d’après Hichâm, d’après son père, d’après ‘Â’icha (qu’Allah soit satisfait d’elle), qui a dit : « Une femme noire, esclave de l’un des Arabes, embrassa l’Islam. Elle avait une petite hutte dans la mosquée. Elle venait nous voir et s’asseyait pour discuter avec nous. Lorsqu’elle terminait son récit, elle disait : "Et le jour du collier fait partie des merveilles de notre Seigneur ! Certes, Il m’a sauvée d’un pays de mécréance." Comme elle répétait souvent cela, ‘Â’icha lui demanda : "Quel est ce jour du collier ?" Elle répondit : "Une jeune fille de ma famille sortit avec un collier de cuir. Celui-ci tomba, et un corbeau fondit dessus, croyant que c’était de la viande. Ils me l’arrachèrent et m’accusèrent de l’avoir volé. Ils me torturèrent au point de fouiller mon intimité. Alors que j’étais dans cette détresse, le corbeau revint et se posa au-dessus de nos têtes, puis laissa tomber le collier. Ils le ramassèrent et je leur dis : "Voilà ce dont vous m’avez accusée, alors que j’en suis innocente." » »